Normale Ansicht

Pouvoir d’achat : pourquoi l’alimentation continue-t-elle de peser aussi lourd ?

Von: tmps
09. September 2026 um 16:47

Faire ses courses est devenu, pour de nombreuses familles, un exercice d’arbitrage permanent. On compare davantage les prix, on renonce à certains produits, on réduit les quantités ou l’on attend les promotions. Pourtant, à première vue, les chiffres de l’inflation pourraient laisser penser que la situation s’est stabilisée. En août 2026, le taux d’inflation s’est établi à 5,4%. Un niveau très éloigné des fortes poussées inflationnistes observées il y a quelques années. Mais derrière cette moyenne se cache une réalité beaucoup moins favorable pour le portefeuille des ménages : l’alimentation augmente plus rapidement que l’indice général des prix.

C’est précisément ce décalage qui explique en partie pourquoi le sentiment de vie chère reste aussi présent. On peut reporter l’achat d’un vêtement, changer de téléphone moins souvent ou renoncer à une sortie. Il est beaucoup plus difficile de réduire certaines dépenses alimentaires. Or ce sont justement plusieurs produits très présents dans le panier quotidien qui enregistrent aujourd’hui les hausses les plus importantes.

Des hausses qui se voient directement dans le panier

Les dernières données de l’Institut national de la statistique sont particulièrement révélatrices. En août, les prix du groupe «Alimentation» ont progressé de 7,8% sur un an, contre 6,8% en juillet. La hausse est donc nettement supérieure à l’inflation générale, qui s’établit à 5,4%. Derrière cette moyenne alimentaire, les écarts sont encore plus importants selon les produits. L’ensemble «Alimentation et boissons» affiche une progression annuelle de 7,5%. La volaille coûte ainsi 16,5% plus cher qu’un an auparavant. La viande ovine augmente de 14,7%, les fruits de 14,4%, la viande bovine de 13,6% et le poisson frais de 10,9%. Seules certaines catégories évoluent dans le sens inverse, à l’image des huiles alimentaires dont les prix ont reculé de 4,3% sur un an.

Le mouvement s’est également accéléré à très court terme. Entre juillet et août seulement, les prix de l’alimentation et des boissons ont progressé de 2,4%. Les œufs ont enregistré une hausse de 12,9% en un mois, la volaille de 11,4%, les légumes de 3,9% et les fruits de 2,2%. Pour le consommateur, ce sont ces évolutions qui comptent davantage que le chiffre moyen de l’inflation. Lorsqu’une famille achète régulièrement des œufs, de la viande, du poulet, du poisson, des légumes et des fruits, une hausse simultanée de plusieurs de ces produits est immédiatement perceptible à la caisse. La distinction entre produits à prix encadrés et produits à prix libres permet également de comprendre cette pression. Sur un an, les prix des produits alimentaires libres ont augmenté de 8,5%, alors que ceux des produits alimentaires encadrés n’ont progressé que de 0,2%. Autrement dit, dès que le consommateur sort du périmètre relativement limité des produits dont les prix sont administrés, il se retrouve beaucoup plus directement exposé à la hausse.

Une inflation plus faible ne signifie pas un retour aux anciens prix

Une confusion persiste souvent autour de la notion d’inflation. Lorsque celle-ci ralentit, cela ne signifie pas que les prix reviennent automatiquement à leur niveau d’il y a deux ou trois ans. Cela signifie simplement qu’ils augmentent moins rapidement qu’auparavant. Un produit ayant connu plusieurs hausses successives peut donc rester durablement cher même lorsque le taux d’inflation général diminue. Pour retrouver son ancien prix, il faudrait une véritable baisse du prix de ce produit, et non simplement un ralentissement de sa progression.

C’est ce mécanisme qui nourrit une partie du décalage entre les indicateurs économiques et le ressenti des consommateurs. Les ménages ne raisonnent pas en taux d’inflation. Ils se souviennent plutôt du prix auquel ils achetaient leur viande, leurs fruits, leurs légumes ou leurs produits laitiers il y a quelques années. Lorsque le montant payé aujourd’hui reste nettement supérieur, l’amélioration statistique paraît beaucoup plus abstraite. La fréquence des achats alimentaires renforce encore ce phénomène. Un ménage est confronté aux prix de l’alimentation plusieurs fois par semaine, voire quotidiennement. Chaque passage au marché, chez l’épicier ou au supermarché rappelle l’évolution des prix. Une augmentation de quelques centaines de millimes peut sembler faible, prise isolément, mais multipliée par plusieurs produits et par plusieurs achats au cours du mois, elle finit par représenter une somme importante. À cela s’ajoute le caractère difficilement compressible de l’alimentation. Lorsque le budget se tend, les ménages peuvent certes modifier leurs habitudes, privilégier certains produits ou réduire leur consommation de viande et de poisson. Mais cette adaptation rencontre nécessairement des limites. Il faut continuer à nourrir la famille et assurer un minimum de diversité alimentaire.

Le pouvoir d’achat sous pression à l’approche de l’automne

La période actuelle est d’autant plus sensible qu’elle correspond à une accumulation de dépenses. Après les vacances d’été, arrive la rentrée scolaire, avec les fournitures, les vêtements, les transports et de nombreuses dépenses annexes. Les prix des fournitures scolaires ont d’ailleurs progressé de 1,4% entre juillet et août. Les dépenses alimentaires viennent donc s’ajouter à un budget de septembre déjà particulièrement sollicité. La question du pouvoir d’achat ne peut ainsi être réduite au seul niveau de l’inflation générale. Ce qui importe pour les ménages est la structure réelle de leurs dépenses. Plus les revenus sont modestes, plus la part consacrée aux besoins essentiels prend de l’importance et moins il existe de possibilités d’arbitrage.

Cette situation peut également modifier progressivement les habitudes de consommation. Comparer les enseignes, privilégier les marchés, acheter certains produits en plus petite quantité, remplacer une viande par une autre ou rechercher systématiquement les promotions deviennent des réflexes pour une partie croissante des consommateurs. Le risque est alors que l’ajustement ne se fasse plus seulement sur les dépenses de confort mais aussi sur la qualité et la diversité de l’alimentation. Les chiffres d’août montrent en tout cas que la question reste entière. L’inflation générale se situe à 5,4%, mais les produits alimentaires progressent à un rythme sensiblement supérieur. Surtout, certaines catégories essentielles enregistrent encore des hausses à deux chiffres.

C’est finalement là que se trouve le paradoxe du pouvoir d’achat actuel. Les indicateurs peuvent donner le sentiment d’une inflation davantage maîtrisée qu’au plus fort des tensions sur les prix, tandis que le quotidien des consommateurs raconte une histoire plus nuancée. Tant que les produits achetés chaque semaine continueront d’augmenter plus rapidement que l’indice général, la perception de la cherté de la vie aura peu de raisons de disparaître. Car pour les ménages, l’inflation n’est pas d’abord un pourcentage publié chaque mois. Elle se mesure au contenu du panier que l’on parvient encore à remplir avec la même somme.

Leila SELMI


L’article Pouvoir d’achat : pourquoi l’alimentation continue-t-elle de peser aussi lourd ? est apparu en premier sur Le Temps News.

Météo : des pluies temporairement orageuses attendues jeudi et vendredi

Von: tmps
09. September 2026 um 11:54

Des pluies temporairement orageuses sont attendues, jeudi après-midi, sur le Nord et localement le centre, alerte l’Institut National de la Météorologie (INM) dans un bulletin de suivi. Ces pluies seront parfois intenses sur les gouvernorats de Bizerte, du Grand Tunis, de Nabeul, de Sousse, du Kairouan et du Kef où les quantités maximales varieront entre 30 et 50 millimètres.

Ces quantités pourront atteindre 70 millimètres sur les gouvernorats de Jendouba, Béja, Siliana et Zaghouan avec possibilité de chute de grêle localement. Un vent fort soufflera sous orages.

Ce temps pluvieux devrait se poursuivre, vendredi, sur le nord et localement le centre et seront parfois intenses sur les régions Ouest.

L’article Météo : des pluies temporairement orageuses attendues jeudi et vendredi est apparu en premier sur Le Temps News.

Changement climatique : il est temps d’envisager la proclamation d’un «état d’urgence», selon l’expert Hamdi Hached

Von: tmps
09. September 2026 um 10:14

Les effets du changement climatique ne relèvent désormais plus d’un scénario exceptionnel, ils s’imposent progressivement comme une réalité concrète de notre quotidien. Partout dans le monde, les signes du dérèglement climatique se multiplient, avec une hausse des températures, une fréquence accrue des épisodes de chaleur extrême et des phénomènes météorologiques de plus en plus intenses.

La Tunisie n’échappe pas à cette réalité climatique. L’été 2026, marqué par des températures exceptionnellement élevées, des épisodes de chaleur intense et une demande énergétique record, en a apporté la preuve.

Une interrogation s’impose désormais, si les effets du changement climatique sont déjà perceptibles aujourd’hui, que nous réservent les prochains mois et, surtout, les prochaines années ?

Face à ces interrogations, Hamdi Hached, ingénieur en environnement, a estimé dans une interviewaccordée au journal «Le Temps», que l’inquiétude suscitée par l’ampleur des bouleversements climatiques actuels est parfaitement légitime.

«Même en tant qu’expert, je dois reconnaître que je suis quelque peu préoccupé par les évolutions auxquelles nous sommes confrontés et, surtout, par leurs impacts. Ce qui m’inquiète davantage, c’est l’absence, jusqu’à présent, d’actions suffisamment concrètes et visibles pour faire face à cette situation», a-t-il relevé.

Un été 2027 potentiellement plus chaud et plus intense

S’agissant des perspectives pour les prochains mois et les prochaines années, l’ingénieur estime que l’été 2027 pourrait être difficile, voire «historique», avec un risque de températures encore plus élevées que celles enregistrées durant l’été 2026. Les vagues de chaleur pourraient également être plus longues et plus intenses que celles observées cette année.

«Mais le véritable enjeu ne réside pas uniquement dans l’évolution des températures. Il concerne surtout leurs conséquences et l’ampleur des impacts qu’elles pourraient avoir sur la population, les ressources naturelles, les infrastructures et les différents secteurs», a-t-il souligné.

À court terme, les effets des épisodes de chaleur enregistrés durant l’été pourraient également se faire sentir au cours des prochains mois.

L’expert met notamment en garde contre les mois de novembre, décembre et janvier, qui pourraient connaître des épisodes climatiques particulièrement marqués. Ceux-ci pourraient prendre différentes formes, allant de précipitations très importantes à des périodes de chaleur inhabituelle durant l’hiver.

Selon lui, il ne s’agirait pas nécessairement de vagues de chaleur au sens strict du terme, mais plutôt de températures exceptionnellement élevées par rapport aux normales saisonnières. Autrement dit, même durant les mois d’hiver, la Tunisie pourrait connaître des épisodes de chaleur inhabituels, avec des températures supérieures à celles généralement enregistrées à cette période de l’année.

Au-delà de ce constat, Hamdi Hached appelle à renforcer la réponse institutionnelle face à l’urgence climatique. Il estime ainsi qu’il est désormais temps d’envisager la proclamation d’un «état d’urgence climatique» en Tunisie. «40 pays à travers le monde ont déjà proclamé un état d’urgence climatique», a-t-il indiqué.

Une telle décision, d’après lui, permettrait notamment de faciliter et d’accélérer les procédures administratives nécessaires au développement et à l’adaptation des infrastructures, afin de mieux répondre aux nouvelles contraintes imposées par le changement climatique.

«Les changements observés ne relèvent pas d’un phénomène temporaire»

«Malheureusement, les changements observés aujourd’hui ne relèvent pas d’un phénomène temporaire. Cette évolution s’inscrit dans une tendance qui a commencé à se manifester plus nettement dès 2021-2022, avec ce que l’on peut qualifier d’accélération climatique», a expliqué Hamdi Hached.

Il a indiqué que la période de la Covid-19 a pu, dans une certaine mesure, retarder certains effets du dérèglement climatique. «Depuis 2021, nous observons une augmentation progressive de l’intensité des phénomènes extrêmes», a-t-il ajouté.

Il ne s’agit donc plus d’événements isolés ou exceptionnels, mais d’une évolution qui semble s’inscrire dans la durée et à laquelle les sociétés devront désormais apprendre à s’adapter.

«Cette situation n’est pas irréversible et peut être mieux anticipée et gérée, à condition de s’y préparer dès aujourd’hui. Cela passe notamment par le renforcement de la sensibilisation, mais aussi par une meilleure compréhension des phénomènes et des risques auxquels nous sommes exposés», a-t-il ajouté.

«La réponse doit avant tout être scientifique»

Face à cette nouvelle réalité, Hamdi Hached plaide pour une approche fondée sur les données scientifiques. Selon lui, il est essentiel d’observer les évolutions à l’échelle mondiale, de s’appuyer sur des données fiables et d’exploiter les informations disponibles afin d’identifier des solutions concrètes et de les mettre en œuvre.

L’objectif est ainsi de s’appuyer sur les connaissances scientifiques disponibles pour orienter les décisions et adapter progressivement les politiques publiques, les infrastructures et les comportements à une réalité climatique en pleine évolution.

«Moi, comme d’autres experts, nous sommes au service de l’État et, surtout, de la société», insiste-t-il. L’enjeu est désormais de mettre l’expertise scientifique au service de l’action publique, mais aussi d’accompagner la société dans la compréhension des changements en cours et dans la recherche de solutions concrètes.

Adapter les infrastructures, changer les comportements

Face à l’ampleur des défis à venir, la question n’est plus seulement de constater les effets du changement climatique, mais de déterminer concrètement ce qui peut être fait pour en limiter l’impact.

Pour Hamdi Hached, l’adaptation doit être pensée comme une responsabilité collective, impliquant à la fois les pouvoirs publics et les citoyens, chacun devant agir à son niveau.

Du côté des autorités, plusieurs leviers peuvent être mobilisés. Il s’agit notamment de renforcer et de développer les infrastructures, en particulier dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité et de l’eau, mais également dans celui de l’assainissement. L’extension des espaces verts, ainsi que l’entretien et la préservation des forêts doivent également occuper une place centrale dans cette stratégie d’adaptation.

Dans cette même logique, les campagnes de reboisement et de plantation d’arbres ne devraient plus être considérées comme de simples initiatives ponctuelles. Elles doivent, selon le spécialiste, s’inscrire dans une politique durable et devenir progressivement une véritable culture collective.

Mais l’adaptation ne peut reposer uniquement sur les décisions publiques. Elle suppose également une évolution des comportements et des habitudes quotidiennes, notamment en matière de consommation énergétique. Il devient ainsi essentiel d’ancrer une véritable culture de l’économie d’énergie.

À l’échelle individuelle, les citoyens disposent eux aussi de plusieurs leviers d’action. L’ingénieur évoque notamment une utilisation plus rationnelle de l’énergie et de l’eau.

Selon Hamdi Hached, cette adaptation concerne également la manière dont nous concevons et aménageons nos bâtiments. Le recours, autant que possible, à des experts et à des solutions adaptées aux nouvelles conditions climatiques devient de plus en plus nécessaire. «Parmi les pistes évoquées figure notamment l’ombrage des bâtiments, qui peut contribuer à réduire sensiblement la chaleur à l’intérieur des habitations», a-t-il souligné.

Nouha MAINSI

L’article Changement climatique : il est temps d’envisager la proclamation d’un «état d’urgence», selon l’expert Hamdi Hached est apparu en premier sur Le Temps News.

Kaïs Saïed reçoit le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes

Von: tmps
09. September 2026 um 09:42

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mardi, au palais de Carthage, le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, auquel il a adressé ses félicitations à l’occasion de sa prise de fonctions.

Selon un communiqué, le président Saïed a souhaité plein succès au nouveau responsable de la Ligue arabe dans l’accomplissement de ses missions, dans un contexte marqué par une période particulièrement délicate dans la région arabe et par une situation internationale « sans précédent », caractérisée par de profondes mutations et des changements rapides.

Le chef de l’État a notamment évoqué les principales étapes de l’histoire de la Ligue arabe depuis sa création, le 22 mars 1945, ainsi que les efforts engagés pour réviser son traité fondateur et réformer les institutions de l’action arabe commune.

Il a également rappelé le transfert du siège de la Ligue du Caire à Tunis en 1979, avant son retour dans la capitale égyptienne en 1990.

Il a estimé qu’un nouvel ordre humain était en train d’émerger et que les défis communs auxquels le monde est confronté imposaient davantage d’action collective et solidaire, ainsi qu’un renforcement de l’action arabe commune et une modernisation de ses mécanismes.

Le président Saïed a insisté sur la nécessité de préserver les intérêts et les droits arabes, notamment le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant, pleinement souverain sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Al-Qods comme capitale.

Il a également appelé à renforcer la coopération arabe dans les domaines économique, sécuritaire et scientifique, selon de nouvelles approches, et à s’engager pleinement dans la révolution des communications afin de permettre au monde arabe de faire entendre sa voix et de participer à la prise de décision internationale.

Le président Saïed a par ailleurs plaidé pour que les pays arabes prennent l’initiative afin de faire face aux tentatives de division et de fragmentation et de contrer, selon ses termes, les projets visant à imposer de nouveaux arrangements de type « Sykes-Picot » dans la région.

Il a enfin souligné la nécessité de redonner à l’État national sa place et son rôle afin de permettre au citoyen de vivre dans la dignité et de renforcer la confiance des jeunes en eux-mêmes et en leur avenir.

 

L’article Kaïs Saïed reçoit le nouveau secrétaire général de la Ligue des États arabes est apparu en premier sur Le Temps News.

Nafti rencontre le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe

Von: tmps
09. September 2026 um 09:38

Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a reçu, mardi soir, au siège du département, le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, en visite en Tunisie les 8 et 9 septembre 2026, selon un communiqué du ministère.

Lors de cette réunion, Nafti a présenté les résultats de la 166e session du Conseil de la Ligue arabe, tenue sous présidence tunisienne du 5 au 8 septembre 2026, réaffirmant la volonté de notre pays de renforcer l’action arabe commune à travers la concertation et le rapprochement des positions, pour faire face aux défis régionaux dans un esprit collectif.

Il a insisté sur l’impératif de resserrer les rangs arabes pour défendre les causes de la nation arabe et sa sécurité nationale, dont en premier lieu, la cause palestinienne.

De son côté,  le secrétaire général de la Ligue arabe a salué les efforts ainsi que les initiatives tunisiennes visant à promouvoir l’action arabe commune notamment à travers l’instauration de méthodes de travail novatrices fondées sur une approche stratégique globale et un plan d’action centré autour de questions d’intérêt commun politiques et économiques couvrant le développement durable, les changements climatiques, la sécurité hydrique, l’intelligence artificielle, l’éducation, la santé et le tourisme.

La réunion a également porté sur les questions régionales et internationales ainsi que sur les moyens permettant de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région arabe.

L’article Nafti rencontre le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe est apparu en premier sur Le Temps News.

Digitalisation de la gestion des établissements éducatifs : entre bugs répétitifs et rejet, «Vie scolaire» dans la tourmente

Von: tmps
09. September 2026 um 09:30

À la veille de la rentrée scolaire, un nouveau bras de fer tendu se profile à l’horizon entre le ministère del’Éducation et la Fédération générale de l’enseignement secondaire. Au cœur de cette vive controverse : l’adoption de la nouvelle plateforme numérique «Vie scolaire», destinée à numériser la gestion administrative et pédagogique des établissements. La fédération syndicale relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a lancé un appel au boycott total de ce nouvel outil numérique, dénonçant «une démarche précipitée, une improvisation dangereuse et une infrastructure technique défaillante».

Cette position intervient au lendemain de l’appel lancé par le ministère de l’Éducation à l’ensemble du corps enseignant et des cadres éducatifs à créer activement leurs comptes et à adhérer à la plateforme numérique «Vie scolaire». Selon le ministère detutelle, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la modernisation des services éducatifs, visant à rationaliser le travail administratif et à fluidifier les suivis pédagogiques.

Pour le corps enseignant et le cadre administratif, la plateforme permet notamment aux enseignants de consulter la liste des élèves répartis par classe, d’accéder à leur emploi du temps et d’assurer la saisie des absences. D’autres services, tels que la saisie directe des notes, devraient s’ajouter prochainement.

Dysfonctionnements, pannes et blocages

Indiquant de prime abord qu’il ne rejette en aucun cas la numérisation, le syndicat a cependant remis en question la pertinence d’imposer un système qui n’a pas achevé ses tests techniques, et dont la préparation demeure largement incomplète.

«Le ministère de l’Éducation persiste à pousser les établissements scolaires et le personnel administratif à adopter une nouvelle plateforme numérique, pour laquelle d’importants fonds ont été alloués sous prétexte de numérisation, de développement des services et de facilitation du travail administratif et pédagogique, alors que la réalité montre qu’elle n’est pas encore prête et qu’elle est toujours en phase d’expérimentation. Cela soulève de nombreuses questions quant à l’opportunité de l’imposer à ce moment précis et sur la capacité de cette plateforme à supporter la charge de la rentrée scolaire», a-t-il indiqué.

La fédération a également estimé que les conditions de réussite manquent cruellement sur le terrain. Les enseignants et le personnel administratif font face à des perturbations majeures dès les premières opérations : erreurs dans le suivi administratif, dysfonctionnements dans la distribution automatique des élèves et problèmes dans la répartition pédagogique.

Elle a fait remarquer dans ce cadre que la véritable numérisation exige une préparation rigoureuse, une stabilité technique et la mise à disposition de tous les moyens nécessaires.

«Comment peut-on demander au personnel administratif d’assurer une rentrée scolaire organisée et dans de bonnes conditions, pour ensuite le pousser à faire face à un système chargé de dysfonctionnements, de pannes et de blocages, comme si les établissements et le personnel administratif étaient tenus d’être un champ d’expérimentation ouvert pour tester un système qui ne remplit pas les conditions de préparation ?», s’est notamment  interrogée la fédération, notant que «l‘administration et le cadre éducatif ne sont pas responsables des lacunes techniques».

L’antécédent des «couacs» subis par les parents

Cette crispation syndicale trouve un écho profond chez les usagers du système éducatif, à commencer par les parents d’élèves. La crise actuelle rappelle en effet les cuisants revers subis lors des campagnes d’inscription en ligne précédentes. Dès le coup d’envoi des inscriptions en ligne pour la 1ère année de l’enseignement de base, la plateforme du ministère avait été le théâtre de multiples «couacs» techniques particulièrement pénalisants.

À l’époque, les familles s’étaient heurtées à des pannes répétées, à des lenteurs de connexion paralysantes et à des bogues d’affichage qui avaient transformé une démarche administrative censée être simple en un véritable parcours du combattant. De nombreuses zones rurales ou enclavées s’étaient retrouvées marginalisées, en raison d’un manque d’accès adéquat au réseau Internet et de l’incompatibilité de la plateforme avec les équipements modestes des foyers. Ces défaillances récurrentes n’ont fait qu’éroder la confiance des parents et des enseignants envers les promesses de numérisation du système éducatif.  

Au-delà de la critique purement technique, la Fédération générale de l’enseignement secondaire dresse un constat alarmant sur la réalité des établissements publics tunisiens. Le syndicat s’interroge avec amertume sur la hiérarchie des priorités ministérielles : comment imposer une plateforme numérique coûteuse et défaillante à des écoles qui souffrent d’un délabrement avéré de leurs infrastructures de base ?

Manque d’équipements informatiques de base, pénurie de ressources humaines, dégradation des locaux, hausse vertigineuse du coût des fournitures scolaires grevant le budget des familles… Autant de maux structurels qui, selon la partie syndicale, devraient primer sur la gestion numérisée des établissements scolaires. Imposer un outil virtuel dans un quotidien scolaire miné par le manque d’eau potable, de blocs sanitaires ou de matériel pédagogique élémentaire relève d’une déconnexion totale par rapport à la réalité du terrain, d’après la même source.  

Walid KHEFIFI

L’article Digitalisation de la gestion des établissements éducatifs : entre bugs répétitifs et rejet, «Vie scolaire» dans la tourmente est apparu en premier sur Le Temps News.

Enrayage du taux d’inflation : l’Etat fait de son mieux, mais d’autres intervenants sont tenus de se surpasser

Von: tmps
09. September 2026 um 08:25

Par Kamel ZAIEM

Après quelques mois de stabilité et même de recul, le taux d’inflation est reparti légèrement à la hausse en août 2026 (5,4%) après 5,1% en juillet, poussénotamment par une accélération des prix de l’alimentation qui progressent de 7,8% sur un an. Toutefois, cette légère hausse ne doit pas trop inquiéter car la politique économique du pays tend toujours à stabiliser ce taux et à contenir les prix, une action qui exige, en plus des efforts de l’Etat, un meilleur engagement de la part de toutes les parties concernées, notamment les banques…

Le taux d’inflation a atteint 5,4% au mois d’août 2026, contre 5,1%, en juillet 2026. Cette hausse est expliquée par l’accélération du rythme de progression des prix du groupe «Alimentation» (7,8% en août 2026 contre 6,8% en juillet 2026), des prix du groupe «Boissons et eaux minérales» (3,7% en août 2026 contre 3,1% en juillet 2026), ainsi que par la hausse des prix du groupe «Santé» (3,4% en aout 2026 contre 2,7% en juillet 2026), a annoncé l’Institut National de la Statistique (INS), dans une note publiée samedi dernier.

En glissement annuel, les prix du groupe «Alimentation et boissons» ont augmenté de 7,5%, suite à l’accroissement des prix de la viande de volaille de 16,5%, de la viande ovine de 14,7%, des fruits de 14,4%, de la viande bovine de 13,6% et du poisson frais de 10,9%. Les prix des huiles alimentaires ont, cependant, diminué de 4,3%

En ce qui concerne les services, leurs prix ont enregistré une progression de 4,3% sur un an. Elle est due principalement à l’augmentation des prix des services d’hébergement de 15,6%.

L’Institut a précisé, en outre, que le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) a connu, au mois d’août 2026, une légère hausse pour s’établir à 4,9%, contre 4,8% au mois de juillet 2026. Pour ce qui est des prix des produits libres (non encadrés), ils ont augmenté de 6,5% sur un an, alors que les prix des produits encadrés ont évolué, quant à eux, de 1,3%.

Le suivi constant du Président de la République

Il est vrai que toute hausse, aussi limitée soit-elle, inquiète un tant soit peu, mais il faut rappeler que ce taux dépassait les 6% il y a moins d’une année et il semble beaucoup plus contrôlable ces derniers mois.

C’est que le Président de la République, Kaïs Saïed,met toujours en avant une politique de souveraineté et du «compter-sur-soi» pour stabiliser les grands équilibres et contenir les prix, tout en appelant régulièrement les autorités monétaires et gouvernementales à intensifier les efforts pour réduire l’impact de la cherté de la vie.

Suivant de très près le mouvement de ce taux très significatif, Kaïs Saïed n’hésite pas, à chaque fois que le taux tend à s’élever, à appeler à œuvrer davantage pour le réduire et pour consolider les réserves en devises.

«Les réserves en devises indiquent les prémices d’une relance de l’économie tunisienne, dont les retombées devraient bénéficier à tous», dit-il souvent.

Le Chef de l’Etat insiste également sur «la nécessité pour toutes les banques, publiques et privées, de s’engager dans l’effort national visant à stimuler l’investissement et à simplifier les transactions financières».

Entre satisfaction et interrogations

Malgré une croissance de 2,5%, une inflation maîtrisée, des réserves en devises en hausse et le remboursement des dettes dans les délais, les Tunisiens ne perçoivent toujours pas les retombées de ces performances économiques. C’est ce que pensent les citoyens, confrontés chaque jour à la fièvre des prix de certains produits essentiels de consommation. Kaïs Saïed partage, pour sa part, ce même constat et il l’a exprimé lors de sa récente rencontre avec le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

A ce propos, il a rappelé que la Banque centrale bénéficie d’une autonomie monétaire tout en étant soumise aux politiques étatiques. Tout en mettant en avant le contrôle de l’inflation comme preuve des choix nationaux efficaces et en appelant à intensifier les efforts pour de meilleurs résultats. A cet égard, il a déclaré : «La BCT demeure soumise aux orientations de l’État et doit contribuer au soutien de l’économie nationale».

«Les performances affichées par l’économie tunisienne ne suffisent pas si elles ne se traduisent pas par une amélioration du quotidien des citoyens». C’est le message plein de responsabilité et de réalisme qu’a délivré le Président de la Républiquequi a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, estimant que la Tunisie avait démontré la pertinence de ses choix nationaux à travers plusieurs indicateurs économiques favorables.

Tout en saluant ces résultats, Kaïs Saïed a reconnu qu’ils ne se reflétaient pas encore dans la vie des Tunisiens. Il a souligné que la population n’avait pas bénéficié de ces performances, ayant surtout supporté les charges liées à l’endettement.

Pour le Chef de l’État, les indicateurs macroéconomiques ne constituent pas une finalité. Leur véritable valeur réside dans leur capacité à produire des effets concrets sur les conditions de vie des citoyens, dans toutes les régions du pays.

Il a ainsi insisté sur le fait que les résultats économiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils sont ressentis par les Tunisiens dans leur quotidien, au-delà des chiffres et des statistiques.

La baisse ne reflète pas la réalité du quotidien

En Tunisie, malgré un léger repli du taux d’inflationces derniers mois, à l’exception du mois d’août, le pouvoir d’achat des ménages demeure fortement sous pression. Comme l’a expliqué Elyès Asmi, directeur central des statistiques de la conjoncture et des études économiques à l’Institut national de la statistique (INS).

Le taux d’inflation annoncé chaque mois correspond en effet à une moyenne nationale, qui ne traduit pas les disparités entre les profils de consommation. Tandis que certains foyers consacrent une part importante de leur budget à l’alimentation, d’autres sont davantage affectés par les coûts de l’éducation, du transport ou de l’énergie. Pour établir ces indicateurs, l’INS procède à plus de 120.000 relevés mensuels de prix sur l’ensemble du territoire, couvrant divers secteurs.

Les prix stables sont observés chaque mois, tandis que ceux sujets à de fortes fluctuations, comme les fruits et légumes, font l’objet d’un suivi quotidien. Les agents de l’institut, équipés de tablettes et d’un système d’alerte automatisé, veillent à la fiabilité des données avant d’élaborer le calcul final du niveau général des prix.

C’est dire que ce taux d’inflation occupe une place de choix dans le travail de l’INS pour mieux informer le citoyen et surtout pour mieux orienter le travail du gouvernement qui doit tout prendre en considération pour établir une politique efficace des prix qui tienne compte du pouvoir d’achat du citoyen. Le Président de la République l’a compris et n’a jamais cessé d’appeler à faire profiter ce citoyen de la baisse éventuelle du taux d’inflation pour qu’il ne reste pas un simple chiffre à classer dans les tiroirs des ministères concernés.

L’article Enrayage du taux d’inflation : l’Etat fait de son mieux, mais d’autres intervenants sont tenus de se surpasser est apparu en premier sur Le Temps News.

Météo : prévisions du mercredi 9 septembre 2026

Von: tmps
09. September 2026 um 08:04

Le temps sera mercredi peu nuageux à partiellement voilé sur la plupart des régions .Les nuages seront progressivement denses, l’après-midi, sur les régions du Centre- Ouest avec l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM).

Le vent soufflera de secteur Sud, relativement fort près des côtes et faible à modéré à l’intérieur du pays. La mer sera peu agitée devenant progressivement agitée sur les côtes Est.

Les températures seront en légère hausse et les maximales oscilleront généralement entre 35 et 41 degrés et seront aux alentours de 33 degrés dans la région du Cap Bon, selon la même source.

L’article Météo : prévisions du mercredi 9 septembre 2026 est apparu en premier sur Le Temps News.

❌