Normale Ansicht

27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement

02. Juli 2026 um 14:24

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’État veillera, durant la période du Plan de développement 2026-2030, à garantir le droit au travail pour chaque citoyen et à réduire les taux de chômage. Il s’exprimait lors d’une séance d’audition devant l’ensemble des commissions parlementaires, consacrée à la présentation des politiques de développement inscrites dans ce projet de Plan.

Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.

Des objectifs chiffrés pour l’entrepreneuriat et le travail organisé

Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.

L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.

Le capital humain, autre priorité du Plan

Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.

Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.

Les axes du volet capital humain

Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.

L’article 27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les salles de sport en plein essor : simple effet de mode ou véritable changement de mode de vie ?

Von: tmps
02. Juli 2026 um 09:26

Pendant longtemps, les salles de sport étaient principalement fréquentées par des passionnés de musculation ou des sportifs confirmés. Aujourd’hui, leur public s’est considérablement diversifié. Étudiants, cadres, retraités, femmes au foyer ou encore adolescents franchissent désormais les portes des clubs de fitness avec des objectifs très variés. Certains souhaitent perdre du poids, d’autres améliorer leur condition physique, réduire leur stress ou simplement adopter un mode de vie plus sain. Cette évolution s’observe également en Tunisie, où de nombreuses salles ouvrent leurs portes chaque année et où les abonnements connaissent une demande croissante. Cette popularité traduit-elle un simple phénomène de mode ou annonce-t-elle un changement durable des habitudes de vie ?

Une nouvelle culture du bien-être

La pratique sportive n’est plus seulement associée à la recherche d’un physique parfait. Depuis plusieurs années, les professionnels de la santé rappellent les nombreux bénéfices d’une activité physique régulière sur l’organisme. Le sport contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité et certaines pathologies chroniques. Il améliore également le sommeil, réduit le stress, diminue les symptômes de l’anxiété et favorise une meilleure santé mentale. Cette prise de conscience s’est largement diffusée grâce aux campagnes de prévention, aux réseaux sociaux et à la multiplication des contenus consacrés au bien-être. Les coachs sportifs, les nutritionnistes et les médecins insistent désormais davantage sur l’importance d’intégrer l’exercice physique dans le quotidien plutôt que de rechercher uniquement des performances sportives ou esthétiques. En Tunisie, cette évolution est particulièrement visible chez les jeunes actifs, souvent confrontés à un mode de vie sédentaire marqué par de longues heures passées devant un ordinateur. Après une journée de travail, la salle de sport apparaît comme un moyen de se défouler, de retrouver de l’énergie et de préserver sa santé.

Des salles qui se réinventent pour séduire un public plus large

Face à cette demande croissante, les salles de sport ont profondément transformé leur offre. Les établissements ne proposent plus uniquement des appareils de musculation. Les cours collectifs occupent désormais une place centrale avec des disciplines variées comme le yoga, le Pilates, le cycling, le CrossFit, la danse fitness, les entraînements fonctionnels ou encore les séances de renforcement musculaire adaptées à tous les niveaux. Certaines salles vont plus loin en proposant un accompagnement global. Bilans corporels, programmes nutritionnels, coaching personnalisé, applications mobiles de suivi des performances et espaces de récupération permettent aux adhérents de bénéficier d’un encadrement complet. Les femmes représentent aujourd’hui une part importante de cette clientèle. Beaucoup recherchent un environnement rassurant où elles peuvent pratiquer une activité physique adaptée à leurs objectifs, qu’il s’agisse de remise en forme, de tonification musculaire ou simplement de bien-être. Plusieurs établissements proposent d’ailleurs des espaces réservés aux femmes ou des cours spécialement conçus pour elles.

Les réseaux sociaux, moteur de motivation mais aussi de pression

Impossible d’évoquer le succès des salles de sport sans parler de l’influence des réseaux sociaux. Ces derniers regorgent de vidéos d’entraînement, de conseils nutritionnels et de transformations physiques spectaculaires. Les influenceurs spécialisés dans le fitness partagent quotidiennement leurs séances et encouragent leurs abonnés à adopter un mode de vie plus actif. Cette visibilité contribue incontestablement à démocratiser la pratique sportive. Beaucoup de personnes franchissent le pas après avoir découvert des exercices accessibles ou des témoignages inspirants. Les salles de sport elles-mêmes utilisent les réseaux sociaux pour présenter leurs installations, promouvoir leurs offres ou mettre en avant les réussites de leurs adhérents. Cependant, cette exposition permanente peut aussi générer une certaine pression. Les images de corps parfaitement sculptés ou les défis sportifs parfois irréalistes peuvent décourager certaines personnes qui comparent leurs résultats à ceux affichés en ligne. Les spécialistes rappellent pourtant que chaque individu évolue à son propre rythme et que la priorité reste la santé plutôt que la recherche d’un idéal esthétique.

Une pratique qui résiste malgré les contraintes économiques

Le contexte économique actuel pourrait laisser penser que les dépenses consacrées au sport seraient les premières à être supprimées du budget des ménages. Pourtant, de nombreux adhérents choisissent de maintenir leur abonnement malgré l’augmentation du coût de la vie. Cette fidélité s’explique en partie par le fait que la salle de sport est désormais perçue comme un investissement dans la santé plutôt qu’une simple activité de loisirs. Beaucoup considèrent qu’une activité physique régulière permet de prévenir certains problèmes médicaux et d’améliorer durablement leur qualité de vie. Les établissements se sont également adaptés en proposant des abonnements plus flexibles, des forfaits mensuels ou encore des promotions saisonnières afin de toucher un public plus large. Cette diversification de l’offre contribue à maintenir l’attractivité du secteur malgré les difficultés économiques.

Un changement qui semble s’installer durablement

Si certaines personnes s’inscrivent encore dans les salles de sport par effet de mode ou à l’approche de l’été, la tendance générale semble beaucoup plus profonde. Les habitudes évoluent progressivement vers une meilleure prise en compte de la santé physique et mentale. Le sport s’intègre désormais dans le quotidien au même titre qu’une alimentation équilibrée ou qu’un sommeil de qualité. Les entreprises encouragent également cette évolution en mettant en place des programmes de bien-être pour leurs salariés, tandis que les professionnels de santé recommandent de plus en plus souvent une activité physique régulière comme complément aux traitements médicaux.

En Tunisie, cette dynamique devrait continuer à se développer avec l’arrivée de nouveaux concepts, l’ouverture de salles plus spécialisées et l’intérêt grandissant des jeunes générations pour le bien-être. Le défi sera désormais de rendre cette pratique accessible au plus grand nombre, notamment dans les régions où les infrastructures restent insuffisantes. L’essor actuel des salles de sport ne semble donc pas être un simple phénomène passager. Il reflète une évolution plus profonde des mentalités, où prendre soin de sa santé devient une priorité. Si l’esthétique continue de motiver une partie des pratiquants, elle n’est plus la seule raison qui pousse les Tunisiens à enfiler leurs baskets. La recherche d’un meilleur équilibre de vie, d’une meilleure condition physique et d’un bien-être durable apparaît désormais comme le véritable moteur de cette transformation. Si cette dynamique se confirme dans les années à venir, les salles de sport pourraient devenir, au même titre que les centres de santé ou les espaces culturels, des lieux incontournables du quotidien.

Leila SELMI

L’article Les salles de sport en plein essor : simple effet de mode ou véritable changement de mode de vie ? est apparu en premier sur Le Temps News.

❌