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Affaire de « l’appareil secret » : Perpétuité pour Ghannouchi et lourdes condamnations dans un vaste procès

02. Juni 2026 um 20:47

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, mardi soir, ses jugements dans le dossier dit de « l’appareil secret » du mouvement Ennahdha. Les peines prononcées s’étendent de dix ans de prison à la réclusion à perpétuité, parfois assortie de dizaines d’années supplémentaires. L’affaire concerne 35 accusés poursuivis notamment pour des infractions à caractère terroriste.

Des peines allant jusqu’à la perpétuité

Le tribunal a retenu la culpabilité des prévenus pour constitution et adhésion à une organisation terroriste, ainsi que pour la mise à disposition de compétences et d’expertises au profit d’une entité terroriste, en plus d’autres infractions prévues par la législation antiterroriste.

Les sanctions les plus lourdes ont été prononcées contre Mustapha Khedher, condamné à la perpétuité assortie de 96 ans de prison. Plusieurs accusés, dont Ridha Barouni, Tahar Boubehri, Kamel Aïfi et sept autres personnes, ont également été condamnés à la perpétuité assortie de 76 ans de prison.

D’autres peines importantes ont été prononcées, notamment la perpétuité assortie de 50 ans pour Fethi Beldi, 37 ans pour Abdelaziz Daghsni, 32 ans pour Kamel Bedoui et 30 ans pour Samir Hannachi.

La réclusion à vie pour Ghannouchi

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été condamné à la perpétuité assortie de 30 ans de prison. L’ancien chef de gouvernement Ali Laarayedh a, pour sa part, écopé de 42 ans de prison.

Parmi les autres condamnations, Kaïs Bakkar a été condamné à 48 ans de prison, Belhassen Nakkache à 46 ans, Ali Ferchichi à 34 ans, tandis que d’autres accusés ont reçu des peines comprises entre 10 et 18 ans.

Un dossier ouvert depuis 2022

L’affaire a été ouverte début 2022 à la suite d’une plainte déposée par le ministère public et le collectif de défense des dirigeants politiques assassinés Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Le collectif accuse la structure dite de l’« appareil secret » d’implication dans les assassinats des deux opposants, ainsi que d’activités d’espionnage et d’infiltration des institutions de l’État.

Les accusateurs soutiennent que certains dirigeants du mouvement Ennahdha, dont Rached Ghannouchi, supervisaient cette structure. Le mouvement, de son côté, a toujours rejeté ces accusations, les qualifiant de politiques.

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Industrie automobile : FORVIA envisage de renforcer sa présence en Tunisie

02. Juni 2026 um 19:49

Le groupe français FORVIA, spécialisé dans les composants automobiles, envisage de développer davantage ses activités en Tunisie. Cette perspective a été évoquée lors d’une réunion entre ses responsables et le ministre de l’Économie et de la Planification, consacrée au bilan des filiales tunisiennes du groupe et aux opportunités d’investissement dans le secteur.

Les perspectives de développement du groupe français FORVIA en Tunisie ont été examinées lors d’une réunion tenue entre le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et une délégation du leader mondial des composants automobiles, conduite par son directeur général des opérations, Olivier Lefebvre.

La réunion s’est tenue en présence du directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), du chargé de la gestion de l’Instance tunisienne de l’investissement (TIA) ainsi que du directeur général du climat des affaires au ministère.

Deux filiales et plus de 1000 emplois

Présent en Tunisie à travers deux filiales, FORVIA emploie plus d’un millier de personnes.

La première est spécialisée dans la fabrication de housses de sièges automobiles et compte près de 800 employés. La seconde intervient dans les domaines des systèmes d’information, de la digitalisation et de l’innovation appliquées à l’industrie automobile, avec un effectif d’environ 250 ingénieurs et techniciens.

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À cette occasion, Samir Abdelhafidh a salué les performances réalisées par les deux entités depuis leur implantation en Tunisie.

La Tunisie met en avant ses atouts

Le ministre a souligné plusieurs facteurs favorables à l’investissement, notamment la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, la stabilité politique et sociale du pays, sa position géographique stratégique ainsi que son expertise reconnue dans l’industrie des composants automobiles.

Il a également réaffirmé l’engagement de son département à accompagner l’entreprise dans la réalisation de ses projets et à lui fournir les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.

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FORVIA satisfaite de ses résultats

De son côté, Olivier Lefebvre a présenté les activités du groupe et ses orientations stratégiques dans un secteur en pleine mutation.

Le responsable a exprimé sa satisfaction quant aux performances enregistrées par les deux filiales tunisiennes, estimant que les résultats obtenus constituent un signal positif en faveur d’un développement futur des activités du groupe en Tunisie.

Cette perspective conforte la place de la Tunisie parmi les destinations attractives pour les investissements liés à l’industrie automobile et aux activités à forte valeur ajoutée.

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La Tunisienne Aziza Seddik entre dans l’histoire de l’aviation civile mondiale

02. Juni 2026 um 18:52

Une nouvelle distinction internationale vient couronner les compétences tunisiennes dans le secteur aéronautique. Aziza Seddik a obtenu une prestigieuse accréditation de l’Organisation de l’aviation civile internationale, devenant la première femme au monde à recevoir cette certification en tant que formatrice dans le domaine de la sécurité de l’aviation.

Cette certification concerne la sécurité de l’aviation civile, plus particulièrement son volet théorique, un domaine stratégique pour le développement et la sûreté du transport aérien international.

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Une première mondiale au féminin

Selon un communiqué du Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de l’OACI à Tunis, cette distinction fait d’Aziza Seddik la première femme au monde à décrocher cette accréditation internationale en qualité de formatrice certifiée dans le domaine de l’aviation civile.

Cette reconnaissance consacre un parcours professionnel marqué par l’expertise et l’engagement dans la formation des cadres et spécialistes de la sûreté aérienne.

Un rayonnement accru pour le centre de Tunis

Au-delà de la réussite individuelle, cette accréditation constitue également une nouvelle consécration pour le Centre régional de formation en sûreté de l’aviation de Tunis.

L’institution devrait ainsi renforcer sa visibilité à l’échelle internationale et consolider son statut de centre de référence en matière de formation, de développement des compétences et de renforcement des capacités dans la région.

Une vitrine pour l’expertise tunisienne

Cette distinction devrait également contribuer à valoriser davantage les compétences tunisiennes au sein des programmes de formation de l’OACI.

Elle ouvre la voie à une présence renforcée des experts tunisiens dans les initiatives internationales dédiées au développement du secteur de l’aviation civile, confirmant la capacité de la Tunisie à se positionner parmi les acteurs reconnus dans ce domaine hautement spécialisé.

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Tunisie : 162.435 candidats passent à l’heure du baccalauréat

02. Juni 2026 um 18:32

La session principale du baccalauréat 2026 débute ce mercredi 3 juin en Tunisie. Au total, 162.435 candidats sont attendus dans les centres d’examen à travers le pays. Le ministère de l’Éducation assure avoir finalisé l’ensemble des préparatifs logistiques et sécuritaires afin de garantir le bon déroulement de cette échéance nationale.

Les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat 2026 débutent ce mercredi 3 juin et se poursuivront les 4, 5, 8, 9 et 10 juin. Selon les données communiquées par le ministère de l’Éducation, 162.435 candidats prendront part à cette session à travers l’ensemble du territoire national.

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Parmi eux, 83% sont inscrits dans les établissements secondaires publics, 12% proviennent des lycées privés et 5% se présentent en candidats libres.

Les résultats de cette session principale seront annoncés le 23 juin.

Une importante mobilisation logistique

Pour assurer le bon déroulement des examens, le ministère a mobilisé un vaste dispositif organisationnel comprenant 5988 centres d’examen, 27 centres de dépôt des copies, 7 centres de collecte et de distribution ainsi que 32 centres de correction répartis dans les différentes régions du pays.

Les autorités affirment avoir achevé l’ensemble des préparatifs logistiques et techniques en coordination avec plusieurs ministères et structures concernées.

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Des aménagements pour les candidats à besoins spécifiques

Le ministère a également prévu plusieurs mesures exceptionnelles destinées à faciliter le passage des épreuves pour certains candidats.

Ainsi, les sujets d’examen seront imprimés en caractères agrandis pour 132 candidats, tandis que 54 candidats bénéficieront de sujets transcrits en braille. Par ailleurs, 1127 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chaque épreuve.

Trente candidats composeront depuis des établissements pénitentiaires, alors que trois candidats atteints d’albinisme participeront également à cette session.

L’économie et gestion en tête des effectifs

La répartition des candidats par section montre une prédominance de la filière économie et gestion, qui rassemble 56.201 candidats.

Les autres sections comptent 28.780 candidats en sciences expérimentales ; 26.685 candidats en lettres ; 21.677 candidats en sciences techniques ; 18.916 candidats en sciences informatiques ; 8112 candidats en mathématiques ; et 2064 candidats en sport.

Renforcement des mesures contre la fraude

Le ministère de l’Éducation indique avoir renforcé son dispositif de lutte contre la fraude afin de préserver la crédibilité du diplôme du baccalauréat.

Des sessions de formation ont été organisées au profit du personnel chargé de la surveillance des épreuves. Une coordination accrue a également été mise en place avec les autorités compétentes pour lutter contre les réseaux de commercialisation des moyens de fraude.

Des espaces spécifiques ont par ailleurs été aménagés dans les centres d’examen pour le dépôt des téléphones portables et des appareils électroniques interdits pendant les épreuves.

Le ministère réaffirme enfin son engagement à garantir aux candidats des conditions d’examen normales et équitables, tout en préservant la valeur scientifique et académique du diplôme du baccalauréat tunisien.

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Tunisie : Grève de trois jours annoncée dans les banques et les assurances

02. Juni 2026 um 12:15

Le secteur bancaire et celui des assurances connaîtront une grève générale les 23, 24 et 25 juin 2026. Les syndicats dénoncent la rupture des négociations sociales et réclament l’application des augmentations salariales au titre de 2025.

Un bras de fer social qui s’inscrit dans la durée

Cette nouvelle montée de tension intervient dans la continuité d’un conflit social engagé depuis plusieurs mois dans les banques, les institutions financières et les compagnies d’assurance.

En novembre 2025, le secteur avait déjà connu une grève générale de deux jours à la suite de l’échec des négociations salariales entre les organisations syndicales et patronales. Malgré plusieurs tentatives de reprise du dialogue depuis, aucun accord durable n’a permis de désamorcer les tensions.

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Des revendications centrées sur les salaires

Selon le Secrétaire général de la fédération des banques et institutions financières relevant de l’UGTT, Sami Salhi, une conférence de presse tenue ce mardi au siège de la centrale syndicale, a débouché sur cette mobilisation, qui vise à obtenir la reprise des négociations sociales et l’application des augmentations salariales pour 2025.

La partie syndicale estime que la suspension des discussions constitue une violation de la législation en vigueur ainsi que de la convention collective sectorielle.

Elle juge également que les propositions patronales actuellement avancées — comprises entre 70 et 100 dinars d’augmentation mensuelle — restent largement insuffisantes au regard des performances financières du secteur.

Un secteur bancaire jugé très rentable

Les syndicats s’appuient sur les résultats récents des établissements bancaires pour appuyer leurs revendications. Selon les données de supervision bancaire disponibles de la Banque centrale de Tunisie, le résultat net du secteur avait atteint 1,6 milliard de dinars en 2024, en hausse de 11,9%, avec un produit net bancaire global de 8 035 millions de dinars.

Pour la fédération, ce niveau de rentabilité rend difficilement acceptable une revalorisation limitée à 70-100 dinars par mois.

Un autre point de blocage sur les crédits aux employés

Le communiqué syndical évoque également un différend lié à l’application de l’article 412 du Code de commerce relatif aux crédits accordés aux employés des banques.

La fédération accuse certaines parties patronales de refuser des mesures visant à alléger les charges financières supportées par les salariés du secteur, malgré les bénéfices enregistrés par les établissements bancaires.

Vers de nouvelles actions de protestation

La fédération prévient enfin qu’une série de mouvements de protestation pourrait suivre cette grève, en cas d’absence d’accord sur les revendications en cours.

Les employés du secteur bancaire et financier réaffirment leur rejet de toute proposition jugée insuffisante et maintiennent la pression sur les organisations patronales et les autorités de régulation.

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Affaires BFT et Slim Chiboub : Le procès de Sihem Bensedrine renvoyé au 18 juin

02. Juni 2026 um 11:50

La chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter au 18 juin 2026 l’examen des dossiers visant Sihem Bensedrine.

Sihem Bensedrine a indiqué avoir comparu ce lundi 1er juin 2026 devant la chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis, dans le cadre de deux dossiers judiciaires la concernant.

Une demande de report acceptée par le tribunal

Les affaires en question portent sur le dossier de la Banque franco-tunisienne (BFT), incluant des accusations de falsification présumée du rapport final de l’Instance Vérité et Dignité, ainsi que sur une décision arbitrale liée à l’homme d’affaires Slim Chiboub.

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Selon les éléments rapportés, les avocats de Sihem Bensedrine ont sollicité un report des audiences, estimant ne pas avoir eu accès à l’ensemble des pièces du dossier, lesquelles auraient été transmises à la Cour de cassation.

La juridiction a accepté la demande tout en précisant qu’il s’agirait du dernier report avant les plaidoiries et le prononcé du jugement.

La prochaine audience a finalement été fixée au 18 juin 2026.

Libérée mais interdite de voyage

L’ex-présidente de l’Instance Vérité et Dignité avait été arrêtée le 1er août 2024, à la suite d’un mandat de dépôt émis par le juge d’instruction. Une ancienne fonctionnaire de l’Instance l’accuse d’avoir manipulé des éléments du rapport, notamment en lien avec le contentieux opposant la Tunisie à la Banque franco-tunisienne.

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Sihem Bensedrine a fait l’objet de plusieurs enquêtes devant le Pôle judiciaire économique et financier, portant sur sa gestion de l’Instance Vérité et Dignité. Initialement soumise à un contrôle judiciaire avec interdiction de voyager, elle avait été incarcérée à la suite d’une décision du juge d’instruction, qui avait ordonné la poursuite des investigations.

Dans le cadre de ces affaires, elle passé sept mois en détention avant d’être remise en liberté le 19 février 2025, à la suite de la dégradation de son état de santé. Elle restait toutefois poursuivie dans six affaires distinctes.

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Tunisie – Météo : Orages et pluies annoncées dans le centre-ouest

02. Juni 2026 um 10:19

Des cellules orageuses accompagnées de pluies éparses pourraient se développer cet après-midi sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ailleurs, le temps restera peu à partiellement nuageux avec des températures pouvant atteindre 38°C.

Orages localisés et chaleur jusqu’à 38°C en Tunisie

L’Institut national de la météorologie (INM) prévoit pour ce mardi 2 juin un temps peu à partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire tunisien.

L’après-midi, des cellules orageuses pourraient se former sur les hauteurs du centre-ouest du pays. Ces développements nuageux devraient être accompagnés de pluies éparses dans les zones concernées.

Des températures élevées à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 28 et 33 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans les autres régions, le mercure poursuivra sa hausse pour atteindre des valeurs comprises entre 33 et 38 degrés, traduisant une ambiance relativement chaude pour cette période.

Le vent soufflera du secteur sud. Il sera relativement fort près des côtes Est, tandis qu’il restera faible à modéré sur le reste du territoire.

Selon les prévisions de l’INM, la mer sera peu agitée sur l’ensemble du littoral tunisien.

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Phosphates : Omar Bouzouada prend les commandes de la CPG et du GCT

02. Juni 2026 um 09:51

Les autorités ont procédé à un changement à la tête des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates. Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa et du Groupe chimique tunisien, selon des décrets publiés au Journal officiel de la République tunisienne.

Un changement de gouvernance est intervenu au sein des deux principales entreprises publiques du secteur des phosphates en Tunisie. Selon le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 1er juin 2026, Omar Bouzouada a été nommé président-directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe chimique tunisien (GCT).

Cette nomination est prévue par le décret n°2026-79 du 1er juin 2026.

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Fin de fonctions pour les dirigeants sortants

Dans le même cadre, le décret n°2026-80 met fin aux fonctions d’Abdelkader Amaidi en qualité de directeur général de la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Par ailleurs, le décret n°2026-81 du 1er juin 2026 met également fin aux fonctions de Hédi Youssef en tant que directeur général du Groupe chimique tunisien.

Un secteur stratégique pour l’économie tunisienne

La CPG et le GCT constituent les principaux acteurs de la filière phosphatière tunisienne, un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale en raison de son poids dans les exportations et les recettes en devises.

La nomination d’un dirigeant unique à la tête des deux groupes intervient dans un contexte marqué par les enjeux liés à la production, à la transformation et à la valorisation du phosphate tunisien.

La Compagnie des phosphates de Gafsa fait face depuis plusieurs années à une baisse de sa production en raison de mouvements sociaux récurrents, de difficultés logistiques et d’un sous-investissement dans les infrastructures.

Le Groupe chimique tunisien, de son côté, est confronté à des coûts de production élevés, à des contraintes environnementales et à une perte de compétitivité qui affectent ses performances à l’exportation.

Qui est Omar Bouzouada ?

Omar Bouzouada est diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT) en 1991 avec une spécialisation en Génie électrique. Il a directement intégré le ministère de l’Industrie en tant que Directeur des industries du cuir et de la chaussure, avant de mettre le cap sur les industries chimiques au sein de la Direction générale des industries manufacturières.

Il est ensuite nommé Directeur général de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) en 2019, axant principalement son travail sur les politiques de transition digitale, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, et l’attractivité des Investissements Directs étrangers (IDE).

A la tête de la CPG et du GCT, Omar Bouzouada aura notamment pour mission principale d’accroître le rythme de production de phosphate à Gafsa et de moderniser les infrastructures de transformation chimique.

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Affaire des crédits bancaires : Remise en liberté de Hatem Chaâbouni sous caution de 60 MD

02. Juni 2026 um 08:58

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a ordonné, lundi 1er juin 2026, la remise en liberté de l’homme d’affaires Hatem Chaâbouni contre le versement d’une caution de 60 millions de dinars. Il est poursuivi dans une affaire portant sur l’octroi de crédits bancaires présumés irréguliers impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, cette décision intervient alors que l’homme d’affaires est détenu depuis juin 2024 dans le cadre d’un dossier impliquant également d’anciens responsables d’une banque publique.

Une affaire liée à l’octroi de crédits bancaires

L’enquête porte sur des crédits bancaires qui auraient été accordés en violation des procédures et réglementations en vigueur. Les investigations ont conduit à l’incarcération de plusieurs personnes, parmi lesquelles Hatem Chaâbouni et d’anciens cadres de l’établissement bancaire concerné.

À l’issue de l’instruction, les prévenus ont été renvoyés devant la juridiction compétente par la chambre d’accusation afin d’y être jugés.

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Blanchiment d’argent et abus de fonction

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’inculpation, notamment le blanchiment d’argent en bande organisée, l’abus de fonction ainsi que l’exploitation de la qualité de responsable au sein d’une entreprise à participation publique dans le but d’obtenir des avantages indus.

Le dossier comporte également des accusations liées à des actes ayant causé un préjudice à l’administration et à des infractions à la réglementation régissant ce type d’opérations financières.

Les mis en cause sont enfin poursuivis pour complicité dans les faits reprochés, tandis que la procédure judiciaire suit son cours devant la chambre criminelle spécialisée.

Rappel des faits

Hatem Chaâbouni, actif dans les secteurs du fourrage et de la volaille, et trois cadres d’une banque publique dont un ancien directeur général, avaient été arrêtés le 4 juin 2024 pour fraude, détention et utilisation de biens frauduleux, et de blanchiment d’argent. Hatem Chaâbouni avait fait l’objet également d’un deuxième mandat de dépôt pour des infractions administratives.

Lors de son arrestation, Mohamed Zitouna, porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis avait expliqué, que l’affaire remonte à une enquête menée par la première brigade centrale d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale de l’Aouina concernant un homme d’affaires qui aurait utilisé ses entreprises pour effectuer des opérations financières suspectes et blanchir de l’argent, dans le but de légitimer des fonds d’origine douteuse.

Il aurait notamment augmenté le capital d’une banque publique de 25 millions de dinars, payés à partir d’un compte débiteur appartenant à l’une de ses entreprises, et, dans une seconde étape, un prêt bancaire de 11 millions de dinars lui aurait été accordé le même jour que sa contribution au capital, avec la complicité de certains responsables de cette banque, dans le but de légitimer l’augmentation de capital.

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