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Automobile, IA, pharmacie : 160 entreprises italiennes prospectent la Tunisie

24. Juni 2026 um 15:34

La Tunisie cherche à attirer davantage d’investissements italiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Réunis à Tunis à l’occasion du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, plus de 160 chefs d’entreprise italiens sont venus explorer les opportunités offertes par le marché tunisien dans des domaines stratégiques allant des composants automobiles à l’intelligence artificielle, en passant par l’industrie pharmaceutique et la logistique.

Une forte mobilisation du patronat italien

Les travaux du Forum économique et d’affaires tuniso-italien se sont ouverts mercredi à Tunis en présence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, et de responsables italiens, dont le vice-ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.

Dans une déclaration accordée à Mosaique FM, Denise Salustri, secrétaire générale de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie, a indiqué que plus de 160 hommes d’affaires italiens participent à cette rencontre économique destinée à renforcer les échanges et les partenariats entre les entreprises des deux pays et dont les travaux ont démarré aujourd’hui.

L’objectif est de permettre aux investisseurs italiens de mieux appréhender le climat des affaires en Tunisie et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération dans un contexte marqué par le développement des relations économiques entre Tunis et Rome.

Des secteurs stratégiques dans le viseur

Les discussions portent sur plusieurs filières jugées porteuses pour les deux économies.

Le secteur des composants automobiles figure parmi les principaux domaines ciblés, alors que la Tunisie cherche à consolider sa place dans les chaînes de valeur industrielles européennes.

L’intelligence artificielle, l’industrie pharmaceutique, le textile, l’agriculture, les infrastructures et la logistique font également partie des secteurs présentés aux investisseurs italiens.

Cette diversité reflète la volonté des deux pays d’élargir leur coopération au-delà des activités traditionnelles et de développer des projets dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

L’Italie confirme son intérêt pour la Tunisie

La présence d’une importante délégation d’entrepreneurs italiens témoigne de l’intérêt croissant accordé à la Tunisie comme plateforme de production et d’exportation vers les marchés européen et africain.

Pour les autorités tunisiennes, ce forum constitue une occasion de promouvoir les atouts du pays auprès d’investisseurs susceptibles de contribuer à la création d’emplois, au transfert de technologies et au développement de nouvelles activités industrielles.

Au-delà des rencontres institutionnelles, l’enjeu est désormais de transformer ces contacts en partenariats concrets et en projets d’investissement capables de renforcer davantage les liens économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

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L’huile d’olive tunisienne bat des records… au profit des embouteilleurs étrangers

24. Juni 2026 um 14:36

Avec plus de 4 milliards de dinars de recettes générés en seulement sept mois, l’huile d’olive tunisienne réalise l’une de ses meilleures campagnes à l’exportation. Pourtant, derrière cette performance historique se cache une faiblesse persistante : l’essentiel de cette production continue de quitter le pays en vrac, laissant à d’autres le soin de l’embouteiller, de la commercialiser et d’en capter une grande partie de la valeur ajoutée.

Des exportations record portées par une récolte exceptionnelle

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes des exportations d’huile d’olive ont atteint 4,06 milliards de dinars entre novembre 2025 et mai 2026, contre 2,8 milliards de dinars un an plus tôt, soit une progression de 44,9%.

Cette envolée s’explique principalement par la forte hausse des volumes exportés. En sept mois, la Tunisie a expédié 327.400 tonnes d’huile d’olive sur les marchés internationaux, contre 207.300 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de près de 58%.

La catégorie extra vierge représente à elle seule plus de 83% des exportations, confirmant la place de la Tunisie parmi les grands producteurs mondiaux d’huile d’olive de qualité.

Le paradoxe tunisien : produire, exporter… puis laisser les autres valoriser

Malgré ces performances, la structure des exportations reste pratiquement inchangée.

Près de 87,1% de l’huile d’olive tunisienne est encore exportée en vrac, contre seulement 12,9% sous forme conditionnée. Une proportion quasiment identique à celle enregistrée lors de la campagne précédente.

Ce constat signifie que la majorité de l’huile tunisienne est achetée par des opérateurs étrangers qui l’embouteillent, la commercialisent sous leurs propres marques et captent ainsi l’essentiel de la valeur liée au marketing, à la distribution et au positionnement commercial.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que l’huile conditionnée génère davantage de valeur. Pourtant, elle ne représente que 17,2% des recettes totales d’exportation.

L’Espagne et l’Italie, premiers bénéficiaires du vrac tunisien

Comme chaque année, les principaux débouchés de l’huile tunisienne demeurent les marchés européens.

L’Union européenne absorbe à elle seule 57,8% des exportations tunisiennes. L’Espagne arrive largement en tête avec 33,6% des volumes exportés, suivie de l’Italie avec 19,5%, puis des États-Unis avec 18,3%.

Ces chiffres illustrent le rôle central joué par les grands pays conditionneurs du bassin méditerranéen, qui utilisent une partie des huiles importées pour alimenter leurs chaînes de commercialisation destinées aux marchés internationaux.

Même le bio peine à sortir du modèle du vrac

Le constat est similaire pour l’huile d’olive biologique, pourtant considérée comme l’un des segments les plus porteurs de la filière.

Au cours des sept premiers mois de la campagne, les exportations de bio ont atteint 44.500 tonnes pour une valeur de 583,4 millions de dinars.

Mais là encore, la part du conditionné demeure marginale. Seulement 5,5% des volumes biologiques exportés quittent le pays sous forme emballée et prête à la consommation.

L’Italie reste le premier client de l’huile d’olive biologique tunisienne avec 38% des quantités exportées, devant l’Espagne, les États-Unis et la France.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 confirment la puissance de production et d’exportation de la filière tunisienne. Ils mettent également en lumière un défi qui reste entier depuis plusieurs années : transformer le succès des volumes en création de valeur.

Car si la Tunisie figure parmi les grands exportateurs mondiaux d’huile d’olive, la bataille de la marque, du conditionnement et de la valorisation commerciale continue largement de se jouer hors de ses frontières.

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MEDUSA : Orange Tunisie renforce la connectivité internationale du pays

24. Juni 2026 um 12:32

Orange Tunisie a annoncé la mise en service opérationnelle du câble sous-marin MEDUSA, une infrastructure stratégique qui renforce la connectivité internationale du pays et consolide sa position de hub numérique entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen. Déployé depuis la station d’atterrissement de Bizerte, ce projet marque une étape majeure dans le développement des infrastructures numériques nationales.

MEDUSA, une nouvelle dorsale numérique en Méditerranée

Après son atterrissement à Bizerte le 1er novembre 2025, le câble MEDUSA est désormais pleinement opérationnel et transporte ses premiers flux de trafic international.

Développé par Medusa Submarine Cable System, ce réseau de fibre optique sous-marine s’étend à terme sur plus de 8000 kilomètres et relie jusqu’à treize pays en Europe du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le système repose sur quatre paires de fibres optiques pour la Tunisie, avec une capacité de 24 térabits par seconde par paire, offrant des performances adaptées à la croissance rapide des usages numériques.

Une infrastructure stratégique pour la souveraineté numérique

Orange Tunisie est propriétaire de la section tunisienne du câble ainsi que de la station d’atterrissement de Bizerte, confirmant sa stratégie d’investissement dans des infrastructures critiques de dernière génération.

Cette nouvelle « autoroute numérique » permet d’augmenter significativement les capacités internationales du pays, tout en diversifiant les routes de connexion afin de renforcer la résilience des échanges de données.

Elle offre également des liaisons sécurisées vers les principaux hubs numériques européens, un enjeu clé pour les opérateurs, les administrations et les entreprises tunisiennes.

Un impact direct sur la qualité d’Internet et les usages numériques

La mise en service de MEDUSA devrait améliorer la qualité globale de la connectivité en Tunisie, grâce à une capacité accrue et à une meilleure redondance des connexions internationales.

Cette évolution est appelée à soutenir la croissance des usages numériques, notamment dans les domaines du cloud, des centres de données, de l’intelligence artificielle et des services en ligne à forte intensité de trafic.

Elle répond également aux besoins croissants des acteurs économiques en matière de stabilité, de sécurité et de performance des échanges numériques.

La Tunisie confirmée comme hub régional

Au-delà de l’amélioration technique, ce projet renforce l’ambition de positionner la Tunisie comme un carrefour numérique régional reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

En facilitant les échanges de données et en améliorant l’attractivité des infrastructures locales, MEDUSA constitue un levier de compétitivité pour l’économie numérique tunisienne et pour l’investissement international dans le secteur technologique.

Ce nouveau câble s’ajoute à DIDON, déjà mis en service en 2014, et s’inscrit dans la stratégie d’investissement de long terme d’Orange Tunisie dans les infrastructures internationales.

L’opérateur affirme ainsi sa volonté d’accompagner la montée en puissance des usages numériques et de doter le pays d’infrastructures conformes aux standards internationaux les plus avancés.

À cette occasion, le directeur général d’Orange Tunisie, Stéphane Varret, a souligné que :

« La mise en service du câble MEDUSA marque une étape structurante pour Orange Tunisie et pour l’ensemble de l’écosystème numérique tunisien. En tant que propriétaire de la section tunisienne du câble et de la station d’atterrissement de Bizerte, nous investissons durablement dans des infrastructures stratégiques qui permettront d’améliorer la qualité de l’Internet en Tunisie, de renforcer la résilience de nos réseaux internationaux et de rapprocher davantage les deux rives de la Méditerranée. Cet investissement confirme notre ambition de faire de la Tunisie un hub numérique incontournable entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. »

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Un premier cas suspect d’Ebola détecté en France

24. Juni 2026 um 12:06

Un cas d’infection au virus Ebola a été détecté en France chez un médecin humanitaire de retour de mission. Le patient a été pris en charge dans un dispositif d’isolement strict, tandis que les autorités sanitaires ont activé les protocoles de surveillance et de traçage des contacts.

Un cas importé rapidement isolé

Selon les informations rapportées par la presse française, un médecin humanitaire revenant d’une zone touchée par une épidémie d’Ebola a été diagnostiqué sur le territoire national.

Le patient a immédiatement été pris en charge dans une structure hospitalière spécialisée et placé à l’isolement, conformément aux procédures en vigueur en cas de suspicion de maladie au virus Ebola.

Ce type de dispositif vise à limiter tout risque de transmission secondaire, le virus ne se propageant que par contact direct avec les fluides biologiques d’une personne symptomatique.

Un protocole sanitaire déjà activé en France

Les autorités sanitaires françaises disposent d’un dispositif spécifique de prise en charge des cas suspects ou confirmés d’Ebola, incluant notamment l’isolement immédiat du patient.

La Direction générale de la santé rappelle régulièrement que, même en cas d’importation, le risque de propagation sur le territoire reste considéré comme très faible grâce aux mesures de surveillance et à la capacité d’isolement hospitalier.

Dans le contexte actuel de vigilance renforcée liée à la circulation du virus en Afrique centrale et de l’Est, l’Organisation mondiale de la santé a par ailleurs classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Toutefois, les cas importés d’Ebola restent rares mais possibles, notamment chez les personnels de santé humanitaires intervenant dans des zones épidémiques.

Contrôles sanitaires renforcés en Tunisie

Ce cas intervient dans un contexte de résurgence de foyers épidémiques en Afrique centrale, où le virus continue de circuler par vagues, malgré les progrès réalisés en matière de détection et de prise en charge.

Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont déjà renforcé les contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.

Ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents. Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.

Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.

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Automobile : 1700 recrutements et une filière tunisienne qui vise 150.000 emplois

24. Juni 2026 um 10:48

La filière automobile tunisienne poursuit sa transformation. Réunis à Tunis, pouvoirs publics, industriels et partenaires internationaux ont signé sept conventions destinées à faciliter le recrutement de près de 1700 personnes. Au-delà de ces embauches, le secteur affiche désormais une ambition beaucoup plus large : porter ses effectifs à 150.000 emplois grâce au développement des véhicules électriques, intelligents et des technologies embarquées.

Sept conventions pour rapprocher formation et besoins des entreprises

Présidée mardi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, une journée dédiée à la formation, à l’insertion et au partenariat dans l’industrie automobile a débouché sur la signature de sept accords structurants.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au secteur de l’éducation (PASE-OS3), mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Elle a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, des organisations professionnelles et des partenaires internationaux impliqués dans la filière automobile.

Une convention-cadre a été signée entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, en plus de six conventions spécifiques conclues entre l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et des entreprises du secteur.

Selon les autorités, ces accords devraient permettre la création de plus de 1.700 opportunités d’emploi, en améliorant l’adéquation entre les profils formés et les besoins des industriels.

Un secteur stratégique porté par les véhicules électriques et intelligents

Intervenant à cette occasion, le ministre Riadh Chaoued a insisté sur le caractère stratégique de l’emploi et sur la nécessité d’une mobilisation conjointe entre secteurs public et privé pour répondre aux défis du marché du travail.

Il a souligné l’importance de programmes mieux ciblés, dont celui des « grands recruteurs », afin d’adapter la formation aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers émergents de l’automobile intelligente et électrique.

Le secteur des composants automobiles est aujourd’hui considéré comme l’un des plus dynamiques de l’industrie tunisienne, avec une forte orientation vers les technologies embarquées et les chaînes de valeur à forte intensité technologique.

Une filière à 120.000 emplois et des perspectives d’expansion

La filière automobile tunisienne emploie actuellement environ 120.000 personnes réparties dans près de 300 entreprises, ce qui en fait l’un des principaux employeurs industriels du pays.

Elle occupe également une place importante dans les exportations, portée par des activités telles que le câblage, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les équipements destinés aux constructeurs internationaux.

Dans ce cadre, le ministère de l’Emploi annonce la création de plus de 1.700 recrutements pour l’année 2026 à travers les conventions signées entre l’ANETI et les entreprises du secteur.

Automotive Smart City : vers un écosystème à 150.000 emplois

Au-delà des mesures immédiates, les autorités misent sur le projet « Automotive Smart City », présenté comme un levier de transformation industrielle.

Ce programme vise à structurer un écosystème intégré autour des véhicules électriques, intelligents et des logiciels embarqués, avec un objectif d’investissements estimé à 1,3 milliard de dinars.

Selon le ministère de l’Industrie, ce projet pourrait contribuer à porter le nombre d’emplois liés à la filière automobile à environ 150.000 dans les prochaines années, consolidant ainsi l’ambition de la Tunisie de devenir une plateforme régionale dans ce domaine à forte valeur ajoutée.

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Tunisie – Météo : Chaleur jusqu’à 40°C et risques d’orages accompagnés de grêle

24. Juni 2026 um 08:57

Le temps sera marqué ce mercredi 24 juin par une hausse des températures et le développement de cellules orageuses sur plusieurs régions du pays. Les précipitations, parfois soutenues, concerneront d’abord les zones ouest avant de gagner localement certaines régions de l’est du Nord et du Centre.

Des orages attendus dans l’après-midi

Selon les prévisions météorologiques, le ciel sera partiellement nuageux sur la majeure partie du territoire. Au fil de l’après-midi, des cellules orageuses se formeront sur les régions occidentales et seront accompagnées de pluies localement abondantes.

Ces perturbations pourraient ensuite s’étendre à certaines régions orientales du Nord et du Centre. Des chutes de grêle sont également attendues par endroits.

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré dans un premier temps, avant de se renforcer progressivement.

Sous les orages, des rafales pourront dépasser les 70 km/h, réduisant localement la visibilité et accentuant l’instabilité des conditions météorologiques. En mer, l’état sera peu agité avant de devenir moutonneux puis localement agité sur les côtes nord.

Jusqu’à 40 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 30 et 35 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans le reste du pays, le mercure oscillera entre 36 et 40 degrés, notamment dans les zones exposées à des vents locaux de sirocco, renforçant la sensation de chaleur.

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Affaire « Mnemty » : La Cour d’appel confirme huit ans de prison contre Saadia Mosbah

24. Juni 2026 um 08:53

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi 23 juin 2026, la condamnation de Saadia Mosbah, présidente de l’association « Mnemty », à huit années de prison ferme dans une affaire liée à des accusations de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. La juridiction a validé l’essentiel du jugement rendu en première instance tout en révisant certains aspects concernant plusieurs coaccusés.

Peine confirmée pour la présidente de l’association

Selon une source judiciaire, la Cour d’appel a maintenu la peine de huit ans de prison prononcée contre Saadia Mosbah. Cette condamnation découle d’infractions liées au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite par l’exploitation des facilités accordées au secteur associatif.

Le jugement de première instance avait retenu une peine de cinq ans de prison pour blanchiment d’argent et de trois ans pour enrichissement illicite, assortie de deux amendes de 50.000 dinars et 61.719 dinars.

Arrêtée le 5 mai 2024, elle avait fait l’objet d’un mandat de dépôt le 16 mai 2024.

Des peines réaménagées pour plusieurs coaccusés

La Cour d’appel a toutefois modifié la motivation juridique concernant plusieurs accusés. Elle a estimé que les faits de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite avaient été commis simultanément dans le cadre d’un même dessein.

Sur cette base, la juridiction a appliqué la peine correspondant à l’infraction la plus grave, soit deux ans d’emprisonnement, tout en accordant le sursis à l’exécution de la peine à Zied Rouine, Amina Boukamcha, Farès Kablaoui et Hiba Abassi. Les intéressés ont été avertis des conséquences d’une éventuelle récidive durant le délai légal.

Par ailleurs, Zied Rouine a été condamné à une amende de 34.113 dinars et 500 millimes, tandis que Farès Kablaoui devra s’acquitter d’une amende de 23.665 dinars.

Confiscations et privation des droits civiques maintenues

La Cour a également confirmé les autres dispositions du jugement initial. Les sommes d’argent saisies seront confisquées au profit de l’État.

En outre, Saadia Mosbah, Farès Kablaoui, Zied Rouine, Ghofrane Binous et Amina Boukamcha demeurent privés de leur droit de vote et d’éligibilité pendant une période de cinq ans.

Enfin, les décisions de non-lieu total prononcées en faveur d’Ilhem Kaâouachi, Slim Soukni et Rabii Al-Garfi ont été maintenues. Les non-lieux partiels accordés à Hiba Abassi et Amina Boukamcha pour certaines charges ont également été confirmés.

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