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Le taux de l’épargne nationale à 5,3% en 2025

10. Juli 2026 um 10:28

Si le contexte économique demeure serré, c’est qu’il y a certaines difficultés structurelles qui empêchent l’économie de redémarrer. La première d’entre elle est la faiblesse de l’épargne nationale.

Les dernières années étaient décevantes à ce niveau, et nous avons désormais les chiffres de 2025. Un redressement a été observé à 9 471 MTND, en hausse de 1,5 % par rapport à 2024, mais encore en deçà des 9 828 MTND enregistrés en 2023. Cette légère amélioration s’explique par la hausse de l’épargne intérieure, soutenue par la progression de l’activité économique. La croissance du PIB nominal (+8%) était plus rapide que celle de la consommation (+7,4%). À cela s’ajoute la contribution positive du secteur extérieur, notamment à travers l’augmentation des transferts effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger, qui ont totalisé 11 445 MTND, soit 6,6% du PIB.

L’épargne de l’Administration Centrale a poursuivi son redressement pour la deuxième année consécutive, sous l’effet d’une progression des recettes propres, notamment fiscales, à un rythme plus soutenu que celui des dépenses de fonctionnement. Ainsi, l’excédent des ressources propres et dons par rapport aux dépenses courantes, (y compris les intérêts de la dette) est passé de 409 MTND en 2024 à 903 MTND en 2025.

Toutefois, par rapport au RNDB, le taux de l’épargne nationale a reculé à 5,3 % contre 5,6 % en 2024.

Globalement, ce niveau demeure faible et n’a permis de couvrir que 9,3% des dépenses d’équipement, contre 4,1% en 2024. D’ailleurs, le taux de financement intérieur de la FBCF, il a connu une baisse, revenant de 38,4% contre 35,4% une année auparavant. L’objectif de 2026 est d’atteindre une épargne de 11 021 MTND, soit un taux d’épargne de 5,7 %.

L’insuffisance de l’épargne intérieure est structurelle, liée notamment à la faiblesse des revenus, à une propension élevée à la consommation et à des déséquilibres budgétaires persistants. Dans ces conditions, le financement de la FBCF continue de dépendre largement des ressources extérieures, notamment à travers l’endettement extérieur et les flux nets d’investissements étrangers. C’est pourquoi l’endettement extérieur demeure vitale pour la croissance économique. Il faut juste l’orienter vers la création de valeur, pas vers les dépenses courantes.

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Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents

17. Juni 2026 um 10:08

Le « tableau de bord sur la compétitivité tunisienne de l’économie tunisienne » réalisé par l’ITCEQ en mai 2026 indique que les indicateurs de compétitivité de l’économie tunisienne montrent des évolutions différenciées sur la période récente.

Le PIB de la Tunisie progresse de 0,2 % en 2023 à 1,6 % en 2024 puis 3,2 % en 2025. Et ce, dans un contexte de reprise progressive de l’activité industrielle, de regain de certains secteurs exportateurs et de raffermissement de la demande intérieure.

Sur le plan externe, la part de marché des biens tunisiens sur le marché de l’Union européenne s’établit à 0,52 % en 2023 puis 0,53 % en 2024; contre 0,42 % en 2022. Une évolution associée notamment à la hausse des exportations d’huile d’olive liée à l’augmentation du prix moyen à l’export. La part de marché interne passe quant à elle de 43,1 % en 2022 à 51,6 % en 2025.

De son côté, le compte extérieur courant enregistre une amélioration avec un déficit moyen de 2,1 % entre 2023 et 2025, contre 6,9 % sur la période 2020-2022, en lien avec la reprise du secteur touristique et la hausse des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger.

Pour sa part, le déficit budgétaire recule de 9,7 % du PIB en 2020 à 5,4 % en 2025, sous l’effet de l’évolution des recettes fiscales, de la maîtrise de la masse salariale et de la baisse des dépenses de compensation, notamment énergétiques.

Quant à l’endettement extérieur exprimé en pourcentage du revenu national brut disponible, il diminue de 62,7 % en 2020 à 44,1 % en 2024. Et ce, dans un contexte de remboursement du principal de la dette extérieure à long terme et de recours accru aux emprunts intérieurs. L’inflation atteint 8,3 % en 2022 puis 9,4 % en 2023, avant de reculer à 5,3 % en 2025.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers représentent 1,9 % du PIB en 2025 contre 1,3 % en 2023; et 11,5 % de la formation brute de capital fixe contre 8,1 % en 2023, avec une concentration dans le secteur manufacturier, suivi de l’énergie et des services. Le taux d’investissement demeure à 16 % du PIB sur la période 2021-2025. Tandis que l’ICOR recule pour atteindre 5,5 en 2025. Le taux d’épargne nationale se situe à 5 % en 2024 et 6 % en 2025.

La pression fiscale s’établit à 25,4 % en 2023, 25,1 % en 2024 et 24,7 % en 2025. La part des créances impayées passe de 15,7 % en 2024 à 16,8 % en 2025. Le marché boursier enregistre une progression avec un volume des transactions de titres à 2,9 % du PIB en 2025 contre 1,8 % en 2023, et une capitalisation boursière à 18,9 % du PIB contre 16 % en 2023.

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