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Tunisie : Les importations de produits pétroliers raffinés russes chutent de 50 %

11. Oktober 2026 um 09:58

Les importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés en provenance de Russie, notamment des carburants comme le diesel et l’essence, ont chuté de 50 % au cours des neuf premiers mois de 2026. Malgré ce recul, la Russie demeure le premier fournisseur de la Tunisie pour ces produits acheminés par voie maritime, dans un contexte de recomposition des approvisionnements et de tensions sur les marchés énergétiques.

Selon un rapport publié samedi 10 octobre 2026 par la plateforme spécialisée Attaqa, les livraisons russes ont atteint une moyenne de 24 000 barils par jour entre janvier et septembre 2026, contre 48 000 barils par jour durant la même période de 2025.

Ces données, établies par l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington, concernent exclusivement les produits pétroliers raffinés transportés par voie maritime et non les importations de pétrole brut.

La part de la Russie passe de 62 % à 36 %

La diminution des livraisons russes dépasse largement le recul global des importations tunisiennes de produits pétroliers raffinés.

Sur les neuf premiers mois de 2026, celles-ci ont diminué de 14 %, passant de 78 000 à 67 000 barils par jour en moyenne annuelle comparée.

La part de la Russie dans ces approvisionnements est ainsi passée d’environ 61,5 % en 2025 à 35,8 % en 2026, sur les périodes considérées.

Dans le même temps, les volumes provenant des autres fournisseurs sont passés d’environ 30 000 à 43 000 barils par jour, selon les chiffres du rapport.

Cette évolution montre une modification importante de la répartition géographique des approvisionnements tunisiens.

Italie, Pays-Bas et Égypte parmi les principaux fournisseurs

Derrière la Russie, l’Italie occupe désormais la deuxième position avec une moyenne de 8 000 barils par jour, suivie des Pays-Bas avec 6 000 barils.

L’Égypte et l’Espagne fournissent chacune environ 5 000 barils par jour. La Tunisie reçoit également des cargaisons en provenance de Grèce, de Chypre, de Turquie et d’Inde.

Les Pays-Bas ont notamment fait leur retour parmi les fournisseurs en mars 2026, après une absence remontant à juin 2024.

L’Égypte a, de son côté, fortement augmenté ses livraisons, alors que ses expéditions vers la Tunisie étaient restées très limitées durant les neuf premiers mois de 2025.

Des restrictions russes sur les exportations de carburants

Le recul des livraisons russes intervient dans un contexte de restrictions imposées par Moscou sur les exportations de certains carburants.

Depuis juillet 2026, la Russie a adopté plusieurs mesures limitant notamment les exportations d’essence et de diesel, afin de préserver son approvisionnement intérieur.

Ces décisions sont intervenues après des perturbations de la production et du raffinage, liées notamment aux attaques ukrainiennes contre des installations pétrolières russes.

Des exemptions ont toutefois été prévues pour certaines catégories d’exportateurs et de livraisons. Ces restrictions constituent un élément d’explication possible, sans suffire à établir les causes exactes de la baisse des importations tunisiennes sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année.

Cette évolution contraste avec la forte progression des achats tunisiens de produits pétroliers russes observée en 2023, après la réorientation d’une partie des exportations russes vers les marchés nord-africains.

Une facture énergétique tunisienne toujours plus lourde

La diminution des volumes importés ne se traduit pas nécessairement par une réduction de la facture énergétique.

Selon les dernières statistiques de l’Institut national de la statistique (INS), les importations tunisiennes de produits énergétiques, exprimées en valeur, ont augmenté de 28,5 % durant les huit premiers mois de 2026.

Le déficit commercial énergétique s’est ainsi creusé à 8,93 milliards de dinars, contre 7,15 milliards durant la même période de 2025.

Ces chiffres concernent l’ensemble du secteur énergétique et ne permettent pas d’isoler l’effet de la baisse des livraisons russes.

La Tunisie reste fortement dépendante des importations pour satisfaire sa consommation de carburants. Sa seule raffinerie, la STIR de Bizerte, dispose d’une capacité de traitement qui ne couvre qu’environ 30 % des besoins du marché national, selon Attaqa.

Le recul de la part russe et la progression d’autres fournisseurs montrent une recomposition des approvisionnements tunisiens. Reste à déterminer dans quelle mesure cette évolution modifie les conditions d’achat et le coût des carburants pour le pays.

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Diesel russe : Trump réclame le départ de Zelensky, Kyiv mobilise ses alliés

11. Oktober 2026 um 09:17

L’accord sur le diesel conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine ouvre une nouvelle crise entre Washington et Kyiv. Alors que le président américain souhaite un changement de dirigeant en Ukraine, Zelensky cherche l’appui des Européens et la Pologne questionne les capacités d’exportation russes.

Donald Trump a estimé, samedi 10 octobre, que l’Ukraine devait choisir un nouveau président capable de conclure un accord avec Moscou. Il reproche à Volodymyr Zelensky les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, auxquelles il attribue une partie des tensions sur les prix du diesel. Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce d’un accord énergétique avec Vladimir Poutine.

Washington pourrait toucher au partage de renseignements

Au-delà des déclarations présidentielles, la pression américaine pourrait concerner un soutien essentiel à l’Ukraine. Selon le Financial Times, Washington a averti Kyiv que la poursuite des attaques contre les raffineries russes risquait de compromettre le partage de renseignements.

Le journal situe cet avertissement dans les échanges de Miami entre les représentants américains et ukrainiens. Il s’agit toutefois d’une menace rapportée par la presse : aucune suspension effective n’a été publiquement confirmée.

L’assouplissement concernant le diesel est, lui, documenté. La licence générale numéro 135, publiée le 9 octobre par l’Office américain de contrôle des avoirs étrangers, autorise temporairement certaines transactions liées à la vente, à la livraison et à l’importation de diesel russe, y compris aux États-Unis, jusqu’au 7 avril 2027. Cette dérogation ne constitue pas une levée générale des sanctions contre Moscou.

Zelensky cherche à limiter les revenus russes

Pour Kyiv, l’enjeu dépasse le prix du carburant. Zelensky considère que les recettes supplémentaires offertes à la Russie peuvent financer la poursuite de la guerre.

Le 10 octobre, il a échangé avec plusieurs dirigeants européens, notamment Emmanuel Macron et le président finlandais Alexander Stubb. Selon la présidence ukrainienne, sa discussion avec ce dernier a précisément porté sur les revenus russes issus des exportations de produits pétroliers et sur les moyens de limiter la capacité de Moscou à poursuivre le conflit.

La Pologne doute, Moscou ouvre ses exportations

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a soulevé une autre question : d’où viendra le surplus destiné à l’exportation ? Dans une publication sur X rapportée par RBC-Ukraine, il évoque des pénuries de carburant signalées par l’ambassade polonaise jusque dans Moscou. Son intervention met en doute la capacité russe à augmenter rapidement ses livraisons.

La Russie affirme pouvoir répondre à la demande. Selon un communiqué gouvernemental rapporté par Interfax, elle a partiellement levé, le 10 octobre, son interdiction d’exporter du diesel. La décision doit permettre de diriger 500 000 tonnes vers le marché mondial, les entreprises pétrolières devant contractualiser leurs livraisons avec l’accord du gouvernement.

Ces volumes constituent une autorisation d’exportation, et non des cargaisons déjà livrées. Leur mise sur le marché sera un premier test concret de l’accord énergétique qui oppose désormais Washington et Kyiv.

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Tunisie–Congo : Les exportations bondissent de 140 %, le BTP tunisien prospecte Kinshasa

11. Oktober 2026 um 09:01

Les exportations tunisiennes vers la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 25,2 millions de dinars au cours des huit premiers mois de 2026, en hausse de 140 % sur un an. Cette progression intervient alors que les entreprises tunisiennes du bâtiment et des travaux publics (BTP) cherchent à renforcer leur présence sur le marché congolais.

Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), les ventes tunisiennes vers la RDC ont atteint leur niveau le plus élevé jamais enregistré sur les huit premiers mois d’une année. Elles représentaient environ 10,5 millions de dinars durant la même période de 2025, soit une augmentation de près de 14,7 millions de dinars.

Les matériaux de construction figurent parmi les principales catégories de produits exportés vers ce pays, sans que leur part exacte ait été précisée.

Trois entreprises tunisiennes au salon EXPOBETON

C’est dans ce contexte que trois entreprises tunisiennes ont participé à la 12e édition du salon EXPOBETON, organisée du 7 au 10 octobre 2026 à Kinshasa, sous l’égide du CEPEX, en coopération avec l’ambassade de Tunisie en RDC.

Parmi les entreprises présentes figurent notamment SOFAP Bâtiment et LUXOR, actives dans les produits et matériaux de construction, notamment les adjuvants pour béton et les additifs pour ciment.

Cette première participation tunisienne visait à identifier de nouveaux débouchés et à établir des partenariats commerciaux. Le salon a réuni 95 exposants publics et privés, dont des promoteurs immobiliers, des importateurs et des distributeurs de matériaux.

Lors de l’ouverture, le 7 octobre, le président congolais Félix Tshisekedi a visité le pavillon tunisien, accompagné de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Un secteur exportateur tourné vers l’Afrique

Le BTP tunisien dispose déjà d’une activité exportatrice importante. Selon les données du CEPEX, les exportations du secteur avaient atteint 1,28 milliard de dinars en 2022, en progression de 27,5 % sur un an. Le ciment représentait alors 57 % de ces exportations.

Plusieurs marchés africains constituent des débouchés pour les entreprises tunisiennes. Au Sénégal, les exportations tunisiennes ont atteint 144,3 millions de dinars en 2025, dont près de la moitié concernait le bâtiment et les matériaux de construction, selon le CEPEX.

La RDC représente un marché encore modeste, mais sa progression attire l’attention des exportateurs tunisiens. Les besoins en logements, en équipements urbains et en infrastructures offrent des perspectives aux fournisseurs de matériaux et aux entreprises du secteur.

La hausse de 140 % concerne toutefois l’ensemble des exportations tunisiennes vers la RDC, et non uniquement le BTP.

L’enjeu sera désormais de transformer les contacts établis à Kinshasa en commandes et en contrats durables, afin de consolider la présence tunisienne sur ce marché.

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Tunisie : « Exil » de Mehdi Hmili remporte le Grand Prix Tamouda à Tétouan

11. Oktober 2026 um 08:52

Le film tunisien « Exil » (Ightirab), réalisé par Mehdi Hmili, a remporté samedi 10 octobre le Grand Prix Tamouda du 31ᵉ Festival de cinéma méditerranéen de Tétouan, au Maroc. Le long-métrage a également obtenu le prix de la critique Mustapha Mesnaoui, selon le palmarès rapporté par la MAP.

Cette double distinction a été annoncée lors de la cérémonie de clôture du festival, organisé du 3 au 10 octobre. D’après la dépêche de la MAP, le jury a distingué un récit consacré aux tensions entre les travailleurs et les pratiques de leurs employeurs.

Un accident dans une usine tunisienne

Porté notamment par Ghanem Zrelli et Maram Ben Aziza, « Exil » suit Mohamed, un ouvrier d’une usine sidérurgique tunisienne. Une explosion tue son ami et le blesse, laissant un fragment métallique dans son corps.

Convaincu que l’accident dissimule une autre vérité, Mohamed entreprend de comprendre ce qui s’est passé. Son enquête le confronte aux rapports de pouvoir dans l’usine, tandis que sa blessure et son désir de vengeance bouleversent son existence.

Le film mêle ainsi thriller et drame social, avec pour toile de fond les conditions de travail, la corruption et la fragilité des solidarités ouvrières.

Un parcours international depuis Locarno

Coproduit par la Tunisie, le Luxembourg, la France, le Qatar et l’Arabie saoudite, « Exil » avait été présenté en première mondiale au Festival de Locarno en 2025, dans la section hors compétition, comme le confirme la sélection officielle du festival suisse.

Absent de la cérémonie de Tétouan, Mehdi Hmili a adressé une intervention enregistrée. Selon Reuters, le cinéaste y a exprimé sa joie et souligné la proximité entre l’histoire de son film et les réalités vécues dans le monde arabe.

Le Grand Prix Tamouda ajoute désormais une récompense au parcours international de cette production tunisienne.

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Ligue 1 : Mastouri porte l’Espérance, le Club Africain et le CSS chutent

11. Oktober 2026 um 05:12

La cinquième journée de Ligue 1, entamée samedi 10 octobre 2026, a été marquée par le triplé de Hazem Mastouri lors de la victoire de l’Espérance de Tunis face à l’Olympique de Béja (3-1). Dans le même temps, le Club Africain s’est incliné à Ben Guerdane (2-1), tandis que le CS Sfaxien a été battu par le Progrès de Sakiet Eddaïer (1-0).

Ces résultats permettent à l’Espérance de prendre seule la tête du championnat avec 12 points, devant Sakiet Eddaïer et l’US Ben Guerdane, qui totalisent chacun 11 points.

Mastouri offre la victoire à l’Espérance

Au stade de Radès, l’Espérance de Tunis a rapidement pris le contrôle de sa rencontre face à l’Olympique de Béja, disputée à huis clos.

Hazem Mastouri a été le principal artisan du succès espérantiste en inscrivant les trois buts de son équipe. L’attaquant tunisien a marqué à deux reprises en première période avant de compléter son triplé dès le début de la seconde.

L’Olympique de Béja a réduit l’écart grâce à Hamza Mabrouk, mais sans parvenir à inquiéter davantage les Sang et Or.

Avec cette quatrième victoire en cinq rencontres, l’Espérance compte désormais 12 points et occupe la première place du classement provisoire.

Le Club Africain battu dans les dernières minutes

À Ben Guerdane, le Club Africain a concédé sa première défaite de la saison, en s’inclinant 2-1 face à l’équipe locale.

Danel Oboh a ouvert le score pour l’US Ben Guerdane avant l’égalisation d’Oussama Cherimi. Alors que les deux formations semblaient se diriger vers un match nul, Wael Salhi a inscrit le but de la victoire dans le temps additionnel.

Ce succès permet à Ben Guerdane de rejoindre Sakiet Eddaïer à la deuxième place avec 11 points.

Le Club Africain reste à 9 points, mais compte un match en retard par rapport à l’Espérance.

Sakiet Eddaïer fait tomber le CS Sfaxien

L’autre surprise de la journée est venue de Sfax, où le Progrès sportif de Sakiet Eddaïer s’est imposé face au CS Sfaxien (1-0).

Mohamed Ali Omri a inscrit l’unique but de la rencontre en première période, offrant à son équipe une troisième victoire en cinq journées.

Toujours invaincu, Sakiet Eddaïer confirme son bon début de saison et occupe provisoirement la deuxième place du classement avec 11 points.

Le CS Sfaxien, qui subit sa première défaite, reste à 8 points.

Dans la quatrième rencontre de samedi, le CA Bizertin et l’US Monastirienne se sont quittés sur un match nul (0-0).

Les résultats du samedi 10 octobre

  • Espérance de Tunis – Olympique de Béja : 3-1
  • US Ben Guerdane – Club Africain : 2-1
  • PS Sakiet Eddaïer – CS Sfaxien : 1-0
  • CA Bizertin – US Monastirienne : 0-0

La cinquième journée se poursuit dimanche 11 octobre avec quatre rencontres : JS Omrane–AS Marsa, Étoile du Sahel–CS Hammam-Lif, ES Métlaoui–Stade Tunisien et ES Zarzis–ES Hammam-Sousse.

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Natation : Hafnaoui remporte le 400 et le 800 m à l’Open des Alpes

11. Oktober 2026 um 04:57

Ahmed Ayoub Hafnaoui a remporté les épreuves du 800 et du 400 mètres nage libre à l’Open des Alpes, disputé à Grenoble en bassin de 25 mètres. Mohamed Yassine Ben Abbes a également décroché deux podiums, avec une deuxième place sur 800 mètres et une troisième sur 400 mètres.

Le nageur tunisien a terminé premier du 800 mètres vendredi 9 octobre, en 7 min 48 s 69, devant son compatriote Mohamed Yassine Ben Abbes, crédité de 7 min 53 s 19. Le Français Sauveur Cristofini a complété le podium en 7 min 54 s 48, selon les résultats publiés sur le service de chronométrage de la Fédération française de natation.

Une deuxième victoire sur 400 mètres

Samedi 10 octobre, Hafnaoui s’est de nouveau imposé, cette fois sur le 400 mètres nage libre, avec un temps de 3 min 43 s 09. Il a devancé Sauveur Cristofini, deuxième en 3 min 44 s 74.

Mohamed Yassine Ben Abbes a pris la troisième place en 3 min 51 s 03, ajoutant un deuxième podium à son bilan du meeting. Les deux premières journées ont ainsi permis aux nageurs tunisiens de cumuler deux victoires et deux autres places sur le podium sur ces distances.

L’Open des Alpes se déroule du 9 au 11 octobre. Ces résultats constituent donc un bilan intermédiaire, avant les dernières épreuves du dimanche.

Une nouvelle étape après son forfait aux Jeux méditerranéens

Ces performances interviennent après une saison durant laquelle Hafnaoui avait disputé des courses en Floride, avant de renoncer aux Jeux méditerranéens organisés en Italie. Son forfait avait été présenté comme lié à son état psychologique. Sa participation à Grenoble marque une nouvelle étape dans son calendrier de compétition, sans que ces résultats permettent de tirer des conclusions sur son état de santé.

Les chronos réalisés à Grenoble doivent être lus dans leur contexte : les courses se disputent en petit bassin, sur 25 mètres. Ils ne sont pas directement comparables à ceux enregistrés en bassin de 50 mètres, utilisé aux Jeux olympiques.

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La Goulette : Cinq ans de prison pour Maher Chaâbane et l’ancienne mairesse

11. Oktober 2026 um 04:41

L’homme d’affaires Maher Chaâbane et l’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette ont été condamnés à cinq ans de prison chacun par la quatrième chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, selon Mosaïque FM. Des amendes dépassant deux millions de dinars ont également été prononcées à leur encontre.

D’après les informations rapportées par la radio, le dossier concerne des irrégularités administratives et financières, la falsification de documents ainsi que des infractions légales. La répartition des amendes entre les deux condamnés n’est pas précisée dans les éléments publiés.

Cette décision intervient dans le volet municipal d’une série de procédures judiciaires concernant l’homme d’affaires.

Une enquête sur la gestion municipale engagée en 2024

L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette avait été placée en garde à vue début juin 2024, puis sous mandat de dépôt quelques jours plus tard.

À l’époque, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Mohamed Zitouna, avait indiqué que les investigations portaient sur des soupçons de corruption administrative et financière au sein des municipalités de La Goulette et du Kram, en lien avec Maher Chaâbane.

Les faits examinés concernaient notamment l’utilisation présumée de fonctions publiques pour procurer des avantages indus, au détriment de l’administration. L’enquête évoquait également des soupçons d’acceptation d’avantages en contrepartie d’actes liés à la fonction.

Ces éléments décrivent les poursuites annoncées lors de l’instruction en 2024.

Lire aussi: L’ancienne présidente du conseil municipal de La Goulette en garde à vue

Plusieurs procédures concernant l’homme d’affaires

Maher Chaâbane, actif notamment dans l’immobilier et les travaux publics, fait l’objet de plusieurs dossiers judiciaires.

En octobre 2025, la Cour d’appel de Tunis l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur la constitution de gains à l’étranger sans autorisation préalable de la Banque centrale de Tunisie. Cette procédure concernait un objet différent du dossier municipal de La Goulette. webdo

En mars 2026, une demande de libération avait également été rejetée dans un dossier de corruption et de blanchiment d’argent. En juillet, l’examen d’une affaire le concernant, avec plus d’une dizaine d’autres accusés, avait été reporté au 24 septembre. Les informations disponibles ne permettent pas d’assimiler ces procédures au jugement aujourd’hui rapporté.

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Stade d’El Menzah et Sidi Bou Saïd : Des décisions sur les marchés des travaux

08. Oktober 2026 um 20:11

La commission des grands projets, réunie jeudi 8 octobre 2026 à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri, a pris plusieurs décisions relatives à l’attribution de marchés publics. Elles concernent notamment la reconstruction du stade olympique d’El Menzah par une entreprise chinoise et les travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain.

Ces deux dossiers figurent parmi les six grands projets examinés lors de cette réunion, consacrée aux infrastructures sportives, à l’énergie, à la santé et aux transports.

El Menzah : une entreprise chinoise chargée de la reconstruction

La décision annoncée par la Présidence du gouvernement confirme que la reconstruction du stade olympique d’El Menzah sera réalisée par une entreprise chinoise, dans le cadre de la coopération entre Tunis et Pékin.

Le communiqué fait état de décisions concernant l’attribution du marché des travaux, sans dévoiler l’identité de l’entreprise chinoise, le montant du contrat ou la date de démarrage du chantier.

Cette annonce intervient après plusieurs années de blocage. Lancé le 10 juin 2022 pour un coût initial de 100 millions de dinars et un délai de 900 jours, le premier chantier de rénovation n’avait atteint qu’environ 20 % d’avancement au printemps 2024.

Le 8 avril 2026, le directeur des constructions et des équipements au ministère de la Jeunesse et des Sports, Naoufel Belhaj Rhouma, a annoncé une reprise des travaux au dernier trimestre de l’année, avec le lancement d’un appel d’offres dans le cadre du partenariat chinois.

En mai, l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, a précisé que la procédure se trouvait au stade de la présélection technique des entreprises, avant l’examen des offres financières et le choix de l’entreprise chargée du projet.

Lors d’une audition parlementaire le 30 juin, les représentants du ministère ont confirmé une reprise prévue à la fin de l’année, avec une durée de réalisation estimée entre 30 et 36 mois.

La décision du 8 octobre intervient donc au début du trimestre annoncé pour la reprise du chantier, dont la date effective reste à connaître.

Sidi Bou Saïd : une décision sur les travaux de protection

La commission a également pris une décision concernant le marché des travaux de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain.

Le projet fait l’objet d’un suivi gouvernemental depuis le début de l’année. Une décision du 26 janvier 2026 a chargé le ministère de l’Équipement et de l’Habitat de superviser les études et les travaux destinés à sécuriser le site.

Le 8 juillet, le comité de pilotage du projet, présidé par le ministre Salah Zouari, a examiné les résultats de la première phase des études techniques. Le ministère a alors fixé comme objectif un démarrage des travaux au mois d’août.

La nouvelle décision du 8 octobre concerne le marché des travaux, mais ne précise ni l’entreprise retenue ni l’état d’avancement des interventions annoncées pour août.

Quatre autres grands projets examinés

La réunion a également porté sur l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, la réhabilitation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, ainsi que l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage.

Le projet de port en eaux profondes et de zone logistique d’Enfidha figurait également parmi les dossiers examinés.

La Présidence du gouvernement ne détaille pas les éventuelles décisions prises concernant ces quatre projets.

En clôturant la réunion, Sarra Zaafrani Zenzri a appelé les ministères et les structures publiques concernés à surmonter les difficultés d’exécution et à renforcer le suivi des chantiers afin de respecter les délais fixés.

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Tunisie : Pursuit Aerospace agrandit son usine de 40% et vise plus de 1000 emplois

07. Oktober 2026 um 06:16

Le groupe américain Pursuit Aerospace va agrandir de 40% son site industriel de Tunis, spécialisé dans la fabrication de composants destinés aux moteurs d’avion. À l’issue de cette extension, prévue au second semestre 2027, l’unité devrait employer plus de 1.000 personnes.

L’investissement a été annoncé mardi 6 octobre 2026 par Pursuit Aerospace dans le cadre du renforcement de ses capacités mondiales dans le domaine de la fonderie aéronautique.

Les travaux ont débuté le 3 septembre avec la construction d’un troisième bâtiment venant compléter les installations existantes du groupe en Tunisie.

Plus de 13.000 m² à terme

L’extension augmentera de 40% la superficie du site. Une fois les travaux achevés, les installations tunisiennes de Pursuit Aerospace dépasseront 140.000 pieds carrés, soit environ 13.000 m².

Le groupe prévoit également que les effectifs du site dépasseront le seuil des 1.000 salariés.

Pursuit Aerospace fabrique à Tunis des pièces de fonderie de précision en alliages de nickel et de cobalt destinées aux moteurs aéronautiques. Le site intervient ainsi dans la chaîne de production de composants complexes utilisés par les grands motoristes du secteur.

Le nouveau bâtiment doit permettre d’augmenter les capacités des fours et des lignes de production de moules, aussi bien pour répondre aux commandes actuelles que pour accueillir de nouveaux marchés.

Plus de 5% des emplois de l’aéronautique tunisienne

Le seuil annoncé par Pursuit donne également une indication du poids que devrait atteindre son implantation tunisienne.

L’industrie aéronautique compte actuellement environ 20.000 salariés en Tunisie, répartis entre près d’une centaine d’entreprises.

Avec plus de 1.000 salariés à l’issue de son extension, Pursuit Aerospace représenterait ainsi à elle seule plus de 5% des emplois de l’ensemble de la filière aéronautique tunisienne.

Autre indicateur du poids économique de la filière aéronautique tunisienne : ses exportations atteignent environ 650 millions d’euros.

Ces chiffres permettent de mesurer l’ampleur du projet de Pursuit : au-delà de l’augmentation de 40% de sa superficie, son implantation tunisienne devrait représenter à terme une part significative de l’emploi de toute la filière aéronautique nationale.

Davantage d’opérations réalisées en Tunisie

L’extension porte également sur la nature des activités réalisées localement.

Pursuit Aerospace prévoit d’internaliser à Tunis davantage d’opérations effectuées après la fonderie, notamment des travaux d’usinage et certains procédés industriels spécialisés.

Cette intégration doit permettre au groupe de réaliser sur un même site une part plus importante des différentes étapes de fabrication des composants aéronautiques.

Pursuit indique vouloir faire de ses opérations tunisiennes un centre d’excellence de la fonderie aéronautique.

Le groupe américain possède deux unités de production dans la zone industrielle d’El Mghira, dans la banlieue de Tunis.

L’annonce concernant la Tunisie intervient parallèlement au renforcement des activités de Pursuit Aerospace au Royaume-Uni. Le groupe a finalisé en août l’acquisition de Creasey Castings Limited, société britannique spécialisée dans les pièces moulées en magnésium et en aluminium.

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Pêche : La Tunisie mise sur l’Espagne, son deuxième débouché à l’export

07. Oktober 2026 um 05:26

La Tunisie participe du 6 au 8 octobre 2026 au Salon international des produits de la mer congelés Conxemar, à Vigo, avec quatre entreprises du secteur. Au-delà de la présence tunisienne dans ce rendez-vous professionnel, l’enjeu est commercial : l’Espagne constitue le deuxième débouché des produits tunisiens de la pêche et de l’aquaculture.

En 2025, les exportations tunisiennes du secteur vers l’Espagne ont atteint environ 3,26 mille tonnes pour une valeur de 129,2 millions de dinars, selon les données du Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP).

Ces chiffres correspondent à une valeur moyenne proche de 39,6 dinars le kilogramme, sensiblement supérieure au prix moyen de 24,8 dinars/kg enregistré pour l’ensemble des exportations tunisiennes de produits de la pêche en 2025.

L’Espagne confirme sa deuxième place

Les données les plus récentes confirment le poids du marché espagnol. À fin juillet 2026, l’Italie restait le premier débouché des exportations tunisiennes de produits de la pêche avec 34% de la valeur totale, devant l’Espagne avec 12% et la Libye avec 11%. L’Algérie et Malte représentaient chacune 9%.

Au total, les exportations tunisiennes du secteur ont atteint 422,3 millions de dinars durant les sept premiers mois de 2026, pour 18,4 mille tonnes écoulées sur 38 marchés.

C’est dans ce contexte que le GIPP a installé à Vigo un pavillon tunisien d’environ 50 m² réunissant quatre entreprises nationales, dont trois spécialisées dans l’exportation de produits de la pêche congelés.

Crevettes, poulpe, calamar, poissons congelés, crabe bleu et produits transformés à base de crabe figurent parmi les produits présentés. Une entreprise spécialisée dans l’aquaculture participe également avec des produits transformés et congelés.

Plus de 800 exposants réunis à Vigo

Conxemar constitue l’un des grands rendez-vous internationaux de l’industrie et du commerce des produits de la mer congelés. L’édition 2026 réunit 836 exposants provenant de 47 pays, un nouveau record pour le salon de Vigo.

Son importance dépasse la seule exposition de produits. En 2025, Conxemar avait accueilli 30.405 visiteurs professionnels et 812 exposants de 46 pays. Selon l’organisation, les accords commerciaux générés pendant cette édition avaient représenté 831,7 millions d’euros.

Pour les entreprises tunisiennes, la manifestation offre ainsi un accès direct aux importateurs, transformateurs et distributeurs d’un marché qui absorbe une part importante des exportations nationales du secteur.

Des exigences européennes renforcées

Le développement des ventes vers l’Espagne intervient parallèlement dans un environnement réglementaire européen plus exigeant.

Depuis le 10 janvier 2026, le système numérique européen CATCH est obligatoire pour les formalités concernant l’importation et la réexportation de produits de la pêche capturés par des navires de pays tiers. Il vise notamment à renforcer la traçabilité des captures et la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

Les autorités espagnoles ont elles-mêmes relevé en 2026 des difficultés techniques et administratives rencontrées par les opérateurs lors de la mise en œuvre du nouveau dispositif.

Pour les exportateurs tunisiens concernés, la consolidation du marché espagnol dépend ainsi non seulement des produits et des relations commerciales nouées à Vigo, mais également de leur capacité à répondre aux exigences croissantes de traçabilité imposées à l’entrée du marché européen.

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Phosphate : Le tunisien STUDI entre dans le projet Gasaat aux côtés de PhosCo

07. Oktober 2026 um 04:30

Le groupe tunisien d’ingénierie STUDI International s’associe à la société australienne PhosCo dans le développement du projet phosphatier Gasaat, à Kasserine. L’opération s’accompagne d’un investissement prévu de 1,4 million de dollars australiens dans le capital de PhosCo.

L’accord a été annoncé ce mercredi 7 octobre 2026 par PhosCo dans une communication publiée auprès de l’Australian Securities Exchange (ASX), où la société est cotée sous le code PHO.

Les deux groupes ont signé un protocole d’accord faisant de STUDI le partenaire privilégié de PhosCo pour les travaux d’ingénierie et de conseil liés au développement de Gasaat.

L’accord porte notamment sur les études de préfaisabilité et de faisabilité bancaire du projet. La coopération pourrait ensuite être étendue à l’ingénierie détaillée, aux achats, à l’assistance à la construction et à la mise en service.

1,4 million de dollars australiens dans PhosCo

Parallèlement à cet accord, STUDI prévoit de souscrire, par l’intermédiaire de l’une de ses filiales africaines, à 9.523.810 nouvelles actions PhosCo au prix de 0,15 dollar australien par action.

L’opération doit permettre à PhosCo de lever environ 1,4 million de dollars australiens avant frais.

STUDI doit également recevoir 9.523.810 options, à raison d’une option pour chaque action souscrite. Elles pourront être exercées au prix de 0,20 dollar australien jusqu’au 29 juin 2029.

Les documents juridiques définitifs relatifs à l’investissement doivent encore être finalisés. PhosCo prévoit leur conclusion dans un délai de 30 jours.

Les fonds levés doivent être consacrés notamment à la poursuite de l’exploration et des études sur Gasaat, aux procédures d’autorisation ainsi qu’aux besoins généraux de la société.

Un accord de 24 mois

Le protocole conclu entre PhosCo et STUDI porte sur une période initiale de 24 mois. Il établit un cadre de coopération mais reste non contraignant : les missions confiées à STUDI devront faire l’objet d’accords distincts et PhosCo conserve la possibilité de recourir à d’autres consultants spécialisés.

Créé à Tunis en 1970, STUDI intervient dans l’ingénierie des transports, de l’eau, de l’énergie, des ports, de l’environnement et des infrastructures. Selon PhosCo, le groupe compte environ 700 collaborateurs et mène des projets dans plus de 40 pays africains.

Cette expertise pourrait notamment être mobilisée sur les infrastructures nécessaires au développement de Gasaat.

Une nouvelle étape pour Gasaat

Gasaat est détenu à 100 % par PhosCo et dispose actuellement d’une ressource minérale déclarée de 166,6 millions de tonnes de phosphate à une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅.

Le projet a connu ces derniers mois une succession de campagnes de forage destinées à préciser et à étendre ses ressources. PhosCo poursuit parallèlement ses travaux sur d’autres zones du bassin phosphatier du Nord tunisien.

La société australienne prévoit de publier dans le courant du mois d’octobre une étude de cadrage actualisée de Gasaat.

L’association de STUDI aux études du projet, accompagnée de son investissement prévu dans PhosCo, constitue une nouvelle étape dans la préparation technique et financière de Gasaat. Son développement industriel reste toutefois lié aux résultats des études, aux autorisations nécessaires et aux futures décisions d’investissement.

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Après sa libération, Saïed demande le retour immédiat d’Adam Mbarek en classe

07. Oktober 2026 um 04:05

Le président de la République, Kaïs Saïed, a donné ses instructions au ministre de l’Éducation afin que le lycéen Adam Mbarek puisse reprendre immédiatement sa scolarité dans son établissement.

Cette instruction intervient quelques heures après la décision du juge des enfants de remettre en liberté le jeune homme, âgé de 17 ans.

Le ministre de l’Éducation a été chargé de prendre les mesures nécessaires pour permettre à Adam Mbarek de retrouver son établissement et de lui assurer les conditions appropriées pour poursuivre son parcours scolaire.

Libéré après environ deux semaines de détention

Adam Mbarek avait été arrêté après avoir participé à une manifestation organisée le 19 septembre à Tunis en soutien aux militants liés à la flottille Soumoud.

Son dossier avait été traité séparément de celui des autres personnes interpellées en raison de son statut de mineur. Le juge des enfants avait ordonné son placement dans une institution pour mineurs et fixé son audience au 6 octobre.

Dans une publication datée du 25 septembre, l’avocat Samir Dilou avait indiqué que le renvoi du lycéen devant le juge des enfants reposait sur les articles 79, 128, 220 bis, 245 et 247 du Code pénal. Ces dispositions concernent notamment la participation à un rassemblement considéré comme troublant l’ordre public, l’imputation de faits illégaux à un fonctionnaire public, les cris ou chants provocateurs dans les lieux publics, ainsi que des faits de diffamation visant notamment l’autorité publique.

Son placement avait suscité plusieurs réactions et mobilisations réclamant sa libération, notamment dans les milieux associatifs et parmi des jeunes et des lycéens.

Mardi 6 octobre, le juge des enfants a décidé sa remise en liberté.

Quelques heures plus tard, le président de la République a donné ses instructions au ministre de l’Éducation pour permettre son retour immédiat en classe et la reprise de son parcours scolaire.

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Loi 18 : Kaïs Saïed fait le point sur les recrutements des diplômés chômeurs

06. Oktober 2026 um 06:52

Le président de la République, Kaïs Saïed, a consacré une réunion tenue lundi 5 octobre 2026 au palais de Carthage au suivi de l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel des diplômés de l’enseignement supérieur dont le chômage s’est prolongé.

La réunion s’est tenue en présence de la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued.

Selon la Présidence de la République, les discussions ont porté sur les différentes étapes franchies dans la mise en œuvre des dispositions de cette loi, qui concerne les recrutements dans le secteur public et la fonction publique.

Saïed revient sur les conditions de recrutement

Lors de cette réunion, Kaïs Saïed est revenu sur les causes qui ont, selon lui, conduit à prolonger la période de chômage d’une partie des diplômés de l’enseignement supérieur.

Le chef de l’État a notamment évoqué des recrutements qui auraient été effectués, au cours des dernières décennies, sur la base de diplômes falsifiés ou au profit de personnes ne disposant pas des qualifications requises pour participer aux concours concernés.

Il a également dénoncé des recrutements fondés sur les appartenances et les relations plutôt que sur les qualifications.

Selon Kaïs Saïed, les diplômés aujourd’hui concernés par le chômage de longue durée ne se trouvent pas dans cette situation par choix, mais en raison de pratiques ayant privé certains candidats de leurs droits et accordé des avantages à d’autres.

Le président de la République a également évoqué des avantages ayant, selon lui, contribué au gaspillage de l’argent public.

Une loi adoptée en décembre 2025

La loi n°18 de 2025 instaure des dispositions exceptionnelles permettant le recrutement de diplômés de l’enseignement supérieur dont le chômage s’est prolongé dans le secteur public et la fonction publique.

Le dispositif prévoit notamment une plateforme numérique destinée à l’inscription et au classement des candidats selon les critères fixés par la législation.

Les recrutements doivent être réalisés par tranches sur une période maximale de trois ans.

La réunion du 5 octobre a porté sur l’avancement de ce processus. Le communiqué de la Présidence ne fournit pas de calendrier détaillé des prochaines étapes.

Kaïs Saïed a conclu en réaffirmant que les engagements pris seraient respectés et que l’État poursuivrait la mise en œuvre du dispositif prévu par la loi.

Cette réunion intervient également alors que des diplômés chômeurs mobilisés dans le cadre de la « Marche de la dignité », partie de Menzel Bouzaiane, poursuivent leur mouvement pour réclamer l’application de la loi n°18.

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Tunisie : Trois nouvelles concessions minières accordées pour 25 ans à Kébili, Kasserine et Tataouine

05. Oktober 2026 um 10:51

Trois nouvelles concessions d’exploitation minière d’une durée de 25 ans viennent d’être instituées en Tunisie, à Kébili, Kasserine et Tataouine. Elles concernent respectivement l’exploitation de sels, de carbonate de calcium et de gypse, sur une superficie totale de 1300 hectares.

Les décisions, signées le 23 septembre 2026, ont été publiées au Journal officiel de la République tunisienne n°97 du 2 octobre. Le JORT confirme qu’il s’agit bien de concessions d’exploitation et non de simples permis de recherche.

800 hectares pour les sels à Kébili

La plus importante concession par sa superficie est celle d’« Exsal El Jerid », dans le gouvernorat de Kébili. Elle porte sur 800 hectares et concerne l’exploitation de sels.

Elle est attribuée pour 25 ans à la société Exsal El Jerid. Le projet avait commencé par un permis de recherche institué en février 2019. La société avait ensuite déposé, en janvier 2022, une demande pour obtenir une concession d’exploitation à l’intérieur de ce périmètre.

Le texte précise également que le bénéficiaire devra obtenir l’accord préalable du ministère de l’Agriculture pour toute occupation temporaire du domaine public hydraulique et informer l’administration minière ainsi que l’Agence nationale de protection de l’environnement de la date effective de démarrage des travaux.

Carbonate de calcium à Fériana

À Kasserine, une concession de 100 hectares baptisée « Jebel Fériana » est attribuée à la Société tunisienne industrielle de carbonate de calcium (STICC). Elle concerne l’exploitation de carbonate de calcium et est également accordée pour 25 ans.

Le dossier fait suite à un permis de recherche « Jebel Fériana » institué en décembre 2025. Le projet a reçu l’avis favorable de la commission consultative des mines en mars 2026, puis les non-objections des autorités compétentes sur les volets sécuritaire et environnemental. La concession couvre précisément 100 hectares dans la région de Fériana.

A Tataouine, 400 hectares de gypse et une obligation de transformation

La troisième concession, « Oued Khouibat », se trouve dans le gouvernorat de Tataouine. Elle couvre 400 hectares et porte sur l’exploitation du gypse. Elle est accordée pour 25 ans à Youssef Belghith. Le permis de recherche correspondant avait été institué en mars 2023 et la demande de passage à l’exploitation déposée en février 2025.

Le JORT impose toutefois une obligation supplémentaire à ce projet : à compter de la troisième année suivant l’institution de la concession, le bénéficiaire devra engager les investissements prévus pour la phase de transformation du gypse, conformément au programme d’investissement et au cahier des charges.

Sur le plan économique, le JORT ne précise ni les investissements prévus, ni les volumes de production, ni le nombre d’emplois attendus. Les trois décisions marquent toutefois le passage de projets de recherche au stade de l’exploitation, sur une superficie totale de 1300 hectares et pour une durée de 25 ans.

L’octroi de ces concessions ne signifie pas que la production a déjà commencé. Les bénéficiaires restent notamment tenus de régler les questions foncières prévues par le Code minier et d’informer l’administration de la date effective de lancement des travaux.

Dans le même JORT, le ministère autorise également le transfert intégral des droits et obligations de la concession de sels « Adam », à Tozeur, de Yasmine Ben Cheikhou à la société immobilière Essafir. Cette concession existait depuis 2023 et ne fait donc pas partie des trois nouvelles concessions instituées en septembre.

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Tunisie : PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia

05. Oktober 2026 um 06:44

La société australienne PhosCo annonce une nouvelle découverte de phosphate dans la région de Rouhia, dans le gouvernorat de Siliana, après les premiers forages réalisés dans la partie nord de son permis d’exploration de Sekarna.

La présence de phosphate dans ce secteur n’est pas inconnue. Des travaux géologiques anciens avaient déjà signalé des affleurements phosphatés dans la région et un forage réalisé en 2007, initialement destiné à rechercher du plomb et du zinc, avait également recoupé une couche de phosphate.

La nouveauté annoncée ce lundi 5 octobre concerne donc une zone précise du permis de Sekarna, baptisée « Sekarna North » par PhosCo, où la société indique qu’aucun forage antérieur n’était connu.

Deux premiers forages, deux intersections phosphatées

Les deux premiers forages réalisés par PhosCo dans cette partie nord du permis ont tous deux rencontré une minéralisation phosphatée.

Le forage SKDD-2026-01 a traversé une couche de 6 mètres à partir de 46,5 mètres de profondeur. Le second, SKDD-2026-02, a rencontré 7,4 mètres de phosphate à partir de 25 mètres.

Les analyses en laboratoire permettant de déterminer les teneurs en P₂O₅ de ces deux intersections sont encore attendues.

Ces résultats doivent donc être distingués d’une estimation de ressources ou de réserves exploitables. Des forages supplémentaires seront nécessaires pour déterminer l’étendue de la zone, sa teneur moyenne et son éventuel intérêt économique.

Sekarna, un permis distinct de Gasaat

Le permis de Sekarna couvre environ 128 km² dans le secteur de Rouhia. Il est distinct du projet Gasaat, situé plus au sud-ouest et sur lequel PhosCo a multiplié les campagnes de forage depuis 2025.

C’est autour de Gasaat que la société avait successivement annoncé des résultats à KM, puis à DOH et KH. En mai 2026, l’intégration des premières estimations de ressources de KM et SAB avait porté les ressources minérales déclarées de Gasaat à 166,6 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 20,6 % de P₂O₅.

La découverte annoncée à Rouhia élargit donc les travaux de PhosCo à un autre permis phosphatier, plutôt qu’elle ne constitue une extension directe de Gasaat.

Lire aussi: Phosphate tunisien : De nouveaux forages renforcent le potentiel de Gasaat

De nouveaux résultats également à DOH

Dans la même annonce du 5 octobre, PhosCo fait état de nouveaux résultats de forage à DOH.

Deux forages supplémentaires y ont rencontré respectivement 8,1 mètres de minéralisation phosphatée à partir de 64,9 mètres de profondeur et 9 mètres à partir de 22 mètres. Les analyses de teneur sont également en cours.

La succession des campagnes menées à Gasaat et désormais dans la partie nord de Sekarna montre l’élargissement progressif du programme d’exploration de PhosCo dans le bassin phosphatier tunisien.

À Rouhia, le principal enjeu sera désormais de savoir si les premiers résultats obtenus à Sekarna North se confirment sur une superficie suffisamment importante pour permettre à PhosCo d’établir, à terme, une première estimation de ressources.

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7 octobre : L’ambassade américaine conseille à ses ressortissants d’éviter Djerba

05. Oktober 2026 um 06:18

L’ambassade des États-Unis en Tunisie a publié dimanche 4 octobre 2026 une alerte de sécurité recommandant aux citoyens américains d’éviter de se rendre à Djerba autour du 7 octobre.

Dans son message, spécifiquement localisé à « Djerba, Tunisia », l’ambassade explique cette recommandation par des « menaces accrues liées aux tensions régionales » et par l’anniversaire des attaques du 7 octobre 2023 en Israël.

Elle demande à ses ressortissants d’éviter les déplacements vers l’île « on or around October 7, 2026 », soit autour du 7 octobre.

Éviter les déplacements et les rassemblements

Outre cette recommandation, l’ambassade appelle les citoyens américains présents en Tunisie à rester attentifs à leur environnement, à éviter les foules ainsi que les zones connaissant une forte présence policière, à suivre les médias locaux et à faire preuve de discrétion.

L’alerte ne donne pas davantage de précisions sur la nature des « menaces accrues » évoquées.

Djerba occupe cependant une place particulière dans ce contexte. L’île abrite l’une des dernières communautés juives historiques du monde arabe ainsi que la synagogue de la Ghriba, à Erriadh, haut lieu du judaïsme tunisien et centre d’un pèlerinage annuel qui attire des visiteurs tunisiens et étrangers.

Le 9 mai 2023, lors du pèlerinage de la Ghriba, un membre de la Garde nationale avait tué l’un de ses collègues avant de se diriger vers les environs de la synagogue et d’ouvrir le feu sur les forces de sécurité. L’attaque avait fait cinq morts : deux visiteurs et trois membres des forces de sécurité.

L’ambassade américaine ne fait toutefois aucun lien explicite, dans son alerte du 4 octobre, entre sa recommandation, la communauté juive de Djerba et la synagogue de la Ghriba. Elle mentionne uniquement les tensions régionales et l’anniversaire du 7 octobre 2023.

Lire aussi: Attaque de Djerba : Kaïs Saïed préside la réunion du Conseil de sécurité nationale

Une alerte ponctuelle, pas un changement du classement de Djerba

Cette recommandation ne correspond pas à un reclassement permanent de Djerba dans les conseils aux voyageurs américains.

Le Département d’État maintient actuellement la Tunisie au niveau 2, « Exercise Increased Caution », en raison notamment des risques liés au terrorisme, à la criminalité et aux troubles. Djerba ne figure pas parmi les zones classées au niveau 4, « Do Not Travel », lesquelles concernent notamment certaines zones frontalières avec l’Algérie et la Libye, plusieurs massifs de l’ouest du pays et le désert au sud de Remada.

L’alerte publiée le 4 octobre constitue donc une recommandation temporaire et géographiquement ciblée : éviter Djerba autour du 7 octobre 2026.

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Crédit d’honneur : Plusieurs banques ne sont pas concernées par le dispositif

02. Oktober 2026 um 19:09

Plusieurs banques ne participent pas au dispositif du crédit d’honneur lancé le 1er octobre 2026. Sur les 22 banques universelles recensées par le Conseil bancaire et financier, BTE, TSB, QNB Tunisia et BFPME ont directement indiqué qu’elles ne sont pas concernées par le mécanisme.

D’autres établissements pourraient également rester en dehors du dispositif. L’ATB est notamment citée par des spécialistes du secteur en raison de son résultat déficitaire en 2025, tandis que le cas de Citibank, également mentionnée parmi les non-participants, répondrait à un autre motif puisqu’elle a enregistré un bénéfice en 2025.

Quatre banques ont communiqué directement

La Banque de Tunisie et des Émirats (BTE) a indiqué qu’elle ne fait pas partie des établissements concernés par le dispositif du crédit d’honneur.

La Tunisian Saudi Bank (TSB) a également annoncé qu’elle n’est pas concernée par l’application des dispositions prévues par le décret n°148 de 2026.

QNB Tunisia a publié une communication similaire à destination de sa clientèle.

La Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) a, elle aussi, indiqué officiellement qu’elle n’est actuellement pas concernée.

Pour ces quatre établissements, la non-participation est donc directement confirmée par les banques elles-mêmes.

Pourquoi certaines banques ne disposent-elles pas d’enveloppe ?

Le crédit d’honneur repose notamment sur l’article 412 ter du Code de commerce et le décret n°148 du 23 juillet 2026.

Le mécanisme prévoit l’affectation au financement sur l’honneur d’un montant correspondant à au moins 8 % du résultat de l’exercice précédent.

Les résultats financiers de 2025 jouent donc un rôle déterminant pour l’enveloppe disponible en 2026.

La circulaire n°2026-08 de la Banque centrale impose par ailleurs aux établissements concernés de recevoir les demandes exclusivement à travers une plateforme électronique dédiée depuis le 1er octobre.

L’ATB également donnée hors dispositif

L’Arab Tunisian Bank n’a pas publié de communication similaire retrouvée sur son site.

Ses états financiers 2025 publiés par le Conseil du marché financier font toutefois apparaître une perte nette de 30,918 millions de dinars.

L’expert-comptable et spécialiste du secteur bancaire Sofiane Lourimi classe ainsi l’ATB parmi les établissements ne disposant pas d’une enveloppe issue des bénéfices 2025.

Son cas est donc cohérent avec le mécanisme de financement prévu par les textes, même en l’absence d’un avis directement publié par la banque.

Citibank : une autre raison à déterminer

Citibank est également citée parmi les établissements qui ne participeraient pas au dispositif.

Son cas ne peut cependant pas être expliqué par une absence de bénéfice. Ses états financiers 2025 font apparaître un résultat net positif de 19,413 millions de dinars.

Si Citibank ne participe effectivement pas au mécanisme, la raison est donc différente de celle avancée pour les banques déficitaires.

Aucune communication officielle retrouvée de Citibank ne permet de préciser ce motif.

La situation doit donc être distinguée de celle de BTE, TSB, QNB Tunisia et BFPME, dont la non-participation est directement confirmée.

Le Conseil bancaire et financier recense actuellement 22 banques universelles en Tunisie. Le nombre définitif d’établissements participant au crédit d’honneur devra donc être apprécié à partir des plateformes effectivement ouvertes et des communications officielles des banques.

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Bons du Trésor : 37,23 milliards de dinars en circulation, quel impact pour les Tunisiens ?

02. Oktober 2026 um 18:46

L’encours des Bons du Trésor s’établissait à 37,23 milliards de dinars au 1er octobre 2026, selon les dernières données quotidiennes de la Banque centrale de Tunisie. Il progresse de 5,69 milliards de dinars sur un an, soit 18,1 %.

Derrière ce montant se pose une question concrète : lorsque l’État mobilise davantage de ressources sur le marché intérieur, quelles peuvent être les conséquences sur le financement des entreprises, le crédit aux ménages et les finances publiques ?

Plus de 35 milliards de dinars en BTA

Au 1er octobre, l’encours des Bons du Trésor assimilables (BTA), titres de moyen et long terme émis par l’État, atteignait 35,539 milliards de dinars, contre 28,510 milliards un an auparavant.

Il a ainsi augmenté de 7,029 milliards de dinars en douze mois, soit 24,7 %.

Le mouvement est inverse pour les Bons du Trésor à court terme. Leur encours est revenu de 3,026 milliards de dinars à 1,691 milliard, soit une baisse de 44,1 %.

Les BTA représentent désormais environ 95,5 % de l’ensemble des Bons du Trésor en circulation.

Un impact indirect via le crédit bancaire

Les Bons du Trésor permettent à l’État d’emprunter des dinars sur le marché intérieur pour couvrir ses besoins de financement et refinancer une partie de sa dette arrivant à échéance.

Pour un particulier, leur augmentation ne provoque donc pas directement une hausse des prix ou une modification de son compte bancaire. L’effet peut en revanche passer par le système financier.

Les banques peuvent souscrire et détenir des Bons du Trésor dans leurs portefeuilles. Lorsque davantage de ressources financières sont orientées vers le financement de l’État, elles peuvent entrer en concurrence avec celles destinées aux entreprises et aux particuliers. Ce mécanisme est généralement désigné comme un risque d’« effet d’éviction ».

Pour une PME qui souhaite acheter une machine, un commerçant qui veut développer son activité ou un ménage qui sollicite un crédit immobilier, l’enjeu porte sur la quantité de financement disponible et son coût.

Cela ne signifie pas qu’une hausse des Bons du Trésor entraîne automatiquement une baisse des crédits. L’enjeu est plutôt de savoir quelle part des ressources disponibles finance l’État et quelle part est dirigée vers l’investissement des entreprises et les besoins des ménages.

19 milliards de dinars d’emprunts intérieurs prévus en 2026

La loi de finances 2026 prévoit 19,056 milliards de dinars d’emprunts intérieurs.

Selon le ministère des Finances, ces ressources sont ventilées entre 4,84 milliards de dinars de BTA, 2,5 milliards de Bons du Trésor à court terme et 11,716 milliards d’autres emprunts intérieurs.

Les Bons du Trésor constituent donc une composante du financement intérieur de l’État, et non sa totalité.

Ces montants correspondent aux ressources d’emprunt prévues pour l’exercice 2026. Ils ne sont pas directement comparables à la hausse de 7,029 milliards de dinars de l’encours des BTA sur douze mois, qui mesure la différence entre deux stocks à deux dates distinctes.

Les Bons du Trésor doivent également être remboursés à leur échéance et donnent lieu au paiement d’intérêts. L’évolution de leur encours intervient ainsi dans les besoins futurs de refinancement du Trésor et dans la charge de la dette publique.

Lorsque cette charge augmente, elle peut réduire la marge budgétaire disponible pour d’autres dépenses ou investissements publics, selon l’évolution des recettes de l’État, des taux d’intérêt et des besoins de refinancement.

Pas d’effet mécanique sur les prix

Une progression de l’encours des Bons du Trésor ne signifie pas que les prix ou les taux des crédits augmenteront dans les mêmes proportions.

Souscrite par des investisseurs, l’émission d’un Bon du Trésor constitue un emprunt de l’État et non, en elle-même, une création de monnaie.

Pour les Tunisiens, les effets potentiels sont donc surtout indirects : conditions d’accès au crédit, coût du financement, capacité des entreprises à investir et marge de manœuvre du budget de l’État.

Avec 37,23 milliards de dinars de Bons du Trésor en circulation au 1er octobre, contre 31,54 milliards un an auparavant, leur évolution constitue ainsi un indicateur à suivre pour mesurer le poids du financement de l’État sur le marché intérieur.

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Innovation : La Tunisie gagne dix places en deux ans et se classe 71e mondiale

02. Oktober 2026 um 18:15

La Tunisie occupe la 71e place mondiale dans l’Indice mondial de l’innovation 2026 publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Elle gagne cinq places par rapport à 2025 et dix par rapport à 2024.

Le pays se classe également quatrième en Afrique, derrière Maurice, le Maroc et l’Afrique du Sud, et deuxième en Afrique du Nord derrière le Maroc.

De la 81e à la 71e place en deux ans

La Tunisie était 81e mondiale en 2024, avant de remonter à la 76e place en 2025 puis à la 71e en 2026.

En Afrique, Maurice occupe la 50e place mondiale, devant le Maroc, 54e, et l’Afrique du Sud, 63e. La Tunisie arrive ensuite au 71e rang.

En Afrique du Nord, elle devance notamment l’Égypte, 83e, et l’Algérie, 111e.

L’OMPI classe par ailleurs la Tunisie 92e pour les ressources consacrées à l’innovation, mais 56e pour les résultats obtenus. Cet écart signifie que le pays obtient des résultats supérieurs à ce que laisserait attendre son niveau d’intrants.

Première mondiale pour les diplômés en sciences et ingénierie

Le capital humain et la recherche constituent l’un des principaux points forts du pays, avec une 45e place mondiale dans cette catégorie.

La Tunisie se classe surtout première mondiale pour la proportion de diplômés en sciences et en ingénierie.

Elle occupe également le 12e rang pour les articles scientifiques et techniques rapportés au PIB, le 18e pour les investissements greenfield en R&D et dans les hautes technologies et le 38e pour les exportations de haute technologie.

Ces indicateurs mettent en évidence une base scientifique et humaine importante ainsi que des capacités dans les activités technologiques tournées vers l’exportation.

Le maillon faible : Le lien entre recherche et entreprises

Le classement fait toutefois apparaître un décalage important entre les compétences scientifiques disponibles et leur transformation en innovation économique.

La Tunisie se classe 112e pour les liens d’innovation et tombe au 134e rang pour les publications conjointes entre la recherche publique et l’industrie.

La formation brute de capital constitue un autre point faible, avec une 130e place mondiale.

Le défi se situe donc moins dans la disponibilité des compétences scientifiques que dans leur connexion avec les entreprises, l’investissement et la commercialisation des innovations.

L’Indice mondial de l’innovation 2026 couvre 139 économies et repose sur 79 indicateurs.

Les évolutions annuelles du classement doivent néanmoins être interprétées en tenant compte de la disponibilité des données et des éventuelles modifications méthodologiques apportées d’une édition à l’autre.

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Céréales : Après 200.000 tonnes achetées, la Tunisie cherche 100.000 tonnes de blé dur

02. Oktober 2026 um 10:07

Une semaine après avoir acheté 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge, la Tunisie revient sur le marché international pour chercher 100.000 tonnes de blé dur. Le nouvel appel d’offres comporte également des précautions particulières face aux perturbations en mer Noire.

Selon des négociants européens cités par Reuters, l’Office tunisien des céréales a lancé un appel d’offres international pour environ 100.000 tonnes de blé dur. La date limite de dépôt des offres est fixée à ce vendredi 2 octobre.

Le volume recherché est réparti en quatre cargaisons de 25.000 tonnes, avec une origine laissée au choix des fournisseurs. Les périodes d’expédition doivent s’échelonner entre fin octobre et fin décembre, selon les régions d’origine.

Après 200.000 tonnes, 100.000 tonnes supplémentaires recherchées

Cette nouvelle opération intervient une semaine après un important achat. Le 24 septembre, l’Office des céréales avait acheté 200.000 tonnes sur le marché international : 125.000 tonnes de blé tendre et 75.000 tonnes d’orge fourragère.

Les deux opérations ne portent donc pas sur les mêmes céréales et leur statut est différent. Les 200.000 tonnes ont effectivement été achetées, tandis que les nouvelles 100.000 tonnes de blé dur constituent pour l’instant un volume recherché.

En l’espace d’une semaine, 300.000 tonnes de céréales sont ainsi concernées par ces deux opérations d’approvisionnement international.

Lire aussi: Céréales : La Tunisie achète 200.000 tonnes de blé tendre et d’orge

Le risque de la mer Noire pris en compte

Le nouvel appel d’offres contient également une disposition concernant les perturbations des exportations depuis la région de la mer Noire.

Selon les conditions rapportées par Reuters, pour les céréales provenant de cette région, les perturbations liées à la guerre en Ukraine ne pourraient pas être invoquées par les fournisseurs comme un cas de force majeure. En cas de problème, ceux-ci devraient trouver une origine alternative pour assurer la livraison.

Cette précaution intervient dans un contexte de fortes perturbations des infrastructures céréalières de la région.

Le 20 août la Tunisie avait averti ses fournisseurs qu’elle n’accepterait pas facilement l’invocation de la force majeure pour justifier le non-respect de leurs engagements. Les attaques contre les ports, terminaux et navires avaient alors entraîné retards et annulations de cargaisons.

Le nouvel appel d’offres confirme ainsi que ce risque est désormais directement intégré aux conditions d’approvisionnement tunisiennes.

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Du blé dur malgré une collecte abondante

L’achat envisagé intervient aussi après une campagne nationale favorable. Le 17 septembre, la PDG de l’Office des céréales, Salwa Ben Hadid Zouari, annonçait près de 11 millions de quintaux de céréales collectés, dont 73% de blé dur. Selon la responsable, les quantités collectées permettaient de couvrir les besoins du marché local en blé dur jusqu’en janvier 2027.

Le recours au marché international ne signifie toutefois pas que ces disponibilités sont épuisées. Les cargaisons recherchées doivent être expédiées jusqu’en décembre et peuvent notamment participer à la constitution des stocks nécessaires pour la période suivante.

Aucune explication spécifique de l’Office des céréales sur le calendrier de ce nouvel appel d’offres n’a toutefois été identifiée à ce stade. Le résultat de l’appel d’offres permettra de connaître les volumes finalement achetés, leurs prix et les fournisseurs retenus.

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