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Migration: l’Afrique du Sud fait face à un exode sans précédent

28. Juli 2026 um 15:14

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays africains à collaborer pour s’attaquer aux causes profondes des migrations, alors que son gouvernement doit faire face aux tensions croissantes liées aux attaques contre des citoyens étrangers en Afrique du Sud. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

S’exprimant à l’ouverture de la session du Parlement panafricain à Midrand, près de Johannesburg, Ramaphosa a affirmé qu’aucun pays ne peut gérer seul les flux migratoires et qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent les populations à quitter leur pays, parmi lesquelles les conflits, l’instabilité, la mauvaise gouvernance et la pauvreté.

Selon son point de vue, une migration non maîtrisée peut menacer la sécurité et la stabilité sociale, tout en réaffirmant la nécessité de protéger les droits des migrants et de lutter contre la xénophobie et l’afrophobie.

Cet appel intervient après plusieurs semaines de manifestations anti-immigrés, alimentées par des groupes xénophobes qui accusent les migrants en situation irrégulière de contribuer à la criminalité, au chômage et à la pression sur les services publics. Selon un décompte publié par l’AFP, basé sur des données fournies par les gouvernements concernés, plus de 160 000 ressortissants étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, dans l’un des plus vastes exodes migratoires enregistrés récemment dans le pays.

L’Afrique du Sud est depuis des années l’une des principales destinations migratoires du continent, mais elle est périodiquement secouée par des vagues de violence contre les étrangers.

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Tunisie-Italie : vers un partenariat stratégique dans les transports

28. Juli 2026 um 14:57

Le ministre du Transport Rachid Amri a reçu ce mardi 28 juillet 2026,  le vice-ministre italien aux Infrast ructures et à la Mobilité durable Edoardo Rixi, en présence de l’ambassadeur d’Italie à Tunis et de représentants des deux gouvernements.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération bilatérale et de nouer des partenariats stratégiques dans le secteur du transport et de la logistique, conformément à la volonté des dirigeants des deux pays de hisser cette collaboration au niveau de leurs relations historiques.

Misant sur la position stratégique commune de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée, les deux délégations ont insisté sur l’importance de dynamiser les échanges commerciaux et touristiques et de faciliter la mobilité des voyageurs. Elles ont mis l’accent sur l’importance du cadre juridique bilatéral, notamment l’accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire en vigueur depuis janvier 2025.

Les deux parties se sont enfin engagées à poursuivre leurs travaux au sein des commissions techniques mixtes, avec des programmes d’échange d’expertise, notamment sur la conduite des poids lourds et des autobus et un renforcement de la connectivité des réseaux de transport de personnes et de marchandises entre les deux pays.

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Les propos du président algérien sur la Tunisie font réagir d’anciens diplomates

28. Juli 2026 um 13:09

L’intervention du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie a suscité de vives réactions, notamment chez plusieurs anciens diplomates.

Ahmed OunaïesPour l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaïes, il existe d’abord un rapprochement profond entre les peuples tunisien et algérien. Il salue toute initiative qui confirme la fraternité et le destin commun qui unissent les deux nations, jugeant cette dynamique conforme aux leçons de l’histoire et aux préoccupations partagées entre voisins.

Toutefois, il émet une réserve importante : cette fraternité ne doit pas rester enfermée dans un cadre strictement bilatéral entre Tunis et Alger. » Les mêmes sentiments doivent s’étendre à l’ensemble des peuples du Grand Maghreb », a‑t‑il insisté, tout en reconnaissant que ce projet régional peine encore à se concrétiser.

Ahmed Ounaïes a réaffirmé que la reconnaissance d’un destin commun et d’une fraternité profonde entre la Tunisie et l’Algérie trouve un écho sincère au sein de la société tunisienne. Mais, a‑t‑il ajouté, il ne faut pas se limiter à cette seule bilatéralité : ces valeurs doivent embrasser les cinq peuples du Maghreb Tunisie, Libye, Algérie, Maroc et Mauritanie.

Pour l’ancien chef de la diplomatie tunisienne, aucune crise traversée par la région n’a jamais légitimé une solidarité limitée à deux pays seulement : cette nécessité, selon lui, s’impose toujours à l’échelle des cinq peuples du Maghreb.

 

Où en est la retenue … algérienne?

Pour sa part, l’ancien diplomate Ezzeddine Zayani estime, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com, que, sur le plan diplomatique, les propos du président Tebboune étaient très maladroits et peu convenables. « On ne traite pas de questions sécuritaires, politiques ou autres de cette manière dans une déclaration télévisée. On n’a pas le droit de parler d’un autre pays sans son consentement »,  a‑t‑il précisé.

 

Il rappelle que la diplomatie algérienne est habituellement connue pour sa retenue. « Ce n’est pas une diplomatie qui agit avec témérité ni qui s’exprime à tort et à travers. Mais, franchement, il aurait été préférable que le président Tebboune choisisse des termes beaucoup plus mesurés, au lieu de tenir des propos brusques concernant des affaires qui relèvent des Tunisiens. Ce n’est pas ainsi que la diplomatie doit fonctionner ».

Le diplomate rappelle que la diplomatie a toujours rejeté ce genre de procédés et de déclarations intempestives, qui ne servent ni les intérêts des deux pays ni l’idée d’un bon voisinage, et qui donnent l’impression de vouloir s’arroger un droit de regard sur ce qui se passe chez le voisin. “Normalement, tout cela aurait pu être traité discrètement ».

Et Zayani de poursuivre : « Sous le régime de Ben Ali, les relations étaient gérées diplomatiquement, par des contacts directs entre dirigeants”, a‑t‑il ajouté. “ Je n’ai rien contre l’Algérie, au contraire. C’est un pays que nous avons souvent soutenu et qui aurait pu faire mieux dans ses relations avec nous. Mais, malheureusement, les faits sont là : c’est une grave maladresse de la diplomatie algérienne de s’exprimer ainsi, comme si la Tunisie relevait de son autorité. C’est inadmissible et inacceptable ».

Pas acceptable…

Toujours selon l’ancien diplomate, « La Tunisie traverse certes des difficultés internes, mais elle finira par trouver ses propres solutions. Il est temps, surtout, de renforcer le front intérieur et de privilégier des solutions tunisiennes aux problèmes tunisiens, plutôt que d’exposer nos différends à l’extérieur. On reproche souvent à l’opposition de faire appel à l’étranger pour déstabiliser le régime en place, alors qu’on trouve normal que le président Tebboune tienne de tels propos. Ce n’est pas acceptable. Il faut mettre fin à cette logique. Au fond, il n’y a que la Tunisie qui compte. Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, nous partageons tous le même cadre : la Tunisie. Il est donc temps de calmer le jeu, de mettre fin aux exactions et de trouver des solutions tunisiennes ».

Interrogé sur une éventuelle réaction du ministère des Affaires étrangères, il a répondu non : l’objectif serait plutôt d’éviter d’envenimer davantage la situation. « À mon avis, il n’y aura pas de réaction officielle », a‑t‑il ajouté.

Il a conclu : « La Tunisie doit reprendre son souffle. Il faut instaurer un dialogue national réunissant des acteurs qui reconnaissent clairement l’État civil. La Tunisie ne peut relever d’aucune obédience religieuse ou politique étrangère. Nous sommes Tunisiens, et nous le resterons. »

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Ridha Chkoundali : « La Tunisie doit diversifier ses sources d’énergie »

28. Juli 2026 um 09:47

Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune ont également suscité de vives réactions parmi les économistes. La position de Ridha Chkoundali face à cette déclaration provocatrice sur la sécurité de la Tunisie en dit long.

Il souligne, dans son post, que lorsqu’un État devient dépendant de l’énergie qu’il importe d’un autre pays, il n’importe pas seulement du gaz ou de l’électricité : il importe aussi, en partie, une forme de dépendance politique. La dépendance économique, aussi maquillée soit-elle, finit souvent par se transformer en dépendance politique.

A cet égard, il précise que le creusement du déficit commercial vis-à-vis de l’Algérie, alimenté principalement par les importations énergétiques, a contribué à installer une relation déséquilibrée. Cela aurait dû pousser la Tunisie à accélérer sa transition énergétique et à investir massivement dans les énergies renouvelables afin de regagner une part de son indépendance décisionnelle.

Il précise, dans son post : “ Ce qui surprend aujourd’hui, c’est d’entendre le président Abdelmadjid Tebboune parler d’une prétendue “intervention pour protéger la Tunisie, comme si la Tunisie était menacée de l’extérieur ou incapable d’assurer sa propre sécurité. Le peuple tunisien n’a besoin d’aucune tutelle ; il a besoin du respect de sa souveraineté et de ses choix. S’il s’agissait réellement de protéger la Tunisie, la priorité, dans cette période critique, aurait été de l’aider à surmonter la crise électrique qu’elle traverse depuis des semaines, une crise qui a pesé sur les citoyens, les entreprises, l’économie, le tourisme et l’investissement. L’Algérie, forte de ses capacités énergétiques, aurait pu apporter un soutien exceptionnel, capable d’alléger la souffrance des Tunisiens et de donner un sens concret aux discours de fraternité et de solidarité”.

Ridha Chkoundali rappelle que le véritable soutien entre États ne passe pas par des menaces d’intervention militaire ou sécuritaire, mais par la contribution à la résolution des crises économiques et sociales qui fragilisent les sociétés. L’électricité qui éclaire aujourd’hui les foyers tunisiens vaut bien plus que n’importe quelle déclaration politique. Et une coopération économique sincère est infiniment plus utile que des discours perçus comme une atteinte à la souveraineté des pays.

En outre, l’histoire a démontré que l’indépendance politique commence par l’indépendance économique, et que la sécurité nationale ne repose pas uniquement sur les armées, mais aussi sur la sécurité énergétique, alimentaire et financière.

Il conclut : “La leçon que la Tunisie doit tirer de cette crise est claire : se libérer progressivement de toutes les formes de dépendance, diversifier ses sources d’énergie et investir massivement dans les énergies renouvelables, afin que sa décision nationale ne reste pas exposée à quelque pression que ce soit.”

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