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Des dizaines de morts, faut-il craindre le pire au Congo face à la nouvelle flambée d’Ebola ?

16. Mai 2026 um 16:20

Une nouvelle épidémie d’Ebola est confirmée actuellement en République démocratique du Congo, dans la province de l’Ituri, ravivant les inquiétudes autour d’un virus déjà responsable de plusieurs crises sanitaires majeures dans le pays.

Selon les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé, des cas suspects et confirmés ont été enregistrés dans plusieurs zones de l’est du pays, notamment autour de Bunia et de localités minières et rurales difficilement accessibles. Le bilan fait état de plusieurs dizaines de décès et de centaines de cas suspects, un chiffre encore évolutif en raison de la dynamique de l’épidémie et des difficultés de surveillance sur le terrain.

Virus Bundibugyo

La souche identifiée appartiendrait au virus Bundibugyo, une variante moins fréquente d’Ebola. Les équipes sanitaires ont rapidement déployé des mesures de riposte, notamment la surveillance des contacts, l’isolement des cas et le renforcement des structures locales de prise en charge. Des campagnes de vaccination ciblées sont également en cours dans les zones touchées.

Pour les experts, la situation reste préoccupante mais pas nécessairement hors de contrôle à ce stade. Les précédentes expériences congolaises ont montré que des réponses rapides, appuyées par les organisations internationales, peuvent limiter la propagation du virus. Toutefois, plusieurs facteurs compliquent la maîtrise de l’épidémie : l’insécurité persistante dans l’est du pays, la mobilité des populations, et la fragilité du système de santé local.

La proximité de certaines zones touchées avec les frontières de l’Ouganda et du Soudan du Sud renforce également le risque de propagation régionale. Les autorités sanitaires de ces pays ont d’ailleurs activé des dispositifs de surveillance aux points d’entrée.

Contenir la chaîne de transmission

La question n’est donc pas seulement celle du nombre de cas, mais de la capacité des systèmes de santé à contenir la chaîne de transmission dans un contexte déjà marqué par des crises humanitaires récurrentes.

Pour l’heure, les organismes de santé publique appellent à la vigilance sans céder à la panique. Le risque d’extension existe, mais il dépendra principalement de la rapidité et de l’efficacité de la riposte sanitaire dans les prochaines semaines.

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OMS | L’épidémie de hantavirus présente un «faible risque»

18. Mai 2026 um 11:01

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui réunit son assemblée générale annuelle cette semaine à Genève, a maintenu son évaluation de l’épidémie de hantavirus comme présentant un «faible risque», alors même que les autorités sanitaires canadiennes confirmaient un cas d’infection chez un citoyen canadien ayant voyagé à bord du navire de croisière MV Hondus, tandis que le Royaume-Uni se préparait à accueillir les personnes ayant été en contact avec la personne infectée.

Dans un communiqué publié alors que le navire de croisière, à bord duquel le virus a été détecté, approchait des côtes néerlandaises, l’OMS a indiqué avoir réévalué les risques pour la santé publique à la lumière des dernières informations disponibles et que le risque global demeurait faible.

Elle a expliqué que, même si des infections supplémentaires parmi les passagers et les membres d’équipage exposés étaient possibles avant la mise en œuvre des mesures de confinement, le risque de transmission devrait diminuer après le débarquement et la mise en place des procédures de surveillance.

Selon les autorités, le MV Hondus accostera au port néerlandais de Rotterdam ce lundi 18 mai 2026, avant le débarquement des 27 passagers restants à bord, dont 25 membres d’équipage et deux membres du personnel médical.

L’avenir de l’OMS se joue cette semaine à Genève

Sur un autre plan, les États membres de l’OMS se réunissent ce lundi à Genève pour leur assemblée annuelle, dans un contexte de préoccupations liées à la propagation des virus Hanta et Ebola et d’incertitudes suite au retrait des États-Unis et de l’Argentine.

Bien que l’épidémie de Hanta ne figure pas officiellement à l’ordre du jour, elle devrait occuper une place importante dans les discussions, tout comme l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

Une source diplomatique, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré qu’il serait intéressant de voir comment l’OMS instrumentaliserait ces questions «pour promouvoir d’autres objectifs», notamment «faire pression sur les États-Unis et l’Argentine afin qu’ils reviennent sur leur décision de retrait».

L’AG de l’OMS, qui se tient jusqu’à samedi, intervient après une année difficile pour l’organisation, fragilisée par l’annonce du retrait des États-Unis et les coupes budgétaires qui l’ont contrainte à réduire son budget et ses effectifs.

L’AG examinera également plusieurs résolutions sensibles, notamment celles relatives à l’Ukraine, à la guerre à Gaza et à l’Iran.

Une grande partie des discussions de cette semaine portera sur l’éventualité de lancer un processus de réforme formel de ce que l’on appelle «l’architecture mondiale de la santé», un ensemble d’organisations qui ne collaborent pas toujours, mais dont les fonctions se recoupent souvent.

I. B.

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Aucun cas d’hantavirus n’a été enregistré en Tunisie

17. Mai 2026 um 11:04

Le ministère de la Santé a annoncé ce dimanche 17 mai 2026, dans un communiqué, qu’aucun cas d’hantavirus n’a été recensé en Tunisie à ce jour, tout en exhortant les citoyens et les médias à ne pas se laisser induire en erreur par des rumeurs ou des informations non fiables, et à se fier uniquement aux communiqués officiels du ministère et ceux des organisations sanitaires internationales compétentes.

Le ministère a également conseillé aux voyageurs de suivre les recommandations sanitaires générales pendant leurs déplacements, de respecter les règles d’hygiène, d’éviter tout contact avec les rongeurs ou leurs excréments, et de contacter les autorités sanitaires en cas de fièvre ou d’essoufflement après un retour de zones où ce virus est connu pour être présent.

Le ministère de la Santé a confirmé qu’il surveille, en coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres organismes sanitaires internationaux compétents, l’évolution de l’épidémie de hantavirus récemment détectée parmi les passagers d’un navire de croisière international ayant navigué en Amérique du Sud et en Antarctique.

Selon les dernières données de l’OMS, du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et d’autres autorités sanitaires compétentes, le nombre de cas confirmés et suspects demeure limité et fait l’objet d’une surveillance sanitaire étroite et d’un traçage des contacts.

Les enquêtes épidémiologiques et de laboratoire en cours indiquent que les cas recensés sont liés à une souche connue sous le nom de virus Andes, un type de hantavirus présent dans certaines régions d’Amérique du Sud. Cette souche se caractérise, dans des conditions spécifiques et limitées, par sa capacité à se transmettre d’une personne à l’autre par contact étroit et prolongé, mais elle ne se propage pas facilement dans la vie quotidienne courante.

Les enquêtes épidémiologiques et le traçage des contacts ont permis d’identifier les personnes exposées, qui ont été placées en isolement et font l’objet d’un suivi médical conformément aux protocoles établis. À ce jour, aucun signe de transmission communautaire généralisée n’a été constaté.

Le ministère a réaffirmé son engagement à suivre l’évolution de la situation sanitaire mondiale et à renforcer le système de vigilance sanitaire, de surveillance épidémiologique, de préparation et de réponse, notamment par le biais des points d’entrée et des services concernés, afin d’assurer une détection précoce et une réponse rapide à toute évolution potentielle.

Traduit de l’arabe.

I. B.

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