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Crédit sur l’honneur: voici les 16 banques concernées sur 22

02. Oktober 2026 um 15:23

Le crédit sur l’honneur ne sera pas proposé par l’ensemble du secteur bancaire tunisien. Sur les 22 banques opérant en Tunisie, 16 sont concernées par le dispositif, tandis que 6 ne sont pas.

  1. Société Tunisienne de Banque (STB)

  2. Banque Nationale Agricole (BNA)

  3. Banque de l’Habitat (BH Bank)

  4. Banque Tunisienne de Solidarité (BTS)

  5. Banque Tuniso-Libyenne (BTL)

  6. Banque Zitouna

  7. Al Baraka Bank

  8. Al Wifak International Bank

  9. Amen Bank

  10. Attijari Bank

  11. Arab Banking Corporation (ABC Bank)

  12. Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT)

  13. Banque de Tunisie (BT)

  14. Banque Tuniso-Koweitienne (BTK)

  15. Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI)

  16. Union Internationale de Banques (UIB)

La raison tient à leur résultat au titre de l’exercice 2025. Six banques ont annoncé la non-participation, à savoir BTE, TSB, QNB Tunisia, BFPME, Citibank et ATB.

Toutefois, selon Sofiane Lourimi, expert-comptable et spécialiste du secteur bancaire, a déclaré sur les ondes de Mosaïque FM, que quatre établissements sont exclus du dispositif vu qu’ils n’ont pas réalisé de bénéfices en 2025. Or, le dispositif prévoit que les banques participantes consacrent 8 % de leurs bénéfices de l’exercice 2025 au financement des crédits sur l’honneur. Par conséquent, les clients de ces banques ne pourront pas accéder à ce financement auprès de leur établissement dans le cadre de ce mécanisme.

Pour rappel, le crédit sur l’honneur permet d’accorder des financements sans intérêts et sans garantie. Le plafond varie selon le bénéficiaire: 5 000 dinars pour un particulier, 10 000 dinars pour certains projets d’investissement et 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.

Le dispositif est encadré par le décret n° 2026-148 du 23 juillet 2026 et la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n° 2026-08 du 1er septembre 2026. Les demandes sont déposées en ligne auprès des banques concernées. Notons que l’’accès au financement reste soumis à l’examen de la demande par la banque, notamment au regard de la capacité de remboursement et de la situation des engagements du demandeur.

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TAA: lancement d’un outil pour aider les PME tunisiennes à mesurer leur maturité ESG et renforcer leur compétitivité

02. Oktober 2026 um 12:50

Mesurer la performance ESG est une chose. Savoir où agir ensuite en est une autre. C’est tout l’enjeu de l’Automotive Maturity Assessment, un dispositif en ligne lancé par la Tunisian Automotive Association (TAA) pour évaluer la maturité environnementale, sociale et de gouvernance des entreprises.

Le dispositif a été conçu initialement dans le cadre d’un grand programme d’appui aux PME financé par la GIZ dans le secteur de la mobilité (automobile, aéronautique, électronique et maritime). La TAA ambitionne d’étendre son périmètre à l’ensemble du secteur de la mobilité (aéronautique…) et plus largement à l’industrie.

 Son intérêt tient aussi à sa méthode. Les entreprises doivent appuyer leurs réponses par des pièces justificatives, avant de recevoir un diagnostic et une feuille de route d’action. L’Automotive Maturity Assessment ne demande donc pas seulement aux entreprises de faire le point sur leurs pratiques. Le questionnaire les invite aussi à documenter leurs réponses. Une certification environnementale, par exemple, doit être accompagnée du document officiel correspondant. C’est ce que vient expliquer Rahma HIZEM, consultante en management et stratégie des organisations et experte RSE/ ESG. Et de continuer: “Une fois le questionnaire validé, l’entreprise reçoit un rapport portant sur les trois dimensions de l’ESG. Celui-ci fait ressortir ses points forts et les domaines où des progrès restent nécessaires”. Et puis? Les données sont ensuite analysées par la TAA afin d’établir une feuille de route adaptée à la situation de chaque entreprise.

Dans une interview accordée à Managers, elle précise que la maturité ESG correspond au degré de conformité d’une entreprise aux exigences normatives et sectorielles. Elle dépend surtout de la manière dont les critères ESG sont intégrés dans le fonctionnement de l’entreprise et de sa capacité à produire un reporting ESG. Elle ne se mesure donc pas à la taille du capital de l’entreprise.

En fait, les premiers résultats présentés lors du lancement donnent une image contrastée des pratiques observées dans le secteur automobile. Sur le plan environnemental, plusieurs entreprises étaient déjà engagées dans la préparation de leur bilan carbone lors de la phase pilote. Trois d’entre elles avaient finalisé cet exercice après avoir répondu au questionnaire. Leur progression n’apparaît donc pas entièrement dans les résultats du test. D’autres sujets restent en retrait. La biodiversité en fait partie. “Elle ne figure pas encore parmi les priorités de nombreuses entreprises”, précise-t-elle. Et de poursuivre: “La pression des donneurs d’ordre sur cette question reste également limitée, même si le sujet commence à prendre davantage de place dans les critères ESG”. En outre, sur le plan social, la situation apparaît plus favorable sur certains critères. La santé et la sécurité au travail ainsi que la formation des employés affichent une conformité jugée satisfaisante. La consultante l’explique notamment par l’existence de dispositifs publics de soutien à la formation et par les exigences réglementaires et sectorielles en matière de santé et de sécurité. La diversité et l’inclusion constituent, en revanche, un point de vigilance. L’item affiche un niveau de conformité de 42,7 %. La question rejoint celle de la féminisation des directions, qui reste elle aussi un chantier à poursuivre, souligne l’intervenante. La gouvernance fait ressortir une autre limite. Le tissu automobile étant largement composé de PME, les critères ont été adaptés à leur réalité. Le questionnaire parle ainsi de comité de direction plutôt que de conseil d’administration lorsque la structure de l’entreprise ne correspond pas à celle d’une société anonyme. Mais au-delà de la forme juridique, c’est surtout le pilotage de la démarche RSE qui fait défaut. Les entreprises suivent certains sujets, comme leur consommation d’énergie ou leurs indicateurs sociaux, sans disposer pour autant d’un tableau de bord global. “On ne dispose pas d’un tableau de bord global”, explique Rahma Hizem, qui relève également l’absence fréquente d’une vision RSE structurée, écrite et validée.

La chaîne de valeur comme prochain chantier

Cette difficulté de structuration se retrouve aussi dans la lutte contre la corruption. Les entreprises disposent de chartes et de dispositifs internes, mais la démarche dépasse encore rarement leurs propres murs. La due diligence des tiers et des fournisseurs reste notamment peu développée. Rahma Hizem souligne à ce propos qu’une politique anticorruption ne peut pas se limiter à faire signer une charte éthique aux fournisseurs. La responsabilité de l’entreprise doit aussi s’étendre à ses partenaires et aux autres parties prenantes de sa chaîne de valeur. Elle estime que cette faiblesse pose à la fois une question de gouvernance et de gestion des risques. Le constat vaut également pour la comparaison entre fournisseurs de premier et de second rang. Les écarts de performance ESG ne semblent pas principalement liés au rang occupé dans la chaîne automobile. Selon l’analyse présentée, ils tiennent davantage à la structure et à la taille des entreprises, avec des différences plus marquées sur le volet environnemental. À mesure que les exigences de durabilité s’étendent à l’ensemble de la chaîne de valeur, les entreprises de tous les rangs seront ainsi davantage concernées. Pour elle, l’enjeu est donc aussi de sortir d’une approche limitée au périmètre interne. Cette évolution suppose toutefois des moyens. Dans les PME, la responsabilité ESG est souvent répartie entre plusieurs fonctions. Les ressources humaines prennent en charge les sujets sociaux, les équipes QHSE interviennent sur l’environnement et la sécurité, tandis que la direction générale porte les questions de gouvernance. L’absence d’une fonction ou de compétences dédiées peut ainsi rendre la démarche plus difficile à structurer. À cela s’ajoute la question du financement. Certaines actions, notamment en matière d’efficacité énergétique ou de recrutement de compétences spécialisées, nécessitent des investissements. Le troisième obstacle est culturel. “L’ESG ne doit pas rester l’affaire d’un seul service. Les managers doivent eux aussi être sensibilisés et formés à ces enjeux”, dit-elle. Et d’ajouter que c’est à ce stade que le diagnostic rejoint l’accompagnement proposé par la TAA. À partir de la feuille de route, l’entreprise peut bénéficier, selon ses besoins, de formations, de sensibilisation, de coaching, de mise en place d’outils ou encore d’un appui dans la préparation de démarches de certification. De surcroît, la TAA peut faciliter les mises en relation avec des organismes spécialisés, des structures de formation ou des institutions bancaires afin de favoriser l’accès aux financements et aux lignes de crédit verts. A dire vrai, l’accès à la plateforme, la mesure de maturité et la délivrance du rapport ESG sont gratuits jusqu’à fin 2026. À partir de 2027, l’accès deviendra payant.  

 

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BAD: un nouveau coup de pouce pour les PME tunisiennes

02. Oktober 2026 um 11:20

Un nouveau dispositif se prépare pour accélérer l’équipement solaire des PME tunisiennes. Baptisé CHEMS, “le solaire photovoltaïque pour les PME”, le programme bénéficie du soutien de la Banque africaine de développement (BAD) et doit mettre en place des mécanismes de financement facilités pour les entreprises souhaitant produire leur propre électricité à partir du photovoltaïque.

Naoufel El Boukari, directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), a annoncé le lancement du programme jeudi, lors de la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique.

L’objectif est de faciliter le passage à l’autoproduction solaire, avec un double enjeu de réduction des coûts énergétiques et de compétitivité. Les PME pourront ainsi investir dans leurs propres installations photovoltaïques avec des conditions de financement présentées comme “facilitées et exceptionnelles”. Le programme bénéficie d’un don de 990 000 dollars de la Banque africaine de développement (BAD), accordé dans le cadre du Fonds d’assistance au secteur privé en Afrique (FAPA).   Sur ce, il prévoit notamment de travailler avec “5 à 6 banques commerciales et sociétés de leasing locales“, afin de renforcer leur capacité à évaluer et financer les projets photovoltaïques des PME.

Source: BAD

Toutefois, les défis liés au financement ne concernent pas uniquement le contexte tunisien. En Afrique subsaharienne, le cabinet Wood Mackenzie souligne, dans une étude, que l’accès au financement reste l’un des principaux freins au déploiement du solaire, notamment en raison du coût élevé du capital et des risques liés aux devises. Dans le même temps, le cabinet anticipe une multiplication par six du marché du solaire photovoltaïque hors réseau d’ici 2035, soit une croissance de 450 %.

CHEMS intervient alors que le parc photovoltaïque tunisien poursuit sa progression. Le programme PROSOL-ELEC a dépassé, à fin avril 2026, le seuil de 150 000 systèmes installés en basse tension, pour une capacité globale avoisinant 466 MW, selon les chiffres avancés par le directeur général de l’ANME.

La dynamique concerne également les projets de plus grande capacité. La sixième tranche du régime des autorisations a abouti, en septembre 2026, à l’approbation de 309 demandes de projets solaires, représentant une capacité totale proche de 455 MW. Ce résultat témoigne, selon Naoufel El Boukari, de l’intérêt croissant du secteur privé pour les énergies renouvelables.

Le secteur public poursuit lui aussi son programme d’équipement. La transition énergétique des établissements publics concerne désormais environ 350 établissements. Parmi les projets engagés, 112 sont déjà exploités sur le réseau basse tension et 47 sur le réseau moyenne tension. Une capacité supplémentaire de 24,9 MW est également en cours de finalisation avant sa mise en service.

L’accélération des projets pose toutefois une autre question, celle des délais de réalisation. La simplification et l’accélération des procédures administratives figurent ainsi parmi les prochaines priorités annoncées par l’ANME, avec le maintien des exigences liées à la qualité et à la sécurité. En parallèle, l’agence travaille sur l’adaptation du réseau électrique à l’augmentation de la production renouvelable. Le développement du solaire ouvre désormais d’autres chantiers, notamment le stockage de l’énergie, la mobilité électrique, les réseaux intelligents et l’interconnexion énergétique régionale.

 

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Tunisie Clearing cherche un administrateur indépendant expert en audit et risques

02. Oktober 2026 um 10:25

Tunisie Clearing veut désigner un administrateur indépendant spécialisé en audit, contrôle interne et gestion des risques. Il aura notamment pour mission de présider le Comité d’audit et des risques.

Les candidatures doivent être reçues au plus tard le 19 octobre 2026. Le mandat couvrira le reste de l’année 2026 et pourra être renouvelé pour une durée de trois ans. Le candidat retenu sera d’abord coopté par le Conseil d’administration, puis sa désignation sera soumise à la ratification de la prochaine Assemblée générale.

Tunisie Clearing recherche un professionnel ayant une expérience dans l’audit financier, le contrôle interne ou la gestion des risques, de préférence dans une banque, une institution financière ou une infrastructure de marché. Une expérience dans un conseil d’administration ou un comité spécialisé est également recherchée.

Le candidat doit être indépendant de Tunisie Clearing et ne pas avoir de liens professionnels, financiers ou contractuels pouvant créer un conflit d’intérêts. Il devra également remplir les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

Le dossier doit notamment comprendre un CV détaillé, les justificatifs de diplômes et d’expérience, le formulaire de candidature, une déclaration d’indépendance, une pièce d’identité et un Bulletin n°3 datant de moins de trois mois.

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Tunisie-Japon: 70 ans de relations, un nouveau chapitre autour de l’investissement

02. Oktober 2026 um 09:44

La Tunisie veut profiter du prochain forum tuniso-japonais, prévu en décembre, pour renforcer son attractivité auprès des investisseurs japonais. Les énergies renouvelables, les composants automobiles et les technologies de l’information devraient notamment être mis en avant.

Le sujet a été discuté le 30 septembre à Tunis lors d’une rencontre entre Saito Jun, ambassadeur du Japon en Tunisie, et Jalel Tebib, directeur général de FIPA-Tunisia et président par intérim de la Tunisia Investment Authority (TIA). Les échanges ont porté sur la préparation du forum et sur les moyens de présenter les atouts de la Tunisie aux opérateurs japonais.

La partie japonaise a notamment proposé de mettre en avant le positionnement géographique de la Tunisie, entre les marchés européens et africains, ainsi que ses ressources humaines dans plusieurs secteurs.

Un autre dossier figure au menu des discussions. Les deux pays préparent un accord bilatéral d’investissement. Selon Amira Klai, directrice générale des Conventions et Contentieux internationaux d’investissement au ministère de l’Économie et de la Planification, ce texte doit renforcer les garanties offertes aux opérateurs économiques et contribuer à stimuler les flux de capitaux entre les deux pays.

Cette dynamique intervient alors que la présence japonaise en Tunisie reste concentrée sur plusieurs activités industrielles, notamment les secteurs électrique et électronique, mécanique, textile et agroalimentaire. Selon les données citées par les autorités tunisiennes, les investissements japonais recensés atteignent 365 millions d’euros pour près de 16.000 emplois.

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Kromberg & Schubert mise une nouvelle fois sur Béja avec une usine à 300 MD

02. Oktober 2026 um 08:10

Kromberg & Schubert passe à la vitesse supérieure. Le groupe allemand, créé en 1902, vient une nouvelle fois de choisir Béja. Selon les données rapportées par l’Agence TAP, le groupe vient d’inaugurer “Béja 2”, une nouvelle usine spécialisée dans les câbles et systèmes de câblage automobile. Installé dans la zone industrielle de Béja, le site doit encore monter en puissance au cours des prochaines années.

Ce choix n’est pas anodin. En Tunisie, la filière des fils, câbles isolés et faisceaux de câbles est largement tournée vers l’export. Elle compte 106 entreprises employant au moins 10 personnes, dont 99 totalement exportatrices, pour un total de 74 820 emplois, selon les dernières données de l’APII publiées en septembre 2026.

D’ailleurs, la nouvelle usine s’étend sur 60 000 m². Sa construction et son équipement représentent un investissement de 270 millions de dinars. Le montant total devrait atteindre près de 300 millions de dinars une fois le projet achevé, selon Wissam Badri, directeur général de Kromberg & Schubert à Béja, relayé par l’Agence TAP.

Le site emploie déjà 2 600 personnes. L’effectif doit passer à 3 500 en 2027, puis à 6 000 en 2028. À l’horizon 2029, le projet devrait permettre la création d’environ 7 500 emplois supplémentaires. Avec les deux usines installées à Béja, le groupe devrait ainsi atteindre près de 14 700 emplois dans la région en 2029. Le chiffre d’affaires cumulé des deux sites devrait, à la même échéance, avoisiner 1,5 milliard de dinars. En effet, la même source précise que Béja 2 tend à accompagner l’augmentation des besoins de ses clients dans l’industrie automobile. La direction présente le site comme sa plus grande unité de production en Tunisie et l’une des plus importantes du groupe à l’échelle internationale.

Le groupe allemand est spécialisé dans les systèmes de câblage utilisés dans les véhicules. Son activité couvre notamment les faisceaux destinés au moteur, à l’habitacle, aux portes et aux batteries. Il fournit des constructeurs automobiles et des équipementiers internationaux. La fabrication de systèmes de câblage reste au cœur de son activité. Kromberg & Schubert indique également développer des solutions dans les câbles, les fils et les composants en plastique. Le groupe dispose de sites de production et de centres technologiques dans plusieurs régions du monde. La Tunisie occupe déjà une place dans ce dispositif. Le groupe y dispose de plusieurs implantations, dont ses activités industrielles à Béja et un centre technologique à Ariana. Ces sites s’intègrent dans un réseau de production qui couvre plusieurs pays. A dire vrai, cette présence change toutefois d’échelle. Le projet combine une nouvelle capacité de production et une forte création d’emplois. Il doit aussi permettre au groupe de répondre à de nouveaux besoins du marché automobile tout en renforçant son activité depuis la Tunisie.

En général, la performance de cette industrie dépasse aujourd’hui le marché local. Elle s’est surtout affirmée à l’international, portée par un capital humain qualifié, une proximité logistique avec l’Europe et des coûts qui restent compétitifs. La Tunisie développe également des activités dans l’ingénierie, les logiciels, les systèmes embarqués et la R&D, avec l’objectif de prendre davantage de place dans les nouvelles chaînes de valeur de l’automobile. Le secteur compte désormais plus de 280 entreprises actives dans la construction automobile et les composants et emploie plus de 120 000 personnes. En 2025, ses exportations ont atteint environ 3,9 milliards d’euros. L’Allemagne arrive en tête des destinations avec 37 % des exportations, devant la France avec 21 %, la Roumanie avec 12 % et l’Italie avec 11 %.

Cette dynamique trouve écho dans le numéro 332 de Managers, qui a récemment consacré un dossier à l’industrie électronique et à ses enjeux de compétitivité. Pour ne pas perdre le fil, rappelons que Managers en est aujourd’hui à son numéro 333, disponible en kiosque.Au fil des pages, le dossier explore les grands enjeux ESG, de la notation extrafinancière à la gouvernance, en passant par la gestion de l’eau…

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