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Trump, un président en mode-panique

20. April 2026 um 12:51

Il y a deux jours, Donald Trump accorda une interview à Fox News dans laquelle il a dit ceci : « J’ai connu la meilleure année, la meilleure première année de mandat dans l’histoire américaine. J’ai mis fin à huit guerres. L’économie est plus florissante qu’elle n’a jamais été. Mais, voyez-vous, dans notre pays, même un grand président peut avoir tendance à perdre les élections de mi-mandat. Je ne comprends pas. Nous avons connu la meilleure première année de l’histoire de la présidence américaine. Normalement, il faut nous féliciter pour ça. »

Comme s’il veut prouver au public américain et au monde qu’il est détaché de la réalité et qu’il vit dans son propre monde illusoire, il publie dans la nuit du 18 au 19 avril sur son Truth Social 47 tweets en seulement une heure. Un véritable acharnement qui révèle le véritable état de Donald Trump : un homme en mode-panique, plutôt qu’un président maitrisant les situations et gérant les conséquences de ses décisions tant à l’intérieur de son pays qu’à l’extérieur.

Donald Trump agit en mode-panique parce qu’il se sent entièrement dépassé par les conséquences de sa décision d’aller en guerre contre l’Iran. Ne sachant trop comment s’y prendre pour sortir du « bourbier persan » dans lequel il s’enfonça sous l’instigation de Netanyahu et du lobby sioniste.

C’est probablement une première dans l’histoire des guerres que le problème principal que Donald Trump tente désespérément de résoudre est celui qui n’existait pas au moment de l’agression américano-sioniste le 28 février contre l’Iran. C’est-à-dire l’ouverture du détroit d’Ormuz où le commerce maritime mondial du pétrole, du gaz et des fertilisants n’a jamais été menacé depuis la guerre Irak-Iran des années 1980…

C’est, à coup sûr, une première dans l’histoire qu’une guerre si dangereuse pour le monde est gérée par son initiateur par une profusion de tweets. Des tweets qui se télescopent, se contredisent, provoquent dans le monde consternation et sarcasme et finissent en objets de plaisanteries sur les réseaux sociaux.

C’est ce mode-panique sous l’emprise duquel se trouve le président américain qui explique pourquoi, en l’espace de quelques tweets, l’Iran est menacé de totale annihilation s’il persiste à ne pas capituler; que l’Iran supplie pour la négociation; qu’il a accepté de livrer à l’Amérique les 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%; qu’aujourd’hui (18 avril) est « un grand jour pour l’humanité » parce que le détroit d’Ormuz est ouvert… Il va sans dire qu’aucun de ces tweets n’a aucun rapport avec la réalité.

Quand un journaliste posa à Trump la question : comment allez-vous réagir à la décision iranienne de fermer encore une fois le détroit d’Ormuz ? Trump a répondu : « Ah bon ! Ils l’ont refermé de nouveau ? Je vais voir ça. » Face à de telles péripéties « kafkaesques », on ne sait trop s’il faut en rire ou en pleurer.

Plus « kafkaesque » encore, Trump continue de réclamer le prix Nobel de la Paix parce qu’il a « arrêté huit guerres ». Auxquelles il a ajouté le 18 avril une « neuvième », celle qui oppose le Liban et Israël et que Trump a « arrêté pour la première fois depuis 1948 »…

Alors que Donald Trump continue de compter les guerres qu’il a arrêtées tout en exigeant un budget militaire de 1500 milliards de dollars pour 2027 (50 % d’augmentation par rapport à 2026), le Wall Street Journal nous informe que le Pentagone, désemparé face à l’épuisement des réserves de ces équipements militaires et des munitions dans les guerres d’Ukraine, de Gaza et d’Iran, a approché deux grands constructeurs automobiles américains (General Motors et Ford) pour leur demander de contribuer à la fabrication d’armements…

Un tel recours aux constructeurs automobiles pour leur demander de convertir leur chaines de production de voitures en chaines de production d’armements n’a pas été vu depuis la Deuxième Guerre mondiale. Après plus de 80 ans, c’est le président qui a promis d’arrêter toutes les guerres et de s’occuper des « infrastructures vétustes » de l’Amérique qui a recouru de nouveau à ce procédé !

A part un petit nombre de représentants et de sénateurs qui mettent en garde contre les agissement de « ce président qui perd la tête », le Congrès américain, avec ses deux chambres est inscrit aux abonnés absents, renonçant à toutes ses prérogatives constitutionnelles et gardant un silence assourdissant face aux développements dangereux dans le monde que provoque la conduite du 47ème  président, en cette année où la République américaine s’apprête à fêter son 250ème anniversaire.

Un président en mode-panique est dangereux parce que la panique est mauvaise conseillère. Le danger est autrement plus grand quand il s’agit d’un président qui a sous ses ordres un arsenal de 5000 têtes nucléaires.

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