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La BAD mobilise 20 millions de dollars pour quatre projets d’hydrogène vert en Afrique

02. Oktober 2026 um 16:35

La Banque africaine de développement (BAD) prévoit d’accorder 20 millions de dollars de financements remboursables à quatre projets d’hydrogène vert et de ses dérivés en Égypte, au Maroc, en Namibie et en Afrique du Sud. L’objectif est de faire avancer ces projets vers le stade de préparation à l’investissement.

Le financement sera assuré par le Sustainable Energy Fund for Africa (SEFA), sous réserve de l’approbation du Conseil d’administration de la BAD. Les quatre projets représentent au total près de 23 milliards de dollars d’investissements estimés. Dans le détail, Project Ra, en Égypte, porté par DAI Infrastruktur GmbH, devrait bénéficier de 3,55 millions de dollars. Au Maroc, le Guelmim Green Hydrogen Valley, porté par Nareva Holding, recevrait 5,28 millions de dollars. En Namibie, le projet Hyphen, développé par Hyphen Hydrogen Energy, est associé à un financement de 5,93 millions de dollars. Enfin, le projet Saldanha Hydrogen DRI, en Afrique du Sud, porté par Enertrag avec ArcelorMittal South Africa, bénéficierait de 5,24 millions de dollars.

Les projets ciblent plusieurs usages industriels de l’hydrogène et de ses dérivés. Ils couvrent notamment les carburants durables pour le transport maritime et l’aviation en Égypte, au Maroc et en Namibie, ainsi que la production de fer à faible empreinte carbone en Afrique du Sud. À eux quatre, ils correspondent à 20 GW de capacités solaires et éoliennes, 7 GW de capacités d’électrolyseurs et 2 950 MWh de stockage par batteries.

Au-delà du financement, le programme de la BAD vise à rendre ces projets plus bancables et à attirer davantage de capitaux privés et d’investissements étrangers. L’hydrogène vert est également présenté comme un levier pour développer les énergies renouvelables et réduire le recours aux combustibles fossiles. La BAD estime aussi que ces projets pourraient favoriser le développement industriel local, les exportations, le transfert de technologies et de compétences ainsi que la création d’emplois. Ils pourraient également contribuer à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable issue du dessalement grâce à l’utilisation des capacités renouvelables disponibles.

La sélection intervient après un appel à propositions lancé du 10 avril au 11 mai 2026. Celui-ci avait attiré 81 propositions provenant de projets implantés dans 18 pays africains, selon la BAD.

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Cacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’IvoireCacaoCacao: pourquoi le Ghana paie désormais beaucoup plus que la Côte d’Ivoire

02. Oktober 2026 um 16:15

Le Ghana démarre sa campagne cacaoyère 2026/2027 avec un prix producteur de 42 400 cedis par tonne, soit environ 3,65 dollars le kilogramme. En Côte d’Ivoire, le prix minimum garanti est fixé à 1 200 FCFA/kg. Il s’agit d’un écart entre les deux principaux producteurs mondiaux de cacao.

Le nouveau prix ghanéen, entré en vigueur le 25 septembre, correspond à 71,18 % de la valeur brute FOB du cacao. Une réforme adoptée en 2026 garantit désormais aux producteurs ghanéens une part minimale de 70 % de cette valeur. Le mécanisme a déjà été mis à l’épreuve. Pour la campagne 2025/2026, le prix avait été fixé à 51 660 cedis la tonne, puis relevé à 58 000 cedis avant d’être ramené à 41 392 cedis en février 2026, sous l’effet de la baisse des cours internationaux. En Côte d’Ivoire, la campagne principale a commencé le 1er septembre avec un prix de 1 200 FCFA/kg. Les autorités ont notamment justifié ce niveau par le recul des cours mondiaux et la nécessité de préserver l’équilibre financier de la filière.

La différence de rémunération pose aussi la question de la circulation informelle du cacao entre les deux pays. Des achats de fèves ivoiriennes introduites clandestinement au Ghana ont déjà été signalés en 2026, certains acheteurs ghanéens cherchant à profiter du différentiel de prix.

Si l’écart se maintient, cette incitation pourrait continuer à peser sur les volumes officiellement commercialisés en Côte d’Ivoire. Son ampleur dépendra toutefois de l’évolution des cours internationaux et du renforcement des contrôles aux frontières. Les deux pays misent également sur la traçabilité pour mieux contrôler les circuits. Le Ghana affirme avoir déployé son système national dans les zones productrices, tandis que la Côte d’Ivoire a rendu son système national de traçabilité et la carte du producteur obligatoires depuis le début de la campagne 2026/2027.

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La technologie japonaise Fukuoka arrive à Béja pour réduire le méthane des déchets

02. Oktober 2026 um 15:02

La Tunisie et le Japon lancent à Béja un projet pilote destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre générées par les déchets ménagers. Le projet repose sur la technologie japonaise Fukuoka, appliquée à une cellule de traitement des déchets au niveau de l’unité de traitement des déchets de Béja.

Inauguré vendredi 2 octobre 2026 par le ministre de l’Environnement Habib Abid, en présence notamment de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, le projet consiste à installer un système d’aération au sein de la cellule de déchets. Celui-ci permet une circulation continue de l’air sans consommation énergétique supplémentaire. L’objectif est d’accélérer la décomposition des déchets organiques et, par conséquent, de réduire la production et les émissions de méthane. Ce gaz constitue l’un des principaux gaz à effet de serre issus du secteur des déchets. Selon le ministère, une tonne de méthane équivaut à environ 28 tonnes de CO₂ équivalent en termes d’impact climatique.

Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts de la Tunisie pour atteindre ses objectifs climatiques nationaux, tout en testant une technologie susceptible d’être mobilisée dans le traitement des déchets. La visite ministérielle à Béja a également porté sur plusieurs projets d’assainissement, notamment l’achèvement de la station d’épuration d’Oued Zarga, avec 21 km de réseaux et le raccordement de 1 200 logements, ainsi que le raccordement de 500 logements dans trois quartiers populaires.

Par ailleurs, les autorités prévoient en 2027 l’assainissement de quatre autres quartiers et le renouvellement des équipements des stations de Teboursouk, Testour et Nefza. Des projets de stations d’épuration sont également prévus à Goubellat et Zahret Medine, tandis que les travaux du réseau d’assainissement à Goubellat affichent actuellement un taux d’avancement de 80 %.

Le ministère indique enfin que les opérations de contrôle des sources de pollution du bassin versant de la Medjerda se poursuivront, avec une équipe réunissant les ministères de l’Environnement, de l’Intérieur, de la Santé et de l’Agriculture.

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Hadrian le robot qui pose les murs d’une maison à la vitesse de 360 blocs par heure…

02. Oktober 2026 um 12:18

La startup australienne Fastbrick Robotics a développé Hadrian, un robot capable de poser jusqu’à 360 blocs par heure. Son objectif : réaliser les murs intérieurs et extérieurs d’une maison standard en une seule journée.

Installé sur un camion, le robot utilise un bras télescopique de 32 mètres. À partir de plans numériques, il positionne les blocs avec un système de guidage et applique automatiquement l’adhésif avant leur pose. Il peut manipuler des blocs pesant jusqu’à 45 kg. La technologie a déjà été testée aux États-Unis. FBR indique avoir réalisé les murs d’une maison en une journée dans le cadre d’un programme mené en Floride. Pour les entreprises du bâtiment, l’enjeu dépasse la vitesse. FBR propose notamment un modèle de prestation appelé « Wall as a Service », permettant aux constructeurs de faire réaliser leurs murs par le robot sans acheter eux-mêmes la machine. Son prix de base annoncé atteint 7,8 millions de dollars australiens.

La technologie reste toutefois en phase de déploiement commercial. Aux États-Unis, FBR poursuit encore la structuration de ses partenariats et de son modèle économique.

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Un groupe chinois lance une usine d’aluminium de 180 000 tonnes dans ce pays africain

02. Oktober 2026 um 11:06

Le groupe chinois Xinye Special Steel vient de lancer une usine d’aluminium électrolytique en Éthiopie, d’une capacité de production annuelle de 180 000 tonnes. Installé dans la zone économique spéciale de Gada, à environ 65 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, le projet doit renforcer l’offre locale et réduire la dépendance du pays aux importations d’aluminium.

L’annonce a été faite le 28 septembre par Xu Wenping, président de Xinye Special Steel, lors d’une rencontre avec Zeleke Temesgen, président de la Commission éthiopienne des investissements, et plusieurs entreprises chinoises intéressées par le marché éthiopien. L’usine utilise le procédé de réduction électrolytique pour produire de l’aluminium primaire à partir d’alumine. Le site devra toutefois continuer à importer une partie de ses matières premières, l’Éthiopie ne disposant pas actuellement d’une production commerciale importante d’alumine. Sa localisation constitue un avantage logistique, puisqu’elle se trouve à proximité du corridor reliant Addis-Abeba au port de Djibouti, principal axe d’approvisionnement du pays. Pour Addis-Abeba, l’enjeu est aussi industriel. La production locale doit permettre de limiter les importations de métal et de soutenir les secteurs qui utilisent l’aluminium, notamment la construction, les équipements électriques, les transports et certaines activités manufacturières.

Rusal prépare un projet de 500 000 tonnes

L’investissement chinois intervient alors que l’Éthiopie cherche également à attirer un autre acteur majeur de l’aluminium. En novembre 2025, Ethiopian Investment Holdings et le groupe russe Rusal ont signé un protocole d’accord pour développer une fonderie d’aluminium d’une capacité envisagée de 500 000 tonnes par an. La première phase du projet est estimée à environ 1 milliard de dollars, avec un calendrier de développement annoncé de trois à quatre ans. À ce stade, il s’agit toutefois d’un projet en préparation et non d’une capacité déjà opérationnelle. Si les deux projets atteignent leurs capacités annoncées, l’Éthiopie pourrait disposer à terme de 680 000 tonnes de capacités annuelles supplémentaires. Cela renforcerait sa position dans une industrie africaine aujourd’hui concentrée dans quelques grands sites, notamment en Afrique du Sud et au Mozambique. L’accès à l’électricité sera déterminant pour la compétitivité de cette industrie particulièrement énergivore. L’Éthiopie dispose sur ce point d’un important potentiel hydroélectrique, notamment avec le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, dont la capacité installée atteint 5 150 MW. Le développement de cette filière intervient également dans un contexte où l’empreinte carbone devient un facteur commercial important sur les marchés internationaux. Depuis janvier 2026, l’Union européenne applique son mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, qui couvre notamment l’aluminium.

Pour l’instant, Xinye constitue donc le projet concret avec une capacité annoncée de 180 000 tonnes, tandis que les 500 000 tonnes envisagées par Rusal restent conditionnées à la réalisation du projet. Pour l’Éthiopie, l’objectif immédiat est de réduire les importations ; à plus long terme, ces investissements pourraient aussi ouvrir la voie à une production destinée aux marchés régionaux.

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Kora lance One Rail pour simplifier les paiements transfrontaliers en Afrique

02. Oktober 2026 um 10:18

Les entreprises africaines qui réalisent des opérations à l’international disposent désormais d’une nouvelle option pour gérer leurs paiements en dollars numériques. Kora, infrastructure panafricaine de paiement, a lancé One Rail, une solution qui intègre les stablecoins aux circuits de paiement traditionnels.

La plateforme permet aux entreprises de recevoir, conserver et convertir des stablecoins, puis de régler les fonds dans une monnaie locale. Au lancement, One Rail prend en charge deux actifs numériques adossés au dollar, USDT et USDC. Les fonds peuvent ensuite être convertis dans les devises prises en charge et versés sur des comptes bancaires locaux via les infrastructures de paiement de Kora.

L’intérêt de One Rail réside surtout dans la possibilité de gérer les paiements en stablecoins et en monnaies classiques depuis une même infrastructure. Les entreprises peuvent générer des portefeuilles dédiés pour recevoir les paiements, suivre les transactions en temps réel et gérer leur rapprochement depuis le tableau de bord Kora. Pour les équipes techniques, l’intégration ne nécessite pas de développer une infrastructure blockchain distincte. Kora indique que les fonctionnalités liées aux stablecoins sont accessibles à travers ses API et ses outils de développement existants. La solution cible notamment les entreprises confrontées aux délais de règlement internationaux, aux coûts de conversion de devises et à l’accès limité à la liquidité en dollars. Elle peut être utilisée pour la collecte de paiements, les décaissements et la gestion de trésorerie.

Kora précise toutefois que le déploiement initial reste ciblé. One Rail est actuellement accessible aux entreprises éligibles dans le cadre d’un programme pilote. Les fonctionnalités activées au lancement comprennent notamment la création de portefeuilles, la confirmation des paiements et des mécanismes de règlement. Des frais standards de transaction et de traitement continuent de s’appliquer.

La solution s’inscrit dans l’offre de Kora, anciennement Korapay, qui fournit déjà des services de collecte et de paiement dans plusieurs marchés africains. Sa documentation technique répertorie notamment des opérations en naira nigérian, shilling kényan, cedi ghanéen, rand sud-africain, franc CFA d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, livre égyptienne et shilling tanzanien.

 

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La Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne signent la Déclaration d’Alger sur l’hydrogène

02. Oktober 2026 um 09:13

La Tunisie, l’Algérie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ont signé, le 1er octobre 2026 à Alger, la Déclaration ministérielle d’Alger relative au projet de corridor sud de l’hydrogène, SouthH2. L’accord prévoit notamment la création d’un secrétariat dédié au projet, avec un appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI).

Cette nouvelle étape vise à structurer la coopération entre les pays d’Afrique du Nord et leurs partenaires européens autour du développement de l’hydrogène vert et du renforcement de la sécurité énergétique. Lors de la deuxième réunion ministérielle des pays partenaires du SouthH2 Corridor, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a appelé à passer de l’échange de visions à l’identification de projets économiques concrets, évaluables et susceptibles d’être financés.

Pour la Tunisie, les prochaines étapes devront notamment porter sur l’évaluation de la faisabilité des projets, leur impact environnemental, ainsi que sur la coopération en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologies.

La Tunisie entend accélérer ses investissements dans les énergies renouvelables et développer des technologies liées à l’hydrogène vert et à ses dérivés. Le ministre a également mis en avant la position géographique du pays et ses infrastructures énergétiques, qui pourraient permettre à la Tunisie de jouer un rôle dans une future chaîne régionale de transport d’énergies propres entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Le développement de cette filière devra toutefois tenir compte des besoins énergétiques nationaux, des infrastructures disponibles et des impacts environnementaux.

La réunion ministérielle d’Alger a réuni les représentants des cinq pays partenaires du projet : Algérie, Autriche, Allemagne, Italie et Tunisie. Pour Tunis, le développement de cette coopération doit permettre de renforcer l’intégration énergétique entre les deux rives de la Méditerranée, tout en favorisant l’investissement commun et le développement de nouvelles chaînes de valeur.

Le gouvernement tunisien a ainsi réaffirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec ses partenaires algériens et européens autour de projets énergétiques pouvant déboucher sur des investissements et des réalisations concrètes.

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Les banques centrales arabes appelées à bâtir une protection commune contre les chocs

01. Oktober 2026 um 14:14

Le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, plaide pour un changement d’échelle de la coopération financière arabe. Face à des crises qui se superposent, il propose de passer d’une logique de réaction à des mécanismes communs de prévention, de partage des risques et de mobilisation rapide des liquidités.

Intervenant lors de la 50e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs des banques centrales et des institutions monétaires arabes, le Gouverneur a estimé que les près de cinq décennies de coopération constituent une base sur laquelle construire de nouveaux dispositifs. Son constat est celui d’une multiplication de chocs de nature différente. Risques géopolitiques, énergie, alimentation, marchés financiers, climat et cybersécurité peuvent désormais se transmettre simultanément aux économies. « On dort sur des crises et on se réveille sur des chocs », a-t-il résumé.

Cinq mécanismes proposés

Pour renforcer la capacité collective de réaction, Fethi Zouhair Nouri a avancé cinq propositions dont les progrès pourraient être évalués lors de la prochaine réunion. La première consiste à réaliser un test de résistance arabe commun. Celui-ci permettrait d’évaluer la capacité des économies à absorber plusieurs scénarios, notamment une perturbation des corridors commerciaux, une flambée des prix de l’énergie et des produits alimentaires ou encore un accès plus difficile au financement international. Le Gouverneur propose également la création d’un réseau arabe de lignes de swap et de mise en pension, destiné à fournir des liquidités en période de tension. Ce dispositif serait coordonné avec le Fonds monétaire arabe et reposerait sur des conditions définies en amont. Troisième piste : un observatoire arabe d’alerte précoce chargé de suivre notamment les risques concernant l’énergie, l’alimentation, le transport maritime, l’assurance et les mouvements de capitaux, avec un échange rapide d’informations entre les pays. La quatrième proposition vise à augmenter l’utilisation commerciale effective de Buna, le système régional de paiements arabe, à travers des objectifs mesurables et une meilleure exploitation de l’infrastructure existante. Enfin, le Gouverneur appelle à établir un cadre commun de protection des systèmes de paiement, accompagné d’un exercice régional annuel destiné à tester la capacité des institutions à faire face aux cyberattaques et aux incidents opérationnels.

Anticiper plutôt que gérer dans l’urgence

Pour la BCT, la mise en place de tels mécanismes suppose de constituer des marges de sécurité pendant les périodes de stabilité et de préparer les instruments d’intervention avant l’apparition des crises. Cette approche implique également une évolution du rôle des banques centrales. La stabilité financière ne se limiterait plus à l’absence de crise, mais à la capacité des économies à absorber les chocs tout en maintenant leurs équilibres fondamentaux et la continuité des services bancaires et des systèmes de paiement. Fethi Zouhair Nouri a ainsi insisté sur la gestion des anticipations, la sécurisation et la mobilisation des réserves, les plans de gestion de crise, ainsi que sur la communication et la coopération entre banques centrales. Il appelle également les gouverneurs à renforcer leur capacité d’anticipation face aux risques géopolitiques, énergétiques et climatiques, avant leur transmission aux prix et aux marchés. Cette évolution, selon lui, doit toutefois s’accompagner d’instruments adaptés et de responsabilités clairement définies afin de préserver la crédibilité des banques centrales. L’objectif affiché est désormais de transformer les différences de capacités financières entre économies arabes en un levier de protection collective, plutôt qu’en une source de vulnérabilité face aux chocs.

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Journée internationale du café : pourquoi votre tasse dépend-elle d’un marché mondial sous pression ?

01. Oktober 2026 um 12:07

Ce jeudi 1er octobre 2026, la Journée internationale du café met en lumière une filière qui pèse bien au-delà de la consommation quotidienne. En Tunisie comme ailleurs, le café est devenu un sujet de prix, d’approvisionnement, de logistique et de résilience climatique.

Une tasse de café paraît banale. La chaîne économique qui la rend possible l’est beaucoup moins. Le 1er octobre marque la Journée internationale du café, désormais reconnue par l’ONU. L’Organisation internationale du café (ICO) estime que la filière assure un revenu à environ 12,5 millions de familles agricoles dans le monde. La FAO estime, de son côté, que le secteur fait vivre jusqu’à 25 millions d’agriculteurs et leurs familles et que les petites exploitations représentent jusqu’à 80 % des fermes caféières. En 2024, la production mondiale de café a dépassé 11 millions de tonnes, pour une valeur estimée à 25 milliards de dollars. Le commerce mondial a, lui, dépassé 34 milliards de dollars. Deux pays, le Brésil et le Vietnam, représentent près de la moitié de la production mondiale.

Le café reste l’une des matières premières agricoles les plus exposées aux variations de l’offre mondiale. Météo, récoltes, stocks, coûts logistiques, taux de change et tensions géopolitiques peuvent rapidement se répercuter sur le marché.

En août 2026, l’indicateur composite de l’ICO s’est établi à 287,29 cents de dollar la livre, quasiment au même niveau que le mois précédent. L’organisation souligne toutefois les tensions liées aux perspectives climatiques, notamment les craintes concernant El Niño et les disponibilités à court terme de l’arabica. Les pluies favorables au Brésil et les anticipations d’une hausse de l’offre ont ensuite contribué à calmer la pression sur les prix. Les volumes commerciaux restent importants. Les exportations mondiales ont atteint 12,23 millions de sacs de 60 kg en juillet 2026, contre 11,84 millions un an auparavant. Sur les dix premiers mois de la campagne 2025/2026, elles sont restées quasiment stables, à 118,39 millions de sacs.

Autrement dit, le marché ne se résume pas à une hausse ou une baisse des prix. L’équilibre entre production, consommation et disponibilité devient un enjeu stratégique pour toute la chaîne.

La situation tunisienne présente une particularité importante : le pays ne dispose pas d’une production locale significative de café et dépend donc de l’approvisionnement extérieur. L’Office du Commerce de Tunisie (OCT) joue un rôle central dans cette chaîne. L’établissement public indique parmi ses missions l’approvisionnement du marché intérieur en café vert, ainsi que la constitution d’un stock stratégique couvrant généralement trois à quatre mois de consommation pour certains produits concernés. Cette organisation donne au café une dimension qui dépasse largement celle d’un simple produit alimentaire : la disponibilité dépend directement des achats internationaux, du transport maritime, des stocks et de la capacité à alimenter régulièrement les torréfacteurs et les circuits de distribution. Les tensions d’approvisionnement observées ces dernières années l’ont d’ailleurs montré. En juillet 2025, l’OCT avait lancé un programme exceptionnel destiné à améliorer l’offre de café destiné à la consommation familiale et à renforcer sa disponibilité sur le marché national.

En janvier 2026, le ministère du Commerce a encore appelé les professionnels à ne pas s’approvisionner en café de contrebande, signe que les enjeux d’approvisionnement et de distribution restent étroitement liés à la régulation du marché.

Le torréfacteur au cœur de la chaîne de valeur

Entre le café vert importé et la tasse servie au consommateur, une activité industrielle et commerciale s’organise : torréfaction, mouture, conditionnement, distribution, restauration et consommation hors domicile. Les données de l’OCT montrent concrètement l’existence de cette activité industrielle. En février 2026, l’Office a lancé un appel d’offres portant sur la torréfaction, la mouture et le conditionnement de 125 tonnes de café. Cette étape est importante pour comprendre où se trouve la valeur ajoutée. Le café est produit ailleurs, mais une partie de sa transformation, de son conditionnement et de sa commercialisation peut être réalisée localement. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu n’est donc pas uniquement de sécuriser la matière première. Il est aussi de travailler sur la qualité, la différenciation, le packaging, la distribution, l’expérience client et les nouveaux formats de consommation.

La dynamique existe déjà. En février 2026, la TAP rapportait par exemple le développement de Brix Café, entreprise tuniso-italienne spécialisée dans la production de café et engagée dans une stratégie d’intégration à l’écosystème industriel international.

Le prochain risque vient aussi du climat

La vulnérabilité de la filière ne s’arrête pas aux marchés financiers ou aux chaînes logistiques. Elle commence dans les plantations.

La FAO estime que le café figure parmi les cultures susceptibles de perdre la moitié de leurs terres actuellement les plus adaptées à la production d’ici 2100, sous l’effet des changements climatiques. Cette projection ne signifie pas une disparition du café, mais elle illustre l’ampleur du défi auquel sont confrontés les producteurs. Pour les entreprises de la chaîne, cela implique progressivement de nouvelles priorités : diversification des origines, amélioration de la productivité, résilience des exploitations, gestion de l’eau, adaptation des variétés et financement des investissements agricoles. C’est précisément sur ce terrain que la notion de durabilité devient un enjeu économique et non plus seulement environnemental.

Autre piste encore sous-exploitée : les déchets issus de la filière. Selon l’ICO, l’industrie mondiale du café génère près de 40 millions de tonnes de biomasse résiduelle par an. Ces sous-produits peuvent être transformés en plusieurs catégories de produits, notamment des matériaux, des emballages ou certains produits à valeur ajoutée. Le café peut ainsi être envisagé comme une chaîne de valeur circulaire, et non plus simplement comme une matière première importée, torréfiée puis consommée.

L’ICO vient de lancer, le 30 septembre 2026, une nouvelle plateforme d’intelligence de marché qui rassemble données sur les prix, les échanges, la production et la consommation. Cette évolution traduit une tendance plus large : dans une filière aussi exposée aux chocs, la donnée devient elle-même un outil de gestion du risque. Derrière le café que l’on commande chaque matin se trouve donc un marché mondial complexe. Comprendre cette chaîne, ses vulnérabilités et ses nouvelles opportunités peut être aussi important que de suivre le prix du kilo.

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Fiscalité : les 4 échéances à ne pas rater en octobre 2026

01. Oktober 2026 um 11:09

Les entreprises et contribuables tunisiens ont quatre dates fiscales à retenir en octobre 2026. La Direction générale des impôts (DGI) a publié son agenda fiscal du mois, avec des échéances différentes selon le statut du contribuable et le mode de déclaration utilisé.

16 octobre 2026 : cette date constitue le dernier délai pour le dépôt de la déclaration mensuelle des personnes physiques.

20 octobre 2026 : les personnes soumises au régime forfaitaire, ainsi que celles annexées au régime réel, doivent déposer leur déclaration trimestrielle au plus tard à cette date.

28 octobre 2026 : les personnes morales adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance doivent déposer leur déclaration mensuelle.

28 octobre 2026 : le même jour marque également l’échéance de la déclaration mensuelle des personnes morales qui ne sont pas adhérentes au système de télédéclaration et de paiement à distance.

La DGI rappelle par ailleurs une disposition pratique : si le dernier jour prévu pour le dépôt d’une déclaration fiscale tombe un jour férié ou un dimanche, le dépôt peut être effectué le jour suivant sans application de pénalités.

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Industrie 4.0 : plus de 400 entreprises tunisiennes accompagnées vers l’industrie intelligente

01. Oktober 2026 um 09:37

La Tunisie accélère sur l’industrie 4.0. Un nouveau programme d’accompagnement des entreprises industrielles vers l’industrie intelligente a été lancé mercredi 30 septembre à Tunis, avec l’objectif d’aider les entreprises à intégrer les technologies numériques, moderniser leurs procédés de production et renforcer leur compétitivité. À l’ouverture de la conférence de lancement, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a indiqué que cette transformation repose notamment sur l’utilisation des nouvelles technologies et l’intégration de solutions digitales dans les processus industriels. Le dispositif s’appuie notamment sur une plateforme dédiée à l’industrie intelligente au sein de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Elle doit coordonner les initiatives nationales dans ce domaine, répondre aux besoins des entreprises et contribuer au développement du label national « I4.0 Tunisia ».

Le programme prévoit également cinq centres de compétences spécialisés dans l’industrie intelligente, implantés dans les pôles technologiques de Sousse, Sfax, Monastir, Bizerte et Sidi Thabet. Leur rôle est de proposer des services technologiques aux entreprises et aux différents acteurs de l’écosystème. Selon les chiffres communiqués par le ministère, le dispositif a déjà permis d’accompagner plus de 400 entreprises industrielles, de contribuer à la création d’une cinquantaine de startups et de former environ 2 900 bénéficiaires. La question des compétences constitue également un volet central du programme. 23 experts internationaux ont obtenu une certification en industrie intelligente et trois mastères professionnels ont été lancés depuis 2023. Un programme de formation dédié à l’industrie intelligente a également été mis en place au Centre de formation professionnelle de Sfax.

Lors de cette rencontre, l’APII a par ailleurs présenté TIMA (Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment), un outil conçu avec les centres de compétences en industrie intelligente. Il doit permettre aux entreprises d’évaluer leur niveau d’avancement dans leur transformation vers l’industrie 4.0 et d’identifier les axes sur lesquels elles doivent progresser.

L’initiative nationale est pilotée par le ministère de l’Industrie en collaboration avec la GIZ et l’ONUDI.

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Crédits sur l’honneur entre en vigueur aujourd’hui

01. Oktober 2026 um 08:48

C’est aujourd’hui, jeudi 1er octobre 2026, que le dispositif des crédits sur l’honneur entre en vigueur en Tunisie. Les demandes doivent désormais être déposées exclusivement via la plateforme électronique mise en place par la banque concernée. Les montants peuvent atteindre 5.000 dinars pour les particuliers, 10.000 dinars pour les porteurs de petits projets et 25.000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.

Prévu par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et encadré par la circulaire n°2026-08 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), le mécanisme prévoit des financements sans intérêts, sans garanties et sans frais d’étude du dossier. À partir d’aujourd’hui, les banques concernées doivent recevoir les demandes à travers une plateforme électronique dédiée. Chaque dossier est horodaté dès son dépôt et le demandeur reçoit un accusé de réception.

Cet horodatage permet notamment de fixer l’ordre de traitement des demandes et constitue le point de départ du délai accordé à la banque pour prendre sa décision. Le plafond varie selon le profil du demandeur. Il est fixé à 5.000 dinars pour les particuliers, à 10.000 dinars pour les porteurs de petits projets et à 25.000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires. La durée maximale de remboursement est de deux ans, avec une période de grâce pouvant atteindre six mois.

Le dispositif prévoit également qu’au moins 50 % des ressources affectées à cette ligne soient destinées aux PME et aux sociétés communautaires, sous réserve des exceptions prévues par le texte.

Le dépôt d’une demande ne garantit pas l’obtention du financement. La banque doit examiner le dossier selon ses procédures et dispose d’un délai maximal de dix jours ouvrables bancaires à compter de son horodatage pour communiquer sa décision. En cas de refus, celui-ci doit être motivé et transmis par un moyen permettant d’en conserver une trace. Avant le déblocage des fonds, la banque consulte également la Centrale d’informations de la BCT afin de vérifier l’existence éventuelle d’un précédent crédit sur l’honneur encore en cours.

 

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Tunisie Clearing recherche ce profil

30. September 2026 um 16:53

Tunisie Clearing lance un appel à candidatures pour désigner un administrateur indépendant spécialisé en audit, contrôle et gestion des risques. Le mandat couvrira le reste de l’exercice 2026, avec possibilité de renouvellement pour trois ans.

Le profil recherché doit disposer d’une solide expérience en audit financier, contrôle interne ou gestion des risques, idéalement dans une banque, une institution financière ou une infrastructure de marché. Une expérience au sein d’un comité d’audit et des risques ou d’un organe de gouvernance similaire est également demandée.

L’administrateur retenu contribuera au renforcement du contrôle interne et de la maîtrise des risques de Tunisie Clearing et assurera la présidence du comité d’audit et des risques. Les candidats doivent notamment justifier leur indépendance, leur expérience en gouvernance, leur disponibilité et leur intégrité professionnelle. Le dossier comprend notamment un CV détaillé, une déclaration d’indépendance, les justificatifs de qualifications et un bulletin n°3 de moins de trois mois. Les candidatures doivent parvenir à Tunisie Clearing au plus tard le 19 octobre 2026, par courrier, dépôt physique ou par e-mail à tunisieclearing@tunisieclearing.com. Les dossiers incomplets ou reçus hors délai ne seront pas retenus.

La sélection sera effectuée par le Comité des nominations et des rémunérations, avant cooptation par le Conseil d’administration et ratification par la première Assemblée générale suivante.

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2,34 milliards de dollars : ADIA entre dans le rachat de 115 centres commerciaux aux États-Unis

30. September 2026 um 16:26

Une filiale détenue à 100 % par le Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) participe comme investisseur stratégique au rachat de Slate Grocery REIT, dans une opération valorisée à 2,34 milliards de dollars. L’acquisition est menée par l’américain Brixmor Property Group et la société d’investissement Everview Partners. Le montant engagé par ADIA n’a pas été dévoilé. 

L’opération concerne un portefeuille de 115 centres commerciaux ancrés autour de commerces alimentaires aux États-Unis. Brixmor va reprendre directement 23 centres pour 636 millions de dollars. Ces actifs représentent environ 3 millions de pieds carrés et sont situés principalement en Floride, en Géorgie et dans les Carolines. Le portefeuille affiche un taux d’occupation d’environ 96 %.

Les 92 actifs restants, représentant environ 12 millions de pieds carrés, seront acquis pour 1,71 milliard de dollars par une coentreprise institutionnelle réunissant Brixmor et des entités affiliées à Everview. Dans cette structure, Everview détiendra 80 % du capital ordinaire et Brixmor 20 %. Brixmor apportera également environ 174 millions de dollars en actions préférentielles et assurera la gestion des actifs, la gestion immobilière ainsi que la commercialisation des espaces.

Un investissement d’ADIA dont le montant reste confidentiel

ADIA n’acquiert donc pas directement les 115 centres. Sa participation intervient au niveau de la structure d’investissement aux côtés d’Everview. Ni le montant investi par sa filiale ni sa participation exacte dans l’opération n’ont été rendus publics. Reuters confirme cette absence de détail financier.

Slate Grocery REIT, coté à la Bourse de Toronto, est spécialisé dans les actifs immobiliers commerciaux américains liés aux grandes surfaces alimentaires. Selon les modalités annoncées, ses porteurs de parts recevront 13 dollars en espèces par part. À l’issue de l’opération, le REIT deviendra une société privée et ses parts ne seront plus cotées à Toronto. La finalisation est attendue au premier trimestre 2027, sous réserve notamment de l’approbation des porteurs de parts et des autres conditions prévues par l’accord.

Pour Brixmor et Everview, l’enjeu dépasse donc le simple rachat d’un portefeuille immobilier : l’opération réorganise la propriété de 115 actifs commerciaux américains et fait entrer un investisseur institutionnel d’Abou Dhabi dans la structure aux côtés d’Everview. Pour ADIA, en revanche, les informations publiées à ce stade ne permettent pas de mesurer financièrement l’ampleur exacte de son exposition à cette opération.

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Truecaller gagne son procès au Nigeria, mais…

30. September 2026 um 12:27

La Haute Cour de l’État de Lagos a rejeté une plainte visant Truecaller concernant le traitement des numéros de téléphone de personnes qui n’utilisent pas l’application. La décision, rendue le 14 septembre 2026, apporte toutefois une précision importante: le consentement donné par un utilisateur de Truecaller ne vaut pas automatiquement consentement pour les personnes dont les coordonnées figurent dans son répertoire.

L’affaire avait été portée par la Data Privacy Lawyers Association of Nigeria au nom de plusieurs non-utilisateurs. Ces derniers reprochaient à Truecaller de collecter et de rendre accessibles leurs numéros sans leur autorisation, en s’appuyant notamment sur les contacts enregistrés dans les téléphones de ses utilisateurs.

La cour a considéré que le consentement d’un utilisateur ne pouvait pas, à lui seul, être assimilé à celui d’un tiers dont les données sont traitées. Elle a néanmoins rejeté la demande des plaignants, estimant qu’ils n’avaient pas suffisamment démontré une atteinte à leurs droits justifiant les réparations demandées.

De son côté, Truecaller maintient que ses services d’identification des appels et de détection des spams et activités frauduleuses répondent notamment à des objectifs de sécurité publique. L’entreprise prévoit également une procédure permettant aux personnes qui ne sont pas utilisatrices de demander le retrait de leurs coordonnées de certaines fonctionnalités de recherche. 

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La compétitivité se jouera désormais sur les talents, le management et la RSE

30. September 2026 um 12:25

La Tunisie veut doubler les exportations de son industrie électronique d’ici à 2030. Mais pour atteindre les 7 milliards de dinars visés, la filière devra résoudre une équation qui dépasse les usines et les investissements: disposer des compétences nécessaires, les faire évoluer et surtout les retenir.

Le Pacte pour la compétitivité de l’industrie électronique, signé en avril 2026 entre l’État et les acteurs de la filière, fixe des objectifs ambitieux: 7 milliards de dinars d’exportations, 100 000 emplois, 30 000 emplois qualifiés supplémentaires et un triplement des investissements en R&D. Pour y parvenir, 32 mesures ont été retenues autour de six axes, dont les compétences et la RSE-ESG. Mais derrière cette feuille de route, une question se pose déjà sur le terrain: la Tunisie pourra-t-elle disposer des talents nécessaires pour accompagner cette montée en puissance? Pour Mongia Argoubi Nafouti, coach MCC, vice-présidente et membre fondatrice du Cluster Elentica, également directrice de la Coaching Academy «Successful Life», l’enjeu majeur de la filière se situe désormais moins dans la technologie que dans le facteur humain. «Le vrai sujet de l’industrie tunisienne n’est pas technologique. Il est humain», affirme-t-elle.  Son analyse s’appuie sur une double expérience: l’accompagnement de managers et d’équipes dans les industries électronique et automobile, et le recrutement de profils techniques et managériaux. Une position qui lui donne une lecture croisée des tensions du marché, entre les besoins en compétences des entreprises et les attentes d’évolution des collaborateurs. Boubaker Guelbi, directeur des ressources humaines de TIS Circuits/ALL Circuits et président de la Commission RH du Cluster Elentica, partage le même constat. Pour lui, le défi ne consiste pas seulement à former davantage de profils techniques, mais à mieux les préparer aux besoins réels des industriels et à créer les conditions de leur intégration et de leur fidélisation. «Former des profils techniques est indispensable, mais il faut aussi créer les conditions pour les intégrer, les accompagner et les fidéliser», souligne-t-il. Les deux regards se rejoignent sur un point: la question des compétences ne peut plus être traitée uniquement sous l’angle du recrutement. Elle commence en amont, avec la formation, mais se poursuit dans l’entreprise, avec le management, l’évolution professionnelle et les conditions permettant aux salariés de construire une trajectoire. Avec près de 150 entreprises, plus de 70 000 emplois directs et 3,5 milliards de dinars d’exportations, l’industrie électronique représente déjà un pilier important des exportations tunisiennes. Le Pacte doit désormais accompagner son changement d’échelle.

Le véritable défi

Si le Pacte place les compétences au cœur de sa stratégie, c’est parce que la pénurie de profils qualifiés constitue aujourd’hui l’un des principaux freins au développement de la filière. L’objectif fixé est ambitieux: former 10 000 ingénieurs et techniciens par an afin d’atteindre 100 000 emplois en 2030. Pourtant, comme le souligne Boubaker Guelbi, la difficulté ne réside pas uniquement dans le nombre de diplômés disponibles. L’industrie recherche des techniciens spécialisés, des ingénieurs en automatisation industrielle, des experts en systèmes embarqués, en tests électroniques ou encore en intelligence artificielle appliquée à l’industrie. Le véritable problème provient surtout du décalage entre l’évolution rapide des technologies et la capacité des cursus à produire des profils immédiatement opérationnels. Pour Mongia Argoubi Nafouti, le paradoxe est révélateur des tensions qui traversent aujourd’hui l’industrie tunisienne. Le pays compte 645000 chômeurs, dont 22,5% sont diplômés du supérieur. «Et, en même temps, les directeurs d’usine me disent qu’ils ne trouvent pas les profils dont ils ont besoin», relève-t-elle. À ses yeux, le défi n’est donc plus seulement de former davantage, mais de mieux attirer, développer et fidéliser les compétences. Cette problématique, elle l’observe directement en accompagnant depuis plusieurs années des groupes industriels internationaux. Si les entreprises doivent encore assurer elles-mêmes une partie importante de la montée en compétences de leurs nouvelles recrues, Mongia Argoubi estime que l’enjeu va bien au-delà de la formation technique: il touche à la capacité de l’entreprise à offrir une véritable perspective professionnelle. «Un ingénieur qui part, c’est rarement un ingénieur qu’on a mal payé. C’est un ingénieur à qui on n’a pas montré où il pouvait aller», affirme-t-elle. Pour elle, la Tunisie sait former des compétences, mais les entreprises doivent désormais apprendre à mieux développer les personnes qui les portent. Rendre les trajectoires professionnelles visibles, créer des perspectives d’évolution et investir dans le management deviennent ainsi des leviers déterminants pour retenir les talents et renforcer la compétitivité industrielle.

Fidéliser les talents

Le recrutement n’est plus la seule bataille. La capacité à retenir les collaborateurs devient un avantage concurrentiel. Pour Mongia Argoubi Nafouti, cela suppose de faire évoluer profondément le rôle des managers. Les entreprises industrielles investissent depuis longtemps dans l’excellence opérationnelle, à travers le Lean Management, le Six Sigma ou l’optimisation des process. Mais cette culture de la performance technique ne s’est pas toujours accompagnée d’un investissement équivalent dans les compétences managériales. Nombre de responsables restent peu outillés pour formuler un feedback constructif, accompagner la progression de leurs collaborateurs ou préserver la qualité du lien humain dans des environnements soumis à une forte pression. Pour Mongia Argoubi, c’est précisément là que des approches comme le coaching, la programmation neuro-linguistique ou les outils de développement personnel prennent tout leur sens. Elles peuvent, selon elle, contribuer à améliorer la communication, renforcer l’engagement des équipes et, à terme, réduire le turnover. Du côté des ressources humaines, Boubaker Guelbi dresse un constat similaire. Si la rémunération reste un facteur important, elle ne suffit plus, à elle seule, à fidéliser les talents. Les salariés attendent désormais des perspectives d’évolution claires, de la reconnaissance, des opportunités d’apprentissage continu et un environnement professionnel dans lequel ils se sentent utiles et considérés. «La mobilité interne, les certifications, la formation continue ou encore l’accompagnement des carrières deviennent des leviers stratégiques dans une industrie où les compétences évoluent en permanence», souligne-t-il. À travers le Pacte pour la compétitivité, la filière électronique tunisienne fait ainsi le pari d’une compétitivité qui ne repose plus uniquement sur les capacités industrielles, l’innovation ou l’investissement, mais aussi sur la qualité de son capital humain. Dans un contexte de concurrence internationale accrue pour les talents, la performance dépendra de plus en plus de la capacité des entreprises à attirer, faire évoluer et fidéliser les compétences, tout en inscrivant durablement la responsabilité sociétale dans leur stratégie. Le Pacte porte ainsi une vision élargie de la compétitivité, dans laquelle l’humain devient un actif stratégique au même titre que la technologie.

De la conformité à la performance

La RSE prend désormais une dimension plus opérationnelle dans l’industrie électronique. Pour Boubaker Guelbi, les entreprises les plus avancées ne la traitent plus comme une simple réponse aux exigences des clients ou aux audits sociaux et environnementaux. Elle devient un outil de pilotage, de maîtrise des risques et de création de valeur. «La RSE n’est pas seulement une obligation ou un référentiel d’audit. C’est une démarche de création de valeur qui vise à concilier performance économique, impact environnemental maîtrisé et développement humain durable», explique-t-il. Cette évolution se traduit par une démarche structurée autour de quatre dimensions: le social, l’environnement, la gouvernance éthique et les achats responsables. Ce dernier volet élargit notamment le périmètre de la responsabilité des industriels à leurs fournisseurs, avec l’intégration de critères sociaux, environnementaux et éthiques dans leur sélection et leur évaluation. La RSE devient ainsi une démarche qui concerne l’ensemble de la chaîne de valeur, et non plus uniquement les pratiques internes de l’entreprise. Reste à savoir comment mesurer concrètement les progrès. Pour Boubaker Guelbi, le pilotage passe par des indicateurs ciblés plutôt que par une accumulation de données. Le suivi du turnover, de l’absentéisme, des accidents du travail, des heures de formation ou encore des indicateurs d’engagement permet de mesurer l’évolution du capital humain. Sur le plan environnemental, la consommation d’énergie et d’eau, les émissions de gaz à effet de serre, les déchets, le recyclage et la part des énergies renouvelables donnent une lecture plus précise de l’impact des activités. La gouvernance peut, elle, être évaluée à travers les formations à la conformité, les audits, le traitement des alertes internes ou encore l’évaluation RSE des fournisseurs. «L’important n’est pas de disposer d’un grand nombre d’indicateurs, mais de suivre ceux qui sont réellement utiles pour piloter les progrès et orienter les décisions», souligne Guelbi. Pour lui, la crédibilité de la démarche repose donc moins sur le volume d’engagements affichés que sur la capacité des entreprises à fixer des objectifs mesurables, à suivre leurs résultats et à intégrer ces données dans leurs décisions. Cette logique permet aussi de mesurer plus clairement le retour économique de la RSE. L’efficacité énergétique, la réduction des déchets et une meilleure utilisation des ressources peuvent réduire les coûts d’exploitation. De même, les investissements dans la formation, la sécurité et le développement des compétences contribuent à stabiliser les équipes dans une industrie où certains profils techniques sont particulièrement recherchés. À cette dimension interne s’ajoute un enjeu commercial. Les donneurs d’ordre internationaux accordent une place croissante aux critères RSE dans l’évaluation de leurs fournisseurs. Pour les industriels tunisiens, être en mesure de documenter leurs performances sociales, environnementales et éthiques peut donc peser directement dans l’accès aux marchés et le maintien des relations avec les grands clients internationaux. La RSE devient ainsi moins une question de conformité qu’un élément du modèle industriel lui-même. Pour Boubaker Guelbi, la véritable évolution consiste à faire converger performance économique, maîtrise de l’impact environnemental et développement humain, trois dimensions qui peuvent se renforcer mutuellement dans la durée.

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GoMyCode et Nvidia: trois projets tunisiens sur le podium d’un hackathon IA organisé dans huit pays

30. September 2026 um 11:33

La Tunisie s’est distinguée lors de la première édition du hackathon «Come. Build. With AI», organisé le 27 septembre 2026 par GoMyCode en partenariat avec Nvidia. Trois projets tunisiens ont occupé les trois marches du podium national: Pyragrid, Scam Radar et X-RAY. L’événement a réuni des participants dans huit pays et totalisé 22 places sur les podiums nationaux ainsi que 12 prix décernés par des partenaires.

En Tunisie, le premier prix, le GoMyCode Future of Learning Award, revient à Pyragrid, porté par l’équipe Hyson au Lac Hackerspace. Le deuxième prix, le Nvidia Brev Breakthrough Award, a été attribué à Scam Radar, de l’équipe Mahdi Karray, qui a participé en ligne. Enfin, X-RAY, développé par l’équipe Geeks au Lac Hackerspace, décroche le GoMyCode × Nvidia Real-World AI Impact Award.

Au-delà du classement, le hackathon cherchait à pousser les participants à transformer une idée en projet concret. Selon Khadija Jaaouene, Product Marketing Manager chez GoMyCode, les équipes devaient présenter un projet suffisamment clair pour permettre au jury d’identifier ce qui avait réellement été construit. La taille des équipes pouvait varier, tandis que les critères d’évaluation portaient notamment sur la réalisation et la capacité du projet à répondre à un besoin concret. «Plus de 200 projets ont été présentés au Jury», précise Jaaouene.

L’événement a également mobilisé des partenaires autour de prix spécifiques. En Tunisie, SupplyzPro a notamment remis le SupplyzPro Smart Operations Award à AgentLens, développé par l’équipe Developer au Sousse Hackerspace. La récompense s’élève à 1 000 dinars. Farah Toumi, Chief Marketing Officer de SupplyzPro, explique cette implication par la volonté de miser sur le potentiel des participants et sur leur capacité à apporter de nouvelles perspectives aux entreprises. D’autres récompenses ont été attribuées à travers les différents marchés. En Tunisie, Industrial_Copilot, de l’équipe FACM au Centre Urbain Hackerspace, a ainsi remporté le Thunders Engineering Excellence Award, avec à la clé un Mac mini. Le projet Tempo, de l’équipe Northstar à Sousse, a obtenu le Palete AI Creative Experience Award, assorti de trois abonnements annuels d’une valeur de 2 000 dollars chacun.

Les podiums dans les huit pays

En Algérie, le premier prix revient à Naqiwha, de l’équipe Mcoulyin. seeAll, de l’équipe minet ellah chouit, arrive deuxième, tandis que OctoScan, de Complex theorem, complète le podium. En Côte d’Ivoire, Mobile Money scam Detector, développé par l’équipe Genius, décroche la première place. Protegia, de Protegia Africa, arrive deuxième et UrbanMind, de Born2code, troisième. Au Kenya, Njia, de l’équipe Dhruzzz, obtient la première place. Blotter, de Zero State, prend la deuxième et Pipeline Guard, de l’équipe éponyme, la troisième. Au Maroc, SketchFlow, de Said team, arrive premier. wakil, de l’équipe LSI, se classe deuxième et Varelq, de Solo Leveling, troisième. Au Nigeria, Reibry, de Team Cosmas, remporte le premier prix. Vigie, de l’équipe Zee, arrive deuxième et ProofLens, de Catalyst, troisième. En Arabie saoudite, seul Ghost Reviewer, de l’équipe BitBandits, a été retenu dans le lot de projets soumis au jury. Les deuxième et troisième places n’ont donc pas été attribuées. Au Sénégal, Defendable, de l’équipe Bakumen, décroche la première place. GuindiMa, de Cheikh Niang, arrive deuxième et Brainstorm.ap, de l’équipe Brainstorm, troisième. En Tunisie, le podium est donc entièrement local: Pyragrid, Scam Radar et X-RAY.

Au total, GoMyCode indique 33 équipes gagnantes, réparties entre les podiums nationaux et les prix partenaires. Khadija Jaaouene présente cette première édition comme un point de départ, avec une question qui dépasse désormais la compétition elle-même: comment accompagner les projets récompensés pour qu’ils poursuivent leur développement et, à terme, passent du prototype à une solution réellement déployée?

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Orisha choisit Tunis pour son Tech Center et nomme Yassine Haloui General Manager

30. September 2026 um 08:40

Yassine Haloui prend les fonctions de General Manager du nouveau Tech Center de Orisha à Tunis. Le groupe européen  de logiciels B2B, envisage avec ce nouveau centre de renforcer sa présence en Tunisie.

Cette implantation doit renforcer les capacités de R&D d’Orisha, notamment dans l’ingénierie logicielle, la modernisation des architectures, le développement de produits et l’intégration de l’intelligence artificielle dans ses solutions. Une vingtaine de collaborateurs travaillent déjà à Tunis sur des activités de R&D. Le groupe prévoit de porter ses effectifs à 70 profils technologiques d’ici fin 2026, puis jusqu’à 300 collaborateurs à l’horizon 2028. De son côté, Yassine Haloui annonce sur LinkedIn un objectif de 200 recrutements d’ici fin 2027, en collaboration avec Malek Kazdaghli, nommé VP Engineering Tunisia.

Le choix de la Tunisie repose notamment sur son vivier de talents technologiques, ses formations d’ingénieurs et sa proximité géographique et horaire avec les principaux marchés européens d’Orisha. Fort de plus de 25 ans d’expérience dans les environnements technologiques et les organisations internationales, Yassine Haloui a notamment occupé des fonctions de direction chez RHIS Software, Novative, Sofrecom Tunisie, ADP, HR Access Solutions et IBM. Il aura pour mission d’accompagner la montée en puissance du Tech Center et de coordonner son développement avec les différentes Business Units du groupe.

Fondé en 2003, Orisha développe des logiciels métiers pour plusieurs secteurs, dont le retail, l’immobilier, la santé, le BTP et l’agrifood. Le groupe compte plus de 2 000 collaborateurs et accompagne ses clients dans plus de 50 pays.

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En Algérie, Mindcare veut simplifier l’accès aux consultations psychologiques à distance

29. September 2026 um 16:45

La consultation psychologique se digitalise en Algérie. Mindcare propose une plateforme destinée à mettre en relation des patients avec des psychologues pour des consultations à distance. Le projet, porté par Zakia M., a notamment été retenu parmi les cinq startups lauréates de la première saison du programme Mawahub Innaya, consacré à la santé numérique.

Concrètement, Mindcare permet aux utilisateurs de prendre rendez-vous en ligne et de programmer leurs séances selon leurs disponibilités. La plateforme annonce des consultations disponibles sept jours sur sept et présente les professionnels référencés comme des psychologues certifiés. Le service ne cible pas uniquement les patients. Mindcare propose également un espace destiné aux psychologues afin de gérer leurs consultations en ligne. La plateforme met notamment en avant la gestion des rendez-vous, l’accès à une nouvelle patientèle et l’automatisation des paiements.

La confidentialité constitue un autre argument commercial du service. Mindcare affirme que les données sont protégées et sécurisées et présente ses paiements comme sécurisés. En revanche, son site ne précise pas les technologies utilisées, les certifications obtenues ou les standards techniques appliqués pour protéger les données de santé. Ces éléments seront déterminants pour une activité qui traite des informations particulièrement sensibles.

Mindcare évolue par ailleurs dans un marché où d’autres plateformes commencent à structurer la consultation psychologique en ligne. Vilems, par exemple, propose en Algérie la mise en relation avec des psychologues, la réservation de créneaux et la consultation par visioconférence. La plateforme dispose également d’un espace professionnel pour la gestion des rendez-vous, des disponibilités et des revenus.

Pour Mindcare, le défi dépasse donc la simple prise de rendez-vous en ligne. La croissance d’un tel modèle dépendra aussi de la capacité à démontrer la qualification des professionnels référencés, à sécuriser les échanges et les paiements et à instaurer la confiance autour des données personnelles. À ce stade, la plateforme présente ses fonctionnalités, mais communique peu de données publiques sur son nombre d’utilisateurs, son volume de consultations ou son déploiement commercial.

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Qui exporte le plus de dattes en Afrique ? Voici les pays en tête

29. September 2026 um 15:34

L’Afrique du Nord concentre l’essentiel des exportations africaines de dattes. Selon les données 2025 compilées à partir de Trade Map, cinq pays se distinguent sur le marché international : l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte, la Libye et l’Afrique du Sud. Dans le même temps, l’Éthiopie cherche à se faire une place dans cette filière avec un plan de développement sur dix ans.

Avec environ 185 000 tonnes exportées en 2025 pour 184 millions de dollars de recettes, l’Algérie arrive en première position africaine en volume. La production est principalement concentrée dans les oasis du Sud, notamment à Biskra, El Oued et Ouargla. Le pays dispose d’une importante base productive. La FAO estime sa production à environ 1,34 million de tonnes en 2024, sur près de 176 000 hectares récoltés. Une grande partie de cette production est destinée au marché intérieur.

La Tunisie occupe la deuxième place en volume avec environ 147 000 tonnes exportées en 2025. En valeur, elle prend toutefois la tête du classement africain avec près de 347 millions de dollars de recettes. Cette différence s’explique notamment par une valeur moyenne à l’export plus élevée. Selon les données de Trade Map, elle atteint environ 2 400 dollars par tonne pour les dattes tunisiennes, contre près de 993 dollars pour les exportations algériennes. La filière tunisienne repose principalement sur les régions de Kébili et Tozeur. La FAO estime la production nationale à environ 400 000 tonnes en 2024, sur plus de 81 000 hectares récoltés.

L’Égypte arrive troisième en matière d’exportations, avec environ 39 000 tonnes vendues à l’étranger en 2025, pour 147 millions de dollars. Le contraste est important avec sa production. Avec environ 1,75 million de tonnes produites en 2024 selon la FAO, l’Égypte dispose de la première capacité de production de dattes du continent. Une part importante reste cependant destinée au marché national.

La Libye se classe quatrième avec près de 16 000 tonnes exportées en 2025, pour environ 25 millions de dollars. Sa production, concentrée dans les zones arides et les oasis, avait atteint environ 187 000 tonnes en 2024 selon la FAO. L’Afrique du Sud ferme ce classement avec environ 6 200 tonnes exportées, pour 26 millions de dollars. Le pays se distingue par une valeur moyenne à l’export estimée à environ 4 100 dollars par tonne, supérieure à celle des quatre autres pays du classement.

C’est dans ce contexte que l’Éthiopie cherche à développer sa propre filière. Le pays a dévoilé un plan décennal visant notamment à porter les superficies consacrées au palmier dattier d’environ 6 000 à 25 000 hectares. La stratégie prévoit également le développement des plants, de l’irrigation, du stockage, du conditionnement et de la transformation. Addis-Abeba vise à terme une position d’exportateur net de dattes.

 

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