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Heute — 29. August 2025Haupt-Feeds

L’Europe relance le processus de sanctions contre l’Iran

29. August 2025 um 16:29

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont lancé jeudi 28 août le mécanisme « napback » de 30 jours visant à réimposer les sanctions des Nations unies à l’Iran concernant son programme nucléaire. Il s’agit d’une mesure susceptible d’attiser les tensions, et ce, deux mois après les bombardements israéliens et américains sur l’Iran.

Un haut responsable iranien a rapidement accusé les trois puissances européennes de nuire à la diplomatie et a promis que Téhéran ne céderait pas à la pression face à la décision des E3 de lancer le soi-disant « mécanisme de retour en arrière ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que cette décision ne signifiait pas la fin de la diplomatie. Son homologue allemand, Johann Wadephul, a exhorté l’Iran à coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et à s’engager à des négociations directes avec les États-Unis au cours du mois de septembre prochain.

Cité par Reuters, un haut responsable iranien a déclaré : « Cette décision est une atteinte à la diplomatie, et non une chance pour elle. La diplomatie avec l’Europe se poursuivra ».

À rappeler que le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir à huis clos vendredi 29 août à la demande des E3 pour discuter de la mesure de retour en arrière contre la République islamique.

L’Iran et les E3 ont tenu plusieurs cycles de négociations depuis le bombardement de leurs installations nucléaires par Israël et les États-Unis à la mi-juin, dans le but de convenir d’un report du mécanisme de retour à la normale. Mais les E3 estiment que les discussions de Genève de mardi n’avaient pas donné de signaux suffisants quant à la volonté de l’Iran de conclure un nouvel accord.

De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué la décision des E3 et assuré que Washington restait disponible pour discuter directement avec l’Iran « afin de promouvoir une résolution pacifique et durable de la question nucléaire iranienne »…

Frustration croissante en Iran

Le processus de l’ONU prend 30 jours avant que les sanctions qui frapperaient les secteurs financier, bancaire, des hydrocarbures et de la défense de l’Iran ne soient rétablies.

La Russie et la Chine, alliés stratégiques de l’Iran, ont finalisé jeudi un projet de résolution du Conseil de sécurité qui prolongerait de six mois l’accord nucléaire de 2015 et exhorterait toutes les parties à reprendre immédiatement les négociations.

« Le monde est à la croisée des chemins », a déclaré Dmitri Polyanskiy, ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nations unies. « Une option est la paix, la diplomatie et la bonne volonté… Une autre option est une forme de diplomatie au pied levé ».

Le spectre de nouvelles sanctions suscite la frustration en Iran, où l’anxiété économique augmente et les divisions politiques s’approfondissent, ont déclaré trois sources proches du gouvernement.

Les dirigeants iraniens sont divisés sur la manière de réagir : les partisans de la ligne dure anti-occidentale appellent à la défiance et à la confrontation, tandis que les modérés prônent la diplomatie.

L’Iran a enrichi de l’uranium jusqu’à 60% de pureté fissile, un pas de plus vers les 90% environ de pureté nécessaire à la fabrication d’une bombe, et disposait de suffisamment de matière enrichie à ce niveau, voire raffinée davantage, pour six armes nucléaires, avant les frappes aériennes israéliennes le 13 juin, selon l’AIEA.

La fabrication d’une arme prendrait toutefois plus de temps, l’agence souligne que, même si elle ne pouvait pas garantir que le programme nucléaire de Téhéran soit entièrement pacifique, elle n’avait aucune indication crédible d’un projet d’armement coordonné.

L’Occident affirme que l’avancement du programme nucléaire iranien va au-delà des besoins civils, tandis que Téhéran affirme vouloir utiliser l’énergie nucléaire uniquement à des fins pacifiques.

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Connaissez-vous le programme nucléaire oublié de la Tunisie ?

14. Juli 2025 um 10:23

Dans les années 1960, la Tunisie était sur le point de devenir l’un des premiers pays africains à produire de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire. Porté par une ambition scientifique forte et un homme visionnaire, Béchir Torki, ce projet audacieux a pourtant été brutalement interrompu. Retour sur un programme nucléaire pacifique aussi méconnu qu’avant-gardiste.

Au lendemain de l’indépendance, la Tunisie se dote d’un Commissariat à l’énergie atomique dirigé par Mohamed Ali Annabi, puis repris par Béchir Torki, physicien nucléaire formé en France. À la fin des années 1960, ce dernier propose un projet novateur : la construction d’une centrale nucléaire dans le sud du pays, combinant production d’électricité et dessalement de l’eau de mer.

Le projet n’a rien de militaire. Il s’inscrit dans une logique de développement durable avant l’heure, répondant à deux besoins stratégiques : l’indépendance énergétique et l’accès à l’eau douce dans les zones arides.

L’appui de l’AIEA et les ambitions tunisiennes

Torki, qui présidera même la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne en 1969, parvient à obtenir l’appui technique et moral d’organismes internationaux. Il engage aussi la Tunisie dans des conventions encadrant les usages pacifiques de l’atome. Des scientifiques tunisiens sont formés à l’étranger, et des partenariats sont esquissés, notamment avec la France et l’URSS.

À la même période, des études sont menées sur la possibilité d’extraire de l’uranium à partir des phosphates tunisiens, une ressource nationale abondante. Ce minerai stratégique pourrait alimenter un programme nucléaire auto-suffisant à long terme.

Une vision interrompue brutalement

Mais en 1969, coup de théâtre : le président Habib Bourguiba, influencé par son ministre de l’Économie Ahmed Ben Salah, décide de supprimer le Commissariat à l’énergie atomique. Le programme est mis à l’arrêt sans explication claire.

Les raisons avancées varient : coût jugé trop élevé, absence d’infrastructure, pression diplomatique internationale, ou encore peur d’une trop grande autonomie technologique dans un contexte régional tendu.

Le rêve de Torki s’effondre, mais son travail jette les bases d’une tradition scientifique. Il fonde plus tard des laboratoires universitaires dans les domaines de la médecine nucléaire, de l’agriculture irradiée et de l’énergie solaire. Il publie également plusieurs ouvrages mêlant science et spiritualité, comme Science et foi, contribuant à une réflexion sur l’éthique scientifique.

Son idée visionnaire d’utiliser le nucléaire pour dessaler l’eau de mer réapparaît périodiquement dans les débats, alors que la Tunisie fait face à une double crise : énergétique et hydrique.

Et aujourd’hui ? Le programme nucléaire tunisien actuel reste limité à la recherche et à la formation. Pourtant, le souvenir du projet de Béchir Torki rappelle que la Tunisie, dès les années 60, avait rêvé grand — d’un nucléaire propre, civil, et utile à son développement.

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