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Lancement du projet «Zéro déchet» à Tunis

17. September 2026 um 11:02

La Tunisie mise sur le modèle «Zéro déchet» pour s’attaquer à l’un des problèmes environnementaux les plus urgents du pays : la gestion et la valorisation des déchets urbains. Voilà pour les bonnes intentions, les stratégies et les plans sur la comète. Pour ce qui est de la réalité, les déchets urbains sont aujourd’hui jetés partout, les citoyens comme les responsables municipaux ne font pas beaucoup pour aider à améliorer cette situation que tout le monde crée et dont tout le monde en même temps se plaint.  

La gestion des déchets demeure l’un des principaux défis environnementaux de la Tunisie. Selon des données publiées en mars dernier par le ministère de l’Environnement, le pays produit chaque année environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers, dont la collecte et le transport sont principalement assurés par les municipalités.

Dans ce contexte où les annonces sont souvent présentées comme des réalisations, le ministère de l’Environnement a lancé, dans la région du Grand Tunis, le projet national de transition vers le «Zéro déchet», mis en œuvre en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et avec le soutien du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). S’il n’y avait pas ces deux institutions internationales pour s’y associer et, surtout, le financer, l’on se demande bien si ce projet aurait vu le jour, un jour. Qu’on nous permette d’en douter…  

Selon un communiqué du ministère, le programme impliquera les quatre gouvernorats de l’agglomération de la capitale et un total de 34 communes. Celles-ci seront accompagnées dans l’élaboration de plans d’investissement et de financement visant à mettre en place les infrastructures nécessaires au traitement, à la récupération et à la valorisation des déchets.

L’une des premières initiatives concrètes concerne La Marsa, où la création d’une unité de valorisation des déchets ménagers et assimilés est prévue ; cette installation desservira également les communes de Sidi Bou Saïd et de Carthage.

La Tunisie produit chaque année environ 3,3 millions de tonnes de déchets ménagers…
Leurs collecte et transport sont principalement assurés par les municipalités.

Une usine de production d’engrais organiques devrait par ailleurs voir le jour dans la même localité. Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a visité, le 11 septembre 2026, le site en compagnie des responsables du projet, après s’être entretenu à Tunis avec la représentante résidente du Pnud, Céline Moyroud.

Le plan prévoit également un renforcement de la réglementation contre l’usage de plastiques à usage unique ainsi que l’introduction de mécanismes de responsabilité élargie des producteurs pour diverses catégories de matériaux, allant des déchets de construction et de démolition aux emballages et aux équipements électroniques.

Un autre volet concerne le développement du compostage des déchets verts et organiques. Les autorités entendent par ailleurs développer, au sein des cimenteries, l’utilisation de combustibles dérivés de déchets non recyclables (les «RDF») pour remplacer progressivement une partie des combustibles fossiles.

Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative internationale «Shifting to Zero Waste Against Pollution » (Swap), promue par le Pnud et financée par le FEM ; cette initiative, qui associe également la Chine, la Turquie, l’Uruguay et la Sierra Leone, vise à réduire la pollution, à favoriser l’économie circulaire et à améliorer la gestion des ressources dans les villes.

I. B.

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De la Sicile à la Tunisie en canoë pour la santé des nouveau-nés

17. September 2026 um 10:23

Traverser la Méditerranée, de la Sicile à la Tunisie, à la force de la pagaie pour récolter des fonds destinés à la recherche sur la santé néonatale. Tel est le défi de «The Smuggle», une traversée en canoë de type «surfski», un type de kayak de mer, partie avant-hier matin, de Marsala en direction des côtes tunisiennes, avec une arrivée prévue dans la région de Tunis, à Sidi Bou Saïd, après environ 273 kilomètres de navigation.

Les protagonistes de cette aventure sont Andrea Menga, 23 ans, originaire de Monopoli, et Giovanni De Carlo, 27 ans, de Chiavari. Tous deux suivent le cursus «Medtec» conjoint à l’Université Humanitas et au Politecnico di Milano, un programme qui associe une formation en médecine et chirurgie à une formation en génie biomédical.

Ils ont pris le départ le 15 septembre à 6h30 depuis le quai de la Società Canottieri Marsala, à bord d’un kayak biplace conçu pour la navigation en haute mer. L’arrivée sur la rive sud de la Méditerranée est prévue entre le 18 et le 19 septembre, bien que la durée et l’itinéraire dépendent de l’état de la mer et du rythme de la traversée.

L’expédition est accompagnée d’un bateau de soutien, indispensable pour assurer l’assistance et la sécurité lors des étapes en haute mer.

Traversée de la Méditerranée en sens inverse

L’aspect sportif n’est toutefois qu’un moyen de donner de la visibilité à «Safer», un dispositif d’assistance respiratoire néonatale. Développé dans le cadre de recherches menées au Politecnico di Milano, ce système est destiné aux établissements de santé disposant de ressources limitées. Il est conçu pour fonctionner sans apport externe d’oxygène médical et avec une faible consommation d’énergie ; ces caractéristiques sont jugées essentielles pour une utilisation dans des zones où les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement sont fragiles, selon un communiqué des organisateurs. L’organisation «Medici con l’Africa Cuamm» est partenaire du futur essai clinique prévu en Ouganda. La campagne vise à financer le développement, la validation sur le terrain, la formation du personnel soignant ainsi que le processus de certification du dispositif. Le budget indiqué pour l’étude clinique est de 185 000 euros.

Le nom même «The Smuggle» — littéralement «la contrebande» — est délibérément symbolique. Les organisateurs précisent que l’initiative ne vise ni à imiter ni à transformer en spectacle les routes migratoires de la Méditerranée, mais à effectuer la traversée en sens inverse afin de convertir l’attention suscitée par cet exploit sportif en ressources pour la recherche et l’accès aux soins.

L’arrivée à Sidi Bou Saïd parachèvera ainsi un pont sportif et solidaire entre les deux rives de la Méditerranée, la mer servant non seulement de terrain pour le défi athlétique, mais aussi de vecteur à un projet de santé destiné aux enfants des pays les moins favorisés.

I. B. (avec Ansa).

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