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Mouled 2026 : La date du mardi 25 août officiellement confirmée

13. August 2026 um 19:44

Le Mouled sera officiellement célébré en Tunisie le mardi 25 août 2026, correspondant au 12 Rabia al-Awal 1448 de l’Hégire, a annoncé, jeudi soir, le Mufti de la République, Hichem Ben Mahmoud.

Dans un communiqué publié ce jeudi 13 août, le Diwan de l’Ifta précise que le vendredi 14 août 2026 marquera le premier jour du mois de Rabia al-Awal. Cette date a été établie sur la base de l’observation du croissant lunaire et avec l’appui des calculs astronomiques.

La décision du Mufti confirme ainsi les prévisions précédemment communiquées par la Cité des Sciences à Tunis.

Une prévision désormais officielle

Le 7 août, la Cité des Sciences avait annoncé que le Mouled devrait être célébré le mardi 25 août. L’institution avait toutefois souligné le caractère scientifique et prévisionnel de cette date.

Elle avait également rappelé que le Diwan de l’Ifta demeure la seule autorité habilitée à annoncer officiellement le début des mois du calendrier hégirien et les dates des célébrations religieuses en Tunisie.

L’observation du croissant lunaire confirme donc les calculs astronomiques effectués en amont. Le mois de Safar 1448 s’achève ce jeudi 13 août, tandis que Rabia al-Awal débutera vendredi.

Le Mouled, qui commémore la naissance du prophète Mohammed, est célébré chaque année le 12 Rabia al-Awal. En Tunisie, cette fête religieuse donne notamment lieu à des célébrations familiales et spirituelles, ainsi qu’à d’importantes manifestations à Kairouan.

Lire aussi: La date du Mouled connue, selon les calculs astronomiques

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Commerce : L’Italie talonne désormais la Chine parmi les fournisseurs de la Tunisie

13. August 2026 um 19:14

L’Italie n’est plus qu’à 206 millions de dinars de la Chine dans le classement des pays qui vendent le plus de marchandises à la Tunisie. Ce rapprochement rapide profite aux exportateurs italiens et réduit de plus de moitié l’excédent commercial tunisien dans les échanges entre les deux pays.

L’évolution ressort du tableau « Balance par pays » publié par l’Institut national de la statistique avec sa note sur le commerce extérieur de juillet 2026. Elle a été relevée jeudi par l’agence italienne ANSAmed.

Un écart fortement réduit avec la Chine

Entre janvier et juillet 2026, les importations tunisiennes en provenance de Chine ont atteint environ 6,87 milliards de dinars. Celles provenant d’Italie se sont élevées à 6,66 milliards, contre 6,36 milliards pour la France.

La Chine reste donc le premier fournisseur de la Tunisie, devant l’Italie et la France. Ce classement existait déjà en 2025. La nouveauté réside dans la réduction de l’écart entre Pékin et Rome : il est passé d’environ 815 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025 à seulement 206 millions cette année.

Les ventes italiennes à la Tunisie ont progressé de 16,6% sur un an, tandis que les importations depuis la Chine n’ont augmenté que de 5,2%. L’Italie confirme ainsi sa position de premier fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne et se rapproche de la première place mondiale.

Lire aussi: Tunisie–Chine : +8% d’échanges commerciaux en 2024, mais seulement 2% à l’export

La Tunisie conserve un léger excédent

Les échanges fonctionnent dans les deux sens. La Tunisie a importé pour 6,66 milliards de dinars de marchandises italiennes, mais elle a parallèlement exporté vers l’Italie pour environ 7,01 milliards.

La balance bilatérale reste donc favorable à la Tunisie, avec un excédent proche de 347 millions de dinars. Autrement dit, la Tunisie continue de vendre légèrement plus à l’Italie qu’elle ne lui achète.

Cet avantage s’érode toutefois rapidement. Il atteignait environ 733 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2025. Il a donc été divisé par plus de deux en un an, car les ventes italiennes progressent beaucoup plus vite que les exportations tunisiennes vers l’Italie, en hausse de 8,7%.

Au total, les échanges entre les deux pays ont atteint 13,67 milliards de dinars, soit environ quatre milliards d’euros, en progression de 12,4%.

Lire aussi: Tunisie–Italie : Une reprise des échanges qui confirme un modèle inchangé

La France demeure le premier client

Ce classement ne signifie pas que la Chine est devenue le premier partenaire de la Tunisie dans tous les domaines. Elle est son premier fournisseur, mais achète relativement peu de produits tunisiens.

La France demeure, quant à elle, le premier marché des exportations tunisiennes. L’Italie occupe également une place majeure comme débouché : les échanges avec Rome restent plus équilibrés que ceux avec Pékin.

Cette progression italienne intervient alors que le déficit commercial global de la Tunisie s’est aggravé, passant de 11,90 à 14,96 milliards de dinars entre les sept premiers mois de 2025 et ceux de 2026.

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Automobile : En sept mois, les ventes d’électriques triplent presque leur total de 2025

13. August 2026 um 10:43

Le marché automobile tunisien accélère nettement son électrification. Entre janvier et juillet 2026, 1 543 voitures entièrement électriques ont été immatriculées, soit près de trois fois les 539 unités enregistrées durant toute l’année 2025.

Les chiffres font également état de 2 177 véhicules hybrides rechargeables — PHEV — immatriculés au cours des sept premiers mois de l’année. En ajoutant les hybrides classiques et les autres technologies associant moteur thermique et propulsion électrique, les véhicules dits « électrifiés » représentent désormais plus de 12 % des immatriculations, contre environ 5 % un an auparavant.

Cette proportion ne concerne donc pas uniquement les voitures 100 % électriques. Ces dernières représentent environ 3,7 % des 41 690 véhicules particuliers et utilitaires immatriculés en Tunisie entre janvier et juillet 2026. En réunissant électriques et hybrides rechargeables, leur part atteint près de 9 % du marché.

Les hybrides rechargeables en forte progression

La hausse la plus spectaculaire concerne les hybrides rechargeables. Leurs immatriculations ont progressé de 522 % sur un an, pour atteindre 2 177 unités. Les voitures entièrement électriques enregistrent une évolution comparable, avec une augmentation de 525 %.

La rupture avec 2025 est particulièrement visible. Sur l’ensemble de l’année dernière, le marché officiel avait totalisé 2 824 véhicules hybrides, toutes technologies confondues, et seulement 539 électriques. En sept mois, le volume des voitures électriques atteint déjà 77 % de l’objectif de 2 000 unités évoqué en juin par Ibrahim Debache, président de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles.

Cette accélération coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles incitations fiscales, notamment en faveur des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Elle bénéficie également de l’élargissement de l’offre et de l’arrivée de modèles proposés à des prix plus compétitifs.

Une domination des constructeurs chinois

Les marques chinoises concentreraient environ 60 % des immatriculations de véhicules électrifiés. Sur le segment des hybrides rechargeables, BYD arrive en tête avec 564 unités, devant Omoda & Jaecoo avec 392 véhicules et Lynk & Co avec 309.

Dans la catégorie 100 % électrique, Dongfeng domine avec 557 immatriculations, devant BYD — 293 — et MG — 265. La Dongfeng Box est également le modèle électrique le plus immatriculé, suivie par la MG S5 et la BYD Dolphin Surf.

Cette progression rapide ne règle toutefois pas les difficultés qui accompagnent la transition : couverture encore limitée du réseau de recharge, formation des techniciens, disponibilité des pièces, qualité du service après-vente et gestion future des batteries.

Les statistiques décrivent ainsi un changement réel du marché, mais encore récent. Sa durabilité dépendra autant des avantages fiscaux et des prix que de la capacité des importateurs et des pouvoirs publics à construire l’écosystème nécessaire autour de ces véhicules.

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Dattes : Les records de production cachent l’épuisement des nappes du Sud

13. August 2026 um 07:18

Alors que la Tunisie vient d’enregistrer une récolte historique de 404.000 tonnes de dattes, une étude scientifique éclaire l’envers de cette performance. En vingt-deux ans, la production des principales oasis du Sud a presque triplé, mais cette croissance repose sur une exploitation intensive des nappes souterraines.

Publiée le 1er août 2026 dans la revue spécialisée Agricultural Water Management, l’étude a été réalisée par Tarek Gasmi, Ramzi Guesmi, Slim Abdelbari, Soura Boulaares et Sajeda Albarghati. Elle croise les données agricoles, climatiques et satellitaires de Kébili, Tozeur, Gabès et Gafsa entre 2002 et 2024.

Kébili au cœur de la surexploitation

La situation apparaît particulièrement préoccupante à Kébili, qui représente environ 70% de la production étudiée. Selon les bulletins des Commissariats régionaux au développement agricole cités par les chercheurs, les prélèvements dans les nappes profondes y atteignent 229% des ressources renouvelables.

Ce taux signifie que les volumes extraits annuellement représenteraient 2,29 fois la recharge renouvelable estimée. Il ne veut pas dire que 229% du stock total de la nappe a déjà été consommé.

L’expansion des plantations s’est accompagnée d’une multiplication des ouvrages privés. L’étude évoque environ 3700 puits recensés en 2008, contre plus de 10.600 en 2023, tout en relevant qu’une partie des forages échappe encore aux statistiques officielles.

Une diminution détectée depuis l’espace

Les scientifiques ont exploité les mesures des satellites GRACE et GRACE-FO, capables de détecter les variations du stockage terrestre de l’eau à travers les modifications du champ de gravité.

À l’échelle régionale, ce stock aurait diminué de l’équivalent de 16,6 centimètres d’eau depuis 2002. Ce chiffre ne correspond pas à une baisse uniforme de 16,6 centimètres du niveau des nappes. Il traduit une perte globale d’eau mesurée sur une zone plus large que les quatre gouvernorats. Après une relative stabilité au milieu des années 2000, le recul serait proche d’un centimètre par an.

Les rendements résistent encore

Jusqu’à présent, l’irrigation a largement protégé les palmiers contre les variations climatiques. La progression des superficies, les nouveaux forages et les investissements ont même permis aux rendements moyens de Kébili de plus que doubler durant la période étudiée.

Les chercheurs observent cependant un possible affaiblissement de cette protection : les rendements à l’hectare semblent devenir plus sensibles à la sécheresse de l’air pendant les périodes les plus chaudes. Ce signal, surtout visible à Kébili, demeure exploratoire. Il ne démontre ni une baisse actuelle des rendements ni un lien de causalité certain avec l’épuisement des nappes.

L’étude, dont les données et le code sont publics, formule ainsi une alerte plutôt qu’un constat d’effondrement : les records de production peuvent encore masquer la fragilisation de la ressource qui les rend possibles.

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Textes générés par l’IA : Anthropic lance un marquage invisible pour contrer le copier-coller

13. August 2026 um 06:56

Les nouveaux modèles d’intelligence artificielle d’Anthropic déploient désormais une signature numérique invisible au sein des textes qu’ils produisent. Cette évolution technique, qui coïncide avec l’entrée en application de l’AI Act européen début août 2026, vise à permettre la détection par des machines des contenus générés ou manipulés par l’IA.

Un dispositif technique résistant au copier-coller

Contrairement aux métadonnées classiques rattachées à un fichier, le système mis en place par Anthropic s’intègre directement dans la structure du texte généré par les modèles Claude. Le lecteur ne perçoit aucune modification à l’écran, et l’entreprise affirme que ce processus n’altère ni le sens ni la qualité rédactionnelle du contenu.

L’objectif de cette méthode est d’assurer la survie de la marque numérique même après une extraction du texte, un copier-coller vers une autre application ou de légères modifications. Ce mécanisme textuel diffère de la norme C2PA qu’Anthropic utilise pour le traçage des images, cette dernière reposant sur des métadonnées qui peuvent disparaître lors d’une conversion de fichier.

Google, OpenAI, Anthropic : des stratégies de traçabilité divergentes

L’initiative d’Anthropic s’inscrit dans un effort plus large de l’industrie technologique pour tracer les contenus synthétiques, bien que les approches varient considérablement d’un acteur à l’autre.

Si Google a opté pour SynthID, une technologie qui intègre un filigrane cryptographique directement dans les médias et le texte, OpenAI se montre plus frileux concernant ChatGPT. L’entreprise dirigée par Sam Altman a confirmé avoir développé un système de tatouage numérique pour le texte, hautement précis, mais hésite à le déployer à grande échelle de peur qu’il ne soit facilement contourné ou qu’il pénalise les utilisateurs non anglophones.

De la probabilité statistique à la preuve cryptographique

L’intégration de ces marques invisibles par Anthropic ou Google marque une rupture majeure avec la manière dont les textes générés par IA étaient détectés jusqu’à présent.

Aujourd’hui, les outils de détection tiers très utilisés dans le monde académique ou éditorial, comme GPTZero, Turnitin ou Copyleaks, ne cherchent pas de signature cachée. Ils fondent leur analyse sur deux indicateurs statistiques : la perplexité, qui mesure la prévisibilité du vocabulaire employé, et la soudaineté, qui évalue la variation de la longueur et de la structure des phrases. Une intelligence artificielle produit généralement un texte très prévisible et structurellement uniforme, là où l’écriture humaine est plus chaotique.

Toutefois, ces détecteurs statistiques accusent un taux important de faux positifs, accusant parfois à tort des auteurs humains. Le marquage intégré par Anthropic répond à cette limite : il ne s’agit plus de deviner statistiquement l’origine d’un texte, mais de lire un code de provenance inséré lors de sa création.

Une mise en conformité européenne aux répercussions mondiales

Le lancement de ce marquage invisible par Anthropic s’aligne sur le calendrier réglementaire de l’Union européenne. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle de rendre leurs contenus détectables dans un format lisible par machine, dans la mesure de la faisabilité technique.

Cette obligation légale européenne produit un effet d’entraînement à l’échelle internationale. Anthropic a choisi d’intégrer cette fonctionnalité directement au cœur de ses nouveaux modèles, sans créer de version spécifiquement restreinte au marché européen.

Un outil de vérification encore réservé

À ce stade, la marque reste avant tout un dispositif technique interne : Anthropic n’a pas encore mis à disposition du grand public un outil permettant de soumettre un texte et de savoir s’il porte la signature de Claude.

L’entreprise travaille sur une API de détection accessible aux utilisateurs, mais aucune date de lancement n’a été communiquée. En attendant, la capacité de lecture de la marque reste concentrée entre les mains d’Anthropic, et potentiellement de partenaires ou de régulateurs, sans qu’un enseignant, un éditeur ou un lecteur lambda puisse aujourd’hui vérifier lui-même un texte suspect.

Pour les utilisateurs en Tunisie, qu’ils soient étudiants, développeurs ou professionnels utilisant Claude pour leurs travaux quotidiens, cette mise à jour signifie que leurs productions portent désormais cette signature invisible. Leurs textes sont donc techniquement traçables par des systèmes de détection capables de lire cette marque, indépendamment de la législation locale tunisienne.

Il convient toutefois de rappeler qu’un professionnel peut rédiger l’intégralité d’une note et demander à l’outil de la corriger, intégrant de fait la signature invisible à un travail d’origine humaine. La présence de la marque signale l’intervention de l’IA, mais ne prouve pas qu’elle en est l’unique auteur.

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Déficit commercial : Un nouveau trou de 2,4 milliards de dinars en juillet

13. August 2026 um 06:23

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 14 957,6 MD (14,96 milliards de dinars) au terme des sept premiers mois de 2026, contre 12,57 milliards à fin juin — soit 2,4 milliards de dinars supplémentaires en un seul mois.

Selon les données publiées le 11 août par l’Institut national de la statistique (INS), le déficit cumulé s’est aggravé de 25,7 % par rapport aux 11,90 milliards de dinars enregistrés sur la même période de 2025.

Les importations progressent plus vite que les exportations

Les exportations tunisiennes ont augmenté de 9,9 % sur un an durant les sept premiers mois de 2026, pour atteindre 40 638,4 MD. Mais les importations ont grimpé plus vite encore, de 13,7 %, à 55 596 MD. C’est cet écart de rythme qui explique l’élargissement du déficit, alors que le taux de couverture des importations par les exportations recule à 73,1 %, contre 75,6 % un an plus tôt.

L’énergie, toujours plus de la moitié du déficit

Le déficit énergétique atteint 7,95 milliards de dinars à fin juillet, soit environ 53 % du déficit commercial total — en hausse par rapport aux 6,04 milliards de la même période 2025. Les matières premières et demi-produits (-3,77 Md), les biens d’équipement (-2,63 Md) et les biens de consommation (-1,62 Md) affichent eux aussi des soldes négatifs. Seul le groupe alimentaire dégage un excédent, supérieur à un milliard de dinars (+1,01 Md), porté notamment par les exportations d’huile d’olive.

Un retournement après un début d’année favorable

La trajectoire s’est inversée en cours d’année : après un recul de plus de 20 % du déficit à fin février, celui-ci est reparti à la hausse — 5,23 milliards fin mars, 10,42 milliards fin mai, 12,57 milliards fin juin, puis près de 15 milliards fin juillet. Ce creusement mensuel reste toutefois inférieur à ceux de mai (+2,89 milliards) et de mars (+2,45 milliards), qui demeurent les deux mois les plus dégradés de l’année. La progression des exportations ne suffit donc plus à freiner le déséquilibre extérieur : sur les sept premiers mois de l’année, les importations ont augmenté beaucoup plus rapidement que les ventes tunisiennes à l’étranger.

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Après la visite de Kaïs Saïed à Gabès, la Présidence évoque le démantèlement d’unités

13. August 2026 um 05:55

Deux jours après la visite de Kaïs Saïed à Gabès, la Présidence de la République a annoncé que des unités seraient démantelées selon « une stratégie claire ». Le communiqué ne précise toutefois ni les installations concernées ni le calendrier de l’opération.

Cette annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue mercredi 12 août 2026 au palais de Carthage. Le chef de l’État a reçu le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, ainsi que le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.

Une stratégie encore non détaillée

Selon le communiqué de la Présidence, Kaïs Saïed a affirmé que « les unités seront démantelées selon une stratégie claire » et que les établissements et entreprises publics poursuivront leurs activités.

La Présidence ne désigne pas explicitement les unités visées. La TAP, qui a relayé le communiqué jeudi matin, parle pour sa part des « unités concernées », sans fournir davantage de précisions.

Cette formulation intervient immédiatement après un passage consacré à la visite présidentielle à Gabès, région où, selon les propos rapportés de Kaïs Saïed, « l’environnement a été assassiné ». Cet enchaînement établit un lien contextuel avec le dossier industriel de Gabès, sans que le communiqué ne nomme formellement le Groupe chimique tunisien.

Lors de sa visite à Gabès, le 10 août, Kaïs Saïed avait évoqué dans une vidéo le démantèlement des unités devenues obsolètes ou qui ne sont plus en état de fonctionner. Il avait également indiqué que cette opération pourrait prendre plusieurs années.

Le président avait distingué ces installations des unités ayant été réparées afin d’empêcher les émissions polluantes. Il n’avait donc pas annoncé le démantèlement de toutes les unités du complexe. Des militants écologistes de Gabès réclament, de leur côté, le démantèlement de l’ensemble des installations, qu’ils considèrent comme polluantes.

Lire aussi: Gabès : Les militants répondent à Kaïs Saïed et réclament le démantèlement de toutes les unités

La lutte contre les réseaux de corruption mise en avant

Au cours de la réunion, Kaïs Saïed a également présenté le démantèlement des réseaux de corruption comme une condition préalable à la satisfaction des revendications populaires dans les différentes régions.

D’après la Présidence, le chef de l’État a accusé ces réseaux de chercher à attiser les tensions, notamment par des incendies, des coupures d’eau et d’électricité ou des entraves à l’accès aux services administratifs. Le communiqué ne fournit pas d’éléments précis sur ces faits.

Kaïs Saïed a enfin assuré suivre quotidiennement la situation dans toutes les régions. Il a estimé que les différents dossiers, malgré des degrés de gravité variables, nécessitaient une approche globale agissant sur leurs causes comme sur leurs conséquences.

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