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Elle ne vient pas de l’IA, mais Google DeepMind lui confie son avenir…

18. August 2026 um 14:38

Lila Ibrahim n’est ni chercheuse en intelligence artificielle ni ingénieure spécialisée dans les modèles d’IA. Pourtant, Google DeepMind lui a confié un poste inédit : Chief AI Readiness Officer. Son parcours révèle une autre façon d’accéder aux plus hauts niveaux du secteur technologique.

Le paradoxe est frappant : Lila Ibrahim dirige aujourd’hui une fonction stratégique consacrée à la préparation du monde à l’intelligence artificielle, alors qu’elle n’a pas de formation formelle en IA. Lorsqu’elle rejoint DeepMind en 2018, elle arrive d’ailleurs avec un profil davantage orienté vers les opérations, la stratégie et le management que vers la recherche.

En 2026, Google DeepMind crée pour elle le poste de Chief AI Readiness Officer. Sa mission dépasse le développement technologique : elle travaille avec les gouvernements, les responsables politiques et les acteurs de l’éducation pour les aider à se préparer aux effets de systèmes d’IA de plus en plus performants. Le parcours d’Ibrahim commence loin des laboratoires de la Silicon Valley. À 14 ans, elle passe ses étés dans les champs de maïs de l’Indiana, où elle effectue un travail agricole pénible payé un peu plus d’un dollar de l’heure. Elle grandit dans une famille immigrée aux moyens modestes, avec des parents qui construisent leur carrière aux États-Unis.

Mais son premier avantage professionnel ne sera pas une expertise technique en IA. Ce sera sa capacité de travail. Cette discipline la conduit jusqu’à Purdue University, où elle étudie l’ingénierie électrique. Elle travaille même dans un laboratoire sur l’ADN de drosophiles alors qu’elle est encore au lycée. Son parcours universitaire la mène ensuite vers Intel.

Ibrahim passe près de deux décennies chez Intel, dans des fonctions techniques, commerciales et managériales. Elle finit par devenir Chief of Staff du CEO Craig Barrett, au moment où elle doit notamment gérer des responsabilités considérables tout en élevant des jumelles. Après Intel, elle passe par le capital-risque puis rejoint Coursera, où elle occupe plusieurs fonctions dirigeantes. Le fil conducteur n’est donc pas l’intelligence artificielle. C’est la capacité à comprendre la technologie et à faire fonctionner les organisations qui l’utilisent.

C’est précisément ce profil qui intéresse DeepMind lorsqu’elle rejoint le laboratoire en 2018 comme première Chief Operating Officer. À ce moment-là, elle n’est pas une spécialiste de la recherche en IA. Son rôle consiste plutôt à construire et structurer l’organisation autour de ses scientifiques et de ses ambitions technologiques.

Le nouveau poste d’Ibrahim traduit une évolution importante dans les besoins des entreprises technologiques. À mesure que l’IA sort des laboratoires pour entrer dans les entreprises, les écoles et les administrations, la question n’est plus seulement de savoir comment construire les meilleurs modèles. Il faut aussi savoir comment préparer les organisations à leur utilisation et à leurs conséquences., C’est précisément sur ce terrain que son expérience devient pertinente. Google DeepMind la charge notamment de travailler sur les enjeux liés à la préparation des institutions et de la société à des IA plus puissantes. Google l’identifie désormais officiellement comme Chief AI Readiness Officer dans ses travaux consacrés à l’impact de l’IA sur l’éducation.

 

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Douane tunisienne : un nouveau système numérique doit simplifier la gestion des règles d’origine

18. August 2026 um 13:17

La douane tunisienne passe à une nouvelle étape dans la digitalisation des procédures. Les travaux techniques pour mettre en place un système électronique intégré de gestion de l’origine des marchandises ont démarré aujourd’hui, lundi 17 août 2026, dans le cadre d’une coopération avec la douane sud-coréenne.

Financé par la partie coréenne, le projet vise à permettre aux entreprises et à l’administration douanière de gérer en ligne les règles d’origine prévues par les accords de libre-échange conclus par la Tunisie.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est notamment de faciliter le traitement des droits et taxes douaniers applicables en fonction de l’origine des produits. Le futur système doit aussi renforcer la transparence des procédures et limiter les traitements administratifs manuels. L’objectif est de permettre une gestion électronique des règles d’origine, afin de faciliter leur application conformément aux accords commerciaux en vigueur. Cela pourrait notamment rendre les démarches plus lisibles pour les entreprises qui importent ou exportent dans le cadre de ces accords.

Une coopération qui entre dans sa deuxième phase

La rencontre tuniso-coréenne actuelle constitue la deuxième étape du projet. Une première mission, organisée en avril dernier, avait permis d’identifier les besoins et les étapes techniques nécessaires à la conception du système. Les travaux engagés cette semaine se poursuivront jusqu’au 18 septembre 2026. Cette période doit permettre de finaliser la préparation technique nécessaire à la mise en place de la plateforme électronique.

À terme, la douane tunisienne veut ainsi disposer d’un outil permettant de gérer de manière numérique les règles d’origine et de soutenir une application plus efficace des accords de libre-échange.

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L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique

18. August 2026 um 10:59

L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.

Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.

Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.

Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.

L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.

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Le passeport devient un actif stratégique pour les entrepreneurs

18. August 2026 um 09:51

Pour un entrepreneur, un passeport ne détermine plus seulement où il peut voyager. Il peut aussi influencer sa capacité à rencontrer des investisseurs, accéder à des marchés, développer son entreprise ou réagir rapidement à une crise. C’est sur cette nouvelle réalité que s’appuie l’essor de la migration par investissement.

Le phénomène répond à une inégalité très concrète. Selon le Henley Passport Index 2026, les Singapouriens peuvent accéder à 192 destinations sans visa préalable, contre seulement 24 pour les détenteurs du passeport afghan. L’écart atteint ainsi 168 destinations. Cette différence ne se limite pas au tourisme. Pour un dirigeant, chaque procédure de visa peut représenter des délais supplémentaires pour participer à un salon, rencontrer un client, négocier avec un partenaire ou se rendre auprès d’un investisseur.

Dans un environnement où les entreprises se développent rapidement à l’international, la mobilité devient un facteur opérationnel. Un fondateur qui peut se déplacer facilement entre plusieurs marchés dispose d’une plus grande capacité à réagir aux opportunités. Des travaux universitaires consacrés aux passeports et à la mobilité montrent d’ailleurs que les restrictions de visa affectent directement la mobilité géographique et professionnelle.

Le phénomène est particulièrement visible en Afrique. Henley & Partners relève une progression importante des demandes de solutions de résidence et de citoyenneté par investissement sur le continent. Entre 2023 et 2024, les demandes de renseignements ont notamment progressé de 154% au Maroc et en Algérie et de 138% en Égypte.

Pour les entrepreneurs africains, l’enjeu est souvent lié à l’accès aux marchés internationaux. Une étude consacrée aux fondateurs francophones du continent décrit ainsi les délais liés aux visas comme un frein potentiel au développement des startups, notamment lorsqu’il faut rencontrer des investisseurs ou se déployer dans de nouveaux marchés.

Cette évolution ne signifie pas que tous les entrepreneurs cherchent à acheter un deuxième passeport. Les solutions sont plus larges: résidence par investissement, visas pour entrepreneurs, programmes destinés aux investisseurs ou, dans certains pays, accès à la citoyenneté après investissement et respect de conditions précises.

Le rapport Investment Migration Programs 2025 de Henley & Partners recensait 40 programmes de résidence ou de citoyenneté par investissement parmi les principaux dispositifs analysés dans le monde. La Grèce occupait la première place de son classement des programmes de résidence par investissement, tandis que Malte arrivait en tête pour les programmes de citoyenneté analysés.

Le choix ne doit cependant pas se résumer au nombre de pays accessibles sans visa. Les critères à examiner sont beaucoup plus larges: montant de l’investissement, durée et conditions de résidence, fiscalité, stabilité juridique, accès aux marchés, droits de la famille, possibilité de créer une entreprise et règles sur la double nationalité.

Pour les investisseurs fortunés, cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de diversification géographique. Henley & Partners prévoyait en 2025 le déplacement international de 142 000 personnes fortunées, après 134 000 en 2024. La logique est comparable à celle d’un portefeuille financier: ne pas concentrer tous ses actifs dans une seule juridiction. Une résidence supplémentaire peut offrir une solution de repli ou faciliter l’accès à certains marchés, tandis qu’une citoyenneté supplémentaire peut élargir les possibilités de déplacement. Mais cette stratégie comporte aussi des limites. Les programmes changent, les conditions d’éligibilité évoluent et les règles de visa peuvent être modifiées. L’accès à une résidence ou à une citoyenneté ne garantit donc ni la réussite d’une entreprise ni un avantage fiscal automatique.

Pour les entrepreneurs, le véritable sujet est finalement moins le «passeport puissant» que la capacité à réduire les frictions géographiques qui peuvent ralentir une entreprise internationale. La mobilité devient ainsi un élément de la stratégie patrimoniale et entrepreneuriale, au même titre que la diversification des marchés, des capitaux ou des implantations.

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Taxis électriques: la prime de 10 000 dinars ouverte jusqu’au 18 septembre

18. August 2026 um 08:49

Les chauffeurs de taxi individuel souhaitant passer à la voiture électrique ont encore quelques semaines pour déposer leur candidature à une aide financière de 10 000 dinars. L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) fixe au 18 septembre 2026 à 16h00 la date limite pour bénéficier de cette subvention.

Cette aide s’inscrit dans le cadre du programme visant à accélérer l’adoption de la mobilité électrique en Tunisie. Le dispositif cible spécifiquement l’acquisition de voitures électriques destinées aux taxis individuels. Pour les professionnels du transport, l’enjeu est concret: réduire le coût d’acquisition d’un véhicule électrique tout en préparant une activité moins dépendante des carburants conventionnels.

Le programme est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Sa mise en œuvre en Tunisie est assurée conjointement par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI/UNIDO), l’ANME et le ministère de l’Environnement.

Les candidats doivent respecter les conditions prévues dans l’appel à candidatures. Le dossier doit être déposé avant le 18 septembre à 16h00, délai fixé par l’ANME.

Les conditions détaillées et les modalités de candidature sont disponibles dans le communiqué publié par l’ANME.

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Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard

17. August 2026 um 14:35

Tunisair a enregistré une amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026. La part des vols accusant moins de 15 minutes de retard est passée de 39 à 54% sur un an. Dans le même temps, la compagnie a transporté 656 248 passagers, soit 1% de moins qu’au deuxième trimestre 2025.

L’activité reste toutefois contrastée. Le coefficient de remplissage a reculé à 71,6%, contre 75,2% un an plus tôt, alors que l’offre a légèrement progressé, avec 1,42 milliard de sièges-kilomètres offerts contre 1,39 milliard au deuxième trimestre 2025. La part de marché de Tunisair s’est, elle, établie à 20,5%, contre 20,1% au deuxième trimestre 2025. La compagnie exploitait toujours 19 avions. Leur utilisation moyenne a néanmoins augmenté, atteignant 9,97 heures par jour et par appareil, contre 8,70 heures un an auparavant. Le nombre total d’heures de vol a progressé de 3%, à 13 559 heures.

Le fret affiche une évolution plus favorable. Le tonnage transporté a atteint 1 839 tonnes, contre 1 302 tonnes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 41%. Les tonnes-kilomètres transportées ont augmenté de 13%, tandis que le coefficient de chargement est resté presque stable, à 62,4% contre 62,7%.

La principale hausse de charges concerne le carburant. Les dépenses sont passées de 85 à 164 millions de dinars, soit une progression de 93%. Tunisair attribue cette hausse à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du crack spread entre le Brent et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé au deuxième trimestre 2026.
Les charges d’entretien et de réparation ont également fortement augmenté, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit +263%. Les dépenses d’assistance au sol ont progressé de 16%, celles de catering de 9% et les charges de personnel de 13%. À l’inverse, le coût de location des avions a diminué de 19%.

L’endettement de Tunisair s’est établi à 728 millions de dinars, contre 594 millions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 23%. La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont également augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83%. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidité ont atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions un an auparavant.

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La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations

17. August 2026 um 14:04

La production nationale d’électricité a progressé de 5% au premier semestre 2026, atteignant 9 550 GWh à fin juin, contre 9 058 GWh un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne toutefois d’une dépendance persistante aux achats extérieurs, principalement auprès de l’Algérie, qui ont couvert 10% des besoins du marché local sur la période.

Selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la production destinée au marché local a augmenté de 4%. La STEG reste largement dominante dans le paysage électrique tunisien, avec 91% de la production nationale à fin juin.

Les énergies renouvelables représentent désormais 9,2% de la production électrique nationale. La progression est également visible du côté de l’autoproduction: environ 500 MW de capacités photovoltaïques ont été installées sur les toitures résidentielles, tandis que 130 MW supplémentaires sont déployés sur les réseaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation électrique a atteint 4 750 MW, en hausse de 5% par rapport aux 4 531 MW enregistrés à fin juin 2025. Cette progression intervient alors même que les ventes d’électricité n’ont augmenté que de 1% sur un an.

Dans le détail, les ventes aux clients de haute tension ont reculé de 5%, tandis que celles des clients moyenne tension ont progressé de 1%. Pour la basse tension, largement dominée par les ménages, l’ONEM appelle toutefois à la prudence: la facturation bimestrielle et le recours à des estimations pour une partie des factures ne permettent pas encore de mesurer précisément la consommation réelle.

Les industriels restent les principaux consommateurs d’électricité parmi les clients haute et moyenne tension. Ils représentent 59% de leur demande totale à fin juin 2026. Les évolutions divergent toutefois selon les branches. L’industrie chimique et pétrolière a réduit sa consommation de 5%, tandis que celle des matériaux de construction a diminué de 2%. À l’inverse, l’industrie du papier et de l’édition a enregistré une progression de 8%, et le pompage agricole de 6%.

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En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance

17. August 2026 um 13:13

La société d’investissement saoudienne Pinnacle Capital lance un nouveau fonds de capital-risque dédié aux entreprises technologiques déjà en phase de croissance. Le fonds investira à la fois dans de nouvelles levées de fonds et dans des transactions secondaires, permettant à certains investisseurs de vendre leurs participations.

L’objectif est de répondre à un besoin qui grandit avec la maturité de l’écosystème saoudien: les startups qui ont dépassé leur phase de démarrage ont encore des difficultés à trouver des financements importants et des opportunités de sortie. Le fonds ciblera principalement la fintech, l’e-commerce, la santé et le lifestyle, ainsi que les technologies liées au développement urbain de Riyad: immobilier, logement, mobilité et services urbains.

Pinnacle estime que ces secteurs bénéficient de tendances de fond en Arabie saoudite, notamment la digitalisation des services financiers, la croissance du commerce en ligne et la transformation rapide des villes. Avec les investissements secondaires, le fonds veut également apporter davantage de liquidité au marché. Concrètement, des fondateurs ou investisseurs existants pourront céder une partie de leurs participations sans attendre une introduction en Bourse ou un rachat de l’entreprise.

Le lancement marque ainsi une nouvelle étape pour le capital-risque saoudien: au-delà du financement des startups, l’enjeu devient désormais d’accompagner leur croissance et de faciliter les sorties des investisseurs.

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Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars

17. August 2026 um 12:06

1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026.

Le projet prévoit la construction d’une raffinerie accompagnée d’un complexe pétrochimique. Le chantier doit durer trois ans, avant une phase d’exploitation de 13 ans dans le cadre d’un partenariat de type BOT (Build, Operate and Transfer). L’installation sera composée de trois unités de production: une première de 30 000 barils par jour, puis deux autres de 35 000 barils chacune. Sa capacité totale atteindra ainsi 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique doit compléter cette infrastructure afin d’augmenter la transformation locale du pétrole et de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

Zimar n’arrive pas au Niger avec un projet entièrement nouveau. Un mémorandum d’entente avait déjà été signé en octobre 2024 pour une raffinerie modulaire de même capacité. Le projet a depuis été réorienté vers une raffinerie classique. Les autorités ont notamment révisé les termes de référence et repris l’étude de faisabilité avant de parvenir à la nouvelle convention.

Le projet intervient alors que le Niger cherche à mieux valoriser sa production pétrolière. Le pays produit environ 110 000 barils par jour, tandis que sa raffinerie de Zinder dispose d’une capacité d’environ 20 000 barils par jour.

La future raffinerie de Dosso pourrait donc multiplier les capacités nationales de raffinage et réduire le recours aux importations de produits pétroliers. Elle pourrait également positionner le Niger comme un fournisseur de produits raffinés sur les marchés de la région. Pour l’instant, la prochaine étape sera de concrétiser le montage financier et technique du projet. La signature de la convention officialise l’investissement annoncé, mais le 1,9 milliard de dollars doit encore être effectivement mobilisé et le chantier lancé.

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Tanzanie: l’un des plus grands projets hydroélectriques d’Afrique, à 2,9 milliards de dollars, entre en service

17. August 2026 um 10:38

2 115 MW de capacité supplémentaire: c’est ce que la Tanzanie met désormais sur son réseau grâce au Julius Nyerere Hydropower Project (JNHPP), l’un des plus grands chantiers énergétiques du pays. Avec un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, le barrage doit fournir un nouveau levier à l’industrie et à l’économie tanzaniennes.

Installé sur le fleuve Rufiji, le complexe dispose de neuf turbines de 235 MW chacune et vise une production annuelle d’environ 5 920 GWh. Le projet est réalisé par les groupes égyptiens Arab Contractors et Elsewedy Electric pour le compte de Tanzania Electric Supply Company (Tanesco).

L’enjeu est d’abord industriel. Avec cette nouvelle capacité, Dar es Salaam cherche à réduire les contraintes liées à l’approvisionnement électrique et à accompagner la progression de la demande. Mines, usines, agriculture irriguée, infrastructures numériques et autres activités fortement consommatrices d’électricité font partie des secteurs susceptibles de bénéficier de cette augmentation de l’offre.

Les premiers chiffres donnent déjà une idée du poids du projet. Selon les données communiquées par les autorités tanzaniennes, le JNHPP représentait 44,9% de l’électricité injectée dans le réseau national sur les douze mois précédant le 31 mai 2026.

Le chantier représente également un choix financier et stratégique lourd pour l’État. Son coût, initialement évalué à environ 6,56 billions de shillings tanzaniens, a atteint près de 7,45 billions de shillings, selon les données les plus récentes. Le financement repose principalement sur les ressources publiques tanzaniennes.

Au-delà de la production électrique, Dar es Salaam mise donc sur un effet d’entraînement: davantage d’électricité disponible doit permettre d’attirer de nouveaux investissements, d’augmenter les capacités de production locales et de soutenir la croissance des secteurs industriels.

Le projet doit officiellement être inauguré le 22 août 2026 par la présidente Samia Suluhu Hassan. Pour la Tanzanie, le défi sera désormais de transformer cette infrastructure énergétique en résultats économiques concrets.

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Mohamed Essafi prend la direction générale adjointe de DAAM

17. August 2026 um 09:20

Mohamed Essafi est nommé directeur général adjoint de DAAM (ancien CFE-Tunisie) à compter du 1er juillet 2026. Il élargit ainsi son périmètre de responsabilités au sein de l’institution de microfinance, avec un mandat centré notamment sur la stratégie, le développement, la transformation et la performance.

L’annonce a été faite par Mohamed Essafi lui-même sur LinkedIn. Après plus de trois années chez DAAM, dont la majeure partie consacrée au pilotage de l’activité commerciale et du crédit, il accède désormais à une fonction de direction générale. Son nouveau poste vient compléter son expérience dans le développement d’activités, la gestion financière et le pilotage de la performance.

Avant de rejoindre DAAM en janvier 2023 comme Sales Manager, Mohamed Essafi a construit l’essentiel de sa carrière dans la finance et le management.

Il a notamment passé près de six ans chez Citibank Tunisie, où il a occupé des fonctions liées à la trésorerie, au cash management et au suivi du risque crédit. Il a ensuite rejoint Shell Tunisie comme Treasury Manager, avant de prendre la responsabilité financière de TAV Tunisie puis de Tibah Airports Operation Company en Arabie saoudite. Son parcours comprend également une expérience entrepreneuriale. Entre 2016 et 2022, il a fondé et dirigé SIM Trade, une entreprise spécialisée dans la distribution en gros de montures optiques, lunettes de soleil et équipements destinés au secteur de l’optique. Il a également été General Manager de Bricorama Tunisie entre 2014 et 2016.

Dans son nouveau rôle, Mohamed Essafi indique vouloir contribuer au développement et aux ambitions futures de DAAM, avec un périmètre désormais plus large que celui de la seule activité commerciale. L’enjeu est particulièrement stratégique pour DAAM, qui se positionne sur le financement et l’accompagnement des micro et petits entrepreneurs en Tunisie. L’institution compte actuellement 18 agences à travers le pays et fait de l’accès aux services financiers et du développement de l’entrepreneuriat une partie centrale de sa mission. 

Diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis, où il a obtenu un Bachelor of Science en Business Management and Marketing entre 1993 et 1997, il dispose ainsi de près de trois décennies d’expérience professionnelle dans des secteurs allant de la banque et de l’énergie à l’aérien, au commerce et à la microfinance.

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Paiements en Tunisie: les usages numériques poursuivent leur progression au premier semestre 2026

14. August 2026 um 13:30

Les paiements électroniques poursuivent leur progression en Tunisie. Selon le bulletin «Paiements en chiffres en Tunisie» de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié pour le premier semestre 2026, l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques enregistrent plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Le parc de cartes bancaires atteint 6 151 mille, tandis que le nombre de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. Le pays compte également 1 456 sites marchands actifs et 45,6 mille terminaux de paiement électronique (TPE). La BCT définit comme actif tout site marchand ayant enregistré au moins une transaction sur une période d’un an.

Le paiement mobile confirme également son développement. Au premier semestre 2026, 218 886 wallets sont recensés, contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars. Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Du côté de l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait ressortir une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

 

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Au Maroc, la chaleur pousse des producteurs d’avocats à envisager l’arrachage de leurs vergers

14. August 2026 um 12:20

La filière marocaine de l’avocat aborde la campagne 2026/2027 avec une incertitude croissante. Dans plusieurs zones du Gharb, des producteurs envisagent désormais d’abandonner la culture après plusieurs épisodes climatiques ayant fortement affecté leurs rendements.

L’alerte vient d’Abdelkrim Allaoui, président de l’Association des producteurs d’avocats du Gharb, cité par FreshPlaza le 10 août 2026. Dans les zones de Tiflet, Sidi Allal Bahraoui et Sidi Yahya El Gharb, certains exploitants réfléchiraient sérieusement à arracher leurs avocatiers. Dans certains cas, les pertes auraient été totales lors de l’épisode de chaleur de juin.

La campagne actuelle a été fragilisée dès la fin juin. Une période naturelle de chute des fleurs a coïncidé avec une vague de chaleur ayant maintenu les températures au-dessus de 36 °C pendant cinq jours consécutifs. Cette combinaison a provoqué une chute des fleurs et des jeunes fruits plus importante qu’en année normale, selon Allaoui. Le risque n’est pas écarté. Les producteurs redoutent une nouvelle vague de chaleur avant la fin août, avec la possibilité d’un épisode de chergui, vent chaud et sec susceptible d’accentuer le stress hydrique des arbres.

Il faudra toutefois attendre septembre pour mesurer précisément les pertes. À ce stade, les professionnels estiment qu’il est encore trop tôt pour établir un bilan définitif de la récolte.

Cette nouvelle alerte intervient après une campagne 2025/2026 particulièrement difficile. Le Maroc n’a exporté que 58 000 tonnes d’avocats, contre environ 112 000 tonnes lors de la campagne précédente, soit une baisse de plus de 48%. Le recul s’explique notamment par les difficultés climatiques et les problèmes logistiques rencontrés pendant la saison. Le contraste est important: en 2024/2025, les exportations marocaines avaient atteint un record de 112 000 tonnes et généré plus de 300 millions de dollars de recettes. L’avocat représentait alors plus de 10% des recettes en devises issues des exportations marocaines de fruits et baies, selon EastFruit.

 

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Près de 300 millions de dollars: le chinois Guizhou Tyre choisit le Maroc

14. August 2026 um 10:45

Le fabricant chinois Guizhou Tyre va investir 298,7 millions de dollars dans une usine de pneumatiques à Tanger Tech. Avec une capacité de 6 millions de pneus par an, le projet renforce encore la place du Maroc dans la chaîne automobile destinée aux marchés européens et africains.

Le projet entre désormais dans une nouvelle étape. Guizhou Tyre a finalisé en août 2026 les procédures d’approbation et d’enregistrement en Chine nécessaires à son implantation marocaine, selon plusieurs sources.

Le projet avait été approuvé par le conseil d’administration du groupe en janvier. Il prévoit la construction d’une usine «intelligente» dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech, avec une capacité annuelle de 6 millions de pneus radiaux semi-acier, principalement destinés aux véhicules particuliers. Pour le groupe chinois, l’investissement représente surtout un choix industriel et logistique. Tanger offre un accès direct aux infrastructures portuaires et aux marchés européens, tout en permettant de servir les marchés africains. Le site vient également s’insérer dans un écosystème automobile déjà structuré autour des constructeurs, équipementiers et sous-traitants présents dans le nord du Maroc.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule production de pneus. Il ajoute un nouveau segment à une industrie automobile marocaine qui cherche progressivement à augmenter la part de composants fabriqués localement. Guizhou Tyre ne sera d’ailleurs pas le seul groupe chinois à renforcer cette chaîne de valeur. Le Maroc accueille également un projet majeur de Gotion High-Tech, qui développe une gigafactory de batteries pour véhicules électriques dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. En juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 100 millions d’euros pour soutenir cette usine. La première phase doit produire 10 GWh de batteries LFP par an, avec une ambition d’extension à 100 GWh.

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Jumia change de priorité… En Afrique, le e-commerce doit désormais prouver qu’il peut gagner de l’argent

14. August 2026 um 09:15

Jumia lève 50 millions de dollars pour financer sa prochaine étape: croître sans reproduire les coûts de son ancienne stratégie d’expansion. La moitié de cette enveloppe vient de la Société financière internationale (IFC), bras du Groupe de la Banque mondiale dédié au secteur privé. Axian, déjà l’un des principaux actionnaires de Jumia, ainsi que d’autres investisseurs participent au tour de table.

L’opération, annoncée en marge des résultats du deuxième trimestre 2026, intervient alors que Jumia tente de transformer la croissance de son activité en rentabilité. L’entreprise vise le point mort de son Ebitda ajusté et un flux de trésorerie positif au quatrième trimestre 2026, avant de parvenir à une rentabilité annuelle en 2027.

Jumia ne cherche plus à être présente partout en Afrique. Après avoir fermé ses activités en Afrique du Sud et en Tunisie fin 2024, puis quitté l’Algérie en 2026, le groupe concentre désormais ses ressources sur huit marchés jugés plus prometteurs. L’objectif est simple: améliorer les économies d’échelle et réduire les dépenses nécessaires pour servir chaque client. Cette stratégie répond à un problème qui dépasse Jumia. Le commerce électronique africain doit composer avec des marchés fragmentés, des infrastructures logistiques coûteuses, des difficultés de livraison du dernier kilomètre et un pouvoir d’achat encore limité dans plusieurs pays. Pour une plateforme, vendre davantage ne suffit donc pas. Il faut que chaque commande contribue davantage à couvrir les coûts de stockage, de livraison, de technologie et d’acquisition du client.

C’est précisément sur cette équation que Jumia veut désormais agir.

Les ventes progressent, les pertes reculent

Les résultats du deuxième trimestre montrent déjà une amélioration opérationnelle.

Le chiffre d’affaires a atteint 52 millions de dollars, en hausse de 14% sur un an. Le volume brut de marchandises vendues, ou GMV, a progressé de 20%, à 216,3 millions de dollars. À périmètre comparable, la croissance du GMV atteint 23%. Les commandes de produits physiques ont bondi de 28% pour atteindre 6,3 millions, tandis que Jumia comptait 2,6 millions de clients actifs sur le trimestre. La rentabilité opérationnelle s’améliore également. La perte d’Ebitda ajusté a été ramenée à 8,7 millions de dollars, contre 13,6 millions un an plus tôt, soit une réduction de 36%. Le bénéfice brut a, lui, progressé de 28%, à 30,7 millions de dollars. Le Nigeria reste l’un des moteurs de cette dynamique, avec une progression particulièrement forte des volumes, tandis que l’activité internationale prend davantage de poids dans l’offre de la plateforme.

Le redressement est réel, mais l’entreprise n’est pas encore sortie de la zone de risque.

À fin juin, sa liquidité s’établissait à 48,3 millions de dollars, dont 47,4 millions en trésorerie et équivalents de trésorerie. Au deuxième trimestre, les opérations ont consommé 11,8 millions de dollars de cash. La nouvelle levée apporte donc davantage qu’un simple financement de croissance: elle donne à Jumia une marge de manœuvre supplémentaire pour exécuter son plan de transformation alors que ses ressources financières restent sous pression.

Les investisseurs achèteront environ 9,1 millions de nouveaux ADS à 5,52 dollars l’unité. L’opération devrait être finalisée au cours de la deuxième moitié d’août, sous réserve des conditions habituelles.

Le pari sur la logistique et les vendeurs internationaux

Jumia veut utiliser cette nouvelle capacité financière pour renforcer deux éléments clés de son modèle: la marketplace et la logistique.

L’entreprise cherche notamment à augmenter le nombre de produits disponibles sans alourdir excessivement ses propres coûts. Les vendeurs internationaux jouent ici un rôle important. Les produits proposés par des marchands étrangers ont fortement progressé, notamment grâce à l’arrivée de vendeurs chinois et à une offre à prix compétitifs provenant de Turquie.

L’enjeu économique est clair: élargir l’assortiment et générer davantage de transactions tout en limitant les investissements nécessaires dans les stocks et les infrastructures. Jumia mise également sur l’amélioration de la monétisation de sa plateforme. La progression de ses revenus marketplace et publicitaires montre que le groupe cherche progressivement à tirer davantage de revenus de chaque utilisateur, plutôt que de compter uniquement sur l’augmentation du nombre de commandes.

Jumia prévoit encore une perte d’Ebitda ajusté comprise entre 25 et 30 millions de dollars sur l’ensemble de 2026. Mais le groupe maintient son objectif d’atteindre l’équilibre au quatrième trimestre, puis de dégager un résultat positif sur l’ensemble de 2027. Le véritable test ne sera donc plus de savoir si Jumia peut générer de la croissance. Les chiffres du deuxième trimestre montrent qu’elle en est capable.

 

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Meriem Zine, de l’audit au leadership de la microfinance tunisienne

13. August 2026 um 13:15

À la tête d’Advans Tunisie, Meriem Zine incarne un parcours construit à la croisée de la finance, de l’investissement et du management. Nommée directrice générale d’Advans Tunisie en 2021, elle est devenue la première femme à diriger l’institution de microfinance. 

Son parcours professionnel s’est construit sur plus de 18 ans d’expérience. Après quatre années passées dans l’audit chez Ernst & Young, elle rejoint le secteur du Private Equity, avant d’intégrer GAT Assurances en 2010. Elle y gravit plusieurs échelons, jusqu’à devenir directrice générale de GAT Vie. Elle poursuit ensuite son parcours dans l’écosystème entrepreneurial tunisien en prenant la direction des investissements du Fonds Anava au sein de Smart Capital.

À Advans, son rôle dépasse la seule gestion d’une institution financière. L’enjeu est aussi de faciliter l’accès au financement pour les micro-entrepreneurs et de contribuer à l’inclusion financière. Advans Tunisie compte aujourd’hui parmi ses priorités l’accompagnement des entrepreneurs, la finance responsable et l’autonomisation économique, notamment des femmes.

Ce parcours prend une résonance particulière en ce 13 août. En devenant la première femme à prendre les commandes d’Advans Tunisie, Meriem Zine a aussi contribué à faire évoluer l’image du leadership féminin dans un secteur longtemps associé aux parcours masculins. La Journée nationale de la femme est ainsi l’occasion de rappeler que la place des femmes dans l’économie tunisienne ne se limite plus à leur participation: elles occupent aussi les lieux où se prennent les décisions.

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Dorsaf Bejaoui Kammoun, une ingénieure à la tête de Sofrecom Tunisie

13. August 2026 um 12:36

Dorsaf Bejaoui Kammoun dirige Sofrecom Tunisie, où elle est également membre du comité exécutif du groupe. Ingénieure diplômée de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis, elle dispose de plus de 25 ans d’expérience dans des environnements technologiques et industriels.

Son parcours ne s’est pas construit dans un seul secteur. Elle a exercé des responsabilités dans les télécommunications, l’édition logicielle, la distribution et l’industrie. Chez Alcatel-Lucent, elle a notamment dirigé des programmes liés aux solutions de gestion des réseaux et piloté le Centre de ressources partagées EMEA pour l’avant-vente. Elle a également accompagné des projets de transformation organisationnelle et opérationnelle chez Délice-Danone et Monoprix, avant de prendre des responsabilités dans la transformation RH à Tunisie Telecom. 

Elle rejoint Sofrecom en 2022 comme directrice des ressources humaines pour la Tunisie et l’Algérie, avant d’accéder à la direction générale de Sofrecom Tunisie en 2023. Elle est devenue la première femme tunisienne à occuper ce poste.

Son leadership s’inscrit aujourd’hui dans un secteur où la question de la place des femmes reste particulièrement stratégique: la technologie. Dorsaf Bejaoui souligne elle-même que 52% des talents de Sofrecom Tunisie sont des femmes et que celles-ci jouent un rôle actif dans les communautés techniques, l’innovation et la transmission des compétences.

En ce 13 août, son parcours prend donc une dimension particulière. Il rappelle que le leadership féminin tunisien ne se limite pas aux secteurs traditionnellement féminisés: il se construit aussi dans l’ingénierie, les télécoms, la transformation digitale et les métiers technologiques. Dorsaf Bejaoui en est aujourd’hui l’un des visages les plus visibles.

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Awatef Mechri, trois décennies de finance au service de l’inclusion

13. August 2026 um 12:26

Awatef Achour Mechri dirige Microcred Tunisie depuis septembre 2022. Son parcours est celui d’une professionnelle de la finance qui a consacré plus de trois décennies au secteur bancaire avant de prendre les commandes d’une institution spécialisée dans la microfinance. 

Elle a évolué dans plusieurs grandes institutions financières. Elle a notamment exercé des responsabilités à l’UBCI, ainsi qu’à Bank ABC Tunisie. Son parcours l’a conduite à gérer des portefeuilles de grandes entreprises et à occuper des fonctions liées au corporate banking, au wholesale banking et à la gestion d’institutions financières.

Lorsqu’elle rejoint le groupe El Hadayek en 2022, elle participe à une nouvelle étape de l’histoire de Microcred, devenue une société à 100% tunisienne. Sous sa direction, l’institution a engagé une transformation axée notamment sur la digitalisation, l’amélioration de l’accès au financement et l’impact social. En 2025, Microcred a ainsi réduit de huit points ses taux d’intérêt et lancé plus de 50 offres de crédit, dont certaines ciblent les jeunes diplômés et les femmes rurales porteuses de projets.

Le choix de mettre l’autonomisation économique au cœur de cette stratégie fait directement écho à la Journée nationale de la femme. En 2026, Microcred a encore renforcé cette orientation à travers un partenariat avec FACE Tunisie destiné notamment à soutenir les femmes et les jeunes artisans.

Le parcours d’Awatef Mechri montre ainsi que le leadership féminin peut aussi devenir un levier concret d’inclusion économique.

 

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Hazar Chebbi, une ascension interne jusqu’à la direction de Pluxee Tunisie

13. August 2026 um 12:06

Chez Pluxee Tunisie, Hazar Chebbi représente un visage du leadership féminin: celui d’une dirigeante qui a construit son ascension au sein même de l’entreprise. Nommée directrice générale en octobre 2025, elle dirige aujourd’hui la filiale tunisienne du groupe Pluxee.

Diplômée de l’IHEC Carthage, Hazar Chebbi s’est spécialisée au fil de sa carrière dans le marketing, les produits et l’expérience client. Avant d’accéder à la direction générale, elle occupait le poste de directrice Marketing, Produits et Expérience Client de Pluxee Tunisie. L’entreprise souligne son rôle dans le développement de nouvelles offres et dans le repositionnement de l’expérience client au cœur de la stratégie.

Son profil illustre une évolution du métier de dirigeant: aujourd’hui, la performance ne se résume plus aux résultats commerciaux. Hazar Chebbi met également en avant les questions d’inclusion, de bien-être au travail, de transmission et de diversité. 

En ce 13 août, Journée nationale de la femme tunisienne, son parcours rappelle que l’accès des femmes aux postes de décision passe aussi par la capacité des organisations à identifier, développer et promouvoir leurs talents féminins.

 

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Les exportations tunisiennes accélèrent, mais le déficit commercial se creuse

13. August 2026 um 11:24

Les exportations tunisiennes ont progressé de 9,9% au cours des sept premiers mois de 2026, atteignant 40,64 milliards de dinars, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS). Cette performance reste toutefois insuffisante pour compenser la hausse plus rapide des importations, qui ont bondi de 13,7% à 55,6 milliards de dinars.

Résultat : le déficit commercial s’est aggravé. Il atteint désormais 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture des importations par les exportations recule ainsi de 75,6% à 73,1%.

La progression des exportations repose notamment sur l’agroalimentaire. Le secteur affiche une croissance de 22,9%, portée en grande partie par les ventes d’huile d’olive. Celles-ci sont passées de 2,51 milliards à 3,59 milliards de dinars, soit près de 1,1 milliard de dinars supplémentaires en un an.

L’énergie affiche également une forte progression, avec des exportations en hausse de 53,3%. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des ventes de produits raffinés, qui ont atteint 989 millions de dinars, contre 381,3 millions un an auparavant.

Les industries mécaniques et électriques restent également sur une trajectoire positive, avec une hausse de 10,5% des exportations. À l’inverse, deux secteurs importants pour le commerce extérieur tunisien sont en recul. Les exportations des mines, phosphates et dérivés diminuent de 11,9%, tandis que celles du textile, habillement et cuirs baissent de 3,6%.

L’Union européenne demeure de loin le premier débouché des produits tunisiens. Elle représente 70,4% des exportations sur les sept premiers mois de l’année, pour une valeur de 28,63 milliards de dinars, contre 26,12 milliards un an plus tôt.

Sur les marchés arabes, l’évolution est encore plus disparate. Les exportations vers l’Égypte explosent de 85,4%, tandis que celles vers la Libye restent quasiment stables (+0,1%). À l’inverse, les ventes reculent vers le Maroc (-23,1%) et l’Algérie (-12%).

Le problème vient surtout de la facture des importations

La progression des exportations ne suffit pas à rééquilibrer les échanges, car les importations augmentent encore plus rapidement.

Tous les grands groupes de produits importés sont en hausse. La facture énergétique progresse de 35,7%, les produits alimentaires de 23,6%, les biens d’équipement de 7,2%, les biens de consommation de 8,6% et les matières premières et demi-produits de 8,9%.

Cette dynamique pèse directement sur le déficit commercial. À elle seule, la balance énergétique affiche un déficit de 7,95 milliards de dinars, contre 6,04 milliards un an auparavant.

Hors énergie, le déficit s’établit à 7,01 milliards de dinars. La situation reste donc déficitaire même sans prendre en compte la facture énergétique, mais l’énergie demeure le principal facteur de déséquilibre.

 

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