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Blockchain: les talents de l’INSAT s’imposent à l’international

17. August 2026 um 15:05

Les étudiants de l’Institut national des sciences appliquées et de technologie (INSAT) se sont distingués dans le cadre du programme international «Deep Dive into Blockchain 2026», qui a réuni des étudiants et des talents issus de plus de 65 pays. Cette participation a donné lieu à plusieurs performances tunisiennes dans différentes étapes du programme.

Rayan Hanfi et Amna Salmi ont décroché la première place en Afrique du Sud, tandis que Maryem Ouertani s’est classée quatrième à Zurich, en Suisse. La participation tunisienne s’est également distinguée à travers Anas Souaidi, sélectionné pour prendre part à l’encadrement et à l’enseignement dans le cadre du programme à Zurich.

Ces résultats témoignent du niveau des étudiants tunisiens dans un domaine technologique spécialisé. Ils illustrent également leur capacité à se mesurer à des participants venus de nombreux pays dans le cadre d’un programme consacré à la blockchain.

Une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes

La performance de l’INSAT s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation des compétences scientifiques et technologiques tunisiennes. La blockchain, au même titre que d’autres technologies numériques, constitue un domaine dans lequel la formation et l’exposition à des programmes internationaux peuvent permettre aux jeunes talents de développer leur expertise et de se confronter à des environnements technologiques internationaux.

 

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Métro de Sfax: la BAD intervient, le projet reprend vie

17. August 2026 um 14:49

Publié le 22 juillet dernier par la Banque africaine de développement, l’appel à manifestations d’intérêt pour recruter le futur bureau d’études du métro de Sfax est clôturé ce lundi 17 août, à 16h00 GMT. Le cabinet retenu interviendra pendant dix à douze mois, entre la mi-octobre 2026 et la mi-août 2027, d’après la fiche de poste diffusée par la banque, pour remettre à jour l’ensemble des paramètres techniques, économiques et financiers de la première tranche de la ligne T1.

Un don accordé par le Fonds de développement urbain et municipal, l’un des instruments gérés par la BAD, couvre le coût de cette étude préparatoire. Onze années se sont écoulées depuis la création, en juillet 2015, de la Société du métro léger de Sfax (SMLS), sans que le projet n’ait basculé dans sa phase opérationnelle.

Le nerf de la guerre: convaincre un partenaire privé

Le mandat du futur consultant dépasse la simple mise à jour de chiffres anciens. Il faudra revisiter les projections de fréquentation, chiffrer la viabilité économique de la ligne et vérifier que son financement reste supportable pour les finances publiques, tout en reprenant les estimations de dépenses liées à la construction et à l’exploitation.

Un modèle financier devra ensuite permettre de comparer différentes formules de montage contractuel. Le cabinet sera aussi chargé d’un travail de prospection auprès des acteurs privés susceptibles de s’engager dans le projet, avant d’accompagner la SMLS et les autorités dans le choix définitif du schéma de partenariat, puis dans la constitution des documents de mise en concurrence, dossiers de consultation, ébauches de contrats et règles du dialogue avec les candidats compris.

Ce schéma de PPP avait pourtant déjà reçu deux feux verts institutionnels, celui de l’Instance générale de partenariat public-privé fin 2021, puis celui du ministère des Finances au milieu de l’année 2022, sans que la question centrale, la répartition des coûts et des risques entre l’État et l’opérateur privé, n’ait depuis été tranchée.

Un réseau de 70 km pour désengorger le Grand Sfax

Le futur métro s’inscrit dans le cadre d’un projet de transport collectif plus large pour l’agglomération: à terme, deux lignes de tramway complétées par trois lignes de bus à haut niveau de service doivent couvrir près de 70 kilomètres. La section prioritaire, elle, ne représente que 13,5 kilomètres, entre le centre-ville et Chihiya.

L’enjeu démographique n’est pas marginal: le gouvernorat rassemblait 1 047 468 habitants fin 2024, d’après l’Institut national de la statistique et la zone visée par le projet couvre sept communes totalisant plus de 500 000 habitants, selon la BAD. Dans ce périmètre, les transports collectifs ne captent plus qu’environ un cinquième des trajets motorisés, l’essentiel se faisant en voiture particulière ou en taxi.

Impact sur l’écosystème économique sfaxien

Ce nouveau round d’études illustre une contrainte récurrente des grands projets d’infrastructure tunisiens: la validation politique d’un montage en PPP ne suffit pas à enclencher le financement tant que le modèle économique et le partage des risques ne sont pas précisés pour l’investisseur privé.

Le volet prospection confié au futur consultant est à ce titre déterminant, car il conditionnera l’appétit effectif des bailleurs et opérateurs internationaux pour le dossier. Pour l’écosystème économique sfaxien, un projet de cette ampleur – mobilité, BTP, ingénierie, services associés – représente un potentiel significatif s’il aboutit, mais le calendrier publié par la BAD suggère que les conditions d’un passage aux travaux ne seront pas réunies avant l’été 2027 au plus tôt.

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Tunisair améliore sa ponctualité: 54% des vols avec moins de 15 minutes de retard

17. August 2026 um 14:35

Tunisair a enregistré une amélioration de sa ponctualité au deuxième trimestre 2026. La part des vols accusant moins de 15 minutes de retard est passée de 39 à 54% sur un an. Dans le même temps, la compagnie a transporté 656 248 passagers, soit 1% de moins qu’au deuxième trimestre 2025.

L’activité reste toutefois contrastée. Le coefficient de remplissage a reculé à 71,6%, contre 75,2% un an plus tôt, alors que l’offre a légèrement progressé, avec 1,42 milliard de sièges-kilomètres offerts contre 1,39 milliard au deuxième trimestre 2025. La part de marché de Tunisair s’est, elle, établie à 20,5%, contre 20,1% au deuxième trimestre 2025. La compagnie exploitait toujours 19 avions. Leur utilisation moyenne a néanmoins augmenté, atteignant 9,97 heures par jour et par appareil, contre 8,70 heures un an auparavant. Le nombre total d’heures de vol a progressé de 3%, à 13 559 heures.

Le fret affiche une évolution plus favorable. Le tonnage transporté a atteint 1 839 tonnes, contre 1 302 tonnes au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 41%. Les tonnes-kilomètres transportées ont augmenté de 13%, tandis que le coefficient de chargement est resté presque stable, à 62,4% contre 62,7%.

La principale hausse de charges concerne le carburant. Les dépenses sont passées de 85 à 164 millions de dinars, soit une progression de 93%. Tunisair attribue cette hausse à la flambée des cours du Brent et à l’élargissement du crack spread entre le Brent et le kérosène aviation Jet A-1. Selon la compagnie, le prix moyen de la tonne de Jet A-1 a quasiment doublé au deuxième trimestre 2026.
Les charges d’entretien et de réparation ont également fortement augmenté, passant de 8 à 29 millions de dinars, soit +263%. Les dépenses d’assistance au sol ont progressé de 16%, celles de catering de 9% et les charges de personnel de 13%. À l’inverse, le coût de location des avions a diminué de 19%.

L’endettement de Tunisair s’est établi à 728 millions de dinars, contre 594 millions au deuxième trimestre 2025, soit une hausse de 23%. La compagnie explique cette progression par la mise en place de nouveaux crédits en 2025 et au début de 2026. Les charges financières ont également augmenté, passant de 6 à 11 millions de dinars, soit +83%. En revanche, les liquidités et équivalents de liquidité ont atteint 153 millions de dinars, contre 90 millions un an auparavant.

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La Tunisie produit plus d’électricité, mais reste dépendante des importations

17. August 2026 um 14:04

La production nationale d’électricité a progressé de 5% au premier semestre 2026, atteignant 9 550 GWh à fin juin, contre 9 058 GWh un an plus tôt. Cette hausse s’accompagne toutefois d’une dépendance persistante aux achats extérieurs, principalement auprès de l’Algérie, qui ont couvert 10% des besoins du marché local sur la période.

Selon le rapport de conjoncture énergétique de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), la production destinée au marché local a augmenté de 4%. La STEG reste largement dominante dans le paysage électrique tunisien, avec 91% de la production nationale à fin juin.

Les énergies renouvelables représentent désormais 9,2% de la production électrique nationale. La progression est également visible du côté de l’autoproduction: environ 500 MW de capacités photovoltaïques ont été installées sur les toitures résidentielles, tandis que 130 MW supplémentaires sont déployés sur les réseaux moyenne et haute tension dans les secteurs industriel, tertiaire et agricole.

La pointe de consommation électrique a atteint 4 750 MW, en hausse de 5% par rapport aux 4 531 MW enregistrés à fin juin 2025. Cette progression intervient alors même que les ventes d’électricité n’ont augmenté que de 1% sur un an.

Dans le détail, les ventes aux clients de haute tension ont reculé de 5%, tandis que celles des clients moyenne tension ont progressé de 1%. Pour la basse tension, largement dominée par les ménages, l’ONEM appelle toutefois à la prudence: la facturation bimestrielle et le recours à des estimations pour une partie des factures ne permettent pas encore de mesurer précisément la consommation réelle.

Les industriels restent les principaux consommateurs d’électricité parmi les clients haute et moyenne tension. Ils représentent 59% de leur demande totale à fin juin 2026. Les évolutions divergent toutefois selon les branches. L’industrie chimique et pétrolière a réduit sa consommation de 5%, tandis que celle des matériaux de construction a diminué de 2%. À l’inverse, l’industrie du papier et de l’édition a enregistré une progression de 8%, et le pompage agricole de 6%.

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Legatum Prosperity Index 2026 : 75e sur 161 pays, la Tunisie devance ses voisins nord-africains

17. August 2026 um 13:49

La Tunisie occupe la 75e place sur 161 pays au Legatum Prosperity Index 2026, publié annuellement depuis 2007 par l’institut britannique Legatum Institute. Sur les cinq autres pays nord-africains couverts par l’étude, aucun ne fait mieux : le Maroc arrive juste derrière (76e), suivi de l’Algérie (83e), puis, avec un écart plus marqué, la Libye, (115e), l’Égypte (120e) et le Soudan, dernier de la zone (152e).

Le pays n’a toutefois jamais retrouvé son meilleur classement historique, la 66e place, obtenue en 2017 ; depuis, sa position s’est progressivement dégradée, sans que ses voisins régionaux ne parviennent pour autant à le dépasser.

Une économie moyennement industrialisée

Le rapport situe l’économie tunisienne dans la catégorie des économies moyennement industrialisées, avec un produit intérieur brut qui franchit le seuil des 51 milliards de dollars. Le pays compte 12,4 millions d’habitants, sur un territoire bordé de 1 200 kilomètres de côtes donnant sur la Méditerranée.

Côté échanges extérieurs, l’huile d’olive, les dattes, le textile et les machines électriques constituent les points forts à l’exportation ; à l’inverse, le pays reste dépendant de l’étranger pour son blé, ses produits pétroliers raffinés, son gaz naturel et une partie de son parc automobile importé.

Un point repère pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Ce classement, construit à partir d’indicateurs socio-économiques et institutionnels, offre un point de repère utile pour situer l’attractivité relative de la Tunisie face à ses voisins régionaux, sans pour autant refléter une dynamique récente favorable.

Pour les investisseurs et les porteurs de projets, la lecture par filière reste plus parlante que le rang global : la base exportatrice existante, huile d’olive, dattes, textile, machines électriques, dessine des secteurs déjà structurés autour desquels de nouvelles capacités de production ou de transformation pourraient se greffer.

La dépendance aux importations énergétiques et céréalières, elle, continue de peser sur les équilibres macroéconomiques et, par ricochet, sur le climat dans lequel s’inscrivent les décisions d’investissement.

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En Arabie saoudite, Pinnacle lance un fonds pour financer les entreprises tech en croissance

17. August 2026 um 13:13

La société d’investissement saoudienne Pinnacle Capital lance un nouveau fonds de capital-risque dédié aux entreprises technologiques déjà en phase de croissance. Le fonds investira à la fois dans de nouvelles levées de fonds et dans des transactions secondaires, permettant à certains investisseurs de vendre leurs participations.

L’objectif est de répondre à un besoin qui grandit avec la maturité de l’écosystème saoudien: les startups qui ont dépassé leur phase de démarrage ont encore des difficultés à trouver des financements importants et des opportunités de sortie. Le fonds ciblera principalement la fintech, l’e-commerce, la santé et le lifestyle, ainsi que les technologies liées au développement urbain de Riyad: immobilier, logement, mobilité et services urbains.

Pinnacle estime que ces secteurs bénéficient de tendances de fond en Arabie saoudite, notamment la digitalisation des services financiers, la croissance du commerce en ligne et la transformation rapide des villes. Avec les investissements secondaires, le fonds veut également apporter davantage de liquidité au marché. Concrètement, des fondateurs ou investisseurs existants pourront céder une partie de leurs participations sans attendre une introduction en Bourse ou un rachat de l’entreprise.

Le lancement marque ainsi une nouvelle étape pour le capital-risque saoudien: au-delà du financement des startups, l’enjeu devient désormais d’accompagner leur croissance et de faciliter les sorties des investisseurs.

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Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars

17. August 2026 um 12:06

1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026.

Le projet prévoit la construction d’une raffinerie accompagnée d’un complexe pétrochimique. Le chantier doit durer trois ans, avant une phase d’exploitation de 13 ans dans le cadre d’un partenariat de type BOT (Build, Operate and Transfer). L’installation sera composée de trois unités de production: une première de 30 000 barils par jour, puis deux autres de 35 000 barils chacune. Sa capacité totale atteindra ainsi 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique doit compléter cette infrastructure afin d’augmenter la transformation locale du pétrole et de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

Zimar n’arrive pas au Niger avec un projet entièrement nouveau. Un mémorandum d’entente avait déjà été signé en octobre 2024 pour une raffinerie modulaire de même capacité. Le projet a depuis été réorienté vers une raffinerie classique. Les autorités ont notamment révisé les termes de référence et repris l’étude de faisabilité avant de parvenir à la nouvelle convention.

Le projet intervient alors que le Niger cherche à mieux valoriser sa production pétrolière. Le pays produit environ 110 000 barils par jour, tandis que sa raffinerie de Zinder dispose d’une capacité d’environ 20 000 barils par jour.

La future raffinerie de Dosso pourrait donc multiplier les capacités nationales de raffinage et réduire le recours aux importations de produits pétroliers. Elle pourrait également positionner le Niger comme un fournisseur de produits raffinés sur les marchés de la région. Pour l’instant, la prochaine étape sera de concrétiser le montage financier et technique du projet. La signature de la convention officialise l’investissement annoncé, mais le 1,9 milliard de dollars doit encore être effectivement mobilisé et le chantier lancé.

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Intentions d’investissement dans l’industrie: un second semestre 2026 en or se profile à l’horizon

17. August 2026 um 12:04

Chaque semestre depuis 2001, l’Institut national de la statistique interroge un échantillon d’industriels tunisiens sur leurs intentions d’investissement; sa dernière campagne, menée en mai 2026 auprès de 1 085 entreprises, débouche sur le chiffre le plus élevé depuis six ans.

L’indicateur retenu, un solde compris entre -100 et +100, oppose simplement le pourcentage de patrons qui disent vouloir investir davantage à celui qui annonce une baisse: ce n’est donc pas une somme en dinars ou un nombre de projets lancés, mais une orientation d’ensemble. Pour le second semestre 2026, ce solde attendu atteint 26 points, à un cran seulement du plafond historique de la série, 27 points, touché au premier semestre 2020. Le semestre en cours, lui, s’est soldé avec 24 points, contre 21 au second semestre 2025.

Des prévisions historiquement fiables

L’image du patron toujours trop optimiste ne résiste pas à l’examen des chiffres. En comparant treize semestres de prévisions à leur résultat effectif, l’INS observe que les industriels ont plutôt tendance à se sous-estimer: la réalité a surpassé l’annonce dans huit cas, l’a rejointe une fois, et n’est restée en retrait que quatre fois sur treize.

L’exemple le plus frappant remonte au premier semestre 2025: une prévision timide de 8 points s’est finalement traduite par un solde de 18, plus du double de ce qui était attendu. Un seul épisode fait exception: au premier semestre 2020, les patrons tablaient eux aussi sur un solde exceptionnel, 27 points, mais le résultat a chuté à -3 sous l’effet de l’irruption soudaine de la pandémie, un choc que personne n’avait vu venir.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Ce niveau de confiance, statistiquement fiable hors choc majeur, constitue un signal favorable pour ceux qui envisagent d’investir ou de créer une activité industrielle en Tunisie au second semestre.

La tendance touche l’ensemble du tissu manufacturier, ce qui suggère un climat des affaires porteur plutôt qu’un phénomène isolé à quelques grands groupes. Pour les porteurs de projets, cette dynamique peut faciliter l’accès au financement et aux partenariats, les bailleurs et investisseurs s’appuyant généralement sur ce type d’indicateur.

Elle n’élimine cependant pas le risque conjoncturel: la seule variable historiquement capable de démentir cette estimation reste un choc externe, économique, géopolitique ou sanitaire, indépendant de la volonté des industriels eux-mêmes.

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Emploi: une précarité féminine alarmante

17. August 2026 um 11:50

Alors que les statistiques globales de l’emploi pour le deuxième trimestre 2026 laissent entrevoir une apparente stabilité, voire une légère baisse du chômage national de 10 points de base à 14,9%, une lecture désagrégée par sexe révèle une réalité bien plus sombre. La situation des femmes sur le marché de l’emploi tunisien continue de se détériorer à un rythme préoccupant.

Le contraste entre les deux genres est particulièrement marquant au cours du dernier trimestre. Le taux de chômage a reculé de 0,5% pour les hommes (11,8%), alors qu’il progresse de 0,9% côté femmes pour grimper à 21,6%.

Le taux de chômage féminin est désormais près de deux fois supérieur à celui des hommes. Les femmes subissent de plein fouet les aléas du marché de l’emploi, représentant une part disproportionnée des personnes en quête d’activité.

Au-delà du seul chômage, l’intégration économique globale des femmes montre des signes de repli sévère. Le taux d’activité des femmes est tombé à 27,1% au T2 2026 (contre 28,9% au T1 2026), tandis que celui des hommes culmine à 63,3%. Moins d’une femme sur trois en âge de travailler participe à la vie active.

Le nombre de femmes actives a chuté de 1 379 000 à 1 302 800, soit une perte de plus de 76 000 femmes sorties de la population active en l’espace d’un seul trimestre. Le nombre de femmes occupant un emploi est passé de 1 094 000 à 1 022 100.

L’indicateur le plus critique concerne sans doute les diplômées de l’enseignement supérieur. Si les femmes constituent la majorité des diplômés universitaires du pays, le marché du travail sanctionne lourdement leur profil. Le taux de chômage des diplômés du supérieur atteint 26,6% au niveau national (en hausse par rapport aux 24,2% du trimestre précédent). Chez les femmes diplômées, ce taux est de 35,6% (contre 32,0% au T1 2026). En comparaison, le chômage des hommes diplômés reste stable à 14,2%. Plus d’une femme diplômée sur trois est aujourd’hui au chômage, affichant un taux de chômage supérieur de 21,4 points à celui de leurs homologues masculins de même niveau d’instruction.

Les chiffres démontrent que les améliorations conjoncturelles du marché de l’emploi profitent quasi exclusivement à la population masculine. Il faut de nouvelles politiques publiques axées sur la levée des freins à l’embauche des femmes, l’adéquation formation-emploi dans les filières tertiaires, et la valorisation des compétences féminines dans les secteurs à forte valeur ajoutée.

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Tanzanie: l’un des plus grands projets hydroélectriques d’Afrique, à 2,9 milliards de dollars, entre en service

17. August 2026 um 10:38

2 115 MW de capacité supplémentaire: c’est ce que la Tanzanie met désormais sur son réseau grâce au Julius Nyerere Hydropower Project (JNHPP), l’un des plus grands chantiers énergétiques du pays. Avec un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, le barrage doit fournir un nouveau levier à l’industrie et à l’économie tanzaniennes.

Installé sur le fleuve Rufiji, le complexe dispose de neuf turbines de 235 MW chacune et vise une production annuelle d’environ 5 920 GWh. Le projet est réalisé par les groupes égyptiens Arab Contractors et Elsewedy Electric pour le compte de Tanzania Electric Supply Company (Tanesco).

L’enjeu est d’abord industriel. Avec cette nouvelle capacité, Dar es Salaam cherche à réduire les contraintes liées à l’approvisionnement électrique et à accompagner la progression de la demande. Mines, usines, agriculture irriguée, infrastructures numériques et autres activités fortement consommatrices d’électricité font partie des secteurs susceptibles de bénéficier de cette augmentation de l’offre.

Les premiers chiffres donnent déjà une idée du poids du projet. Selon les données communiquées par les autorités tanzaniennes, le JNHPP représentait 44,9% de l’électricité injectée dans le réseau national sur les douze mois précédant le 31 mai 2026.

Le chantier représente également un choix financier et stratégique lourd pour l’État. Son coût, initialement évalué à environ 6,56 billions de shillings tanzaniens, a atteint près de 7,45 billions de shillings, selon les données les plus récentes. Le financement repose principalement sur les ressources publiques tanzaniennes.

Au-delà de la production électrique, Dar es Salaam mise donc sur un effet d’entraînement: davantage d’électricité disponible doit permettre d’attirer de nouveaux investissements, d’augmenter les capacités de production locales et de soutenir la croissance des secteurs industriels.

Le projet doit officiellement être inauguré le 22 août 2026 par la présidente Samia Suluhu Hassan. Pour la Tanzanie, le défi sera désormais de transformer cette infrastructure énergétique en résultats économiques concrets.

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Bourse de Tunis: les dominants dominent, le marché toujours aussi limité

17. August 2026 um 10:38

Les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont vu leurs revenus cumulés grimper à 12,7 milliards de dinars au premier semestre 2026, contre 12,2 milliards un an plus tôt, soit +4,2%!

Sur les 71 valeurs de la cote, seules 46 avaient publié leurs indicateurs au moment du bilan, mais cela suffit à dessiner la tendance: le Tunindex 20, à lui seul, capte 8,5 milliards de dinars, près des deux tiers du total, avec une progression de 4,4%.

Télécoms et assurances tirent la cote

Au total, six secteurs sur neuf sont dans le vert. Les télécoms filent en tête avec +23,3%, devant les sociétés financières (+6%). Côté sous-secteurs, les assurances dominent (+9,8%), suivies des biens et services industriels (+7%). À l’inverse, la chimie s’effondre de 33,6% et les matériaux de base reculent de 13,2%.

Derrière ces performances, la concentration au niveau des résultats saute aux yeux. Poulina Group Holding réalise à lui seul 2 118 millions de dinars, en hausse de 7,9%, soit près du triple du deuxième du classement, la BIAT. Les douze banques cotées cumulent 3 786 MDT de produit net bancaire (+4,9%), mais cinq d’entre elles en captent 64%. Amen Bank se démarque avec la meilleure progression (+17,7%), quand la STB affiche la seule performance négative parmi les grandes banques, avec un recul de 10,5%. Sur le marché, le Tunindex bondit de 47,69% sur six mois, contre 16,31% un an plus tôt.

Ce que cela dit pour l’investissement et l’entrepreneuriat

Cette progression masque une réalité structurelle: la croissance des revenus se loge presque entièrement chez les acteurs déjà dominants, holdings diversifiés, banques et grande distribution. Pour les investisseurs, cela confirme la profondeur limitée de la cote tunisienne, où quelques valeurs concentrent l’essentiel de la performance et donc du risque en cas de retournement sectoriel.

Pour l’entrepreneuriat, la dynamique positive de secteurs comme les télécoms, les assurances ou les biens industriels peut signaler des niches de croissance où de nouveaux acteurs pourraient se positionner, notamment dans les segments encore peu représentés à la cote. Elle souligne également, en creux, la difficulté des petites et moyennes valeurs à peser dans un marché où l’information financière reste elle-même inégalement disponible.

 

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Souveraineté numérique: où en est la Tunisie? Le CIS Summit ouvre le débat le 4 septembre à Tunis

17. August 2026 um 09:49

À l’heure où le Cloud, la donnée et l’intelligence artificielle occupent une place de plus en plus stratégique dans les systèmes d’information, la question de la souveraineté numérique devient un enjeu majeur pour les entreprises, les institutions publiques et plus largement pour l’économie tunisienne.

Où sont hébergées les données? Qui en contrôle l’accès? Comment concilier innovation technologique, cybersécurité, conformité, performance et maîtrise des infrastructures critiques? Quelle stratégie adopter face à une dépendance croissante aux technologies et plateformes internationales?

Ces questions seront au cœur du Cloud & Infrastructure Summit (CIS), qui se tiendra le 4 septembre 2026 au Radisson Blu Convention Center de Tunis.

Cette nouvelle édition réunira décideurs publics et privés, dirigeants, DSI, experts technologiques, acteurs du Cloud, de la cybersécurité, de la Data, de l’intelligence artificielle, des télécommunications et des infrastructures afin de confronter les différentes visions et approches autour de la transformation numérique en Tunisie.

La souveraineté numérique constituera l’un des fils conducteurs de cette journée. Au-delà de la seule localisation des données, les discussions porteront notamment sur la gouvernance de la donnée, les modèles Cloud, la cybersécurité, les infrastructures et Data Centers, l’intelligence artificielle ainsi que la capacité des organisations à conserver la maîtrise de leurs environnements numériques.

Le CIS Summit souhaite ainsi créer un espace de dialogue entre acteurs publics, entreprises et fournisseurs de technologies autour d’une question centrale: comment construire une stratégie numérique performante tout en renforçant la résilience et la maîtrise technologique des organisations tunisiennes?

Panels, tables rondes, interventions d’experts et rencontres B2B rythmeront cette journée consacrée aux grands choix technologiques et stratégiques qui façonneront les infrastructures numériques de demain.

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Mohamed Essafi prend la direction générale adjointe de DAAM

17. August 2026 um 09:20

Mohamed Essafi est nommé directeur général adjoint de DAAM (ancien CFE-Tunisie) à compter du 1er juillet 2026. Il élargit ainsi son périmètre de responsabilités au sein de l’institution de microfinance, avec un mandat centré notamment sur la stratégie, le développement, la transformation et la performance.

L’annonce a été faite par Mohamed Essafi lui-même sur LinkedIn. Après plus de trois années chez DAAM, dont la majeure partie consacrée au pilotage de l’activité commerciale et du crédit, il accède désormais à une fonction de direction générale. Son nouveau poste vient compléter son expérience dans le développement d’activités, la gestion financière et le pilotage de la performance.

Avant de rejoindre DAAM en janvier 2023 comme Sales Manager, Mohamed Essafi a construit l’essentiel de sa carrière dans la finance et le management.

Il a notamment passé près de six ans chez Citibank Tunisie, où il a occupé des fonctions liées à la trésorerie, au cash management et au suivi du risque crédit. Il a ensuite rejoint Shell Tunisie comme Treasury Manager, avant de prendre la responsabilité financière de TAV Tunisie puis de Tibah Airports Operation Company en Arabie saoudite. Son parcours comprend également une expérience entrepreneuriale. Entre 2016 et 2022, il a fondé et dirigé SIM Trade, une entreprise spécialisée dans la distribution en gros de montures optiques, lunettes de soleil et équipements destinés au secteur de l’optique. Il a également été General Manager de Bricorama Tunisie entre 2014 et 2016.

Dans son nouveau rôle, Mohamed Essafi indique vouloir contribuer au développement et aux ambitions futures de DAAM, avec un périmètre désormais plus large que celui de la seule activité commerciale. L’enjeu est particulièrement stratégique pour DAAM, qui se positionne sur le financement et l’accompagnement des micro et petits entrepreneurs en Tunisie. L’institution compte actuellement 18 agences à travers le pays et fait de l’accès aux services financiers et du développement de l’entrepreneuriat une partie centrale de sa mission. 

Diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis, où il a obtenu un Bachelor of Science en Business Management and Marketing entre 1993 et 1997, il dispose ainsi de près de trois décennies d’expérience professionnelle dans des secteurs allant de la banque et de l’énergie à l’aérien, au commerce et à la microfinance.

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Siphat: dynamique commerciale mais défi persistant de l’endettement

17. August 2026 um 09:07

La Société des industries pharmaceutiques de Tunisie (Siphat) a publié ses indicateurs d’activité pour le deuxième trimestre et le premier semestre 2026.

Le chiffre d’affaires officinal semestriel est passé de 0,563 MDT fin juin 2025 à 1,825 MDT une année plus tard, porté principalement par les formes sèches (1,363 MDT).

Avec 2,676 MDT au premier semestre 2026 contre 2,812 MDT durant la même période 2025, l’activité hospitalière reste le principal contributeur aux revenus. Le ralentissement a concerné les formes sèches (1,419 MDT).

Les exportations se sont élevées à 0,151 MDT. La Siphat a précisé que ces médicaments exportés correspondent à des lots produits en 2025 et enlevés au 2e trimestre 2026 en raison de contraintes logistiques liées au client étranger.

Malgré la reprise opérationnelle, la structure financière de la Siphat demeure sous tension. L’endettement total atteint 164,218 MDT au 30 juin 2026, affichant une augmentation de 22% en rythme annuel. L’essentiel de de cette dette est dû à l’État et aux entreprises publiques (à hauteur de 82%). Face à cette situation, la direction est en train d’élaborer un projet de restructuration globale. Ce plan stratégique a pour vocation d’assainir le passif financier, de rétablir la compétitivité de l’entreprise et de garantir sa pérennité à long terme. Pour rappel, au cours du mois de mai, la société a annoncé la remise en service de sa ligne de production de flacons de solutions liquides, et ce, après plusieurs années d’interruption.

Le redressement du laboratoire est crucial pour l’industrie pharmaceutique nationale et, surtout, pour l’approvisionnement des établissements hospitaliers.

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SFBT: solidité des chiffres au-delà de la conjoncture

17. August 2026 um 08:42

La Société de fabrication des boissons de Tunisie (SFBT) a dévoilé ses états financiers intermédiaires arrêtés au 30 juin 2026.

Les revenus semestriels ont atteint 379,281 MDT, en hausse de 6% en glissement annuel. Cette évolution est portée par les ventes de produits fabriqués (bières et boissons gazeuses principalement), qui s’élèvent à 346,833 MDT. Les ventes de marchandises revendues en l’état se sont établies à 25,168 MDT.

Les approvisionnements consommés ont totalisé 183,430 MDT. Les charges de sous-traitance ont été optimisées à 26,914 MDT (contre 64,557 MDT un an plus tôt) à la suite de l’évolution du modèle économique de mise en boîtes avec la filiale SEABG.

Grâce à la maîtrise des coûts d’exploitation, qui n’ont augmenté que de 2,3%, à 286,927 MDT, le résultat d’exploitation a gagné 19,5%, à 96,055 MDT.

Par ailleurs, et fidèle à sa vocation de holding agroalimentaire, la SFBT a comptabilisé 106,532 MDT de produits de placement, dont 103,20 MDT de dividendes directs encaissés auprès de ses filiales et participations stratégiques. Cela a permis d’afficher un résultat net de 185,067 MDT fin juin 2026, contre 169,637 MDT à la même date en 2025.

À noter que la société a reçu deux taxations d’office (vérification approfondie 2019 pour 36,026 MDT et vérification 2017 pour 9,335 MDT) qui font l’objet d’expertises judiciaires avec des audiences fixées en octobre 2026, la société ayant souscrit à des échéanciers de paiement du principal pour bénéficier de l’amnistie sur les pénalités. Une vérification approfondie (2021-2024) est actuellement en cours.

La SFBT s’est pourvue en appel contre la décision de première instance du Conseil de la concurrence, datant du mois de mai 2024, lui infligeant une amende de 12,995 MDT (19,985 MDT pour le groupe).

Avec la douane, un accord de conciliation a été conclu pour régler la pénalité sur rapatriement des recettes d’exportation (relatives aux exercices 2000-2024) de 11,517 MDT avec paiements échelonnés réguliers.

Ces éléments ne remettent aucunement en question la qualité des chiffres publiés par la société, qui confirme, encore une fois, sa capacité à améliorer sa profitabilité, quelle que soit la conjoncture économique.

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Tunisie / Balance commerciale : l’huile d’olive contre le pétrole

14. August 2026 um 14:39

À fin juillet 2026, le déficit commercial tunisien atteint 14,96 milliards de dinars, contre 11,90 milliards un an plus tôt : un écart qui se creuse de plus de 3 milliards de dinars en l’espace de douze mois, malgré des exportations en nette croissance.

La facture énergétique, toujours en cause

L’énergie explique l’essentiel de cet écart. Le déficit du secteur passe de 6,04 à 7,95 milliards de dinars sur un an, dans un contexte où les achats énergétiques à l’étranger ont grimpé de plus d’un tiers (+35,7%). Cette poussée tire mécaniquement l’ensemble des importations vers le haut : elles atteignent 55,60 milliards de dinars, en progression de 13,7%. Les matières premières et demi-produits pèsent eux aussi lourdement dans la balance, avec un déficit de 3,77 milliards de dinars, devançant les biens d’équipement (2,63 milliards). À l’export, les mines, phosphates et dérivés cèdent 11,9%, et le textile-habillement recule de 3,6%.

Les exportations résistent

Le bilan n’est pas uniforme pour autant. Les recettes d’exportation grimpent de 9,9% pour s’établir à 40,64 milliards de dinars, un mouvement porté par trois moteurs : les industries mécaniques et électriques, en hausse de 10,5%, l’agroalimentaire, qui bondit de 22,9%, et l’énergie, qui progresse de plus de moitié (+53,3%). L’huile d’olive illustre bien cette embellie : ses ventes gagnent plus d’un milliard de dinars en un an, atteignant 3,59 milliards contre 2,51 milliards. Le secteur alimentaire dans son ensemble termine ainsi sur un excédent d’un milliard de dinars. Signe que le déséquilibre reste avant tout d’origine énergétique, le déficit hors énergie ne dépasse pas 7,01 milliards de dinars. L’Europe demeure de loin le premier client de la Tunisie, absorbant 70,4% de ses ventes, avec des marchés français, italien et allemand en croissance. Reste un constat qui pèse sur l’ensemble de la balance : le rythme des achats à l’étranger dépasse celui des ventes tunisiennes.

Ce que cela signifie pour l’investissement

Cette configuration renforce l’attrait des filières exportatrices à forte valeur ajoutée, agroalimentaire, mécanique et électrique notamment, dont la croissance dépasse la moyenne nationale et qui restent naturellement attractives pour les capitaux tournés vers l’export. À l’inverse, l’ampleur persistante du déficit énergétique confirme le potentiel d’investissement dans les projets de production locale d’énergie et d’efficacité énergétique, susceptibles à terme d’alléger la facture des importations et d’ouvrir des opportunités entrepreneuriales dans un secteur en pleine mutation.

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Paiements en Tunisie: les usages numériques poursuivent leur progression au premier semestre 2026

14. August 2026 um 13:30

Les paiements électroniques poursuivent leur progression en Tunisie. Selon le bulletin «Paiements en chiffres en Tunisie» de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié pour le premier semestre 2026, l’activité monétique et les différents moyens de paiement numériques enregistrent plusieurs évolutions positives par rapport à la même période de 2025.

Le parc de cartes bancaires atteint 6 151 mille, tandis que le nombre de distributeurs et guichets automatiques de billets s’établit à 3 427. Le pays compte également 1 456 sites marchands actifs et 45,6 mille terminaux de paiement électronique (TPE). La BCT définit comme actif tout site marchand ayant enregistré au moins une transaction sur une période d’un an.

Le paiement mobile confirme également son développement. Au premier semestre 2026, 218 886 wallets sont recensés, contre 207 524 un an auparavant, soit une hausse de 5,5%. L’activité de paiement mobile représente 5 millions de transactions, pour un montant de 914,2 millions de dinars. Les paiements constituent la principale utilisation, devant les transferts, le cash-in et le cash-out.

Du côté de l’e-paiement, le bulletin de la BCT fait ressortir une progression de l’activité, avec une hausse de 5,7%. Les paiements de proximité affichent également une dynamique positive, tandis que plusieurs indicateurs liés aux transactions et aux montants traités progressent par rapport au premier semestre 2025.

 

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Au Maroc, la chaleur pousse des producteurs d’avocats à envisager l’arrachage de leurs vergers

14. August 2026 um 12:20

La filière marocaine de l’avocat aborde la campagne 2026/2027 avec une incertitude croissante. Dans plusieurs zones du Gharb, des producteurs envisagent désormais d’abandonner la culture après plusieurs épisodes climatiques ayant fortement affecté leurs rendements.

L’alerte vient d’Abdelkrim Allaoui, président de l’Association des producteurs d’avocats du Gharb, cité par FreshPlaza le 10 août 2026. Dans les zones de Tiflet, Sidi Allal Bahraoui et Sidi Yahya El Gharb, certains exploitants réfléchiraient sérieusement à arracher leurs avocatiers. Dans certains cas, les pertes auraient été totales lors de l’épisode de chaleur de juin.

La campagne actuelle a été fragilisée dès la fin juin. Une période naturelle de chute des fleurs a coïncidé avec une vague de chaleur ayant maintenu les températures au-dessus de 36 °C pendant cinq jours consécutifs. Cette combinaison a provoqué une chute des fleurs et des jeunes fruits plus importante qu’en année normale, selon Allaoui. Le risque n’est pas écarté. Les producteurs redoutent une nouvelle vague de chaleur avant la fin août, avec la possibilité d’un épisode de chergui, vent chaud et sec susceptible d’accentuer le stress hydrique des arbres.

Il faudra toutefois attendre septembre pour mesurer précisément les pertes. À ce stade, les professionnels estiment qu’il est encore trop tôt pour établir un bilan définitif de la récolte.

Cette nouvelle alerte intervient après une campagne 2025/2026 particulièrement difficile. Le Maroc n’a exporté que 58 000 tonnes d’avocats, contre environ 112 000 tonnes lors de la campagne précédente, soit une baisse de plus de 48%. Le recul s’explique notamment par les difficultés climatiques et les problèmes logistiques rencontrés pendant la saison. Le contraste est important: en 2024/2025, les exportations marocaines avaient atteint un record de 112 000 tonnes et généré plus de 300 millions de dollars de recettes. L’avocat représentait alors plus de 10% des recettes en devises issues des exportations marocaines de fruits et baies, selon EastFruit.

 

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Agroécologie et santé des sols: l’APIA cible les micro-PME prometteuses

14. August 2026 um 11:10

L’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) lance un appel à candidatures pour dénicher des micro, petites et moyennes entreprises tunisiennes actives dans l’agroécologie et la santé des sols.

Cet appel à candidatures cible les MPME installées depuis quatre ans au minimum sur le territoire tunisien, dès lors qu’elles portent une offre; conseil, produit ou service en rapport avec l’agroécologie ou la santé des sols. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 août 2026 pour déposer leur candidature via un formulaire en ligne. Pas de place pour les jeunes pousses, donc: l’ancienneté fait partie des critères de sélection.

Un accompagnement sur plusieurs volets

Derrière cette sélection, l’APIA vise à repérer des structures économiques qui sortent du lot pour ensuite muscler leurs compétences techniques, managériales et commerciales. L’accompagnement doit aussi ouvrir de nouveaux débouchés à leurs activités, faciliter les mises en relation entre acteurs du secteur et donner de la visibilité aux initiatives qui pèsent sur la durabilité des systèmes agricoles tunisiens.

Le projet Soil Matters, un financement allemand à la clé

Cette initiative s’inscrit dans le projet «Soil Matters», programmé sur trois ans et dix mois, de mai 2025 à juin 2028, avec une enveloppe de 2,3 millions € apportée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Sa mise en œuvre revient à la coopération allemande GIZ, qui travaille main dans la main avec l’APIA; le tout sous la supervision du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Une passerelle vers l’investissement agricole

Ce type de dispositif ouvre une fenêtre concrète pour les investisseurs et porteurs de projets tournés vers l’agritech et l’économie verte. En ciblant des MPME expérimentées et bien rodées plutôt que de simples porteurs d’idées, le programme réduit le risque pour d’éventuels partenaires financiers et facilite l’accès à des marchés encore peu structurés en Tunisie, comme celui des solutions dédiées à la santé des sols. Pour les entrepreneurs du secteur agricole, c’est aussi l’occasion de professionnaliser leur offre avec un appui technique externe, sans dilution de capital.

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Près de 300 millions de dollars: le chinois Guizhou Tyre choisit le Maroc

14. August 2026 um 10:45

Le fabricant chinois Guizhou Tyre va investir 298,7 millions de dollars dans une usine de pneumatiques à Tanger Tech. Avec une capacité de 6 millions de pneus par an, le projet renforce encore la place du Maroc dans la chaîne automobile destinée aux marchés européens et africains.

Le projet entre désormais dans une nouvelle étape. Guizhou Tyre a finalisé en août 2026 les procédures d’approbation et d’enregistrement en Chine nécessaires à son implantation marocaine, selon plusieurs sources.

Le projet avait été approuvé par le conseil d’administration du groupe en janvier. Il prévoit la construction d’une usine «intelligente» dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech, avec une capacité annuelle de 6 millions de pneus radiaux semi-acier, principalement destinés aux véhicules particuliers. Pour le groupe chinois, l’investissement représente surtout un choix industriel et logistique. Tanger offre un accès direct aux infrastructures portuaires et aux marchés européens, tout en permettant de servir les marchés africains. Le site vient également s’insérer dans un écosystème automobile déjà structuré autour des constructeurs, équipementiers et sous-traitants présents dans le nord du Maroc.

L’intérêt du projet dépasse donc la seule production de pneus. Il ajoute un nouveau segment à une industrie automobile marocaine qui cherche progressivement à augmenter la part de composants fabriqués localement. Guizhou Tyre ne sera d’ailleurs pas le seul groupe chinois à renforcer cette chaîne de valeur. Le Maroc accueille également un projet majeur de Gotion High-Tech, qui développe une gigafactory de batteries pour véhicules électriques dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. En juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 100 millions d’euros pour soutenir cette usine. La première phase doit produire 10 GWh de batteries LFP par an, avec une ambition d’extension à 100 GWh.

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