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L’ultimatum de Trump et le défi de l’Iran

23. März 2026 um 17:19

Plusieurs commentateurs à travers le monde se demandent si réellement Donald Trump est en possession de toutes ses facultés mentales et cognitives pour continuer à exercer sa fonction, en cette période chargée de dangers sans précédent pour la paix mondiale depuis les années 30 du siècle dernier.

Les interrogations sur l’aptitude du président américain et sur sa capacité à gérer la grave crise dans laquelle il a engagé son pays et le monde se réfèrent à ses déclarations contradictoires, incohérentes et désordonnées. En effet, le rythme de l’incohérence des propos, des affirmations et des décisions de Trump s’est brusquement accéléré depuis la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.

La décision de l’Iran de prendre le contrôle de cette voie maritime vitale pour la sécurité énergétique de la planète semble désorienter Donald Trump. Tout d’abord, il a réagi par l’indifférence : « Nous n’avons pas besoin de détroit, parce que nous ne dépendons pas du pétrole du Golfe ». Puis, très vite il change d’avis et appelle ses alliés et même la Chine à envoyer leurs forces navales pour escorter les pétroliers.

Jusqu’à présent, la Chine n’est pas affectée par la « fermeture sélective » du détroit, puisque ses pétroliers peuvent passer. Le problème se pose pour les alliés européens très dépendants du pétrole du Golfe.

Mais malgré cette dépendance, ils ont refusé quand même les appels à l’aide du président américain qui, ayant retiré sa « belle armada » dans l’océan Indien loin des missiles et des drones iraniens, n’a pas eu froid aux yeux en demandant aux autres d’amener leurs navires de guerre au Golfe pour sécuriser le détroit d’Ormuz !

Le refus rationnel des Européens de s’engager dans une guerre, au déclenchement de laquelle ils ont tant mis en garde, a provoqué la fureur du président américain qui l’a qualifié de « trahison ». Il a ainsi traité ses alliés de « lâches » et s’est déchainé contre l’OTAN, la décrivant comme « un tigre en papier ».

S’étant convaincu qu’aucun pays au monde ne répondra à ses appels à l’aide, Trump a choisi de s’engager dans une nouvelle escalade en lançant un ultimatum à l’Iran. Il exige désormais l’ouverture du détroit à la circulation dans les 48 heures, sinon « tous les réseaux électriques et énergétiques de l’Iran seront détruits ».

L’Iran a répondu à cet ultimatum qui expire ce lundi 23 mars par le défi : « Si vous détruisez nos réseaux électriques et énergétiques, nous détruirons les réseaux électriques et énergétiques d’Israël et ceux des pays du Golfe qui fournissent l’électricité et l’énergie aux bases militaires américaines. »

Entre temps, la guerre continue sans relâche. L’’Iran continue de résister. Malgré les lourdes pertes humaines et en infrastructures civiles et militaires, des millions d’Iraniens défilent quotidiennement dans les villes iraniennes en soutien à leur gouvernement, à leur Etat et à l’intégrité de leur territoire.

Trump et Netanyahu étaient à mille lieux de penser que l’Iran possède un tel arsenal et une telle maitrise des techniques de la guerre asymétrique. Nul n’a prévu par exemple que l’Iran soit capable de forcer le porte-avion Abraham Lincoln, symbole de la puissance américaine, à quitter la scène et à aller réparer ses dommages loin de la portée des missiles iraniens.

Par ailleurs, la nuit de samedi 21 à dimanche 22 mars restera dans les annales comme la nuit « la plus difficile » que les Israéliens ont vécue depuis la création de leur Etat. Peu de temps après qu’Israël a attaqué les alentours du site nucléaire d’Abouchehr, l’Iran a répondu par une attaque dévastatrice des environs du site de Dimona et de la ville voisine d’Arad.

La réponse iranienne, à la consternation des agresseurs, a démontré la vulnérabilité du « site le plus secret et le plus protégé de la planète ». Une réponse sous forme d’avertissement : « Si vous détruisez Bouchehr, Dimona sera détruit. »

Alors, la question brûlante qui se pose en Israël est jusqu’à quand les Israéliens supporteront-ils les nuits blanches entassés dans les abris, et les dévastations de plus en plus étendues que subissent leurs villes ? L’étonnant est qu’il n’y a encore aucune réaction ni tentative de déloger du pouvoir Benyamin Netanyahu, ce génocidaire maniaque, qui a mis la région entière et son pays à feu et à sang.

En attendant la réponse de Trump au défi iranien, le monde retient son souffle.

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« Fureur épique » à Téhéran et « rugissement du lion » iranien

16. März 2026 um 14:02

C’est probablement la première fois dans l’histoire moderne qu’une guerre se déclenche non parce qu’il y a un danger imminent pour tel ou tel pays, mais pour réaliser « le rêve entretenu pendant 40 ans » par un psychopathe génocidaire, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Ce fou a donc fini par attirer la puissance militaire américaine à ses côtés dans l’unique but d’assouvir son désir satanique de détruire un pays de 92 millions d’âmes (plus de 10 fois la population israélienne) et une superficie de 1.650.000 km2 (plus de 75 fois la taille d’Israël).

Il n’aurait jamais réussi à déclencher le désastre que vit le monde depuis le 28 février, s’il y avait à la tête de l’Exécutif américain un homme doué d’un minimum de bon sens et des connaissances de base en matière de gestion politique et géostratégique de la grande puissance américaine.

L’extrême instabilité qui secoue le monde aujourd’hui est causée par la fâcheuse rencontre de deux facteurs explosifs : l’ignorance arrogante de Donald Trump et la folie destructrice de Benyamin Netanyahu. Le premier est soutenu par un cercle de flagorneurs aussi incompétents et ignares que lui. Tandis que le second est soutenu par un peuple mentalement instable qui jubilait face au génocide de Gaza et qui soutient aujourd’hui à 92 % la folle agression contre l’Iran.

Ayant baptisé leur agression « Fureur épique » et « Rugissement du lion », Trump et Netanyahu sont sous le choc de voir leurs noms de guerre s’appliquer plus aux défenseurs iraniens qu’aux agresseurs israélo-américains. Car, la réalité sur le terrain montre clairement la « fureur épique » avec laquelle l’Iran se défend et le « rugissement du lion » sorti des gorges des millions qui défilent quotidiennement dans les villes iraniennes, soutenant leurs dirigeants et conspuant les agresseurs.

C’est avec une « fureur épique » que l’Iran continue de détruire méthodiquement les bases militaires et les symboles économiques et financiers américains. C’est avec une fureur épique que l’Iran est en train de transformer Tel-Aviv en une nouvelle Gaza, même si les Israéliens tentent désespérément de cacher l’étendue des dégâts.

En plus des missiles et des drones de divers types et de différentes portées qui continuent d’endommager les intérêts américains et de pleuvoir sur Israël, l’Iran a recouru à une autre arme qui met le monde entier en émoi : la fermeture du détroit d’Ormuz. En fait, il s’agit d’une fermeture sélective visant « seulement les agresseurs et leurs alliés ».

Certes l’Iran est en train de subir des destructions énormes dans ses infrastructures et continue de compter ses morts. Mais il semble déterminé à supporter la souffrance « afin que cette guerre soit la dernière » qui le vise de la part de ses ennemis israélo-américains.

Ceux-ci sont englués jusqu’aux genoux dans le bourbier qu’ils ont eux-mêmes créé. Si la disparition depuis une semaine de Netanyahu de la scène continue d’alimenter les rumeurs persistantes sur sa mort; son complice Trump ne sait plus quoi dire ni quoi faire pour sortir du piège dans lequel il est fatalement pris.

En l’absence d’une issue de sortie qui lui permettrait de sauver un tant soit peu la face, le président américain se réfugie dans sa propre réalité fantasmagorique. Un jour il assure avoir « totalement détruit le régime terroriste à Téhéran militairement et économiquement ». Le lendemain il se déchaine contre l’Otan « qui subira de mauvaises conséquences, si elle ne vient pas aider à sécuriser le trafic dans le détroit d’Ormuz ».

Signe d’une totale déconnection avec la réalité : il menace d’ « annuler sa visite à Pékin en avril, si Xi Jinping n’envoie pas sa marine pour aider à l’ouverture du détroit ». Provocant sans doute d’énormes éclats de rire en Chine…

Qu’il en soit conscient ou non, Trump s’est mis et a mis son pays et le monde avec dans une impasse aussi dangereuse qu’inextricable. Pourtant, il continue de tendre l’oreille aux flagorneurs et incompétents qui lui gravitent autour.

Il serait dans une bien meilleure posture, s’il écoutait les stratèges qui lui donnent une vue exacte de la réalité. Une réalité brillamment décrite par la commentatrice militaire Patricia Marins : « L’Iran mène une guerre asymétrique quasi parfaite, absorbant les attaques, rendant stratégiquement inutilisables les bases environnantes, détruisant les radars et maintenant le contrôle du détroit d’Ormuz, tout en préservant sa capacité de lancement de missiles ».

Elle poursuit : « Les États-Unis et Israël se trouvent dans une situation extrêmement difficile car ils ne connaissent qu’un seul type de guerre : la destruction par la force brute. Ils font maintenant face à un Iran stratégiquement bien positionné qui combat selon ses propres conditions et son propre calendrier.

Jusqu’à présent, l’Iran a montré très peu de ce que je sais de son arsenal. Il possède encore plus de 20 modèles de drones aquatiques qu’il n’a même pas encore mis à l’eau. Ils n’ont pas suffisamment étudié l’Iran et l’ont gravement sous-estimé. L’Iran est un leader mondial en matière de missiles et de drones, au même titre que la Russie et la Chine.

Je vois l’Iran très déterminé à poursuivre la guerre, ce qui pose un énorme problème aux Américains. Ils doivent maintenant composer avec le marché mondial, la pression des pays du Golfe, les tensions politiques internes, l’inflation et les complications avec la Chine et la Russie. C’est le conflit entre la puissance de feu brute et la stratégie. »

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