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Dot Landing : réintégrer la diaspora dans l’écosystème entrepreneurial tunisien

21. August 2026 um 13:58

The Dot dévoile Dot Landing, un nouveau dispositif d’accompagnement pensé pour les Tunisiens de l’étranger souhaitant lancer ou développer une entreprise dans leur pays d’origine.

Il s’agit d’un pari qui repose sur un constat simple : la Tunisie dispose déjà d’un écosystème entrepreneurial parmi les plus dynamiques de la région, porté notamment par le Startup Act, mais sa diaspora, qualifiée et engagée, reste souvent en marge de ce tissu local faute de passerelles concrètes.

L’initiative n’en est pas à son coup d’essai : deux cohortes pilotes ont déjà permis d’épauler 35 jeunes pousses, réparties entre un premier lot de 27 porté par la Région Île-de-France, la FIPA et MEET Africa 2, et un second de 8 pris en charge par la GIZ Tunisie.

Concrètement, le parcours s’étale sur quatre mois après un diagnostic initial et une phase d’immersion dans l’écosystème local. Six modules structurent le coaching ; business model, financement, cadre juridique, marketing et export, management, écosystème avec un coach en résidence dédié à chaque projet, un accès à un réseau d’experts et une communauté d’entrepreneurs. Point final du parcours : un Demo Day devant des investisseurs et des partenaires. D’ici 2028, le programme ambitionne d’accompagner entre 30 et 45 porteurs de projet sur trois cohortes.

Cette initiative cible des projets déjà en activité, MVP, premiers clients ou revenus générés, tous secteurs confondus, avec un accent particulier sur les TIC, l’IA, la green tech, la santé, l’agriculture durable et les énergies renouvelables. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 via un formulaire en ligne.

Impact sur l’investissement en Tunisie

Ce type de dispositif cible un maillon souvent négligé du financement entrepreneurial tunisien : les porteurs de projet déjà installés à l’étranger, disposant d’un capital financier et de réseaux internationaux, mais peu connectés aux mécanismes locaux. En structurant ce pont, Dot Landing peut accélérer des transferts de compétences et de capitaux vers des secteurs jugés stratégiques comme la tech ou les énergies renouvelables, tout en offrant aux fonds d’investissement tunisiens un flux de projets déjà validés par un accompagnement structuré.

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L’entrepreneur portefeuille, la nouvelle tendance au Royaume-Uni  

21. August 2026 um 11:46

Un chef d’entreprise britannique sur quatre pilote désormais plusieurs sociétés à la fois. C’est ce que révèle une étude du GoDaddy Small Business Research Lab, qui suit l’activité de plus de 600 000 petites entreprises numériques au Royaume-Uni.

Cette nouvelle génération, baptisée «entrepreneurs à portefeuille», affiche des performances nettement supérieures aux dirigeants d’une seule structure: un cinquième d’entre eux dépasse les 10 000 livres de revenus mensuels, soit plus du double du taux observé chez les mono-entrepreneurs. Ils sont même trois fois plus nombreux à franchir la barre des 25 000 livres par mois. Autre signal fort, 44% de ces entrepreneurs envisagent d’embaucher dans l’année, contre seulement 19% pour les entreprises uniques. Fait notable: un tiers d’entre eux s’est lancé avec un capital de départ inférieur à 500 livres.

Ces résultats tombent alors que les patrons britanniques multiplient les critiques contre le gouvernement travailliste, jugé responsable d’un coût du travail qui s’alourdit: cotisations sociales patronales en hausse, salaire minimum revalorisé et nouvelles lois sur les droits des travailleurs qui alourdissent la paperasse administrative.

Cette montée en puissance de l’entrepreneuriat multiple s’explique surtout par la technologie: l’IA et les outils numériques rendent le lancement d’une activité moins coûteux et moins complexe, permettant même aux moins technophiles de tester et commercialiser rapidement leurs idées. Une dynamique qui se traduit concrètement par des salaires plus élevés et davantage d’emplois créés à l’échelle locale.

Un modèle qui interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial

Ce modèle interroge la logique tunisienne du financement entrepreneurial, encore largement centrée sur le projet unique. Il ouvre une piste pour les incubateurs et bailleurs locaux: accompagner des porteurs de projets multiples plutôt qu’un seul plan d’affaires, notamment via des outils IA à bas coût qui peuvent démocratiser davantage l’initiative entrepreneuriale.

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Stade olympique d’El Menzah : Nadia Mezni aux commandes d’un chantier

21. August 2026 um 11:45

Ingénieure générale de formation, Nadia Mezni hérite d’un dossier miné par les blocages : celui du stade olympique d’El Menzah, dont le premier contrat avait été résilié. Un arrêté du 10 août 2026, publié au Jort du 18 août, la place à la tête de ce projet aux multiples dimensions.

 C’est un nom qui va désormais être associé à l’un des chantiers les plus scrutés de la Tunisie. Nadia Mezni, ingénieure générale, a récemment été désignée « chef de l’unité de gestion par objectifs » du ministère de l’Équipement et de l’Habitat, selon le texte publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°83 du mardi 18 août 2026.

L’arrêté, qui officialise sa nomination, porte la date du 10 août 2026. Il lui confie la responsabilité de plusieurs opérations de réaménagement d’infrastructures sportives : le stade olympique d’El Menzah, la piscine olympique et le palais des sports du même complexe, auxquels s’ajoute le projet de réaménagement du stade olympique de Radès.

Parmi eux, celui du stade olympique d’El Menzah occupe une place à part. Le chantier, marqué par des retards successifs et des blocages répétés, avait déjà vu son premier contrat résilié. Cette nomination intervient alors que le projet cherche à relancer sa réalisation sur des bases renouvelées. A ce stade, Mme Mezni va devoir conjuguer ses fait gestes en chinois!

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La Tunisie et la Belgique misent sur les investissements pour changer d’échelle

21. August 2026 um 10:59

La Tunisie veut attirer davantage d’investissements belges. Le sujet était au cœur de la rencontre, jeudi 20 août, à Tunis, entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw.

La demande intervient alors que la présence économique belge est déjà bien installée. Selon les statistiques FIPA 2025 citées par l’ambassade de Belgique en Tunisie, 222 investissements belges sont actuellement recensés dans le pays. Ils représentent plus de 19 200 emplois. La Belgique figure ainsi parmi les principaux investisseurs étrangers en Tunisie en nombre d’entreprises, d’emplois créés et d’investissements directs étrangers.

L’enjeu pour Tunis est désormais de faire progresser cette présence. Lors de l’entretien, Mohamed Ali Nafti a appelé à accroître le volume des investissements belges et à renforcer les échanges dans les secteurs d’intérêt commun. Il a également insisté sur l’importance de multiplier les visites bilatérales de haut niveau pour faire émerger de nouveaux projets. Cette coopération ne se limite pas à l’industrie. Les relations entre les deux pays couvrent également le commerce, l’enseignement supérieur, la culture et le tourisme. Chaque année, la Tunisie accueille autour de 100 000 visiteurs belges.

Le prochain enjeu sera aussi de voir dans quels secteurs cette coopération peut se développer. Une mission économique wallonne est notamment annoncée en Tunisie en décembre 2026 avec un intérêt pour des secteurs comme l’eau, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, les déchets et l’environnement. Cette orientation donne un aperçu des domaines où de nouveaux partenariats pourraient se développer.

La mobilité constitue un autre volet de la discussion. Le ministre tunisien a appelé à renforcer la coopération en matière de mobilité humaine “dans les deux sens”. Derrière cette formule se trouvent notamment les questions liées aux compétences, aux études et aux parcours professionnels entre les deux pays. Selon le communiqué, pour le nouvel ambassadeur belge, l’objectif est désormais d’élargir les domaines de coopération et de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat qualifié de “stratégique”.

Après plus de 7 décennies de relations diplomatiques, le sujet n’est donc plus seulement de maintenir les liens existants. Pour Tunis, l’enjeu est désormais de convertir une présence belge déjà significative en davantage d’investissements, de projets et d’emplois.

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Afrique: le marché des smartphones à moins de 100 dollars vacille

21. August 2026 um 10:03

L’Afrique demeure la seule région du globe où les téléphones à moins de 100 dollars pèsent encore lourd dans les importations: 30% des expéditions au deuxième trimestre 2026, contre à peine 1% en Chine continentale, 2% en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord, et 8% au Moyen-Orient. Un chiffre qui isole totalement le continent, mais qui, en raison de la conjoncture internationale, commence à montrer des signes de faiblesse.

Ce segment d’entrée de gamme s’est effondré de 34% en Afrique sur un an au deuxième trimestre, un recul cinq fois plus marqué que celui de l’ensemble du marché continental de smartphones, limité à 7% sur la même période. En cause: l’explosion des prix des puces mémoire DRAM et NAND, portée par l’appétit des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Sur un appareil vendu sous les 99 dollars, la mémoire absorbe désormais 64% du coût des composants, elle n’en pesait qu’un tiers un an auparavant.

Sous cette pression, le continent avance en ordre dispersé. Certains pays prennent leurs distances avec le low cost: l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie voient leurs consommateurs se tourner vers le renouvellement d’appareil, la 5G et des gammes plus onéreuses, portés par un pouvoir d’achat moins sensible aux variations de prix. À l’inverse, au Mozambique, au Malawi ou au Liberia, la moindre hausse tarifaire referme un peu plus l’accès au smartphone. Les fabricants, eux, ont changé de tactique: plutôt que de baisser le prix affiché, ils misent sur le crédit, l’abonnement et les partenariats avec les opérateurs pour préserver leurs marges sans perdre leurs clients.

Un marché en recomposition qui offre des opportunités

Cette recomposition du marché du smartphone constitue une opportunité concrète pour les acteurs tunisiens du financement d’appareils et des services numériques. À mesure que la Tunisie glisse vers le segment moyen-haut de gamme, les opportunités se déplacent vers les solutions de paiement échelonné, les partenariats opérateurs-fabricants et les services d’écosystème comme le stockage cloud, plutôt que vers la simple distribution de terminaux à bas coût.

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Le Kenya veut attirer 300 millions de dollars pour accélérer son virage numérique

21. August 2026 um 09:30

Le chinois Guodong Network Communications Group envisage d’investir 38,8 milliards de shillings kényans, soit environ 300 millions de dollars, au Kenya dans les prochaines années. Le projet cible plusieurs infrastructures stratégiques : tours de télécommunications, fibre optique, centres de données, cloud, villes intelligentes et technologies numériques vertes.

L’annonce a été faite à la suite d’une rencontre, le 17 août, entre une délégation de Guodong conduite par son vice-président et associé senior Kobe Hu et Abubakar Hassan Abubakar, secrétaire principal kényan chargé de la Promotion des investissements. Les autorités présentent ce projet comme une opportunité de renforcer les infrastructures nécessaires à la transformation numérique du pays.

Mais les 300 millions de dollars ne constituent pas encore un investissement finalisé. Il s’agit d’un montant envisagé dans le cadre de discussions entre le groupe chinois et les autorités kényanes. Les modalités concrètes des futurs investissements et partenariats doivent encore être définies.

Le projet s’inscrit directement dans le Digital Superhighway, l’un des principaux axes de la politique numérique du gouvernement de William Ruto. Nairobi ambitionne notamment de déployer 100 000 kilomètres de fibre optique à travers le pays afin d’étendre la connectivité et de soutenir la digitalisation des services publics et de l’économie. La stratégie nationale du haut débit prévoit également le développement d’infrastructures de centres de données et de capacités numériques.

L’intérêt d ce groupe pour le Kenya n’est pas nouveau. En avril, Guodong avait déjà discuté avec les autorités kényanes de projets liés aux réseaux de fibre optique et aux infrastructures de tours télécoms. Le groupe s’est également rapproché de Konza Technopolis, le projet de ville technologique développé par le Kenya, avec des discussions portant notamment sur le cloud, l’intelligence artificielle, le calcul haute performance et les technologies de ville intelligente.

Pour Nairobi, l’enjeu dépasse donc la simple amélioration de la connexion Internet. Le pays cherche à construire l’infrastructure qui permettra de soutenir une économie numérique plus importante : hébergement des données, services cloud, applications d’intelligence artificielle, plateformes numériques et services publics dématérialisés. Cette perspective explique aussi pourquoi les centres de données et le cloud figurent parmi les secteurs ciblés par Guodong. Plus le Kenya augmente sa capacité de connexion et de stockage des données, plus il peut renforcer son attractivité auprès des entreprises technologiques et des investisseurs à la recherche d’une base régionale en Afrique de l’Est. 

La prochaine étape sera toutefois décisive : transformer cette intention d’investissement en engagements fermes. Si les discussions aboutissent, les 300 millions de dollars annoncés pourraient accélérer le déploiement du Digital Superhighway et renforcer la position du Kenya comme l’un des principaux hubs numériques du continent.

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