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Ligue 1 : Le Club Africain et le CS Sfaxien victorieux

20. September 2026 um 18:12

Lla quatrième journée de Ligue 1 tunisienne a été marquée par la victoire du Club Africain face à Zarzis, le succès du CS Sfaxien contre le CA Bizertin et plusieurs rencontres disputées, dont un match nul entre Ben Guerdane et Hammam-Lif. Une affiche entre le Stade Tunisien et le Club Africain a, quant à elle, été reportée.

Le Club Africain a dominé Zarzis sur le score de 1-0, au terme d’une rencontre intense. Cette victoire permet aux Clubistes de poursuivre leur parcours avec trois points supplémentaires.

De son côté, le CS Sfaxien s’est imposé 2-0 face au CA Bizertin, signant une victoire nette à domicile.

Ben Guerdane s’impose in extremis

De son côté, Ben Guerdane s’est imposé 1-0 face à Hammam-Lif, décrochant trois précieux points au terme de cette rencontre.
Rappelons que la rencontre entre le Stade Tunisien et le Club Africain prévue mercredi dernier a été reportée à une date qui reste à déterminer.

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Aïn Draham-Tabarka : Les fortes pluies provoquent des éboulements sur la RN17

20. September 2026 um 12:54

Les fortes pluies enregistrées vendredi et samedi dans le gouvernorat de Jendouba ont provoqué des glissements de terrain sur la route nationale n°17, reliant Aïn Draham à Tabarka. Des pierres et des quantités de terre se sont détachées des versants montagneux, entraînant également l’obstruction d’un fossé en béton longeant la route.

Selon un responsable de la direction régionale de l’Équipement et de l’Habitat, ces incidents ont nécessité des interventions pour dégager la chaussée et rétablir la circulation. Les opérations ont notamment permis de retirer rapidement les blocs rocheux et les amas de terre tombés sur la route samedi soir.

La situation reste sous surveillance

La situation reste toutefois sous surveillance. Les autorités appellent les automobilistes à faire preuve d’une vigilance particulière sur cet axe, en raison du risque persistant de nouveaux éboulements. La saturation des sols après les précipitations importantes enregistrées dans la région durant l’hiver dernier constitue, selon les services concernés, l’un des principaux facteurs favorisant ces mouvements de terrain.

Face à ce risque, le ministère de l’Équipement a lancé ces derniers jours un appel d’offres portant sur des travaux destinés à prévenir les chutes de pierres et les glissements de terre. Des interventions sont déjà en cours au niveau des zones d’Aïn Dabba et d’Aïn Boumerchane, tandis que d’autres secteurs font encore l’objet d’études ou de procédures d’appel d’offres.

La commission se dit prête

La commission régionale de lutte contre les catastrophes et d’organisation des secours suit l’évolution de la situation et se tient prête à intervenir en cas de besoin. Les autorités rappellent ainsi aux usagers de la route que la prudence demeure nécessaire, particulièrement lors et après les épisodes de fortes précipitations, lorsque les versants fragilisés peuvent provoquer de nouveaux éboulements.

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Tunisie : 69.982 véhicules écoulés en huit mois

20. September 2026 um 10:52

Le marché automobile tunisien connaît une nette accélération en 2026. Au cours des huit premiers mois de l’année, le nombre total de voitures écoulées à travers les circuits officiel et parallèle a atteint 69.982 unités, contre 61.505 durant la même période de 2025, soit une progression de 13,78 %. En seulement un an, le marché a ainsi gagné 8.477 véhicules.

Ces chiffres traduisent une reprise plus marquée que celle observée sur le seul marché des véhicules neufs distribués par les concessionnaires. Au premier semestre déjà, les données de l’Agence technique des transports terrestres faisaient état de 50.217 véhicules neufs immatriculés, contre 42.377 un an auparavant, soit une progression de près de 18 %. Les concessionnaires agréés avaient alors enregistré une hausse de 17,7 %.

Le marché parallèle progresse plus vite que les concessionnaires

Sur les 69.982 voitures comptabilisées jusqu’à fin août, 47.002 ont été commercialisées par les concessionnaires agréés, soit environ 67 % du marché. Ce volume est en hausse de 11,69 % par rapport aux 42.082 véhicules enregistrés durant les huit premiers mois de 2025.

Le circuit parallèle a, pour sa part, atteint 22.980 voitures, contre 19.423 un an auparavant. Sa progression, de 18,31 %, est donc nettement supérieure à celle du réseau officiel. Sa part dans le marché total passe ainsi d’environ 32 % à près de 33 %.

Cette évolution mérite une attention particulière. Elle signifie que la croissance du marché tunisien ne repose pas uniquement sur une augmentation des ventes réalisées dans les réseaux officiels. Les mécanismes de réimmatriculation et surtout l’utilisation du régime d’avantages fiscaux destiné aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment le FCR, continuent de constituer une voie importante d’accès à l’automobile.

Autrement dit, sur trois voitures entrant dans le marché tunisien, environ une passe désormais par le circuit parallèle. La progression de ce dernier peut notamment refléter l’intérêt des ménages et des bénéficiaires du FCR pour des véhicules qui peuvent présenter un rapport équipement-prix différent de celui proposé dans le réseau classique. Elle rappelle également que le prix d’acquisition demeure un facteur déterminant dans un marché où le coût des véhicules neufs reste élevé pour une grande partie des consommateurs.

La croissance du marché ne signifie donc pas nécessairement que tous les automobilistes se tournent massivement vers les concessionnaires. Une partie de la demande cherche d’autres canaux d’approvisionnement, tandis que le marché officiel bénéficie lui aussi d’une progression substantielle.

Les voitures asiatiques et l’électrification changent progressivement le paysage

Au-delà du nombre de véhicules vendus, la structure du marché évolue rapidement. Les données disponibles à fin août montrent notamment la progression des marques asiatiques. Sur le marché officiel, Hyundai a repris la première place avec 4.351 immatriculations, devant Kia avec 4.260, tandis que Citroën occupe la troisième position avec 3.187 véhicules. Omoda et Jaecoo, deux marques du groupe chinois UTIC, ont également réalisé une percée notable avec 1.850 immatriculations selon les données consolidées publiées en septembre.

La progression chinoise est particulièrement significative. Selon une analyse publiée en septembre à partir des données d’immatriculation, les marques chinoises auraient représenté près de 80 % de la croissance du marché des véhicules neufs durant les huit premiers mois de 2026. Cette évolution traduit une intensification de la concurrence sur un marché longtemps dominé par les marques européennes, japonaises et sud-coréennes.

Mais la transformation concerne également les motorisations. À fin août, l’essence reste majoritaire avec 56,14 % des immatriculations du marché officiel, mais sa part est en net recul par rapport aux 65,32 % enregistrés un an auparavant. Le diesel conserve, de son côté, environ 30 % du marché. Dans le même temps, les motorisations électrifiées progressent fortement.

Le changement est particulièrement visible pour les hybrides rechargeables et les voitures 100 % électriques. Les véhicules hybrides rechargeables ont atteint 2.678 immatriculations à fin août, contre 398 un an auparavant, tandis que les voitures entièrement électriques sont passées de 277 à 2.391 unités. Les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, ou REEV, font également leur apparition avec 381 immatriculations. Au total, les véhicules hybrides et électriques représentent désormais près de 14 % des immatriculations, contre moins de 5 % un an auparavant.

Lire aussi : “Une voiture pour chaque famille tunisienne”… Le programme cale au démarrage

Pour l’automobiliste tunisien, cette évolution signifie donc que le marché de 2026 est plus diversifié qu’auparavant. La progression globale de 13,78 % masque une double transformation : d’un côté, les circuits d’accès à la voiture se diversifient avec la montée du parallèle ; de l’autre, l’offre elle-même se transforme avec l’arrivée de nouvelles marques, notamment chinoises, et la progression rapide des motorisations hybrides et électriques.

Reste toutefois une question centrale : celle du pouvoir d’achat. La hausse du nombre de voitures acquises ne permet pas, à elle seule, de conclure à une amélioration générale de la capacité financière des ménages. Elle indique plutôt que la demande automobile demeure forte et qu’elle s’adapte aux différents mécanismes disponibles, aux nouvelles offres et aux évolutions du marché.

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Muqaddima d’Ibn Khaldoun : L’inscription à l’UNESCO toujours à l’étude

20. September 2026 um 09:37

MISE A JOUR | Lundi 20 septembre

La candidature de l’œuvre au Registre « Mémoire du monde » est en cours d’évaluation, contrairement à l’annonce initiale faisant état d’une inscription déjà acquise. La Muqaddima d’Ibn Khaldoun n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive d’inscription au Registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO. La Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’organisation a apporté cette précision samedi 19 septembre 2026, après une annonce présentant l’œuvre comme déjà inscrite.

Selon la Délégation permanente tunisienne, la Tunisie a engagé depuis l’année dernière la préparation du dossier de candidature de la Muqaddima, en coordination avec les pays partenaires. Le dossier est actuellement examiné par les commissions d’experts compétentes de l’UNESCO.

Cette précision intervient après l’annonce faite le 19 septembre par l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. Lors d’une cérémonie organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo, l’annonce avait été relayée comme une inscription effective au registre.

La représentation tunisienne auprès de l’UNESCO a toutefois indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés à l’occasion de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation au printemps 2027.


Samedi 19 septembre, l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre, avait annoncé quelLa « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun venait d’être inscrite au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO.

L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, dans leur 26e édition, et du prix Mahmoud Darwich de poésie, dans sa deuxième édition, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », à Bardo, en présence de chercheurs, d’intellectuels et d’acteurs du monde culturel.

Une candidature portée par quatre pays

Selon Abdelhamid El Arquès, quatre pays ont participé à la démarche de candidature : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’explique notamment par les liens entre Ibn Khaldoun, son parcours intellectuel et les différents espaces dans lesquels il a vécu, travaillé et produit ses écrits.

L’Algérie est notamment liée à l’élaboration de son œuvre historique majeure, tandis que la Turquie conserve certains des plus anciens manuscrits de la « Muqaddima ». L’Égypte occupe également une place importante dans le parcours de l’historien, qui y a vécu et poursuivi une partie de son activité intellectuelle.

La candidature a mobilisé des chercheurs et des intellectuels de plusieurs pays, avec notamment la constitution d’un dossier documentaire comprenant des manuscrits et des documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. Selon El Arquès, l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits au registre de l’UNESCO avait commencé en 2024.

Une reconnaissance internationale pour une œuvre née en Tunisie

L’inscription concerne la « Muqaddima », œuvre dans laquelle Ibn Khaldoun développe une réflexion sur les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes de transformation historique. Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a construit une œuvre qui a largement dépassé le cadre géographique et intellectuel dans lequel elle a été élaborée.

Le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise précisément à préserver le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle et à favoriser son accessibilité aux générations futures. Il comprend des manuscrits, archives, collections et autres documents provenant de différentes régions du monde.

Lire aussi : Inscription historique : Sidi Bou Saïd rejoint officiellement le patrimoine mondial de l’UNESCO

Pour la Tunisie, cette inscription place ainsi un élément majeur de son patrimoine intellectuel dans un dispositif international consacré à la conservation et à la transmission de la mémoire documentaire mondiale.

L’annonce intervient par ailleurs quelques semaines après que l’UNESCO a renforcé la visibilité de son programme « Mémoire du monde » dans le monde arabe, avec le lancement en août 2026 de son site consacré au programme en langue arabe et la traduction de plusieurs de ses documents de référence.

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L’Europe se prépare à un scénario de guerre : Les déclarations qui inquiètent

20. September 2026 um 08:43

En l’espace de quelques jours, le discours sécuritaire européen s’est nettement durci. Préparation des infrastructures, protection des sites sensibles, défense aérienne, risques de sabotage et de cyberattaques : plusieurs responsables européens ont multiplié les avertissements face à la menace russe, tandis que Moscou assure ne pas vouloir attaquer l’Europe mais prévient qu’une confrontation directe serait d’une tout autre nature.

Le dernier épisode en date est venu de Paris. Vendredi 18 septembre, Emmanuel Macron a déclaré que la menace des attaques hybrides russes contre la France et l’Europe s’était intensifiée. Le président français a annoncé des mesures pour renforcer la protection des infrastructures critiques et de sites sensibles liés notamment à l’industrie de défense, face aux risques de drones et de cyberattaques.

La veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait livré un avertissement particulièrement préoccupant devant le Parlement. Selon lui, des évaluations du renseignement indiqueraient que la Russie pourrait chercher à tester la réaction de l’OTAN au moyen de drones ou de missiles visant des pays soutenant l’Ukraine, y compris des États membres de l’Alliance. L’hypothèse évoquée est celle d’incidents pouvant être présentés comme accidentels afin de tester la réponse collective de l’OTAN.

Bruxelles et l’OTAN changent de ton

Ces déclarations interviennent alors que plusieurs pays européens renforcent leurs dispositifs de préparation. En Allemagne, les autorités sanitaires travaillent notamment sur des scénarios impliquant un afflux massif de blessés en cas de conflit majeur. En Europe du Nord et dans les pays baltes, des plans d’évacuation et de protection civile sont également renforcés.

Le mouvement dépasse désormais les déclarations nationales. Le 16 septembre, Ursula von der Leyen a consacré une partie importante de son discours sur l’état de l’Union à la sécurité européenne. La présidente de la Commission européenne a notamment défendu la création d’un Conseil européen de sécurité ainsi qu’un mécanisme permettant aux États membres de coordonner leur réponse face à une menace sécuritaire. Elle a également insisté sur le renforcement des capacités européennes de défense.

Dans le même temps, l’OTAN élargit sa conception de la préparation militaire. L’Alliance demande désormais aux pays membres de renforcer leur capacité à maintenir les services essentiels en situation de crise ou de conflit : énergie, eau, alimentation, communications, transports et santé.

Les chefs militaires de l’OTAN se sont réunis à Copenhague les 18 et 19 septembre afin notamment de discuter du renforcement des capacités de défense et des réponses aux menaces liées aux drones, aux violations d’espace aérien et aux activités hybrides. Cette évolution traduit une volonté de préparer non seulement les forces armées, mais également les infrastructures civiles à fonctionner dans un environnement fortement dégradé.

Incertitude sur l’engagement américain en Europe

À cette pression sécuritaire s’ajoute une incertitude sur le niveau futur de l’engagement américain en Europe. Selon Reuters, une réduction importante des effectifs américains reste envisagée à Washington, même si aucune décision définitive de retrait massif n’a été annoncée. Cette perspective pousse les Européens à accélérer le développement de leurs propres capacités militaires.

La Russie, de son côté, répond par un discours tout aussi dur. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le 16 septembre que Moscou n’avait pas l’intention d’attaquer l’Europe, mais qu’une guerre déclenchée par une attaque européenne contre la Russie serait « complètement différente » et « très courte ». Il a également considéré que le déploiement de forces occidentales en Ukraine pourrait constituer une déclaration de guerre à la Russie.

Le président Vladimir Poutine a, lui aussi, affirmé le 19 septembre que la Russie n’avait pas « d’intentions agressives » envers l’Europe, tout en accusant les gouvernements européens d’utiliser la menace russe pour justifier leur propre renforcement militaire.

Pour l’heure, aucune de ces déclarations ne constitue l’annonce d’une guerre entre la Russie et l’OTAN. Ce qui change, en revanche, est le niveau de préparation affiché par les Européens. La protection des infrastructures, les plans d’urgence, les capacités militaires, les systèmes antidrones et la préparation des services publics sont désormais envisagés à partir de scénarios de crise beaucoup plus graves.

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L’Europe ne dit donc pas qu’une guerre est sur le point de commencer. Mais les décisions et déclarations des derniers jours montrent qu’elle se prépare davantage à la possibilité d’une confrontation majeure, tout en cherchant officiellement à renforcer la dissuasion afin précisément d’éviter qu’un tel scénario ne se produise.

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Tunisie : Les climatiseurs split utilisant ce gaz bientôt interdits

20. September 2026 um 08:27

À partir du 1er janvier 2027, la Tunisie prévoit d’interdire l’importation et la fabrication locale de plusieurs équipements fonctionnant avec certains gaz réfrigérants à fort impact climatique. Cette transition, qui concerne notamment les climatiseurs domestiques, les réfrigérateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée, pourrait progressivement modifier les choix proposés aux consommateurs et les technologies utilisées dans les appareils vendus sur le marché tunisien.

Derrière cette réforme environnementale se trouve l’hydrofluorocarbure (HFC), une famille de gaz utilisés pour produire du froid dans de nombreux équipements du quotidien. Mais de quoi s’agit-il concrètement ? Quels appareils sont concernés et quelles conséquences cette évolution pourrait-elle avoir sur les utilisateurs, notamment en matière de prix, d’entretien et de sécurité ?

Les HFC, des gaz présents dans plusieurs appareils du quotidien

Les hydrofluorocarbures, communément appelés HFC, sont des substances chimiques utilisées comme fluides frigorigènes dans les systèmes de climatisation, les réfrigérateurs et différents équipements de production de froid. Leur rôle consiste à absorber et à transférer la chaleur afin de permettre le refroidissement de l’air ou des produits.

Contrairement aux chlorofluorocarbures (CFC), les HFC ne détruisent pas directement la couche d’ozone. Cependant, plusieurs d’entre eux possèdent un potentiel de réchauffement climatique élevé. Leur réduction constitue donc l’un des objectifs de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal.

Ces gaz ne sont pas limités aux climatiseurs. Ils peuvent être utilisés dans différents types d’équipements, notamment les climatiseurs domestiques de type split, les réfrigérateurs, les congélateurs et les distributeurs d’eau réfrigérée. Leurs caractéristiques varient selon le fluide utilisé et la conception de chaque appareil.

Quels équipements seront concernés par l’interdiction ?

Le projet de décret tunisien prévoit de cibler plusieurs catégories d’équipements fonctionnant avec des HFC. Parmi les appareils mentionnés figurent les climatiseurs domestiques split utilisant le R-410A, ainsi que certains réfrigérateurs, congélateurs domestiques et distributeurs d’eau réfrigérée.

Pour les climatiseurs domestiques fabriqués localement, le R-32 deviendrait le fluide frigorigène utilisé exclusivement à partir de 2027, conformément aux orientations annoncées par les autorités.

Le R-32 est un hydrofluorocarbure également appelé difluorométhane. Il est utilisé dans les systèmes de climatisation et présente un potentiel de réchauffement climatique inférieur à celui du mélange R-410A. Il ne contribue pas à l’appauvrissement de la couche d’ozone et peut offrir de bonnes performances énergétiques. Toutefois, il est classé comme fluide légèrement inflammable, ce qui nécessite des procédures adaptées lors de l’installation et de la maintenance.

Lire aussi : Fortes chaleurs : La Tunisie prépare son premier plan national de refroidissement

À retenir : le R-32 n’est pas un gaz totalement dépourvu d’impact climatique. Il s’agit d’une solution de transition qui permet de réduire le potentiel de réchauffement par rapport à certains fluides précédemment utilisés.

Quel impact pour les utilisateurs tunisiens ?

Les climatiseurs actuels ne devront pas nécessairement être remplacés L’annonce de l’interdiction ne signifie pas que les ménages possédant un climatiseur fonctionnant au R-410A devront automatiquement changer leur appareil dès le 1er janvier 2027.

La mesure annoncée concerne l’importation et la fabrication des équipements visés par le projet de décret. Les obligations applicables aux appareils déjà installés, ainsi que les conditions de leur entretien et de leur recharge, devront être précisées par les textes réglementaires définitifs.

Les utilisateurs doivent donc distinguer deux situations : l’achat d’un nouvel appareil et l’entretien d’un équipement existant. Les règles applicables ne sont pas nécessairement identiques.

Le choix d’un nouveau climatiseur pourrait évoluer

Pour les consommateurs qui envisagent d’acheter un climatiseur, la transition vers le R-32 pourrait progressivement modifier les modèles disponibles sur le marché.

Le changement de fluide frigorigène peut avoir des conséquences sur la conception des appareils, les procédures d’installation et la formation des techniciens. En revanche, il n’est pas possible d’affirmer, sur la seule base du projet présenté, que les prix des climatiseurs augmenteront ou baisseront. L’évolution des tarifs dépendra notamment des coûts de production, de l’importation, de la disponibilité des équipements et des conditions commerciales.

Les utilisateurs devront également vérifier la compatibilité du fluide utilisé avec leur appareil. Un climatiseur conçu pour le R-410A ne doit pas être rechargé avec du R-32 sans que l’équipement soit spécifiquement prévu pour cela.

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