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13 fonds lancés, 64 fermés: ce que l’ESG dit désormais aux investisseurs

10. August 2026 um 14:59

Le marché de l’investissement durable traverse une nouvelle phase. Les investisseurs ne tournent pas complètement le dos aux fonds ESG, mais ils se montrent désormais plus sélectifs, tandis que les sociétés de gestion réduisent fortement le lancement de nouveaux produits.

Selon les données de Morningstar rapportées par Reuters, seulement 13 nouveaux fonds durables ont été lancés en Europe au deuxième trimestre 2026, contre 35 un an auparavant. Dans le même temps, 64 fonds ont été fermés. Depuis le renforcement des règles européennes sur l’investissement durable en janvier 2023, 956 fonds durables ont ainsi été retirés du marché, contre 691 nouveaux lancements.

Cette prudence ne signifie toutefois pas que les investisseurs abandonnent l’ESG. Au contraire, Morningstar estime que les fonds durables mondiaux ont enregistré 3,5 milliards de dollars de flux nets positifs au premier trimestre 2026, après une sortie de 27 milliards de dollars au trimestre précédent. L’Europe a largement porté ce rebond, avec 9,1 milliards de dollars d’entrées nettes.

Le changement se situe donc davantage dans la manière d’investir. Les investisseurs semblent privilégier des produits plus ciblés, notamment les fonds passifs et les obligations durables, plutôt que de multiplier les fonds portant simplement une étiquette ESG. Au premier trimestre, les stratégies passives européennes ont notamment attiré 24 milliards de dollars, tandis que les fonds durables obligataires ont enregistré 9,5 milliards de dollars d’entrées.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les performances de certains investissements liés à la transition énergétique ont déçu, tandis que les nouvelles règles européennes rendent plus difficile l’utilisation de l’appellation “durable “. Les accusations de greenwashing et le débat politique autour de l’ESG, particulièrement aux États-Unis, renforcent également la prudence des gestionnaires.

Pour autant, les montants en jeu restent considérables. Les fonds durables mondiaux représentaient 3,73 trillions de dollars d’actifs au deuxième trimestre 2026, selon les données Morningstar citées par Reuters.

Le marché ESG ne disparaît donc pas. Il semble plutôt entrer dans une phase où l’étiquette “durable” ne suffit plus à attirer les capitaux. Les investisseurs cherchent davantage de performance, de transparence et de résultats mesurables. Pour les entreprises et les gestionnaires d’actifs, l’enjeu n’est plus seulement d’afficher des engagements ESG, mais de pouvoir démontrer leur valeur économique et leur impact.

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Zlecaf: Bergmans décroche un projet douanier de 3,1 milliards $ dans 50 pays, dont la Tunisie

10. August 2026 um 14:27

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut s’attaquer à l’un des problèmes les plus concrets du commerce en Afrique, à savoir, le passage des marchandises aux frontières. Son secrétariat vient de confier à l’entreprise nigériane “Bergmans Security Consultants and Supplies” un projet de modernisation des douanes dans 50 pays africains. Le contrat, conclu pour 20 ans, est évalué à 3,1 milliards de dollars.

Le projet sera déployé par AfriTrade CMP, une filiale de Bergmans. L’entreprise devra mettre en place des outils numériques pour simplifier les procédures douanières, faciliter le suivi des marchandises et permettre aux administrations de mieux échanger leurs données.

L’idée est assez simple. Aujourd’hui, une marchandise qui traverse plusieurs pays africains peut être confrontée à des procédures différentes à chaque frontière. Documents, contrôles, systèmes informatiques et formalités ne sont pas toujours les mêmes. Pour les entreprises, cela peut se traduire par du temps perdu, des coûts supplémentaires et, parfois, des marchandises bloquées. La Zlecaf veut donc rendre ces passages plus fluides. Avec le nouveau dispositif, les marchandises pourront être suivies plus facilement et les informations douanières davantage partagées entre les pays. Les procédures devraient également être progressivement harmonisées. Ce changement peut sembler administratif. Il touche pourtant directement les entreprises qui cherchent à vendre au-delà de leur marché national.

Pour un exportateur, par exemple, quelques heures ou quelques jours supplémentaires à une frontière peuvent avoir un coût. Pour une PME qui commence à travailler avec plusieurs pays africains, devoir comprendre et gérer des procédures différentes à chaque étape peut également devenir un frein. Une douane plus numérique et mieux connectée pourrait donc faciliter cette expansion.

Une autre façon de faire fonctionner la ZLECAf

Car la création de la Zlecaf ne signifie pas automatiquement que les marchandises circulent facilement d’un pays à l’autre. L’accord, entré en vigueur en 2021, vise notamment à réduire les droits de douane et les autres obstacles au commerce entre pays africains. Mais même lorsque les droits sont réduits, une entreprise peut encore se retrouver face à des formalités complexes ou à des systèmes douaniers qui ne communiquent pas entre eux. C’est là que le projet Bergmans prend son importance. Il ne s’agit plus seulement de négocier les règles du commerce africain. Il faut maintenant faire fonctionner ces règles sur le terrain, aux frontières.

Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf, a d’ailleurs insisté sur ce point. Selon les données relayées par plusieurs médias, les systèmes douaniers encore largement manuels favorisent les fuites de recettes et certaines pratiques de sous-facturation ou de surfacturation. La digitalisation doit permettre aux administrations de mieux suivre les marchandises et de sécuriser les opérations. Le projet doit également améliorer la visibilité sur les flux commerciaux. Pour les pouvoirs publics, cela signifie disposer de davantage de données sur les marchandises qui entrent et sortent des pays. Pour les entreprises, cela peut surtout signifier une meilleure visibilité sur leurs propres opérations.

Pourquoi 3,1 milliards de dollars?

Le montant annoncé donne une idée de l’ampleur du chantier. Les 3,1 milliards de dollars correspondent à la valeur du contrat de concession sur 20 ans. Bergmans doit notamment mobiliser les moyens financiers et techniques nécessaires au déploiement du système.

L’entreprise devra travailler avec les administrations douanières nationales, car l’objectif n’est pas d’imposer exactement le même fonctionnement partout. Les solutions devront être adaptées aux réglementations et aux réalités de chaque pays.

Le choix d’un acteur nigérian est également à relever. La ZLECAf indique avoir privilégié une entreprise africaine alors que des groupes internationaux avaient également manifesté leur intérêt. Bergmans entend s’appuyer sur l’expérience acquise au Nigeria dans la modernisation des douanes pour étendre cette approche à d’autres pays.

A dire vrai, derrière ce projet douanier, il y a donc une ambition beaucoup plus large, celle de faire en sorte que le marché africain fonctionne réellement pour les PME. D’ailleurs, les échanges entre pays africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene. La Zleacf veut doubler ce volume d’ici 2035. Pour y parvenir, il ne suffit pas de réduire les droits de douane. Il faut aussi que les marchandises puissent circuler, que les entreprises comprennent facilement les procédures et que les frontières prennent moins de temps à franchir. Le projet confié à Bergmans s’inscrit dans cette étape plus concrète de la Zlecaf. Après avoir posé les règles d’un marché africain commun, le continent cherche désormais à construire les outils qui permettront de le faire fonctionner.

Pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent se développer sur les marchés africains, l’évolution mérite donc d’être suivie. Une meilleure connexion des douanes pourrait, à terme, rendre certains marchés plus accessibles et simplifier une partie des opérations d’exportation. Mais tout dépendra de la manière dont le système sera déployé dans chaque pays et de son adoption par les administrations nationales. Pour rappel! La Tunisie a ratifié la Zlecaf en 2020 et faisait partie des sept pays ayant participé à la phase pilote de la Guided Trade Initiative en 2023.  C’est un secret polichinelle! La Tunisie regarde depuis plusieurs années vers le marché africain pour diversifier ses débouchés. Plusieurs initiatives publiques et privées ont été lancées.  Ses exportateurs disposent déjà d’une offre dans une panoplie de secteurs, de l’agroalimentaire aux composants automobiles, en passant par les équipements électriques et les produits chimiques. Le véritable enjeu reste désormais de transformer ce potentiel en flux commerciaux plus importants. À cela s’ajoute que plusieurs pays africains ont assoupli leurs règles de visa, voire même, ils ont levé le visa pour certains pays, tandis que d’autres ont mis en place des procédures d’e-visa, facilitant les déplacements des entrepreneurs, des professionnels et des investisseurs. 

Au final, la réussite du projet se mesurera moins à ses 3,1 milliards de dollars qu’à une question beaucoup plus simple pour les entreprises. Combien de temps faudra-t-il demain pour faire passer une marchandise d’un pays africain à un autre?

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Yessine Feki, une carrière commerciale dans l’hôtellerie tunisienne distinguée “Personality of the Week”

10. August 2026 um 12:36

Yessine Feki, récemment nommé “assistant director of sales” au Radisson Blu Hotel & Convention Center Tunis, vient également d’être désigné “personality of the week” par Hotelier Africa, un média spécialisé dans l’hôtellerie et le tourisme en Afrique. Cette mise en avant revient sur son parcours dans l’hôtellerie tunisienne et son évolution vers des responsabilités commerciales.

Avec plus d’une dizaine d’années d’expérience dans le secteur, Yessine Feki a occupé plusieurs fonctions commerciales au sein de deux établissements hôteliers tunisiens. Il a notamment évolué au Radisson Blu Tunis, où il a été “senior sales manager” avant d’occuper son poste actuel. Auparavant, il a travaillé à The Residence Tunis comme “senior sales executive” puis “sales manager”. En fait, son parcours illustre une évolution progressive dans un métier qui dépasse aujourd’hui la simple commercialisation de chambres. Dans ses différentes fonctions, il a notamment travaillé sur la clientèle corporate, les événements professionnels et le segment tourisme d’affaires et de l’événementiel professionnel (MICE), ainsi que sur la gestion de comptes et le développement de partenariats.

D’ailleurs, dans son poste actuel, son activité porte notamment sur le développement commercial auprès des entreprises, des administrations et des acteurs internationaux. Il est également en relation avec des multinationales, des ambassades, des compagnies aériennes, des agences de voyages et des organisations internationales. En plus, cette dimension B2B occupe une place particulière dans l’économie hôtelière. Les établissements ne dépendent pas uniquement des voyageurs individuels;les contrats avec les entreprises, les événements professionnels, les congrès et les partenariats avec différents acteurs du tourisme constituent également des relais d’activité. C’est sur ce volet commercial que repose une partie du parcours de Yessine Feki. Les négociations de contrats, le suivi des grands comptes, la fidélisation des clients et la recherche de nouveaux marchés font partie des responsabilités associées à ses fonctions.

La reconnaissance accordée par Hotelier Africa met ainsi en lumière un parcours professionnel, mais aussi l’évolution des métiers commerciaux dans l’hôtellerie. Pour les établissements qui cherchent à renforcer leur activité corporate et internationale, ces fonctions deviennent un point de contact entre l’hôtel, les entreprises et différents acteurs économiques.

Au-delà de son parcours individuel, cette mise en avant permet donc de regarder l’hôtellerie sous un angle moins touristique et davantage commercial, celui des entreprises, des événements professionnels, des partenariats et des marchés internationaux.

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Transtu recrute 580 agents, dont 5 ingénieurs

10. August 2026 um 10:36

La Société des transports de Tunis (Transtu) s’apprête à renforcer ses effectifs. La société lance un concours externe pour recruter 580 agents dans plusieurs catégories de métiers, avec des postes allant des fonctions directement liées à l’exploitation du réseau aux profils techniques.

Le concours démarrera officiellement le 12 août 2026. Les candidats auront jusqu’au 8 septembre 2026 pour déposer leur dossier. La procédure se fera exclusivement en ligne, à travers le site officiel de la Transtu.

Dans le détail, les besoins sont particulièrement importants du côté de l’exploitation. La Transtu prévoit de recruter 336 conducteurs-receveurs de bus, ce qui représente la plus grande part des postes proposés. Le concours prévoit également 158 agents qualifiés, ainsi que 37 agents de nettoyage et 20 agents de sécurité.

Les profils techniques sont également concernés. La société compte recruter 18 agents techniques, 6 techniciens supérieurs et 5 ingénieurs, complétant ainsi les différents besoins identifiés dans cette campagne de recrutement.

Pour les candidats intéressés, la Transtu a retenu une procédure entièrement numérique. L’inscription en ligne permet de générer automatiquement un espace personnel sécurisé pour chaque postulant. Celui-ci dispose ensuite d’un identifiant et d’un mot de passe pour accéder à son espace et suivre les démarches liées à sa candidature.

Les personnes souhaitant participer au concours devront donc effectuer leur inscription à partir du 12 août et veiller à déposer leur dossier avant le 8 septembre 2026.

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Phosphates: Washington met jusqu’à 1,53 million de dollars sur la table pour la Tunisie

10. August 2026 um 10:24

Le secteur tunisien des phosphates attire de nouveau l’attention à l’international. Cette fois, l’initiative vient de Washington. L’ambassade des États-Unis à Tunis et le département d’État américain viennent de lancer un appel à projets pouvant mobiliser jusqu’à 1,536 million de dollars, (soit environ 4,4 millions de dinars tunisiens), pour soutenir le développement d’investissements privés et transparents dans cette filière.

Le projet retenu devra être mis en œuvre sur une période allant de 18 à 24 mois. À travers ce financement, les États-Unis cherchent notamment à accompagner la mise en place de standards techniques de production plus avancés, à favoriser les échanges commerciaux avec la Tunisie et, plus largement, à renforcer la sécurité des chaînes d’approvisionnement en minéraux considérés comme stratégiques.

Concrètement, l’appel s’adresse à des acteurs capables de porter ce type de projet. Les entreprises privées, organisations à but non lucratif américaines ou internationales, universités et centres de recherche peuvent présenter leur candidature, à condition de disposer d’une expertise dans des domaines tels que le financement de projets, la diplomatie commerciale ou encore le développement minier.

En effet, le financement ne vise donc pas simplement à soutenir la production de phosphate. Il cherche à agir sur l’ensemble de l’environnement qui permet à une filière minière de se développer (normes techniques, investissement privé, expertise et accès aux marchés internationaux).

A dire vrai, cette démarche américaine intervient dans un contexte où les chaînes mondiales d’approvisionnement en ressources stratégiques font l’objet d’une attention croissante. Pour Washington, la diversification des fournisseurs et le développement de partenariats avec des pays producteurs constituent désormais un enjeu économique et stratégique.

Par ailleurs, la Tunisie dispose, dans ce cadre, d’un secteur des phosphates déjà structuré autour de l’extraction et de la transformation industrielle. Mais la filière fait également face à des défis importants en matière de production, de compétitivité, d’investissement et de modernisation. L’intérêt américain ouvre ainsi une nouvelle piste pour mobiliser des ressources et des compétences autour de ces enjeux.

Le programme est financé par le Bureau de coordination de l’assistance, relevant du Bureau des affaires du Proche-Orient du département d’État américain. Sa mise en œuvre est prévue sur une période maximale de deux ans. Le calendrier est désormais fixé. Les candidats peuvent adresser leurs questions jusqu’au 18 août 2026, avant de déposer leur dossier au plus tard le 2 septembre 2026 à 23h59 (heure de l’Est des États-Unis). Les demandes d’information doivent être envoyées à NEA-Grants@state.gov, en indiquant la référence DFOP0019505. L’appel à projets et les modalités de candidature sont disponibles sur Grants.gov.

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