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Nostalgies : Le Chantilly et le craquant des kakis

23. September 2026 um 09:19

Le Chantilly de nos jeunes années se trouve toujours à la rue d’Alger.

Les rideaux baissés cachent une multitude de souvenirs qui justement ont eu pour théâtre ce café et la librairie juste en face. Lycéens, nous venions souvent nous asseoir sur les hauts tabourets du Chantilly, devant des tables en formica, en cohabitation avec ceux, plus nombreux, qui venaient pour l’apéritif. Je me souviens des gâteaux secs qui remplissaient plusieurs tiroirs et de la kemia composée d’olives, de fenouil et de kaki que les garçons nous refilaient avec notre café crème.

Faisant mine de réviser nos cours, nous parlions littérature et aussi politique avec les étudiants des facultés qui se trouvaient à proximité. Nous étions une bande d’ados, filles et garçons, plutôt intellos et flower power. Nos cafés de prédilection se nommaient Chez les Nègres, Le Carthago, le Concorde et rarement, il nous arrivait de fréquenter le Tunis Club et le Café de Paris.

Alors que je quitte mon ami, j’ai l’esprit plein de kakis de toutes les formes : bâtonnets, bracelets et aussi tressés de manière comparable au pain azyme. Souvent, il m’arrive de m’arrêter à la boulangerie Memmi pour acheter des kakis en pièces qu’on dirait extraites d’un jeu d’osselets. Dans ce cas, cela signifie que je vais atterrir au bistrot du coin où je partagerai mes précieux kakis avec l’un de mes amis.

J’attends aussi d’être à Djerba pour goûter aux incomparables kakis de Youna que je ramène à Tunis par dizaines de sachets. Je suis sûr que nous sommes nombreux à ressentir cette nostalgie des kakis : elle nous vient autant de nos enfances que de la permanence de ces croustillantes madeleines. Sans compter avec l’image iconique de ceux qui les revendaient dans les rues à tous les titis de Tunis.

Qu’ils soient en forme d’anneaux ou de bâtonnets, de dés ou plus rarement de galettes, ces kakis sont un incontournable, aussi bien pour les enfants que les adultes.

Le marchand de kakis avec sa corbeille qu’il trimbale devant les écoles tombe sous le sens. C’est l’un des personnages qui, de tous temps, hante les villes tunisiennes. Et, de nos jours encore, les marchands de kakis sont au coin de chaque rue.

Dans les quartiers de Tunis, quelques fours continuent à cuire les kakis dans de grands plateaux noirs. Et certaines enseignes sont les spécialistes incontestés du kaki, à l’image de la boulangerie Jeannot Memmi, dont on dit que ses kakis sont les meilleurs de Tunis. D’ailleurs, on vient de loin pour les acheter au kilo, juste dorés à point et croustillants à souhait.

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Roman : Une saga sicilienne en Tunisie

22. September 2026 um 08:52

Longue conversation au téléphone avec Agnès Jésupret. Mon interlocutrice vit à Marseille et a récemment publié un roman poignant dans lequel elle retrace le vécu de familles siciliennes en Tunisie. Nous parlons de son livre et aussi de ses projets à venir. Ce que je ne lui ai pas dit, c’est que j’avais appris la parution de son roman de manière totalement fortuite alors que j’étais attablé en compagnie d’un ami, au bistrot la Victoire, à la Goulette.

Un voyageur assis à la table voisine avait réalisé que notre conversation portait sur la Sicile et m’avait tendu Les Os noirs qu’il était en train de lire. J’avais alors rapidement feuilleté l’ouvrage, avait constaté son importance collective et avais pris note du titre du livre et de son éditeur. Quelques jours plus tard, je suis parvenu à me procurer l’unique copie disponible dans une librairie de Tunis et enthousiaste, avais bu les paroles d’Agnès Jésupret d’un seul trait.

« Les Os noirs » d’Agnès Jésupret nous mène de Caltanissetta, en Sicile, à Grombalia, en Tunisie. Ce premier roman paru aux éditions Liana Levi, raconte une saga familiale qui mène une famille sicilienne en Tunisie, au tout début du vingtième siècle.

En 192 pages d’une densité remarquable, Agnès Jésupret entreprend de raconter une histoire familiale qui commence en 1908 avec l’arrivée en Tunisie d’une famille sicilienne. Dédiant son livre à « tous les migrants du monde, à ceux qui les écoutent et les accueillent », l’auteure fait revivre les heures douces et amères de nombreuses familles dont celle emblématique qui rayonne autour de la nonna Agostina Rubino.

Nés eux-mêmes à Grombalia, dans le Cap Bon tunisien, les parents de la narratrice sont au cœur d’un récit à la fois profondément personnel et universel, comme le suggèrent les mots de Manou Pauwels, placés en exergue de l’ouvrage :  » Une vie, ce n’est pas une succession de faits à l’état brut ».

Selon la présentation de l’éditeur, « Les Os noirs » obéit à la trame suivante : Au crépuscule de sa vie, Clara Ignorante raconte avec nostalgie l’histoire de ses grands-parents siciliens arrivés en Tunisie pour fuir la misère. Sur cette terre que tous se sont appropriée – colons français, migrants italiens, occupants allemands – sa famille connaîtra la prospérité puis la déchéance.

Et de cette terre seront exhumés les os de son père devenus noirs, preuve d’un empoisonnement. Vengeance, trahison ou malédiction? La narratrice qui écoute Clara tente de démêler les fils de sa mémoire, quitte à en exhumer aussi les secrets.

Dans ce premier roman envoûtant et documenté, Agnès Jésupret recolle les morceaux d’un destin fracturé par les aléas de l’Histoire et parvient à restituer une toile de fond qui intéresse aussi bien la Tunisie, la Sicile et la Méditerranée que tous les migrants et les récits de vie dont ils pourraient être les auteurs et narrateurs.

Agnès Jésupret vit à Marseille. Depuis plusieurs années elle met sa plume au service des souvenirs des autres et se définit elle-même comme une «biographe anonyme pour des gens qui le sont tout autant».

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Promenade à la Marsa : Archevêché, Brise marine et Abécédaire

21. September 2026 um 09:41

Je ressens l’équinoxe en mon for intérieur ainsi que l’accomplissement de l’automne, la saison décisive de notre calendrier paysan. Les ciels d’automne sont à nuls autres pareils : on les dirait tatoués de blancheur et allégés par les nuages de pluie. La mer à l’automne joue à l’été indien car les jours lumineux se prolongent jusqu’à la fin novembre lorsque nous basculerons dans l’hiver.

Finalement, je me suis rendu à la paroisse catholique Saint-Cyprien. Simplement pour m’y promener, en quête de paix et de sérénité. Mes manuscrits attendront car j’escompte aussi un crochet par la plage qui en principe est désertée par la foule estivale. Cette paroisse est chargée d’histoire car l’édifice accueillait l’archevêque.

D’ailleurs, la station du train de banlieue a longtemps été nommée l’Archevêché, appellation qui a été troquée pour Sidi Dhrif, l’un des Bienveillants qui avec Sidi Bou Said, Sidi Salah et Sidi Abdelaziz, avait bâti nos sanctuaires à fleur d’écume, le long des falaises de terre rouge, jusqu’à l’appel du large, au niveau de Gammarth.

Œuvre de Kaouther Bahri Darghouth

Se promener dans les vastes jardins de l’Archevêché au petit jour. Se souvenir du Petit Séminaire et marcher en silence par respect pour les moines qui vivent ici en retrait du tumulte de nos existences. Admirer le jeu de la pierre et de la foi visible dans chaque recoin.

Avoir une pensée pour le père Jawad qui, dans quelques heures, accueillera ses ouailles. Se recueillir à la mémoire du père Jean Fontaine qui a vécu ici ses dernières années. Se recueillir tout court car ce lieu jadis mystérieux, m’est devenu familier et se prête à la méditation, assis à l’ombre d’un arbre centenaire, plongé dans la réflexion et les architectures narratives.

Au bord de la mer, le ciel et l’eau se confondent à l’infini de mes yeux. La plage ressemble aux tableaux de Kaouther Bahri Darghouth, une artiste d’une finesse et d’une sensibilité rares. Ses œuvres allient une texture rêche et des plages chromatiques entre mer, sable et limbes. Je me retrouve à méditer face à un tableau que ma mémoire reconstitue y compris avec les personnages légers qui le traversent ou l’habitent.

Et ce matin, je retrouve l’air léger de la Marsa, la brise marine et bientôt le Saf Saf qu’a chanté l’inoubliable Oulaya. Et mon alphabet marsois continue à m’assaillir : Azur, Bessis, Corniche, Dokkana, El Abdellia, Falaise, Golfe, Hafsi, Issaouia, Joseph, Kamila, Louhichi, Mehiri, Nardus, Oueld El Bey, Plaza, Qobbet El Hawa, Raja Hayder, Salem, Tgm, Urbanité, Villas, Wassila, Xénophilie, Yoyo Taieb, Zéphyr.

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Flash, Guyse, Bruno et Foly Photo : Au souvenir des photographes

19. September 2026 um 09:22

Un impromptu avec Mohamed Jouini, reporter photographe que j’ai retrouvé au studio Flash de la rue Lénine, là où il opère. C’est dans ce studio où je viens toujours pour mes photos d’identité depuis une cinquantaine d’années.

Photographes d’origine italienne

J’ai toujours préféré Flash à Guyse ou aux autres enseignes. Enfant, mes parents m’emmenaient au studio Foly Photo qui se trouvait au Palmarium et était animé par un couple allemand. Nous allions aussi chez Bruno, rue d’Algérie, non loin de notre quartier. En cette époque, plusieurs photographes étaient d’origine italienne et avaient pignon sur rue et une réputation non usurpée, surtout pour les photos de mariage.

De la rue Lénine à la rue de Rennes

Dans le temps, le Studio Flash était géré par Roger Pariente auquel avait succédé Antonio Castro. De manière incroyable, alors que je me trouvais à Paris, ayant besoin d’une photocopie, je me suis retrouvé devant monsieur Pariente dans son magasin dans l’une des artères qui traversent la rue de Rennes. Nous avions parlé de Tunis et un peu refait les vies qui nous ont séparés.

La longue carrière de Mohamed Jouini

De manière tout aussi inattendue, je retrouve Mohamed Jouini que j’avais perdu de vue depuis quelques années. Nous larmoyons un peu sur le thème du centre-ville mais trouvons vite des raisons de garder notre optimisme. À la rue Lénine, vaille que vaille, Mohamed Jouini continue sa longue carrière de photographe.

Présence du lycée Carnot

Sur l’avenue de Paris, le lycée Carnot est partout même s’il a été démembré et a changé de nom. Même lorsque je ne fais que passer, mon lycée s’impose toujours à moi : sa silhouette massive, les fantômes que je vois, l’autre versant qui se trouve sur l’avenue Thameur, la rue Guynemer et l’impasse des Entrepreneurs et sa porte dérobée.

Est-ce le marchand d’azeroles qui a réveillé ma mémoire du lycée ? Je ne sais plus mais tout en marchant, un cornet de pommettes à la main, j’ai laissé filer mon esprit jusqu’aux banlieues lointaines du souvenir.

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Sur les routes : Les mosquées ocres des ksours du sud tunisien

18. September 2026 um 11:10

En visitant les ksours dans le sud-est du pays, j’ai toujours cherché à retrouver les mosquées subreptices qui se cachaient dans ces nids d’aigle.

Car si lorsqu’ils se trouvent dans un village, le ksar ou la kalaa sont flanqués d’une mosquée à la blancheur immaculée qui jaillit dans l’ocre, ceux qui sont perchés sur les hauteurs ne peuvent que celer ne serait-ce qu’un oratoire.

Nid d’aigle à la blancheur immaculée

Cette hypothèse, j’ai pu la vérifier à plusieurs reprises, en découvrant d’incroyables « moussala » dans les arcanes des greniers fortifiés des siècles antérieurs.

J’ai ressenti cette révélation à Ksar Jouamaa, non loin de Beni Khedache, lorsque les hasards du chemin m’avaient mené à passer la nuit dans cet édifice alors totalement délaissé.

Au petit matin, dans ce paysage lunaire, j’ai retrouvé creusé dans le roc, la trace d’un mihrab qui ne pouvait qu’indiquer la présence d’une mosquée.

Des traces parfois imperceptibles

Dès lors, comment ne pas communier avec ce dépouillement virginal, cette foi qui par la puissance suggestive d’une cavité indiquait la « kibla » ?

La même vision, bien des années plus tard, m’a saisi à Ksar Hallouf, non loin de Chenini, lorsque je me suis retrouvé devant la même trace. Presque rupestre, dans une paroi où affleuraient des sédiments immémoriaux, la niche d’un mihrab, au cœur d’une mosquée minuscule.

C’était une simple galerie, si étroite que deux personnes tenaient à peine dans sa largeur. Comme un couloir qui avançait dans les entrailles de la montagne, une grotte hors du temps, pour s’élever dans la prière. Comme un contrepoint chaulé, dont la vive blancheur suggérait la sacralité.

Un dépouillement virginal

Ces mosquées des ksours sont depuis lors, l’un de mes horizons qui se confond avec les grottes d’anachorétes. Ce n’est pas autrement que j’imagine les retraites mystiques de Sidi Belhassen et Sidi Bou Said, en leurs collines.

Sur ces monts pelés de la Dorsale tunisienne, les élans intérieurs, l’immersion dans le sacré, les quêtes intimes sont aussi une recherche d’absolus minéraux.

Ces mosquées des confins me le chuchotent et me le psalmodient. Comme la voix d’un orant incrusté dans une pierre ocre mais translucide. Comme ces « mihrab », boussoles pétrifiées, symboles s’il en est de l’Orient magnétique.

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Nostalgies : Entre Théâtre municipal, Marché central et Sidi Mahrez

17. September 2026 um 10:43

Devant le Théâtre municipal. Je retrouve un groupe d’amis en bas des marches et nous entrons dans la Bonbonnière par la porte de la rue de Grèce.

Le hasard fait que mon amie Karolin a travaillé au Berliner Ensemble et qu’elle voue une grande admiration à Bertolt Brecht.

Après un tour dans les allées et le foyer du Théâtre, avec le directeur Abbés Libirsou et l’un de ses assistants, on nous montre une affiche miraculeuse.

Elle témoigne du passage du Berliner Ensemble à Tunis, dans notre Théâtre municipal, pour une représentation du Cercle de craie caucasien, l’une des œuvres majeures du grand Brecht.

Mon amie est aux anges et trouve même des ressemblances entre notre théâtre et celui berlinois où a travaillé Brecht. Nous évoquons les grands travaux du dramaturge allemand et j’évoque la fascination qu’il a exercée sur les gens de théâtre dans la Tunisie des années soixante-dix.

Comment oublier que La Noce du Nouveau Théâtre est une libre adaptation de Brecht ?

Comment oublier que Moncef Souissi ou Ezzeddine Madani étaient marqués par l’écriture brechtienne ?

Comment oublier la sacro-sainte distanciation qui fut le principe théatral de toute une époque qui venait de tourner la page Aly Ben Ayed ?

C’est devant le portrait de ce dernier en Caligula que nous terminons notre visite par des considérations sur la langue de notre théâtre et son tiraillement entre le dialecte tunisien et l’arabe littéraire.

Cap sur le Marché central que nous abordons par la halle aux poissons. Les sardines sont souveraines et le merlan fait bonne figure. Sur un des étals des mains expertes décortiquent des chevrettes et à côté, un commerçant nettoie son stand à grande eau.

Un peu plus loin, halle des fruits et légumes, je découvre les premiers annab de l’année. Ponctuels, ils annoncent la saison des jujubes et des azeroles dont les marchands ont commencé à sillonner les rues, leur couffin à la main.

Nous traversons le marché pour nous rendre à Bab Bhar et empruntons la rue de la Kasbah pour explorer les méandres textiles de Tunis puis rallier Dar El Monastiri et la zaouia de Sidi Mahrez. C’est là que nous accomplissons le rituel de la ziara dans un sanctuaire bondé.

Mes amis s’approchent du cénotaphe après avoir ôté leurs chaussures et s’extasient devant la majesté du lieu.

Alors que nous quittions Sidi Mahrez, une dame âgée, voilée dans son sefsari, engage une brève conversation en langue française. Elle me rappelle la génération de ma grand-mère et toutes mes aïeules dispersées dans l’humus des cimetières.

Elle me suggère aussi que les rencontres inattendues dans ces sanctuaires, ne sont jamais fortuites et nourrissent des impressions de déjà-vu et de mystérieuses apparitions.

Avant de quitter Sidi Mahrez, nous nous arrêtons devant Chokri le confiseur qui nous offre du nougat et des bâtonnets de sésame.

Ce geste réveille en moi le souvenir du smat, ces offrandes bénies que les adultes apportaient aux enfants lorsqu’ils visitaient le mausolée d’un saint personnage.

J’ai pour habitude de répéter que mon premier contact avec la spiritualité était un goût exquis de nougat et cette visite ne déroge pas à cette madeleine proustienne puisque la pâte blanche sertie d’amandes me fait basculer quelques instants dans le territoire de l’enfance.

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Mission économique autrichienne : Énergie, tourisme et 22 entreprises

17. September 2026 um 10:02

Double événement diplomatique pour la Tunisie et l’Autriche en ce mois de septembre avec d’une part, la visite officielle du ministre fédéral autrichien de l’économie, de l’énergie et du tourisme et celle d’une importante mission économique.

C’est le 29 septembre 2026 qu’aura lieu la visite du ministre fédéral autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer.

Le ministre autrichien sera accompagné par une délégation commerciale de haut niveau placée sous la direction de Jochen Danninger, secrétaire général de la Chambre économique fédérale d’Autriche.

Forte de 22 entreprises autrichiennes, la délégation explorera de opportunités commerciales, consolidera ses partenariats existants et connectera l’innovation autrichienne aux marchés tunisien et aussi algérien.

Plusieurs secteurs sont concernés par cette mission économique : Énergie verte & Hydrogène, énergies renouvelables, infrastructures & coopération industrielle, technologies environnementales.

Le programme comprendra des forums économiques, des rencontres ciblées, des discussions politiques et économiques de haut niveau, des visites d’entreprises et des événements de réseautage – avec pour objectif de transformer ces échanges prometteurs en coopérations concrètes.

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Entre Bab Bhar et l’avenue de France

16. September 2026 um 09:07

Le cœur de Tunis ressemble à un cimetière. Il y a quelques années, j’avais eu la même impression en visitant Hammam-Lif, une ville dont la plupart des repères ont été effacés.

Quelques pas sur l’avenue de France me révèlent le délabrement inouï de cette artère pourtant sillonnée chaque jour par des milliers de touristes. Trottoirs crasseux, rideaux de fer baissés, immeubles en pleine débandade : comment accepter que deux édifices en ruines balisent les deux versants de cette avenue ?

Il y a à peine cinquante ans, elle alignait sur ses deux rives le centre culturel américain, le British Council et le Goethe-Institut. Il y a cinquante ans, Saliba, Tournier, Sakati, Ennajah qui furent parmi les plusieurs grandes librairies de Tunis, se trouvaient toutes ici.

Toutes les images de l’avenue de France m’assaillent. Le Café du Maghreb, le kiosque à journaux d’Ali Ben Yahia, madame Cohen Tannugi respectée par tous les riverains, Raymond Barre allant à pied vers le Chez Nous pour y déjeuner, le Café Carthage sous les arcades, la Javanaise et ses glaces, les tissus multicolores du Prince de Galles, le Magasin général bien sûr et aussi les vespasiennes devant lesquelles se bousculaient les cochers du Tunis d’antan.

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Snapshot : En ruines sur l’avenue de la Liberté

15. September 2026 um 09:02

Malgré son style architectural et son caractère, cet édifice de l’avenue de la Liberté est laissé à l’abandon depuis plusieurs années.

L’immeuble tombe en ruines et perd ses balcons dans l’indifférence des passants qui il est vrai, en ont vu d’autres en matière d’anciennes demeures menaçant de s’effondrer.

Cet immeuble se trouve en face de Bourguiba School. Dans le passé, il avait même hébergé des cours de l’Institut des langues vivantes.

Aujourd’hui, cet immeuble est simplement abandonné à son sort.

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