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Dr Ines Elbini nommée Secrétaire régionale Afrique du Nord de la SONA

31. Juli 2026 um 14:10

La recherche scientifique constitue un moteur fondamental de développement et de progrès des sociétés modernes. En stimulant l’innovation, la découverte et une meilleure compréhension des phénomènes naturels et sociaux, elle joue un rôle clé pour répondre aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux. 

Dr Ines Elbini vient d’être nommée Secrétaire régionale pour l’Afrique du Nord au sein de la Society of Neuroscientists of Africa (SONA). Professeure associée en physiologie animale à l’Institut Pasteur de Tunis, elle consacre ses recherches à des enjeux majeurs tels que le vieillissement, la neurodégénérescence, la maladie de Parkinson, la neuroprotection et l’exploration du potentiel thérapeutique des molécules issues des venins animaux.

Fervente défenseure du développement des neurosciences sur le continent, elle mise sur l’excellence scientifique, l’accompagnement des jeunes chercheurs, la coopération internationale, l’éthique de la recherche et le renforcement des capacités locales.

À travers son rôle au comité exécutif de la SONA, Dr Inès  Elbini ambitionne de renforcer les liens entre la recherche fondamentale et ses applications cliniques, afin d’accélérer l’impact concret des découvertes scientifiques sur la santé en Afrique.

Dans ce cadre, promouvoir une participation féminine active et équilibrée en recherche est indispensable pour diversifier les points de vue et renforcer la créativité au sein des institutions scientifiques, particulièrement en Tunisie, où ce secteur est en pleine expansion.

Interviewée à l’occasion du 13 août 2026, elle a lancé un message aux femmes tunisiennes et aux femmes chercheuses ? Elle a répondu: « À toutes les femmes qui font de la recherche je dis : osez, persévérez, et n’ayez jamais peur de prendre votre place. Votre voix et vos idées sont essentielles pour relever les grands défis scientifiques et sociétaux de notre époque. La science a besoin de diversité pour progresser, et chaque femme qui avance ouvre la voie à celles qui suivront. Que la journée du 13 août soit un rappel que l’égalité n’est pas une faveur, mais un droit, et que notre ambition collective
doit être de construire un monde où les femmes et les hommes participent à parts égales à la construction du savoir et de l’innovation. »

Il convient de noter qu’Inès Elbini a été interviewé dans le numéro de l’Economiste Maghrébin n 926

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Coupures, pertes, surcoût : la triple peine de la STEG

31. Juli 2026 um 12:16

Coupures à répétition, pertes techniques et commerciales massives, surcoût pour l’économie : les données de la STEG en disent long. 

Alors que les délestages se multiplient cet été et que la demande électrique atteint des pics inédits, les chiffres publics de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dessinent une crise structurelle.

La production d’électricité de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) a connu une trajectoire en dents de scie entre 2022 et 2026, marquée par une légère hausse en 2023 suivie d’un recul marqué en 2026.

En 2022, la STEG avait produit 18 647 GWh, selon les données consolidées du secteur. L’année suivante, en 2023, ce niveau est monté à 19 092 GWh, soit une progression d’environ 2,4%. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où la production nationale totale a légèrement reculé au niveau global, mais où la STEG a conservé sa part dominante, représentant près de 99 % de la production électrique nationale en 2023.

Ce léger rebond en 2023 traduit surtout la poursuite d’une demande électrique structurellement croissante, alimentée par la croissance économique, l’urbanisation et le développement des usages électriques, malgré les contraintes liées à l’approvisionnement en gaz et aux capacités de production.

Un recul net en 2026

En 2026, les chiffres disponibles indiquent une production de la STEG de 7 506 GWh. Soit une chute très importante par rapport aux exercices 2022 et 2023. Cette donnée doit être lue avec précaution : certains rapports de conjoncture énergétique se réfèrent à des périodes partielles (par exemple à fin février ou fin mars) et non à l’année entière. Pour autant, même ramenée à une période partielle, la baisse observée signale des tensions sur le système électrique 

Ce repli s’explique par plusieurs facteurs : contrainte d’approvisionnement en gaz naturel, dont une part importante est importée; sollicitation accrue des capacités de production et possibles déprogrammations de centrales pour maintenance ou manque de combustible; et montée en puissance, encore limitée, des énergies renouvelables et de l’autoproduction. Dans le même temps, la demande continue de progresser, avec des prévisions de consommation autour de 24 565 GWh en 2026, selon les projections de la STEG.

Enjeux pour le secteur électrique 

Cette évolution contrastée met en lumière la vulnérabilité du modèle électrique tunisien, encore très dépendant du gaz naturel et des importations. Elle souligne aussi l’urgence d’accélérer les projets d’énergies renouvelables, de renforcer l’efficacité énergétique et de diversifier les sources d’approvisionnement pour garantir la sécurité énergétique et accompagner la croissance économique.

 

 

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Crise à Ceuta : 49 000 migrants en 24 heures, Meloni menace de suspendre l’Espagne de Schengen

31. Juli 2026 um 10:18

Pas moins de 49 000 migrants auraient réussi à franchir la frontière de Ceuta depuis le territoire marocain au cours des 24 dernières heures, bien que le ministère espagnol de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement. C’st ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it 

Sur ces 49 000 personnes, un nombre qui représente plus de la moitié de la population de Ceuta, évaluée à environ 85 000 habitants, au moins 7 000 seraient des mineurs, placés de ce fait sous la tutelle des autorités de la ville autonome.

Ces données ont alarmé la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui a immédiatement réagi en se déclarant prête à prendre de “mesures exceptionnelles” à l’encontre de l’Espagne, allant jusqu’à évoquer une suspension de l’application de l’accord de Schengen entre les deux pays…

“Nous sommes en train de réunir les instances compétentes et, à l’issue de ces réunions, nous sommes prêts à agir, y compris par des mesures exceptionnelles… comme la suspension de l’accord de Schengen avec l’Espagne”, a-t-elle écrit via Twitter qui a dénoncé les “images choquantes” en provenance de Ceuta. “L’Italie ne restera pas les bras croisés” , a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de protéger les frontières et la sécurité des citoyens face à ce qu’elle qualifie de menace pour la stabilité européenne.

Le immagini che arrivano da Ceuta sono impressionanti e dimostrano, ancora una volta, che l’immigrazione clandestina fuori controllo rappresenta una minaccia concreta per la sicurezza dei confini europei.

Mi sono confrontata con il Ministro dell’Interno Matteo Piantedosi.…

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) July 30, 2026

A noter que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, se rend ce vendredi 31 juillet dans l’enclave espagnole, où Il rencontrera les forces de l’ordre à la frontière puis les responsables régionaux, accompagné du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska, selon des médias espagnoles et français.

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