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BCT: un bilan de 61,264 milliards de dinars au 31 août

16. September 2026 um 17:05

Le bilan général des comptes de la Banque centrale de Tunisie (BCT), arrêté au 31 août 2026, affiche un total de 61,264 milliards de dinars, selon les données publiées au Journal officiel de la République tunisienne du 15 septembre 2026.

À l’actif, les avoirs en devises constituent le principal poste avec 25,680 milliards de dinars. Le bilan fait également ressortir un stock d’or de 1,776 milliard de dinars, une position de réserve auprès du FMI de 482,2 millions de dinars et des avoirs en droits de tirage spéciaux (DTS) de 75,9 millions de dinars.

Les opérations liées au financement du système bancaire représentent également des montants importants. Les facilités accordées aux banques dans le cadre des opérations de politique monétaire s’élèvent à 6,958 milliards de dinars. Les opérations sur le marché ouvert atteignent, de leur côté, 3,846 milliards de dinars.

Le bilan comptabilise par ailleurs 2,280 milliards de dinars au titre de l’avance à l’État contre des actifs du FMI, tandis que les facilités accordées à l’État s’établissent à 18,650 milliards de dinars.

Au passif, les billets et pièces en circulation atteignent 30,217 milliards de dinars. Les comptes courants des banques et institutions financières s’élèvent à 715,7 millions de dinars. Les comptes liés au gouvernement comprennent, pour leur part, 2,190 milliards de dinars au titre du compte courant du gouvernement et 2,411 milliards de dinars au titre des comptes spéciaux du gouvernement.

Les autres postes du passif comprennent notamment 10,592 milliards de dinars d’engagements envers les résidents liés aux opérations en devises et 4,700 milliards de dinars au titre des différences de conversion et de réévaluation.

Le bilan fait ainsi apparaître, à fin août, la structure comptable de la BCT, entre avoirs extérieurs, concours à l’État, refinancement bancaire et monnaie en circulation.

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Tourisme: Mohamed Mehdi Haloui dans le top 100 de Forbes Middle East

16. September 2026 um 15:18

Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, figure dans le top 100 Travel and Tourism Leaders 2025 de Forbes Middle East, où il occupe la 43e position. La Tunisie est représentée par un seul dirigeant dans cette sélection.

Nommé à la tête de l’ONTT en avril 2025, il était auparavant directeur des investissements et de l’accompagnement des promoteurs au sein de l’Office. Sous sa direction, l’ONTT évolue dans un secteur qui a enregistré en 2025 une progression des arrivées de non-résidents de 10,4%, à plus de 11 millions de visiteurs, tandis que les recettes touristiques ont atteint 8,137 milliards de dinars, selon les données de la Banque centrale de Tunisie.

 

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Industrie du cuir: le savoir-faire tunisien intéresse plusieurs pays africains

16. September 2026 um 12:49

La Tunisie partage son savoir-faire dans le secteur du cuir avec plusieurs pays africains, notamment dans les domaines du tannage et de la fabrication de chaussures et de sacs. Selon l’agence tap, une expérience menée avec le Tchad montre l’intérêt de cette coopération pour améliorer la qualité des produits et les rapprocher des exigences des marchés internationaux.

Selon l’agence TAP, Aïssatou Diallo, directrice exécutive du Secrétariat exécutif du Cadre intégré renforcé (CIR), de l’Organisation mondiale du commerce depuis février 2026, a évoqué cette expérience en marge du Forum public de l’OMC, qui se tient du 15 au 17 septembre à Genève. La Tunisie n’est pas un pays moins avancé (PMA) et ne bénéficie donc pas directement du CIR. Elle a néanmoins participé à une initiative de partage d’expertise avec des pays africains moins avancés qui cherchent à développer leur filière cuir.

Le Tchad figure parmi ces pays. Sa filière rencontre notamment des difficultés au niveau de la finition et de la qualité des produits, alors que ces éléments sont essentiels pour accéder aux marchés internationaux.

Avec un financement de la coopération italienne, des artisans tchadiens du secteur du cuir se sont ainsi rendus en Tunisie pour bénéficier de l’expertise du Centre national du cuir et de la chaussure. La formation a notamment porté sur les techniques de tannage ainsi que sur la fabrication de chaussures et de sacs. L’objectif était également d’améliorer la qualité des cuirs bruts afin de mieux répondre aux besoins du marché italien. L’expérience a ainsi permis de mettre à contribution l’expertise tunisienne pour accompagner la montée en qualité d’une filière dans un autre pays africain. Pour Aïssatou Diallo, cette initiative constitue un exemple de coopération Sud-Sud. Elle a souligné l’intérêt d’élargir ce type de partenariats et de renforcer le partage d’expériences entre la Tunisie et les pays africains.

Le CIR accompagne par ailleurs la mise en œuvre, au niveau national, du protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) consacré aux femmes et aux jeunes.

Il sied à noter que le Cadre intégré renforcé est un programme mondial de développement et un partenariat multipartite placé sous l’égide de l’OMC. Il vise à aider les pays les moins avancés à mieux tirer parti du commerce et de l’investissement comme moteurs de croissance et de développement durable.

En plus, cette coopération intervient alors que la Tunisie dispose d’une filière cuir largement tournée vers l’export. Selon les dernières données de l’APII, le secteur compte 171 entreprises employant au moins 10 personnes, dont 129 sont totalement exportatrices, pour plus de 30 700 emplois. En 2024, les exportations du secteur ont atteint 2,18 milliards de dinars, avec un taux de couverture de 163,9 %. L’Italie constitue notamment un débouché majeur pour la filière.

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AquaDeep attire un nouvel investissement pour accélérer son expansion à l’export

16. September 2026 um 11:40

AquaDeep revient sur le devant de la scène avec un nouvel investissement. La startup tunisienne, spécialisée dans l’intelligence artificielle appliquée à l’aquaculture, annonce l’entrée de Go Big Partners à son capital. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

Cette nouvelle opération intervient alors qu’AquaDeep cherche à changer d’échelle, notamment sur les marchés américain et européen. Fondée par Mohamed Ben Ahmed, Mohamed Ali Chaambi et Youssef Chahed, la startup développe des solutions basées sur l’IA, la vision par ordinateur et l’analyse de données pour automatiser et améliorer le suivi dans les élevages aquacoles.

Son approche part d’un problème très opérationnel. Dans les écloseries, le comptage, le suivi de la croissance et l’évaluation des larves nécessitent encore des interventions humaines répétitives. AquaDeep cherche à transformer ces opérations en données exploitables grâce à ses outils technologiques, avec à la clé un suivi plus rapide et une meilleure capacité de décision pour les producteurs.

Le nouvel investissement doit ainsi accompagner une phase davantage tournée vers le développement commercial et l’international. L’enjeu n’est plus seulement de démontrer la pertinence de la technologie, mais de multiplier ses déploiements auprès d’acteurs de l’aquaculture, en particulier sur des marchés où le secteur dispose déjà d’un écosystème industriel important.

Cette orientation est cohérente avec le parcours de la startup. AquaDeep avait déjà mobilisé des financements pour développer sa technologie et s’était progressivement positionnée sur des marchés extérieurs. La nouvelle opération avec Go Big Partners lui apporte un soutien supplémentaire au moment où les technologies d’intelligence artificielle commencent à gagner du terrain dans les industries liées à la mer.

Pour une startup tunisienne, l’intérêt de cette trajectoire tient aussi à la nature du produit. AquaDeep ne vend pas uniquement un logiciel généraliste basé sur l’IA. Elle construit une technologie destinée à un métier industriel précis, avec un potentiel de déploiement au-delà du marché tunisien. C’est cette capacité à transformer une expertise technologique locale en solution exportable qui constitue aujourd’hui l’un de ses principaux leviers de croissance.

Le contexte sectoriel est également favorable. La startup tunisienne poursuit son développement et les investissements dans le secteur progressent, tandis que les producteurs sont confrontés à des exigences croissantes en matière de productivité, de traçabilité et de maîtrise des coûts. À l’échelle internationale, l’IA commence parallèlement à être utilisée pour le suivi des poissons, l’estimation de la biomasse, la détection des anomalies et l’optimisation des opérations d’élevage.

AquaDeep se trouve donc à l’intersection de deux marchés en transformation, celui de l’IA et celui de l’économie bleue. Son prochain défi sera de convertir cette avance technologique en croissance commerciale, avec les États-Unis et l’Europe comme principaux relais d’expansion.

La startup avait déjà gagné en visibilité après la sélection de ses trois cofondateurs dans le Forbes Middle East 30 Under 30. Avec ce nouvel investissement, AquaDeep franchit ainsi un cap dans l’écosystème tunisien des startups. Mais cette fois, l’enjeu se situe moins dans la visibilité que dans le passage à une nouvelle phase de développement, celle de l’export et de l’implantation sur des marchés internationaux.

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Tarek Mosaad élu président de l’Association africaine des constructeurs automobiles

16. September 2026 um 10:28

L’African Association of Automotive Manufacturers (AAAM) a élu Tarek Mosaad, président-directeur général de Hyundai Motor Middle East and Africa, à sa présidence pour le mandat 2026-2028. Il succède à Martina Biene. À ses côtés, quatre vice-présidents représenteront l’Afrique du Nord, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe, tandis que Markus Thill prendra en charge le portefeuille des composants.

Cette nouvelle équipe arrive avec un sujet qui dépasse la seule production automobile. L’AAAM veut renforcer la localisation, développer les fournisseurs et mieux connecter les différents pôles industriels africains. L’objectif est de faire davantage circuler la valeur au sein du continent, plutôt que de limiter l’intégration automobile à l’assemblage de véhicules importés.

La question prend une dimension supplémentaire avec la mise en œuvre progressive de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’automobile figure parmi les chaînes de valeur considérées comme stratégiques et l’AAAM travaille notamment sur les conditions permettant aux véhicules et composants suffisamment intégrés en Afrique de bénéficier du cadre commercial continental.

L’enjeu est aussi technologique. L’électrification déplace progressivement une partie de la valeur vers les batteries, l’électronique et les systèmes embarqués. Pour les industriels africains, le sujet consiste donc à identifier les segments sur lesquels ils peuvent réellement construire une capacité locale.

Pour l’Afrique du Nord, cette évolution est particulièrement suivie. Le Maroc dispose aujourd’hui d’une importante base automobile, tandis que la Tunisie s’est spécialisée dans les composants et l’exportation. L’ouverture progressive d’un marché automobile africain plus intégré pourrait donc offrir de nouveaux débouchés aux équipementiers tunisiens, à condition qu’ils puissent répondre aux exigences de coût, de volume et de contenu local.

Le nouveau conseil consultatif de l’AAAM réunira notamment l’ancienne présidente Martina Biene, l’ancien président Mike Whitfield et des représentants des différentes régions africaines. L’association entend ainsi conserver une continuité institutionnelle tout en donnant à sa nouvelle direction un mandat centré sur l’investissement, la localisation et les chaînes de valeur régionales.

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Santé: Sara Masmoudi classée 41e parmi le top 100 executives de Forbes

16. September 2026 um 09:48

Sara Masmoudi, CEO de Kilani Group, figure à la 41e place du classement Forbes Middle East Top Healthcare Leaders 2026-Executives, qui réunit 100 dirigeants du secteur de la santé au Moyen-Orient. Elle conserve ainsi le même rang que dans l’édition 2025.

Son classement intervient alors que l’industrie de la santé dans la région poursuit son développement autour de l’extension des capacités hospitalières, de la production pharmaceutique locale et de l’adoption croissante des technologies numériques et de l’intelligence artificielle. Forbes estime le marché de la santé dans la région MENA à 254 milliards de dollars en 2025, avec une projection à 400 milliards de dollars d’ici à 2032.

À la tête de Kilani Group, Sara Masmoudi évolue dans un groupe présent notamment dans la pharmacie et la santé. L’entreprise compte environ 2 900 employés et dispose de plus de 270 médicaments enregistrés en Tunisie et de plus de 500 sur d’autres marchés, selon Forbes.

L’année 2026 a notamment été marquée par le rapprochement avec Sanofi en Tunisie. Les activités locales du groupe pharmaceutique français ont été transférées aux filiales de Kilani Group, avec Teriak pour la fabrication et Medicis pour les activités médicales et commerciales.

Le classement Forbes est dominé cette année par Nasser Al Huqbani, CEO de Saudi Arabia’s Health Holding Company, suivi de Mohammed bin Khalifa Al Suwaidi, managing director de Hamad Medical Corporation au Qatar. Les Émirats arabes unis comptent à eux seuls 57 représentants parmi les 100 dirigeants sélectionnés, devant l’Arabie saoudite avec 27.

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Électronique: le groupe français Eurostat ouvre une nouvelle unité industrielle à Tunis

16. September 2026 um 08:55

Le groupe français Eurostat a choisi la Tunisie pour renforcer son dispositif industriel et préparer son développement sur les marchés africains et moyen-orientaux. Le spécialiste des équipements de protection contre les décharges électrostatiques a inauguré, le 14 septembre 2026, une nouvelle unité à Tunis.

Le site, qui s’étend sur 1 500 m², réunit plusieurs activités de production, notamment le thermoformage, l’usinage de moules et l’assemblage de solutions ESD destinées à l’industrie électronique. Ces équipements répondent à un besoin particulier de cette industrie, où les décharges électrostatiques peuvent endommager des composants sensibles.

Mais l’enjeu de cette implantation dépasse la seule production. Eurostat Group entend également s’appuyer sur Tunis pour développer ses activités commerciales au Moyen-Orient et en Afrique. Le groupe estime que cette implantation pourrait, à terme, contribuer à hauteur de 20% à sa valeur globale.

L’unité démarre avec 28 collaborateurs, un effectif qui devrait évoluer avec la montée en puissance du site.

Cette arrivée s’inscrit aussi dans le mouvement plus large des investissements français dans l’industrie tunisienne. D’après l’ambassade de France en Tunisie, le pays compte déjà environ 1 700 entreprises à participation française, représentant plus de 170 000 emplois.

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