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Décès de Abderrahmane Tlili | Le parcours heurté d’un homme controversé   

24. August 2026 um 10:35

Décédé le dimanche 23 août 2026, à l’âge de 83 ans, Abderrahmane Tlili était un commis de l’Etat, un activiste politique et un homme d’affaires assez controversé dont le parcours, en dents de scie, n’a pas été un long fleuve tranquille.    

Latif Belhedi

Fils de Ahmed Tlili, l’ancien secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui s’était illustré par son opposition à la dérive dictatoriale de Habib Bourguiba, Abderrahmane Tlili n’a pas eu de scrupules à louer ses services au même Bourguiba ainsi qu’à son successeur, non moins dictateur, Zine El Abidine Ben Ali, avec lequel il s’était, cependant, brouillé à la fin, non pour des raisons politiques, mais pour des affaires d’argent. Ce qui lui valut des démêlées judiciaires et des incarcérations pour de présumés abus commis dans la gestion de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca) qu’il avait dirigé jusqu’à sa remise à la retraite d’office en 2003.    

Commis de l’ETat, le défunt a été Pdg de l’Office national de l’huile pendant 11 ans, de la Société de transport pétrolier saharien pendant 5 ans, de la Compagnie franco-tunisienne de pétrole pendant 2 ans, de la Société italo-tunisienne de pétrole pendant 4 ans et de l’Oaca pendant 3 ans.

En politique, il a démarré sa carrière au sein du Parti socialiste destourien (PSD), au pouvoir, et de son héritier le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), fondé en 1988 par Zine El-Abidine Ben Ali, avant de fonder, en 1988, à la demande de ce dernier, l’Union démocratique unioniste (UDU) d’obédience nationaliste arabe, l’un des partis du décor démocratique qui servaient d’alibi pour le dictateur de l’époque pour réprimer les vrais partis de l’opposition et les empêcher de participer aux comédies électorales.

Pour avoir servi avec zèle Ben Ali, dont il était très proche, que ses déboires avec une justice à la solde de ce dernier ne lui ont pas valu beaucoup de soutien de la part de la société civile, qui voyait dans ces déboires des règlements de comptes au sein d’un système corrompu jusqu’à la moelle.

En juillet 2004, Abderrahmane Tlili est reconnu coupable de «délits d’abus de pouvoir, de violation des procédures légales en matière de conclusion de marchés publics et de change». Et il est condamné à 9 ans de prison ferme et à une amende de 42,7 millions de dinars; il est également condamné à une amende supplémentaire de 6,7 millions de dinars à titre de réparation du préjudice matériel subi par l’Oaca et à 100 000 dinars pour le préjudice moral occasionné. Ses défenseurs avaient cependant souligné que «ni l’instruction judiciaire, ni le tribunal, n’ont pu établir la moindre preuve matérielle tangible justifiant ces peines».

Il sera libéré le 17 janvier 2011, trois jours après la chute de Ben Ali.

Le défunt avait vécu un grand drame personnel : son épouse, le docteur Saloua Tlili, a trouvé la mort le 3 juin 2003 à la suite d’une chute du premier étage du hall de l’aéroport international de Tunis-Carthage où se trouvaient alors les bureaux de son époux. Selon des amis du couple, elle souffrait d’une dépression nerveuse et se serait suicidée. Cet épisode fit beaucoup jaser à Tunis, parmi les adversaires du défunt comme parmi ses amis.

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Tourisme et transport aérien en Tunisie : pourquoi une croissance à 2 chiffres est tout à fait plausible

Une tribune de Karim Chouchane, Directeur Général de Kars International et Président du Conseil Stratégique et Prospectif de la Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Française (CCITF) :

« La Tunisie a franchi en 2025 un cap symbolique avec 11 millions d’entrées touristiques. Un chiffre record, à première vue. Mais derrière cette performance, la lecture mérite d’être nuancée : près de 4 millions de visiteurs algériens ont accédé au territoire par voie terrestre, tandis que le trafic aérien s’est établi autour de 6 millions de passagers.

Ce décalage pose une question centrale : peut-on durablement faire croître le tourisme sans une montée en puissance significative du transport aérien ?

L’illusion du levier unique

Le débat sur l’Open Sky, souvent présenté comme une solution miracle, doit être replacé dans une perspective plus large. L’ouverture du ciel ne saurait, à elle seule, compenser les limites structurelles de l’offre touristique tunisienne.

L’enjeu dépasse largement la capacité aérienne, Il réside dans la profondeur du produit touristique : raréfaction du tourisme de congrès et d’événementiel, recul du tourisme de santé, des seniors et insuffisante structuration d’une programmation culturelle à l’année. Autant de segments qui conditionnent l’attractivité réelle d’une destination.

Autrement dit, les passagers ne viennent pas pour un vol, ils viennent pour une expérience.

Aéroports sous-utilisés, attractivité en question

Le paradoxe tunisien est là : des infrastructures aéroportuaires intérieures – Tabarka, Tozeur, Gafsa – sous-exploitées malgré des incitations gouvernementales fortes, notamment l’exonération des redevances aéroportuaires. Il en est de même pour Djerba et Enfidha actuellement en sous-capacité et dont le potentiel pourrait contribuer significativement à l’essor de l’activité touristique.

Ce constat confirme une réalité simple : l’offre aérienne ne précède pas la demande, elle l’accompagne. Sans produit touristique différencié et structuré, aucune politique d’incitation ne peut durablement remplir des avions.

Dès lors, la question n’est pas uniquement celle des flux, mais celle de la désirabilité des territoires.

Compétitivité : au-delà du rapport qualité-prix

La Tunisie reste bien positionnée en termes de rapport qualité-prix. Mais ce critère n’est plus suffisant dans un marché globalisé et hautement concurrentiel.

La compétitivité d’une destination repose désormais sur une chaîne complète : accessibilité, fluidité des parcours, qualité des infrastructures, richesse de l’offre, lisibilité de la programmation.

À ce titre, la performance aéroportuaire devient un levier stratégique. Le temps de rotation des avions et la durée de passage des passagers dans les terminaux sont déterminants.

Réduire le temps d’attente – de trois heures à une heure grâce à la digitalisation et à la simplification des parcours – constitue un facteur clé pour capter une clientèle à forte valeur ajoutée, notamment celle des courts séjours (short breaks).

Gouvernance et régulation : des réformes structurantes

Le développement du transport aérien tunisien reste contraint par les accords bilatéraux qui limitent l’ouverture des lignes et la flexibilité du marché. Mais au-delà de ce cadre, une réforme de la gouvernance s’impose.

Trois institutions jouent un rôle central : l’OACA, la DGAC et l’ONTT. Elles sont indéniablement liées aux différentes autorités, police et douane en premier lieu. Leur action doit s’inscrire dans une logique de complémentarité opérationnelle, au service d’une stratégie unifiée (globale) de destination.

La DGAC, en particulier, gagnerait à renforcer son indépendance et à élargir son rôle, conformément aux standards de l’OACI. Au-delà notamment de ses missions  de sécurité et de sûreté, elle doit devenir un acteur de la régulation économique et du développement du secteur.

Les redevances aéroportuaires, principale source de financement, doivent être optimisées pour soutenir l’investissement, notamment en ressources humaines et techniques.

Une compagnie nationale comme locomotive

Dans cet écosystème, une compagnie nationale performante reste un levier structurant. Elle agit comme une locomotive, en assurant la connectivité, en soutenant les flux et en renforçant la compétitivité globale de la destination.

Tunis-Carthage : vitrine stratégique

L’aéroport de Tunis-Carthage doit incarner le niveau d’ambition de la destination. Aujourd’hui en situation de saturation fonctionnelle, il nécessite une modernisation en profondeur, à la hauteur des standards internationaux et des attentes des passagers.

Capital humain : anticiper la relève

Un autre défi, plus silencieux mais tout aussi stratégique, concerne les compétences. Le secteur aérien tunisien fait face à un renouvellement générationnel imminent. D’où la nécessité de structurer une offre de formation ambitieuse, capable non seulement d’assurer la relève, mais aussi de positionner la Tunisie comme un hub régional de formation aux métiers de l’aérien.

Vers une stratégie transversale

Au fond, la clé réside dans une approche intégrée. Le tourisme et le transport aérien ne peuvent plus être pensés en silos. Leur développement doit s’inscrire dans une stratégie transversale, impliquant d’autres secteurs, à commencer par la culture sans oublier l’implication des fédérations professionnelles et les régions dans l’élaboration de la vision de la destination Tunisie et notamment le développement du tourisme intérieur.

Programmer, structurer, valoriser : c’est en construisant une offre lisible et continue – festivals, événements, circuits – que la Tunisie renforcera son attractivité.

Horizon 2030 : changer de paradigme

L’objectif n’est pas simplement d’augmenter les chiffres. Il s’agit de transformer le modèle. Passer d’une logique de volume à une logique de valeur. D’une approche segmentée à une vision systémique. Et d’un débat centré sur l’Open Sky à une stratégie globale d’attractivité.

L’amélioration de la compétitivité et des performances ne passe pas nécessairement par une baisse des tarifs. À titre d’exemple, l’optimisation du temps de rotation des vols permet d’augmenter le nombre de rotations, et donc de générer davantage de revenus.

Il ne s’agit pas uniquement d’une mission relevant du Handling, mais bien d’une démarche collective impliquant l’ensemble des intervenants. Une réflexion concertée entre tous les acteurs est indispensable pour identifier et mettre en œuvre des leviers d’amélioration durables.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra inscrire durablement son tourisme dans une trajectoire de croissance qualitative, portée par un transport aérien pleinement aligné avec ses ambitions.»

Karim Chouchane

 

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Tunis-Carthage auf dem letzten Platz der weltweiten Rangliste der Flughäfen 2025

11. Januar 2026 um 15:47

Die von AirHelp veröffentlichte weltweite Rangliste der Flughäfen 2025 hat erneut die erheblichen Unterschiede zwischen den internationalen Luftverkehrsknotenpunkten deutlich gemacht. In dieser Ranglistenausgabe liegt der Mehr

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OACA: Neues Portal für Information und Dienste online

22. Februar 2024 um 16:05

Das Amt für Zivilluftfahrt und Flughäfen (OACA) hat am Donnerstag den Start eines neuen Portals bekannt gegeben, das sieben Websites zu seinen Flughäfen umfasst, die Mehr

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