Normale Ansicht

Snapshot : La trace du boulanger Matteo Musso

24. Mai 2026 um 10:11

Chaque trace compte, chaque bribe porte une histoire. Au 28, rue de la Sebkha, la boulangerie de Matteo Musso affiche encore sa devanture en lettres céramiques.

Encore une mémoire sicilienne, celle d’un quartier entier, celle du pain qu’on pétrit et qui nourrit. Que de boulangers italiens peuplent la petite histoire de Tunis ! Ils étaient nombreux à fabriquer le pain que nous nommons « talian » dans des fours qui subsistent encore.

Remonter la rue de la Sebkha est un parcours inépuisable, une incursion dans le passé proche, un voyage dans nos Siciles intimes.

Lire aussi : Le goût du pain : Smid, Tbaq, Mbassess, Flûte et Viennois!

L’article Snapshot : La trace du boulanger Matteo Musso est apparu en premier sur webdo.

Everyday Tunisians : Quand Abdessatar veille sur Sidi Chérif

24. Mai 2026 um 10:03

À la Goulette, le mausolée de Sidi Chérif accueille tous les visiteurs de la cité balnéaire de la banlieue nord de Tunis. Entre le fort de la Karraka et le port de la ville, au cœur d’un carrefour vital, la zaouia de Sidi Chérif veille sur la Goulette.

Ce saint personnage est le protecteur de la Goulette. Ses faits d’armes remontent au temps lointain où Espagnols et Ottomans se disputaient le contrôle de la Goulette.

Abdessatar Chérif est le digne descendant du saint personnage. Historien de la Goulette, ancien membre du Conseil municipal, homme d’ouverture, il veille sur la zaouia de l’ancêtre en exigeant gardien des rituels.

Au jour le jour, Abdessatar s’assure de la bonne tenue du sanctuaire dont il prépare tout au long de l’année, l’emblèmatique kharja du mois de septembre. Veilleur vigilant à la confluence des cultures, Abdessatar symbolise la persévérance au service d’une lignée, une ville, un pays. Et aussi toute la fierté d’être Goulettois.

Lire aussi : Everyday Tunisians : Mokhtar, 44 ans à la boulangerie Memmi

L’article Everyday Tunisians : Quand Abdessatar veille sur Sidi Chérif est apparu en premier sur webdo.

Mois du patrimoine : Sur la route des Andalous

19. April 2026 um 10:08

Le coup d’envoi du Mois du patrimoine a été donné hier, samedi 18 avril. Cette manifestation organisée par le ministère des Affaires culturelles se poursuivra jusqu’au 18 mai.

Cette trente-cinquième édition du Mois du patrimoine comprendra une initiative originale intitulée La route des Andalous avec un regard sur l’architecture et les traditions de plusieurs villes.

De Zaghouan à Testour

Cette route des Andalous passera ainsi par les villes de Zaghouan, Soliman, Tebourba, Kalaat El Andaleus, El Alia et Testour.

La capitale est également incluse dans ce circuit qui remontera aux racines de la présence andalouse en Tunisie.

Pour rappel, le thème du Mois du patrimoine 2026 est relatif aux relations entre architecture et patrimoine.

Lire aussi:

L’article Mois du patrimoine : Sur la route des Andalous est apparu en premier sur webdo.

Patrimoine : Monastir, notre deuxième capitale spirituelle

27. März 2026 um 09:18

Lorsqu’au onzième siècle, les Hilaliens attaquèrent Kairouan, les nombreux lettrés et jurisconsultes se réfugièrent à Monastir, ville côtière également considérée comme la deuxième capitale spirituelle de la Tunisie des premiers temps de l’Islam.

On compte en effet à Monastir, l’antique Ruspina, près d’une quarantaine de mosquées historiques, plus d’une vingtaine de zaouias et cinq ribats dont le plus connu représente le symbole de la ville.

La Grande mosquée de Monastir a des origines qui remontent au neuvième siècle. Bâti sur des colonnes à chapiteaux antiques, ce sanctuaire obéit à la tradition médiévale et demeure l’un des berceaux de la ville.

À proximité, la mosquée Bourguiba suggère le legs historique des siècles successifs. Avec son minaret à la silhouette ottomane, cette mosquée édifiée en 1963, ouvre une perspective sur le mausolée voisin où repose le fondateur de la République tunisienne.

Tourné vers la mer, le ribat semble veiller sur la ville, ses mosquées et sa médina dont les rues sont fières de la ferveur qui les enveloppe. À chaque pas, des mosquées de taille modeste mais à l’histoire séculaire, s’inscrivent dans le vif de la foi et dans la longue tradition contemplative des mourabitoun.

Monastir est ainsi, au diapason de sa Grande mosquée dont l’héritage se confond avec le creuset généreux et hospitalier qui anime toujours cette ville de haute mémoire.

L’article Patrimoine : Monastir, notre deuxième capitale spirituelle est apparu en premier sur webdo.

❌