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Croissance mondiale 2026 : le FMI table sur 3 % mais alerte

11. September 2026 um 09:05

L’économie mondiale a mieux résisté que prévu au choc énergétique provoqué par la guerre au Moyen-Orient. La production économique mondiale devrait encore croître d’environ 3 % en 2026, mais le FMI fait état de risques élevés.

La porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), Julie Kozack, a déclaré jeudi 10 septembre que les prix du pétrole et du gaz restent élevés, ajoutant que le choc énergétique lié à la guerre n’est pas terminé.

Les pressions sur la dette mondiale s’accentuent également. Tandis que le processus de déflation, amorcé après la crise du coût de la vie de 2022, est au point mort. « Jusqu’à présent, malgré six mois de guerre au Moyen-Orient, l’économie mondiale a fait preuve de résilience », souligne-t-elle. L’exploitation des réserves de pétrole et de gaz a permis à certains pays de faire face aux chocs énergétiques causés par la guerre. Alors que d’autres se sont tournés vers de nouvelles sources d’énergie ou ont pris des mesures pour freiner la demande. Par conséquent, « nous restons sur la bonne voie pour une croissance mondiale d’environ 3 %. Mais l’incertitude, comme nous le disons depuis un certain temps, demeure élevée ».

En juillet, le FMI prévoyait une croissance mondiale modérée de 3,0 % en 2026, contre une moyenne de 3,5 % en 2024 et 2025 et une prévision de 3,1 % en avril. À l’époque, l’institution de Bretton Woods indiquait que cette prévision reposait sur l’hypothèse d’une désescalade du conflit d’ici la mi-juillet. Cependant, l’Iran et les États-Unis ont intensifié leurs attaques entretemps…

Forces se déplaçant en sens opposés

Par ailleurs, Julie Kozack souligne que l’économie mondiale est confrontée à des pressions opposées : d’une part, dues à un choc négatif sur l’offre d’énergie, qui fait grimper les prix de l’énergie, des engrais, des produits alimentaires et autres matières premières; et, d’autre part, en raison du cycle technologique piloté par l’intelligence artificielle (IA), qui crée un choc positif sur la demande.

Les risques sont élevés, car de nombreux pays doivent reconstituer leurs réserves de pétrole et de gaz. Tandis que la demande énergétique devrait augmenter à l’approche de l’hiver dans l’hémisphère nord.

La pression s’accentue également sur la dette publique mondiale, qui avoisine déjà les 100 % du produit intérieur brut (PIB) – un niveau jamais atteint depuis la Seconde Guerre mondiale – et devrait encore augmenter, estime Mme Kozack. De nombreuses économies avancées affichent des ratios dette publique/PIB particulièrement élevés.

En outre, les problèmes de liquidités s’accumulent dans les pays en développement, notamment en Afrique. Et ce, en partie à cause d’une baisse de l’aide bilatérale. Le FMI appelle les banquiers centraux à rester fidèles à leurs mandats visant à assurer la stabilité des prix. Tout en encourageant les responsables des politiques budgétaires à élaborer des plans de consolidation budgétaire à moyen terme. « Nous ne sommes pas dans une situation où l’assainissement budgétaire doit se faire du jour au lendemain. Mais il est très important pour les autorités budgétaires de disposer d’un plan et d’une stratégie clairs et concrets sur la manière de réduire les déficits et la dette », explique encore la porte-parole du FMI.

Le FMI a également exhorté les autorités à se concentrer sur l’amélioration des perspectives de croissance grâce à des réformes structurelles et à la suppression des obstacles « auto-infligés » à la croissance.

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