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Empfangen — 29. August 2026 Leconomiste Maghrebin

Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis

29. August 2026 um 19:54
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Aurélien Maillet est le nouveau consul général de France à Tunis. Sa nomination, qui succède à Dominique Mas – appelé à d’autres fonctions -, a été actée par un décret du président Emmanuel Macron signé le 27 juillet 2026 et publié au Journal officiel le 29 juillet.

Secrétaire des affaires étrangères, Aurélien Maillet occupait jusque-là le poste de chargé de mission auprès du directeur d’Asie et d’Océanie au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, une fonction confirmée par plusieurs actes de délégation de signature publiés au Journal officiel en 2025 et 2026. Il avait intégré le corps des secrétaires des affaires étrangères en 2012 comme stagiaire à l’issue du concours interne, avant d’être titularisé l’année suivante.

Sa prise de fonctions intervient dans un contexte où le Consulat général de France à Tunis reste un point de contact essentiel pour la communauté française de Tunisie, en particulier pour les services consulaires et l’accompagnement des ressortissants.

Le 16 août, Laurent Caizergues, conseiller des Français de l’étranger pour la Tunisie et la Libye, lui a souhaité la bienvenue dans un message insistant sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre le Consulat, les élus et les acteurs de terrain. Il a souligné que les attentes des Français établis en Tunisie et en Libye demeuraient nombreuses, et que la qualité de ce dialogue conditionnerait la capacité à y répondre.

Cette nomination s’inscrit plus largement dans une série de désignations de consuls généraux français actées par décrets du 27 juillet 2026 et publiées au Journal officiel du 29 juillet.

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Niger : tentative d’infiltration du palais présidentiel par des mutins

29. August 2026 um 14:57

Des soldats mutins ont tenté, samedi 29 août, de pénétrer dans le palais présidentiel de Niamey mais ont été repoussés par la garde présidentielle, selon des sources sécuritaires citées par l’AFP.

La mutinerie a débuté dans une base militaire proche de l’aéroport, où des soldats ont été pris en otage et des tirs ont éclaté. Des habitants ont rapporté des tirs nourris dans plusieurs quartiers de la capitale durant la nuit, notamment près du palais et de l’aéroport.

L’armée nigérienne affirme être « progressivement en train de reprendre le contrôle ». Dans un communiqué lu à la télévision, le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a appelé la population « au calme ». La télévision publique, brièvement coupée, a été rétablie vers 10 heures (heure de Niamey).

La situation reste évolutive.

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La Tunisie fait la queue pour boire !

29. August 2026 um 10:41

Où va la Tunisie ? Ruée vers « l’ô ! » Il est un peu plus de 8 heures, ce samedi 29 août 2026, devant le centre commercial Carrefour de La Marsa. La scène a quelque chose d’absurde : une file d’attente qui part du rond-point et s’enfonce jusque dans les rayons du magasin, non pas pour un nouveau smartphone ou un solde de rentrée, mais pour un pack d’eau minérale – pardon deux packs. Le spectacle, presque surréaliste, résume à lui seul l’état d’un pays où l’accès à une ressource aussi élémentaire que l’eau en bouteille est devenu un parcours du combattant.

« On n’a jamais connu une situation pareille en Tunisie », soupire Omar, 65 ans, arrivé parmi les premiers. Autour de lui, les langues se délient et les mêmes questions reviennent en boucle : « C’est ça la Tunisie aujourd’hui ? Voilà où on en est arrivés. » Certains sont là depuis 6h45, d’autres 7h00, 7h23, chacun égrène son heure d’arrivée comme on compterait les jours d’un siège.

Rien ne laisse penser que la scène soit isolée. Les mêmes files, les mêmes rayons dégarnis, les mêmes supputations se répètent vraisemblablement ce matin devant d’autres enseignes du pays : Monoprix, Magasin Général, Géant, signe que le phénomène dépasse largement La Marsa.

Une pénurie qui dure depuis un mois

Contrairement à l’image d’une crise soudaine que donne cette file, la pénurie d’eau embouteillée n’a rien d’un accident de dernière minute. Dès le 25 juillet, plusieurs grandes surfaces présentaient déjà des rayons entièrement vides ou fortement dégarnis, certaines limitant le nombre de packs vendus par client. Depuis près de quatre semaines, cette pénurie est présentée comme temporaire, mais sa fin recule au gré des déclarations officielles : la chaleur, les coupures électriques, les achats de précaution, l’épuisement des stocks, le plastique et la spéculation ayant tour à tour été désignés comme responsables. Le 17 août, le président de la Chambre nationale des commerçants de produits alimentaires en gros évoquait un retour à la normale « dans une dizaine de jours », soit aux alentours du 27 août – un délai visiblement non tenu, comme le confirme la file de ce matin.

Le paradoxe est saisissant : le pays compte 31 usines d’embouteillage tournant à plein régime, pour une capacité théorique de 520 000 bouteilles par heure, et pourtant les rayons restent vides. La canicule, les coupures de la Sonede, les pannes électriques, la pression sur les stocks et les tensions sur le plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles se superposent pour produire cet embouteillage logistique en pleine terre… d’eau.

La spéculation s’invite dans la crise

Face à des rayons vides plusieurs jours de suite, le civisme cède parfois la place à la débrouille… et à l’abus. L’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a dû appeler les citoyens à cesser de stocker l’eau de manière compulsive, tandis que certains petits commerces profitaient de la pénurie pour limiter les achats et revendre ensuite les bouteilles fraîches sous le manteau, moyennant une « taxe de réfrigération » totalement illégale. Devant cette dérive, le ministère du Commerce a fini par imposer, le 19 août 2026, un plafonnement des prix : la bouteille d’1,5 litre est désormais fixée à 850 millimes maximum, avec une marge brute bridée à 15 % pour les grossistes et détaillants. Un plafond que beaucoup, sur le terrain, continuent visiblement d’ignorer.

 

Lire aussi : Tunisie – Consommation : les citoyens vivent sur la planète Terre, le ministère du Commerce sur une autre

 

Sonede, Steg : les symptômes d’un mal plus profond

Interrogé dans la file, un homme d’un certain âge résume ce que beaucoup pensent tout bas : « On entend les gens s’en prendre à la Sonede, à la Steg. Ils n’ont pas complètement tort, mais quand on analyse la situation, la responsabilité première et dernière revient à l’État, qui n’a pas su – ou voulu – donner à ces entreprises les moyens financiers d’investir et d’entretenir leurs infrastructures. »

Le constat n’a rien d’anecdotique. Le réseau de distribution d’eau potable, vieillissant, cumule les avaries : à Menzel Temime, Kelibia et Hammam Ghezez, une panne sur une conduite principale de 600 mm a provoqué, début août, une coupure majeure de plusieurs jours ; à Mahdia et à Sfax, une coupure d’électricité à la station de pompage de Kerker a interrompu la distribution dans une dizaine de délégations ; et à Borj Er-Ras, dans la région de Mahdia, des habitants sont restés privés d’eau pendant près de vingt jours, la Sonede ne parvenant à assurer qu’une à deux heures d’approvisionnement quotidien. Un réseau qui, selon certains observateurs, semble condamné à un éternel rafistolage plutôt qu’à une véritable rénovation des canalisations.

C’est précisément cet enchaînement (eau du robinet peu fiable, réseau électrique fragile, chaîne d’approvisionnement en bouteilles sous tension) qui transforme une contrainte structurelle en scène de pénurie visible, devant un supermarché, un samedi matin d’été…

Pendant ce temps, à Tunis, des rassemblements organisés notamment par le collectif Nafas ont exprimé le mécontentement populaire face aux coupures récurrentes d’eau et d’électricité et à la cherté de la vie.

Ce matin-là, devant Carrefour La Marsa, ce n’est donc pas seulement une file d’attente que l’on observe, mais le symptôme visible d’une crise structurelle : sous-investissement dans les réseaux publics, dépendance à un marché de l’eau embouteillée lui-même fragilisé, et une confiance citoyenne dans les services de base qui s’érode un peu plus chaque semaine.

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