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UIB: une résilience confirmée

02. September 2026 um 09:59

L’Union internationale de banques (UIB) a publié ses états financiers intermédiaires, marqués par une progression de sa profitabilité nette, un élargissement de sa marge d’intermédiation et une gestion rigoureuse de ses équilibres bilanciels, le tout dans un environnement réglementaire et fiscal particulièrement exigeant.

Au terme des six premiers mois, la banque a dégagé un bénéfice net semestriel de 52,286 MDT en hausse de 6,6% en glissement annuel.

Le résultat des activités ordinaires a progressé plus nettement, de 17,0%, à 57,395 MDT, avant d’absorber une charge exceptionnelle de 5,109 MDT au titre des éléments extraordinaires, composée pour l’essentiel d’une taxe conjoncturelle au profit du budget de l’État à hauteur de 4,245 MDT.

Le PNB s’est établi 273,783 MDT, en appréciation de 5,9% comparativement au premier semestre 2025

Cette performance commerciale est d’autant plus notable qu’elle intègre de plein fouet l’application de l’article 412 ter du Code de commerce, qui s’est traduite par une minoration directe de 15,800 MDT sur les revenus d’intérêts clientèle pour 28 098 dossiers traités éligibles.

La résistance du PNB découle d’une contraction sensible du coût des ressources. Les charges d’intérêts bancaires ont reflué de 10,3%, à 170,611 MDT, principalement sous l’effet de l’allègement des charges sur dépôts clientèle. Parallèlement, l’activité de marché et de change a généré des gains sur portefeuille-titres commercial et opérations financières de 28,059 MDT, tandis que les commissions nettes perçues sont restées quasi stables à 76,87 MDT.

Le coût net du risque sur créances, hors bilan et passifs, s’est inscrit en diminution de 6,7%, s’établissant à 25,409 MDT. Le portefeuille d’actifs classés reste maîtrisé à 759,387 MDT sur un total d’engagements bruts de 7 737,934 MDT.

En Bourse, le titre affiche un bon rendement depuis le début de l’année. Les chiffres publiés sont positifs et confirment que la banque est sur la bonne voie.

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Amen Bank au top

02. September 2026 um 09:29

Les états financiers intermédiaires d’Amen Bank ont confirmé l’élan de rentabilité de l’établissement de crédit. Au terme des six premiers mois de l’exercice 2026, Amen Bank a dégagé un bénéfice net de 161,947 MDT, contre 130,897 MDT à la même période en 2025, soit une hausse de 23,7%.

La performance opérationnelle a été portée par l’élargissement du produit net bancaire, qui a franchi un nouveau palier pour atteindre 362,427 MDT, en progression annuelle de 17,7%. Dans le détail de la formation des revenus d’exploitation, le portefeuille d’investissement a joué un rôle déterminant. Les revenus tirés de cette activité ont bondi de 32,7% pour se hisser à 189,310 MDT.

Du côté des risques, les dotations nettes aux provisions sur créances se sont établies à 57,800 MDT, contre 52,178 MDT au premier semestre 2025. La banque maintient un profil de couverture prudent. Le taux de provisionnement des créances classées atteint 72,21% (et 63,99% hors agios réservés), pour un taux d’engagements classés contenu à 8,70% du portefeuille global.

Sur le front de la liquidité, l’institution consolide ses marges de manœuvre avec un ratio LCR (liquidity coverage ratio) à court terme ressortant à 163,0%, bien au-dessus du plancher réglementaire de 100% imposé par la BCT.

Par ailleurs, et faisant suite à la parution du décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 relatif aux micro-financements sur l’honneur, Amen Bank a formellement comptabilisé dans ses engagements de financement hors bilan une enveloppe de 19,892 MDT, correspondant exactement à la quote-part obligatoire de 8% du résultat de l’exercice 2025.

Les réalisations de la banque sont bonnes et les actionnaires ne peuvent qu’être satisfaits. Sur le marché, le titre surperforme de loin le Tunindex. C’est l’un des meilleurs investissements bancaires des dernières années.

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La BCT détaille les aspects opérationnels des « crédits sur l’honneur »

02. September 2026 um 08:05

La promulgation, mardi 1er septembre 2026, de la circulaire n° 2026-08 par la Banque centrale de Tunisie consacre l’opérationnalisation d’un instrument inédit dans le paysage bancaire national, celui des microcrédits et microfinancements sur l’honneur.

 

Un mécanisme financé sur les bénéfices bancaires

Le dispositif instauré par l’autorité monétaire repose sur un principe d’allocation financière singulier. En effet, l’architecture financière dévoilée par les annexes de la circulaire prévoit l’obligation pour chaque banque commerciale d’instituer une ligne de financement autonome sur l’honneur, alimentée directement par un prélèvement réglementaire de 8 % de son résultat comptable net annuel, tel qu’approuvé par l’Assemblée générale ordinaire des actionnaires.

 

Lire aussi : Crédits et microfinancements sur l’honneur : la BCT impose une plateforme numérique dans chaque banque

 

Sur le papier, cette allocation systématique des bénéfices du secteur bancaire vers des financements sans sûretés matérielles constitue une mutualisation de la création de valeur bancaire au profit de la cohésion socio-économique et de l’essor des initiatives locales.

En mobilisant les ressources propres des établissements, sans recourir à un endettement extérieur, le régulateur confère à cette ligne une nature quasi-patrimoniale. Les banques assument ainsi une responsabilité directe dans le recyclage de leurs surplus financiers vers des segments traditionnellement exclus des circuits d’intermédiation classiques, tout en supportant les flux de déblocages et les recouvrements périodiques au sein d’un compte spécifiquement audité et retracé mensuellement auprès de l’Institut d’émission (Banque centrale).

 

L’exclusivité du canal numérique

Sur le plan opérationnel, la circulaire introduit une rupture majeure avec les pratiques coutumières d’octroi de crédit. Désormais, l’accès à ces financements sur l’honneur est subordonné à un dépôt exclusivement dématérialisé. La circulaire interdit formellement la réception de requêtes physiques en agence et contraint chaque banque assujettie à concevoir et déployer une plateforme informatique dédiée, rigoureusement alignée sur les normes de cybersécurité et de protection des données personnelles.

Au cœur de cette dématérialisation obligatoire réside l’intégration d’un cachet d’horodatage électronique infalsifiable. Ce sceau temporel joue un rôle juridique décisif. Il enregistre de manière irrévocable la minute exacte de la soumission de la demande et conditionne strictement l’ordre d’instruction des dossiers, matérialisant le principe fondamental d’antériorité.

Par ailleurs, c’est ce même repère temporel qui déclenche le décompte des délais légaux imposés aux établissements pour statuer sur les requêtes, prévenant ainsi toute inertie discrétionnaire ou traitement asymétrique et garantissant une équité transparente entre les demandeurs de financement.

 

Lire également : De l’injonction administrative au levier géoéconomique : comment réussir le pari du crédit d’honneur à taux zéro

 

Vigilance prudentielle

Bien que qualifiés de concours « sur l’honneur » en raison de l’absence des garanties réelles habituellement exigées, ces crédits ne constituent aucunement une distribution à fonds perdus exonérée de contrôle. La Banque centrale a rappelé que les établissements demeurent pleinement tenus d’appliquer leurs politiques internes de sélectivité, leurs règles de contrôle interne, ainsi que les directives de gouvernance et de couverture des risques en vigueur.

Pour conjurer l’aléa moral et endiguer le risque de déperdition des liquidités, l’autorité monétaire impose une interrogation obligatoire et instantanée de la Centrale des Risques préalablement à tout déblocage effectif de fonds. Cette disposition vise à vérifier qu’aucun bénéficiaire ne cumule un engagement antérieur non soldé au sein du même régime, que ce soit auprès de sa propre banque ou d’un établissement concurrent.

 

Défis sectoriels

L’entrée en vigueur de la circulaire, fixée au 1er octobre 2026, place le système bancaire face à une triple équation : achever dans des délais restreints l’infrastructure technique des plateformes en ligne, calibrer des outils de scoring comportemental adaptés à des porteurs de projets dépourvus de garanties tangibles, et concilier l’impact de ce prélèvement sur fonds propres avec la rentabilité globale.

Le succès de cette réforme résidera dans la capacité des banques à transformer cette obligation réglementaire en un levier pérenne d’élargissement de leur base de clientèle et d’accompagnement de l’économie réelle. Autrement, la facture des créances classées sera lourde, réduisant ainsi les bénéfices et, donc, les montants à allouer à de nouveaux crédits dans les années à venir.

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