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Moyen-Orient, migration et climat : la feuille de route de la Tunisie à l’ONU

27. September 2026 um 10:15

Lors de son discours à la tribune de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a réaffirmé les positions immuables de Tunis sur les grands dossiers mondiaux. Il a appelé à une réorganisation du système onusien pour restaurer la confiance face aux crises actuelles, tout en défendant le respect du droit international et une meilleure représentation des pays en développement.

Au cœur de cette intervention, la question palestinienne et les enjeux sécuritaires et économiques globaux ont structuré le plaidoyer tunisien. D’abord, sur la cause palestinienne, il a évoqué la situation humanitaire à Gaza, le soutien réitéré à l’UNRWA et appelle à la création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale.

Concernant les crises régionales, le chef de la diplomatie tunisienne a plaidé pour une solution strictement « libyo-libyenne » sans ingérence, mais aussi la solidarité de la Tunisie avec le Liban et la Syrie, et son soutien aux règlements politiques au Soudan et au Yémen.

A propos de la migration, Nafti a réitéré la position de la Tunisie, à savoir refus catégorique que notre pays serf de lieu de réinstallation pour les migrants irréguliers, appelant au contraire à approche globale s’attaquant aux causes profondes (pauvreté, conflits).

Enfin, quant aux questions du climat, du financement et de l’IA, le ministre souligne la nécessité d’une justice climatique, d’une refonte de l’architecture financière internationale en faveur des pays vulnérables, sans oublier la mise en place d’une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle pour résorber la fracture numérique Nord-Sud.

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À l’ONU, Mohamed Ali Nafti appelle à une réforme profonde pour sauver le multilatéralisme

Von: farhat
27. September 2026 um 06:23

Le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a affirmé, samedi, devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, que rétablir la confiance dans le multilatéralisme repose sur deux conditions sine qua non, à savoir un engagement sincère et une réforme profonde de l’Organisation.
S’exprimant au nom de la Tunisie lors du débat général de haut niveau, Nafti a salué l’élection de Khalilur Rahman à la présidence de l’Assemblée générale et rendu hommage au Secrétaire général sortant Antonio Guterres pour ses louables efforts déployés au service de la paix et du développement dans un contexte international d’une extrême complexité.
Le ministre des affaires étrangères a estimé que la restauration de la confiance dans le système onusien exige, en premier lieu, un engagement responsable de tous les États à respecter le droit international et la Charte des Nations Unies, fondée sur l’égalité souveraine, le non recours à la force, le règlement pacifique des différends et la bonne fois dans la mise en oeuvre des obligations internationales.
La seconde condition, a-t-il ajouté, est l’accélération d’une réforme globale de l’ONU à travers la révision des mécanismes de décision pour une représentation géographique plus équitable, et le renforcement de la transparence et de la redevabilité.
« Sans progrès réels sur ces deux fronts, l’action collective restera otage de calculs géopolitiques étroits », a-t-il prévenu.
Nafti a saisi l’occasion pour saluer l’initiative « ONU 80 » comme une opportunité et non une étape finale, à condition d’un cadre consultatif inclusif préservant le caractère intergouvernemental de l’Organisation, mettant l’accent sur l’impératif qu’il y a à ce que toute réforme ne réduise pas le soutien aux pays en développement.

(D’après TAP)

 

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À New York, le ministre des AE défend le cap réformateur et les droits humains en Tunisie

Von: farhat
27. September 2026 um 06:18

La Tunisie est fermement attachée à son processus de réforme, au renforcement des droits de l’Homme et des libertés, et à la promotion du rôle de la femme et de la jeunesse dans la vie publique, a souligné le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.
S’exprimant, samedi, lors du débat général de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le ministre a affirmé que la Tunisie, sous la conduite du président de la République, Kais Saïed, poursuit son processus de réformes amorcé depuis le 25 juillet 2021 dans la perspective d’ancrer une démocratie répondant aux aspirations de progrès et de prospérité.
Il a mis en relief la volonté de la Tunisie de miser sur ses propres capacités tout en attirant les investissements et diversifiant ses partenariats sur la base de l’intérêt mutuel et du respect réciproque.
Il a également réaffirmé l’attachement de notre pays aux droits de l’Homme conformément à la Constitution du 25 juillet 2022, mettant l’accent sur le caractère universel des droits économiques, sociaux, culturels et climatiques, au premier rang desquels figure le droit au développement.
Evoquant le dossier des Femmes, de la jeunesse et de la diaspora tunisienne, Nafti a réaffirmé que la réussite des réformes est indissociable de la participation des femmes et des jeunes.
Il a souligné l’engagement de la Tunisie à renforcer le rôle de la femme au sein des instances de décision et à lutter contre toutes les formes de violence et de discrimination, considérant son autonomisation comme étant un levier essentiel de développement.
Nafti a en outre salué la place centrale accordée à la jeunesse dans les choix nationaux, réaffirmant l’engagement de l’État à favoriser son épanouissement politique, économique et social.
Lors de son allocution, le ministre des affaires étrangères a rendu hommage à la communauté tunisienne à l’étranger pour son rôle dans le rayonnement de la Tunisie, réaffirmant l’engagement du président de la République à intensifier les programmes de soutien à la diaspora.
Traitant de la question migratoire, le chef de la diplomatie tunisienne a plaidé pour une approche globale de la migration dépassant la seule et unique logique sécuritaire, s’attaquant à ses causes profondes dans le cadre d’une responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et de destination.
Dans ce contexte, Il a indiqué que les autorités tunisiennes poursuivent leurs efforts de sauvetage des migrants en mer et sur terre, assurant leur prise en charge et leur retour volontaire en coordination avec l’OIM, dans le respect de leur dignité et de leurs droits.
Nafti a saisi l’occasion pour rappeler la position de principe de la Tunisie sur la migration irrégulière, soulignant que notre pays refuse catégoriquement d’être un pays de transit ou d’installation pour les migrants irréguliers, victimes des réseaux de traite.

(D’après TAP)

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À l’ONU, Antonio Guterres salue la Tunisie, « voix de la sagesse en Méditerranée »

Von: farhat
27. September 2026 um 06:12

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, Mohamed Ali Nafti, a rencontré, le 26 septembre 2026 à New York, M. António Guterres, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, en marge de la participation de la Tunisie aux travaux de la 81ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.
Au début de cet entretien, le Ministre a transmis au Secrétaire Général les salutations de Monsieur le Président de la République ainsi que l’appréciation de la Tunisie pour les positions constantes et courageuses qu’il n’a cessé d’exprimer, défendant les causes justes, au premier rang desquelles la cause palestinienne.
Le Ministre a également salué les propos du Secrétaire Général, lors du séminaire « L’Afrique qu’on ne peut arrêter » tenu avant la présente session de l’Assemblée Générale, concernant les progrès réalisés par la Tunisie dans le domaine des technologies de la communication et de l’intelligence artificielle. Il a également réitéré le soutien de principe et constant de la Tunisie au système multilatéral et au rôle central de l’Organisation des Nations Unies dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales ainsi que dans la promotion de la justice et de la légalité internationales.
Le Ministre a, par ailleurs, rappelé la contribution constante de la Tunisie, depuis l’indépendance, aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, exprimant l’espoir que le prochain Secrétaire Général poursuivra cette approche et veillera au respect, par toutes les parties, de leurs engagements internationaux, contribuant ainsi à consolider les fondements de la sécurité, de la stabilité et du développement inclusif, afin de protéger les générations futures des ravages des guerres et des conflits.
De son côté, M. António Guterres a chargé M. Mohamed Ali Nafti de transmettre ses sentiments d’estime et de respect à Monsieur le Président de la République, saluant la conduite avisée de la Tunisie dans la gestion des différentes crises et des défis auxquels la région est confrontée. Il a qualifié la Tunisie de «voix de la sagesse dans la région méditerranéenne», grâce à sa démocratie avisée et à sa diplomatie mesurée, qui lui ont permis d’éviter toute crise dans son voisinage immédiat ou régional.
Il s’est également félicité du niveau de coopération privilégié entre la Tunisie et l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’avec ses différentes structures et agences spécialisées, renouvelant son appréciation du soutien constant apporté par notre Pays aux efforts des Nations Unies, notamment ceux visant à soutenir la stabilité en Libye.
Dans ce contexte, il a affirmé que l’Organisation des Nations Unies était disposée à poursuivre son action et sa coordination étroite avec la Tunisie et à répondre de manière positive à toute difficulté à laquelle notre Pays pourrait être confronté.

(D’après TAP)

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En marge de l’ONU, Nafti s’entretient avec son homologue mauritanien du renforcement bilatéral

Von: farhat
27. September 2026 um 06:04

Le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a rencontré, samedi, à New York, son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, en marge des travaux de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Selon un communiqué du département, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’élever les relations fraternelles bilatérales à de nouveaux niveaux, soulignant l’importance des prochaines échéances bilatérales et la nécessité de « trouver des solutions aux questions encore en suspens » dans plusieurs domaines de coopération afin de booster davantage les relations tuniso-mauritaniennes.
Les deux responsables ont à ce propos mis en avant les perspectives prometteuses dans les secteurs des technologies, des télécommunications et du transport, estimant que ces secteurs peuvent ouvrir de nouveaux horizons de partenariat sur la base des intérêts communs et des avantages mutuels.

(D’après TAP)

 

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La Tunisie réaffirme sa détermination à intensifier l’action climatique et hâter sa transition énergétique

Von: farhat
24. September 2026 um 14:09

La Tunisie a réaffirmé son engagement à renforcer son action climatique et à accélérer sa transition énergétique, tout en appelant à un soutien accru de la communauté internationale en faveur des pays en développement, lors d’une réunion de haut niveau tenue mercredi à New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a participé à cette rencontre, organisée à l’initiative du Secrétaire général des Nations Unies et consacrée à l’examen des moyens d’accélérer la transition vers les énergies propres et de renforcer la résilience face aux effets des changements climatiques.
A cette occasion, le ministre a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour renforcer sa capacité d’adaptation aux effets des changements climatiques, notamment dans les domaines de la sécurité hydrique, alimentaire et énergétique.
Il a souligné que « la Contribution Déterminée au niveau national 3.0 (CDN 3.0) » traduit une ambition climatique accrue de la Tunisie, avec pour objectif de réduire l’intensité carbone de 62% à l’horizon 2035, par rapport à 2010, et d’accélérer le développement des énergies renouvelables, en vue de porter leur part à 35% du mix électrique à l’horizon 2030. Il a, à cet égard, relevé que la mise en œuvre de ces objectifs nécessitera la mobilisation de financements estimés à près de 55 milliards de dollars.
Le ministre a, dans ce contexte, souligné que les efforts nationaux, aussi importants soient-ils, ne sauraient à eux seuls répondre à l’ampleur du défi climatique. Il a appelé à faciliter l’accès des pays en développement, notamment les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, aux financements concessionnels et aux dons, ainsi qu’au transfert de technologies et au renforcement des capacités.
Il a, également, plaidé en faveur de partenariats d’investissement renforcés, particulièrement dans les domaines des énergies renouvelables et de l’adaptation aux changements climatiques.
Mohamed Ali Nafti a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie œuvre à renforcer ses capacités nationales en matière de mobilisation des financements climatiques.
Il a également annoncé l’organisation, le 7 octobre prochain, en coopération avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), d’un atelier national consacré à l’accès aux financements climatiques multilatéraux, avec la participation des différentes parties prenantes nationales et des partenaires au développement.
Cet atelier aura pour objectif d’examiner les moyens pratiques permettant d’améliorer la mobilisation des financements climatiques et de les orienter vers les priorités nationales.

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La Tunisie à l’ONU : entre affirmation diplomatique et défense des intérêts nationaux

Von: tmps
23. September 2026 um 08:26

Par Ahmed NEMLAGHI

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, et sur instructions du Président de la République, Kaïs Saïed, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, conduira la délégation tunisienne à New York. Au-delà des interventions officielles et des rencontres bilatérales, cette participation constitue une occasion d’examiner les priorités de la diplomatie tunisienne, ses marges de manœuvre et les enjeux auxquels elle est confrontée dans un environnement international en recomposition.

La présence tunisienne à New York intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales, l’affaiblissement des mécanismes de coopération multilatérale et la persistance de conflits dont les répercussions dépassent largement les frontières des pays concernés. La 81e session de l’Assemblée générale s’inscrit ainsi dans une période où la capacité des organisations internationales à produire des réponses collectives est soumise à des pressions politiques, sécuritaires et financières.

Le thème retenu pour cette session, «Restaurer la confiance, gérer la transformation : une ONU au service de tous», traduit les préoccupations de l’Organisation face à ces évolutions. Le président de l’Assemblée générale, Khalilur Rahman, a notamment placé le renouvellement du multilatéralisme, la paix, le développement durable, la résilience climatique et la gouvernance numérique parmi les priorités de son mandat.

Pour la Tunisie, cette séquence diplomatique offre un cadre permettant de réaffirmer ses positions sur les grandes questions internationales, tout en participant aux discussions consacrées aux enjeux qui touchent directement les pays en développement. La portée de cette participation dépendra toutefois autant des déclarations prononcées que des possibilités de coopération et de suivi qui pourront en découler.

La confiance dans le multilatéralisme, un enjeu central

Le choix du thème de la 81e session intervient alors que le système multilatéral est confronté à une difficulté majeure : concilier les principes de la Charte des Nations unies avec les rapports de force qui structurent les relations internationales.

L’Assemblée générale réunit les 193 États membres de l’ONU, chacun disposant d’une voix. Elle constitue un espace de représentation universelle, mais ses résolutions ne disposent pas toutes de la même portée juridique que les décisions contraignantes adoptées par le Conseil de sécurité dans le cadre de ses compétences. Cette distinction rappelle les possibilités et les limites de l’institution : elle permet aux États de présenter leurs positions, de négocier et de construire des convergences, sans pouvoir à elle seule garantir l’application de toutes les décisions adoptées.

Dans ce contexte, la question de la confiance ne se limite pas au fonctionnement administratif des Nations unies. Elle renvoie également à la perception de l’équité du système international, à la capacité des institutions à répondre aux crises et à la cohérence de l’application des principes du droit international.

La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient, les crises humanitaires et les difficultés rencontrées dans la lutte contre le changement climatique illustrent la complexité de cet environnement. Les dirigeants réunis à New York doivent notamment aborder les conflits en cours, les questions de sécurité alimentaire et énergétique ainsi que les conséquences des perturbations géopolitiques sur les échanges internationaux.

La participation tunisienne se déroulera donc dans un espace où la défense des principes multilatéraux s’accompagne d’un enjeu pratique : faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent par des mécanismes de coopération concrets.

Le droit au développement : au-delà des déclarations de principe

Parmi les dossiers inscrits au programme de Mohamed Ali Nafti figure le droit au développement. Ce choix prend place dans le cadre d’une réunion de haut niveau consacrée au 40e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement, adoptée en 1986.

Le sujet revêt une importance particulière pour les pays qui cherchent à concilier leurs objectifs de croissance, leurs contraintes financières et les exigences liées à la transition écologique. Le droit au développement pose notamment la question de la participation des populations aux décisions qui les concernent et de la répartition équitable des ressources et des opportunités.

Pour les pays à revenu intermédiaire, l’enjeu ne se résume pas à l’accès à une aide extérieure. Il concerne également les conditions de financement, l’accès aux technologies, les possibilités d’investissement et la capacité à construire des politiques publiques durables.

La Tunisie pourra, dans ce cadre, faire valoir ses préoccupations relatives au développement et à la coopération internationale, conformément aux convictions du Président Kaïs Saïed, même si le communiqué du ministère ne précise pas les propositions concrètes que la délégation tunisienne entend défendre lors de cette réunion. Il conviendra donc de distinguer les orientations annoncées des engagements qui pourraient être formulés au cours des travaux.

La réunion de haut niveau prévue le 24 septembre s’inscrit dans l’agenda de l’ONU consacré aux menaces existentielles liées à l’élévation du niveau de la mer. Elle doit permettre d’examiner les réponses internationales face aux risques qui pèsent sur les territoires et les populations concernés.

Pour la Tunisie, la question présente plusieurs dimensions : la protection des espaces côtiers, la préservation des activités économiques liées au littoral et la mobilisation de ressources pour l’adaptation. Une approche diplomatique de ce dossier peut également favoriser les échanges d’expertise et la coopération avec les pays confrontés à des problématiques comparables.

Toutefois, la participation à une réunion internationale ne constitue pas, en elle-même, une réponse aux vulnérabilités nationales. L’efficacité des engagements dépendra de leur traduction dans les politiques publiques, des moyens mobilisés et de la continuité des programmes de coopération.

Cette articulation entre les négociations internationales et les politiques nationales constitue l’un des enjeux récurrents des discussions climatiques. Les États cherchent à obtenir des engagements collectifs, tout en devant adapter leurs propres infrastructures et leurs dispositifs de prévention.

Le débat porte ainsi sur plusieurs dimensions : la capacité des systèmes de santé à détecter les menaces, l’accès aux moyens de prévention et de traitement, le partage des informations scientifiques et la coordination entre les États.

Pour la Tunisie, ce cadre offre une possibilité de renforcer les échanges avec les partenaires internationaux dans le domaine sanitaire. Il soulève également la question de la résilience des systèmes de santé et de la capacité à faire face à des crises dont les conséquences peuvent être à la fois sanitaires, économiques et sociales.

La portée de la réunion dépendra notamment des engagements financiers, des mécanismes de coopération et des dispositifs de suivi adoptés. L’expérience de la Covid-19 a montré que la prévention des crises sanitaires ne relève pas uniquement de la responsabilité des autorités médicales. Elle implique également les politiques de financement, la coordination institutionnelle et la confiance du public dans les mesures de santé publique.

Une coordination arabe à l’épreuve des divergences régionales

Le programme du ministre prévoit par ailleurs la présidence de la réunion de coordination des ministres arabes des Affaires étrangères. Cette responsabilité s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises persistantes et des positions parfois divergentes entre les États.

La coordination arabe constitue un espace de concertation destiné à favoriser les échanges sur les questions inscrites à l’ordre du jour international. Sa portée dépend toutefois de la capacité des pays participants à identifier des positions communes et à dépasser leurs différences de priorités.

Les tensions au Moyen-Orient, la situation humanitaire dans les zones de conflit et les débats relatifs au respect du droit international figurent parmi les questions qui structurent l’environnement diplomatique régional. Les discussions de l’Assemblée générale doivent se dérouler dans un contexte où les crises au Moyen-Orient et les difficultés de règlement des conflits occupent une place importante dans l’agenda international.

La présidence tunisienne de la réunion de coordination arabe représente, sur le plan institutionnel, une occasion de contribuer aux échanges entre les délégations. Elle ne préjuge cependant pas du contenu des positions qui seront adoptées collectivement ni du degré de convergence entre les différents participants.

L’intérêt de ces rencontres réside aussi dans leur articulation avec les réunions ministérielles régionales et celles des groupes d’appartenance de la Tunisie. Ces différents cadres permettent aux États de coordonner leurs interventions selon les dossiers et les espaces de négociation concernés.

Les entretiens bilatéraux : la dimension opérationnelle de la visite

Au-delà du débat général et des réunions thématiques, la diplomatie bilatérale occupera une place importante dans le déplacement de Mohamed Ali Nafti. Le ministre doit tenir une série d’entretiens avec ses homologues de pays partenaires ainsi qu’avec des responsables d’organisations internationales.

Selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères, ces rencontres porteront sur le renforcement de la coopération dans différents domaines et sur l’échange de points de vue concernant les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Ces entretiens constituent un outil habituel de la diplomatie multilatérale. Ils permettent de maintenir des contacts politiques, d’examiner des dossiers de coopération et de préparer d’éventuelles initiatives communes. Leur portée réelle dépend néanmoins des sujets abordés, du niveau des engagements et des suites qui leur sont données.

Pour la Tunisie, les rencontres bilatérales peuvent également servir à faire avancer des dossiers liés aux relations économiques, à la coopération technique et aux questions migratoires, sous réserve des accords et des priorités effectivement discutés. Le communiqué officiel ne fournit pas, à ce stade, la liste des interlocuteurs ni le détail des dossiers qui seront abordés au cours de ces réunions.

 

L’enjeu est donc de transformer les échanges diplomatiques en résultats mesurables : accords, programmes de coopération, mobilisation de financements ou coordination sur des dossiers précis. Cette dimension de suivi permet d’apprécier la continuité entre la représentation internationale et l’action diplomatique au quotidien.

Une présence internationale dont la portée reste à concrétiser

La participation tunisienne à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies s’inscrit dans un programme couvrant plusieurs dimensions de la diplomatie contemporaine : développement, environnement, santé, coopération arabe et relations bilatérales.

Les thèmes retenus pour les réunions de haut niveau correspondent à des enjeux qui dépassent les frontières nationales et nécessitent des réponses coordonnées. Ils offrent également aux États l’occasion de présenter leurs préoccupations et de participer aux négociations internationales.

Pour la Tunisie, la portée de cette participation devra être appréciée à travers les positions effectivement exprimées, les initiatives défendues et les résultats des échanges avec les partenaires. Les annonces du ministère définissent un cadre de participation, mais ne permettent pas encore de tirer des conclusions sur les engagements qui seront pris ou sur leurs effets futurs.

Dans un système international où la confiance dans les institutions multilatérales est au centre des débats, la question essentielle demeure celle de la traduction des principes en actions. Les travaux de New York permettront aux États de confronter leurs priorités, de rechercher des compromis et d’examiner les moyens de répondre aux crises communes.

La participation de Mohamed Ali Nafti à cette session s’inscrit dans la continuité de la politique étrangère du Président de la République, Kaïs Saïed, fondée notamment sur le renforcement de la coopération internationale et le développement de relations équilibrées avec les différents partenaires de la Tunisie. À travers sa présence à New York, la diplomatie tunisienne réaffirme ainsi son attachement au multilatéralisme et à la coopération comme leviers de dialogue et de défense des intérêts nationaux.

 

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