Tunisie : entre réformes symboliques et attentes profondes

La récente décision de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) de baisser son taux directeur pourrait être saluée comme un signal d’assouplissement monétaire. Mais à y regarder de plus près, cet ajustement, s’il est positif, reste largement insuffisant face à l’ampleur des défis économiques du pays.
Derrière ces mesures conjoncturelles se cache une réalité plus préoccupante : l’absence de réformes structurelles durables. Qu’en est-il de l’assainissement des entreprises publiques, de la maîtrise de la masse salariale, de la réforme du Code des Changes, ou encore de la relance du climat des affaires ? Les gouvernements passent, les intentions restent, mais les résultats se font toujours attendre.
Dans un contexte marqué par l’exode massif des talents et une jeunesse en perte de repères, les quelques avancées – loi sur le chèque, projet de Code du travail, création d’un secrétariat d’État aux entreprises communautaires – peinent à masquer l’urgence d’un véritable sursaut national. Car non, baisser les taux ou modifier un statut ne suffit pas à redresser un pays.
Le Post ci-après de Sadok Rouai – Former Senior Advisor to Executive Director, à International Monetary Fund – Auparavant Head of Banking Supervision Department à banque centrale de tunisie
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