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Éducation : les enseignants suppléants de 2006 à 2024 réclament la régularisation de leur situation

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 11:32

Des enseignants suppléants ayant travaillé entre 2006 et 2024 ont observé, ce vendredi, un sit-in devant le siège du ministère de l’éducation pour revendiquer la régularisation de leur situation et l’inscription de leurs noms dans la base de données relative à l’intégration.

Dans une déclaration à l’agence TAP, leur coordinatrice nationale, Faten Chennoufi, a souligné leur droit à une réponse officielle concernant les recours qu’ils ont déposés auprès des commissariats régionaux de l’éducation, après leur exclusion de la base de données du ministère de tutelle pour régulariser leur situation en deux tranches.

L’intervenante a estimé que les suppléants ne sont responsables de l’erreur administrative survenue lors du traitement de leurs dossiers, qui a empêché la régularisation de leur situation et leur recrutement, contrairement à leurs collègues.

Leur nombre ne dépasse pas 800, selon ses estimations, alors que les établissements scolaires enregistrent actuellement de nombreux postes vacants dans des matières de base, notamment les mathématiques et l’arabe.

Faten Chennoufi a affirmé que les enseignants concernés disposent de tous les documents attestant qu’ils ont été chargés d’assurer le remplacement des enseignants manquants durant la période prévue par le décret présidentiel n° 21 de 2025, daté du 8 janvier 2025, relatif à l’intégration des instituteurs et des enseignants suppléants dans les écoles primaires, les collèges et les lycées relevant du ministère de l’éducation, pour la période allant de 2006 à 2024.

Elle a également souligné que ces suppléants justifient d’une relation de travail établie conformément à la loi.

La coordinatrice nationale s’est interrogée sur le sort des années consacrées par ces enseignants au travail et à l’attente, relevant que, malgré le respect de toutes les conditions fixées par le décret présidentiel n° 21 de 2025, ils n’ont été retenus dans aucune des deux tranches prévues pour la régularisation de leur situation.

À noter que l’article premier de ce décret prévoit l’intégration, à la date de sa publication, de tous les instituteurs et enseignants suppléants en activité dans les établissements scolaires relevant du ministère de l’éducation.

L’article 2 stipule, quant à lui, que les suppléants qui n’étaient pas en activité à la date de publication du décret seront intégrés à compter du 1er janvier 2026, conformément à la base de la base de données du ministère recensant les personnes chargées d’assurer des cours pour combler les postes vacants depuis le 14 septembre 2006.

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Kaïs Saïed appelle à garantir l’égalité des chances dans l’éducation

Von: tmps
09. Oktober 2026 um 08:12

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, jeudi, 8 octobre courant, au palais de Carthage, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, qui a assuré, en sa qualité de doyenne d’âge, la présidence de la séance inaugurale du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, ainsi que le secrétaire général du Conseil, Mohamed Ali Boughdiri.

Cité dans un communiqué, le chef de l’État a souligné que l’inscription de ce conseil dans le texte de la Constitution, à l’issue de la consultation nationale organisée avant même l’élaboration de la Loi fondamentale du pays, « ne relève pas du hasard ».

Ce conseil étant unique au monde, sa création procède d’une ferme conviction que l’éducation et l’enseignement sont partie intégrante de la sécurité nationale, a-t-il encore renchéri.

Le président Saïed a en outre mis l’accent sur l’impératif d’instaurer un système éducatif national garantissant l’égalité pour tous, appelant à cet égard à inculquer aux jeunes générations les principes de liberté et de justice sociale dès la première année du primaire.

Evoquant les tentatives de réforme du système éducatif engagées par le passé en Tunisie, le président de la République a estimé que celles-ci étaient souvent des manœuvres biaisées et peu innocentes plutôt que des réformes profondes et sérieuses.

Dans le même contexte, il a appelé à la nécessité de créer des clubs culturels au sein des établissements éducatifs et d’assurer le transport, la restauration, l’hébergement, l’habillement et les fournitures scolaires afin de garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’apprentissage en coordination avec les parties concernées.

Le président Saïed a conclu que la Tunisie, qui a été de tout temps un vivier de savants ayant émerveillé le monde, en comptera davantage encore grâce à un système éducatif national démocratique et accessible à tous consacrant l’égalité des chances et traduisant les principes consacrés dans les textes constitutionnels en une réalité concrète et palpable.

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Transport, repas, internats : Les priorités de Kaïs Saïed pour l’école tunisienne

09. Oktober 2026 um 06:53

Le président de la République, Kaïs Saïed, a réaffirmé sa volonté de mettre en place un système éducatif national fondé sur l’égalité des chances et l’accès de tous à l’enseignement. Lors d’une rencontre tenue jeudi 8 octobre 2026 au palais de Carthage avec la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, et le secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, Mohamed Ali Boughdiri, le chef de l’État a souligné le rôle stratégique de l’éducation, qu’il considère comme une composante de la sécurité nationale.

Selon la présidence de la République, Kaïs Saïed a rappelé que l’inscription du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement dans la Constitution répond à une conviction de fond : l’éducation et l’enseignement ne relèvent pas uniquement des politiques sectorielles, mais constituent un enjeu majeur pour l’avenir du pays. Le président a également évoqué les consultations nationales organisées avant l’adoption de la Constitution, estimant que la création de cette instance s’inscrit dans une démarche particulière.

Transport, repas, hébergement : les conditions matérielles au cœur des priorités

Au-delà des principes, le président de la République a insisté sur la nécessité de garantir à tous les élèves les mêmes possibilités d’accès à l’éducation. Il a notamment évoqué le transport scolaire, la restauration, l’hébergement dans les internats, ainsi que la fourniture des vêtements et des fournitures scolaires. Ces mesures devraient être mises en œuvre en coordination avec les différentes parties concernées afin d’améliorer les conditions de scolarisation et d’apprentissage.

Lire aussi : Conseil supérieur de l’Education : Kaïs Saïed au siège de la nouvelle instance

Kaïs Saïed a également appelé à la création de clubs culturels dans les établissements scolaires et à l’intégration, dès la première année de l’enseignement primaire, des principes de liberté, d’émancipation et de justice sociale. Il a, par ailleurs, évoqué les différentes tentatives de réforme du système éducatif tunisien au fil de l’histoire, estimant que certaines n’avaient pas constitué de véritables réformes.

Un système éducatif national, démocratique et accessible à tous

Le chef de l’État a défendu l’objectif d’un système éducatif national, démocratique et accessible à l’ensemble des citoyens, fondé sur l’égalité et l’équité des chances. Il a présenté cette orientation comme un moyen de transformer les principes constitutionnels en réalisations concrètes dans la vie quotidienne des élèves et de leurs familles.

En mettant l’accent sur les conditions sociales de la scolarisation, la culture et les valeurs à transmettre aux jeunes générations, Kaïs Saïed a ainsi placé plusieurs dimensions de la politique éducative au centre de son discours. Reste à traduire ces orientations en mesures opérationnelles, notamment en matière de financement, d’infrastructures scolaires et de soutien aux élèves issus des régions et des milieux les plus défavorisés.

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Tunisie | Calendrier des examens nationaux 2026-2027

04. Oktober 2026 um 11:02

Le ministère de l’Éducation a arrêté le calendrier des examens nationaux pour l’année scolaire 2026-2027, fixant les dates des épreuves écrites, pratiques et orales ainsi que celles de la proclamation des résultats pour les différents niveaux concernés.

Le ministère a précisé que les épreuves écrites de la session principale du baccalauréat se dérouleront les 2, 3, 4, 7, 8 et 9 juin 2027, et que les résultats seront annoncés le 22 juin.

Il a également indiqué que les épreuves de la session de contrôle du baccalauréat sont programmées pour les 28, 29 et 30 juin ainsi que le 1er juillet, avec une proclamation des résultats prévue pour le dimanche 11 juillet.

Par ailleurs, le ministère a précisé que les épreuves de fin d’année en éducation physique s’étaleront du 19 au 30 avril 20, tandis que les épreuves pratiques et orales auront lieu du 13 au 26 mai.

Concernant les examens du diplôme de fin d’études de l’enseignement de base (général et technique), le ministère a programmé les épreuves écrites pour les 17, 18 et 19 juin et a fixé au 5 juillet la date de proclamation des résultats.

Le ministère a ajouté que les épreuves écrites du concours d’accès aux collèges pilotes se tiendront les 21, 22 et 23 juin, et que les résultats seront officiellement annoncés le vendredi 9 juillet 2027.

I. B.

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Le drame de Yakine ou le non confisqué

03. Oktober 2026 um 11:09

À Tunis, une adolescente, Yakine, est devenue le centre d’une enquête pour agression sexuelle présumée. Autour d’elle, versions contradictoires, arrestations, recherches et rumeurs. Mais derrière le fait divers, une question plus silencieuse apparaît : qu’apprenons-nous réellement à nos enfants lorsqu’il s’agit de leur corps, de leurs limites et du refus de l’autre ?

Manel Albouchi *

Dans une époque saturée d’images et de jugements instantanés, la retenue est déjà une responsabilité.

Depuis quelques jours, l’affaire de Yakine, une jeune fille qui a subi des violences ayant nécessité son hospitalisation, suscite une vive émotion en Tunisie. Une société entière s’est mise à regarder. Les spéculations se sont multipliées, des récits se sont construits sur des informations fragmentaires, et plusieurs se sont improvisés profilers en dressant déjà le profil psychologique de personnes dont la responsabilité n’est pas établie par la justice. Mais, l’enquête sur cette affaire délicate se poursuit et nous ne savons pas encore tout.

Entre indignation et intrusion

Regarder sans posséder. C’est ici qu’il faut tracer une frontière nette entre deux mouvements collectifs.

D’un côté, l’opposition saine : poser des balises, refuser la banalisation de la violence, exiger la vérité et protéger les droits fondamentaux.

De l’autre, l’intrusion destructrice : partager photos, prénoms, vidéos et rumeurs. La victime réelle devient alors un personnage collectif, et son intimité, une conversation nationale.

​Cette seconde pente dit quelque chose de notre lien social. Le lynchage médiatique ou virtuel est une pathologie contemporaine : une foule jetée en pâture à l’émotion brute, nourrie par le sensationnalisme, où la justice et la complexité sont étouffées par le vacarme de l’opinion.

​Une mineure victime de violences n’est pas un symbole ou le support de nos colères. Les autorités ont appelé à préserver sa vie privée. Même lorsque nous voulons nous indigner, nous devons respecter ses limites et ne pas transformer son drame en spectacle.

Avant la théorie, il y a un corps. Un corps qui peut être blessé, contraint, et dont le propriétaire devrait rester celui qui l’habite.

Le premier non de l’enfant

Toute l’éducation au consentement commence bien avant l’adolescence, dans les gestes ordinaires : entre «Donne un bisou à…» ; et «Tu veux faire un bisou ?» ; «Non.» «D’accord.»

Ces deux scènes minuscules enseignent une double évidence : mon corps m’appartient ; le corps de l’autre lui appartient.

Le premier «non» de l’enfant est rarement confortable ; l’adulte y voit parfois de l’insolence. Pourtant, respecter le refus de l’enfant ne signifie pas abolir l’autorité. La psychologie du développement distingue avec précision le soutien à l’autonomie du contrôle psychologique. Une vaste méta-analyse portant sur 238 études (Bradshaw et al., American Psychologist, 2025) confirme sur plus de 126 000 participants l’association profonde entre le soutien parental à l’autonomie et l’épanouissement des enfants, tandis que le contrôle psychologique se trouve invariablement lié aux indicateurs de mal-être, et ce, à travers toutes les cultures.

Une autorité juste («Je ne peux pas te laisser faire cela, car c’est dangereux») pose les limites nécessaires à la sécurité.

Le contrôle psychologique («Tu n’as pas le droit de vouloir autre chose que moi») étouffe le sujet.

Le deuxième non

Il existe un apprentissage symétrique, tout aussi difficile : apprendre à recevoir le non de l’autre.

«Je ne veux pas.» Cette phrase peut produire de la déception, de la frustration, parfois de la colère. Mais elle ne constitue pas nécessairement une injustice. L’autre peut ne pas vouloir, ne pas aimer ce que j’aime, refuser mon invitation, interrompre une relation ou ne pas répondre à mon désir. Et je peux souffrir de ce refus sans avoir pour autant un droit sur celui qui me refuse.

Le désir ne crée pas un droit. La frustration ne crée pas une dette chez l’autre. Le refus de l’autre n’est pas automatiquement une attaque contre moi. Mon désir n’est pas ton désir. Ma colère n’est pas ton obligation. Mon corps n’est pas ton territoire, ton corps n’est pas le mien. Je peux t’aimer et accepter ton refus. Tu peux m’aimer et refuser quelque chose.

Cette séparation n’est pas une rupture du lien : elle en est la condition. Car si l’autre doit vouloir ce que je veux pour rester proche de moi, il n’est jamais véritablement autre : il devient une extension de mon désir.

La confiscation du non

​Lorsqu’un enfant apprend de manière répétée à renoncer à ses propres limites (parce que sa colère est systématiquement invalidée ou son refus qualifié d’insolence), il risque d’intégrer que la volonté du plus fort l’emporte toujours.

​Bien entendu, cela ne désigne en rien une fatalité et ne jette le discrédit ni sur les familles ni sur les victimes. Sur le plan clinique, ces contextes de confiscation précoce constituent toutefois un terrain propice où certaines difficultés risquent de se déployer au fil des âges.

A l’adolescence : la vulnérabilité face aux emprises. Faute d’avoir pu expérimenter la valeur de son «non» dans un cadre sécurisant, le jeune adulte en devenir peut se retrouver plus désarmé face aux pressions extérieures, s’exposant plus facilement à des influences ou à des dynamiques d’emprise.

​En couple : les tourments de la dépendance affective. Plus tard, l’adulte risque de s’oublier dans ses relations amoureuses par peur panique du rejet. Par un mouvement symétrique, l’absence d’exposition au «non» de l’autre rend parfois la frustration intolérable, faisant basculer la relation entre angoisse fusionnelle et besoin de contrôle.

Au travail : l’épuisement et le faux-self. Cette incapacité à poser des limites peut mener à une suradaptation chronique. L’adulte endosse alors un «faux-self », ce masque social et protecteur façonné pour plaire et répondre aux attentes de la performance, au risque de s’épuiser, voire de glisser vers le burn-out par peur de l’exclusion.

​Dans la relation parentale : l’enfant comme extension. C’est parfois là que la boucle se boucle. Un parent lui-même carencé dans son histoire personnelle peut tisser un lien fusionnel où l’enfant est inconsciemment perçu comme une extension de soi. Le moindre «non» de l’enfant est alors vécu non comme une saine étape d’individuation, mais comme une menace existentielle.

​Du foyer à la société

​Ce qui se tisse dans l’intimité du foyer résonne inévitablement au-delà de ses murs. Une éducation qui confisque la nuance et le refus cultive insensiblement un terreau de docilité, où l’obéissance finit par l’emporter sur l’esprit critique. Le pli pris face à l’injonction absolue («parce que je l’ai dit») prépare le terrain à d’autres formes de soumission face au dogme ou à l’arbitraire.

​De même, à plus grande échelle, les structures pyramidales ou les climats sous tension partagent parfois cette même allergie à la contradiction : lorsque le désaccord est reçu non comme un dialogue, mais comme une insubordination, c’est toute la vitalité démocratique qui s’étiole. L’intolérance au «non» (qu’elle s’exerce à l’échelle d’une maison ou dans les rouages du pouvoir obéit toujours à la même grammaire de l’emprise.

​Qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?

​L’enjeu éducatif n’est ni de supprimer l’autorité ni de fabriquer des enfants qui disent non à tout, mais de construire une relation où l’enfant comprend que son non compte, que celui de l’autre compte aussi, et qu’il peut être frustré sans être victime d’une injustice.

​C’est là que l’autonomie rencontre l’empathie. Alors, la véritable question que nous laisse l’affaire de Yakine n’est pas seulement «comment en sommes-nous arrivés là ?», mais plus profondément : qu’apprenons-nous à nos enfants lorsqu’ils disent non ?

​Car un enfant à qui l’on apprend que son non a une valeur comprend aussi que celui de l’autre compte. Et la culture du consentement commence exactement là : dans la façon dont un adulte, face à un enfant qui refuse, sait répondre simplement : «D’accord. J’ai entendu.»

 * Psychothérapeute.

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