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Gestern — 30. April 2026Managers

12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement

30. April 2026 um 18:02

À Addis-Abeba, la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), tenue du 28 au 30 avril 2026, s’est ouverte sur un appel convergent des dirigeants africains et partenaires internationaux en faveur d’une accélération urgente et coordonnée de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Placée sous le thème “Inverser la tendance: actions transformatrices et coordonnées pour le Programme 2030 et l’Agenda 2063”, cette rencontre annuelle réunit ministres, hauts responsables gouvernementaux, représentants d’institutions régionales, agences onusiennes, secteur privé, société civile et partenaires au développement, dans un format hybride visant à renforcer la concertation continentale avant les grandes échéances mondiales sur le développement durable.

Dès l’ouverture, le secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a appelé à un changement profond de paradigme dans l’approche du développement du continent. Il a estimé que les principaux cadres stratégiques africains existent déjà, mais que le véritable défi réside dans leur mise en œuvre effective et à grande échelle. Il a ainsi plaidé pour un passage d’approches sectorielles fragmentées à une vision systémique fondée sur la cohérence des politiques publiques, l’action concrète et une mobilisation accrue des ressources.

Un appel urgent à accélérer la mise en œuvre des agendas africains et mondiaux

Dans cette optique, Claver Gatete a présenté cinq priorités structurantes qu’il juge essentielles pour accélérer la transformation de l’Afrique. Il a notamment insisté sur la nécessité de considérer les services essentiels tels que l’eau, l’énergie et les infrastructures comme de véritables actifs économiques, de combler le déficit de financement des infrastructures par des partenariats publics et privés, de faire des villes africaines des moteurs de croissance et d’emplois, d’accélérer simultanément les transitions numérique et écologique et de renforcer la gouvernance à travers les données, des institutions solides et une coopération régionale accrue.

Abordant le contexte mondial, le secrétaire exécutif de la CEA a souligné que le continent évolue dans un environnement marqué par le ralentissement économique, la montée des inégalités, les tensions géopolitiques et l’intensification des chocs climatiques. Il a toutefois estimé que ces contraintes ne doivent pas conduire à une réduction des ambitions africaines, mais plutôt à leur transformation en opportunités d’innovation et de coopération.

Dans la même dynamique, il a relevé que ces défis prennent une dimension encore plus critique en Afrique, où les transitions démographiques, urbaines et climatiques se superposent à des fragilités structurelles persistantes. Il a ainsi rappelé que les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie, des infrastructures et des villes constituent les fondations de la transformation économique du continent, dans la mesure où ils conditionnent la croissance, la création d’emplois et la réduction des inégalités.

Le secrétaire exécutif de la CEA a également salué l’expérience de l’Éthiopie, pays hôte du Forum, et les efforts de son Premier ministre Abiy Ahmed, notamment en matière de reforestation, d’énergies renouvelables et d’agriculture durable, tout en soulignant l’importance de l’organisation prochaine de la COP32 à Addis-Abeba comme levier de renforcement de la coopération climatique mondiale.

De son côté, la Première ministre de l’Ouganda et présidente du Bureau de l’ARFSD-11, Robinah Nabbanja, a insisté sur l’urgence de traduire les engagements en résultats concrets et mesurables. Elle a rappelé qu’il ne restait que quatre années avant l’échéance de 2030, appelant ainsi à une mobilisation immédiate autour de la science, de la technologie, de l’innovation, de l’intégration régionale, du financement innovant et de partenariats solides. Elle a également mis en avant les avancées réalisées sous la présidence ougandaise, notamment l’adoption de la Déclaration de Kampala et le renforcement du suivi des engagements à travers plusieurs réunions du Bureau.

La cheffe du gouvernement ougandais a indiqué que des progrès ont été enregistrés dans l’alignement des plans nationaux sur les Objectifs de développement durable, l’amélioration des systèmes de données, la coordination des politiques et l’accélération de la mise en œuvre. Elle a toutefois averti que les déficits de financement, la vulnérabilité climatique et la nécessité d’intensifier l’innovation demeurent des obstacles majeurs. Elle a également souligné le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des infrastructures de transport, de l’énergie abordable et de la réduction des coûts des affaires dans la compétitivité du continent.

Dans une déclaration lue au nom du président de la Commission de l’Union africaine, la vice-présidente Selma Malika Haddadi a salué le leadership de l’Ouganda dans la conduite du processus et son engagement dans les instances internationales. Elle a estimé que la session se tient à un moment décisif, alors que les progrès réalisés restent insuffisants pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030.

Elle a précisé que les travaux du Forum portent cette année sur cinq priorités majeures : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’énergie propre et abordable, l’industrie et l’innovation, les villes durables et les partenariats pour le développement. Selon elle, ces domaines constituent des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle du continent et s’inscrivent pleinement dans les ambitions de l’Agenda 2063.

La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a également indiqué que plusieurs États membres progressent dans l’alignement de leurs politiques nationales sur le plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’intégration régionale et de la transformation numérique, en lien avec des initiatives comme la ZLECAf.

Elle a néanmoins alerté sur la persistance de défis majeurs, en particulier le financement du développement, le chômage des jeunes, les effets du changement climatique et les inégalités. Elle a enfin insisté sur l’importance du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies, renforcé par un accord signé en 2018, comme cadre structurant pour améliorer la coordination et l’efficacité des programmes de développement.

Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes visant à renforcer la voix unifiée de l’Afrique dans les processus mondiaux et à accélérer la mise en œuvre des deux agendas aux niveaux national, régional et continental. La Commission de l’Union africaine a réaffirmé, à cet effet, son engagement à travailler avec l’ensemble des partenaires afin de « bâtir une Afrique prospère, inclusive et durable » en inversant durablement la tendance actuelle.

Concours externe: la RNE annonce un nouveau délai

30. April 2026 um 17:20

Le Registre national des entreprises a annoncé, dans un communiqué publié ce jeudi 30 avril 2026, les résultats de la sélection préliminaire du concours externe de recrutement d’agents permanents au titre de l’année 2024. L’institution précise que les candidats retenus figurent sur les listes publiées dans le communiqué du 8 avril 2026. Elle invite les personnes concernées à compléter leurs dossiers de candidature dans les délais impartis.

Par ailleurs, le Registre national des entreprises indique la prolongation du délai de dépôt des dossiers. La nouvelle date limite est fixée au 8 mai 2026. Cette mesure vise à offrir aux candidats davantage de temps pour finaliser leurs dossiers dans de meilleures conditions.

Huile d’olive: vous pensez à l’export! Voici une opportunité

30. April 2026 um 17:10

La Tunisie exporte encore majoritairement son huile d’olive en vrac. Selon la délégation de Union européenne en Tunisie, 88,4% des volumes quittent le pays sans conditionnement, contre seulement 11,6% emballés et commercialisés localement. Cette situation limite la création de valeur ajoutée et réduit la capacité du produit tunisien à se positionner sur les marchés haut de gamme.

Face à ce constat, des rencontres professionnelles B2B se tiendront le 5 mai 2026 au Palais des Congrès de Tunis. L’événement réunira des producteurs, des exportateurs, des designers et des artisans. Les participants chercheront à développer des solutions de conditionnement innovantes et à créer de nouveaux partenariats.

Le programme prévoit une exposition de plus de 30 bouteilles en céramique. Ces créations associent design moderne et savoir-faire artisanal. Les organisateurs proposeront aussi des sessions de networking pour encourager la coopération entre les acteurs du secteur.

L’événement est organisé par Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Il se déroule en partenariat avec plusieurs institutions nationales, dont le Centre de promotion des exportations (Cepex). L’initiative s’inscrit dans le projet “Creative Tunisia”, soutenu par l’Union européenne et l’AICS, dans le cadre du programme “Tounes Wijhetouna”.

 

Tunisie : la circulation de billets et monnaies bondit de 19 % en 2025

30. April 2026 um 16:50

La banque centrale de Tunisie vient de publié ses états financiers de l’exercice 2025. Selon ce document, les billets et monnaies en circulation ont augmenté de 19 % en un an, passant de 22,6 à 26,9 milliards de dinars. Ce rythme est bien supérieur à celui de l’année précédente (8,4 %).     

Dans le détail: L’encours des billets et monnaies en circulation a poursuivi sa trajectoire haussière observée au cours des exercices précédents, enregistrant une progression annuelle de 4.282,1 MDT, pour s’établir à 26.876,8 MDT à la clôture de l’exercice 2025, contre 22.594,7 MDT à fin décembre 2024. Les billets continuent de constituer la composante prépondérante de la circulation fiduciaire, représentant près de 98 % de l’encours total. Il est à noter que le rythme annuel de croissance de la circulation fiduciaire s’est sensiblement accéléré d’un exercice à l’autre, atteignant 19 % sur la période allant

Voici le nouveau SMIG en Tunisie

30. April 2026 um 16:24

Publié ce mercredi au Journal Officiel, le décret n°67 de 2026 fixe les nouveaux montants du salaire minimum garanti (SMIG) dans les secteurs non agricoles. Une revalorisation en trois étapes, immédiatement applicable et rétroactive au 1er janvier dernier. Pour les salariés payés au mois et soumis au régime de 48 heures hebdomadaires, le SMIG passe à 554,736 dinars dès janvier 2026, puis à 582,400 dinars en 2027, pour atteindre 611,520 dinars en 2028. Les salariés au régime de 40 heures ne sont pas oubliés: leur plancher grimpe à 470,251 dinars cette année, avant de progresser jusqu’à 517,571 dinars en 2028. Pour les travailleurs payés à l’heure, le taux horaire minimum s’établit à 2,667 dinars en régime 48 heures et à 2,713 dinars en régime 40 heures, des montants qui évolueront également chaque année jusqu’en 2028. Sur l’ensemble de la période, la progression totale avoisine 10%.

                                                                                                                                

Qui est concerné ?

Le décret s’applique à tout salarié âgé d’au moins 18 ans dans les secteurs non agricoles soumis au Code du travail. Les travailleurs rémunérés à la pièce, à la tâche ou au rendement sont également inclus : leur employeur est tenu de compléter leur rémunération pour atteindre le nouveau plancher légal. Deux catégories restent cependant à l’écart. Les travailleurs de moins de 18 ans ne peuvent percevoir moins de 85% du SMIG adulte. Quant aux salariés dont la rémunération globale — salaire de base, primes et indemnités confondus — dépasse déjà le nouveau minimum, ils ne peuvent prétendre à une augmentation supplémentaire au titre de ce décret. Cette hausse du SMIG se répercute automatiquement sur les pensions versées par la CNSS. Les retraités dont la pension est indexée sur le salaire minimum verront donc leur allocation revalorisée dans les mêmes proportions.

Par ailleurs, les employeurs qui ne respecteraient pas ces nouveaux planchers s’exposent aux sanctions prévues par l’article 3 du Code du travail. Le décret abroge par ailleurs toutes les dispositions antérieures contraires, mettant fin à tout flou juridique sur les anciens montants.

Hausse des salaires en Tunisie: tous les travailleurs concernés, voici les chiffres

30. April 2026 um 16:08

La hausse des salaires en Tunisie est désormais officielle. Dans son édition du 30 avril 2026, le Journal officiel de la République tunisienne publie une série de décrets instaurant une augmentation progressive des rémunérations entre 2026 et 2028, touchant à la fois la fonction publique, les entreprises publiques et le secteur privé.

Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi de finances 2026. Elle repose sur plusieurs textes réglementaires distincts qui fixent les modalités de revalorisation selon les catégories professionnelles. L’objectif affiché est d’ajuster les revenus face aux évolutions économiques, tout en étalant l’impact budgétaire sur trois ans.

Dans le détail, les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics administratifs bénéficieront d’augmentations via des primes spécifiques. Ces hausses peuvent atteindre jusqu’à 120 dinars par mois, selon les grades et les fonctions, et seront appliquées progressivement à partir de janvier 2026, puis reconduites en 2027 et 2028.

Les agents des entreprises publiques ne sont pas en reste. Des augmentations sont également prévues selon les catégories professionnelles, avec des montants variables pouvant aller jusqu’à 120 dinars mensuels pour les cadres, tandis que les agents d’exécution et de maîtrise bénéficieront de montants inférieurs. Dans le secteur privé, la revalorisation suit une logique différente. Les salaires de base dans les activités encadrées par des conventions collectives augmenteront de 5% par an entre 2026 et 2028. En parallèle, le salaire minimum garanti (Smig) est relevé. À titre indicatif, il est fixé à plus de 550 dinars par mois pour un régime de 48 heures dès 2026, avec des augmentations prévues les années suivantes.

160 quartiers sociaux à aménager : le comité de pilotage du PRIQH2 fait le point

30. April 2026 um 15:38

L’accélération des travaux d’aménagement des lots sociaux destinés à la construction figure désormais parmi les priorités du gouvernement. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a insisté sur la nécessité de hâter la cadence afin de limiter l’expansion de l’habitat anarchique et faciliter l’accès à des terrains équipés pour les familles à revenu limité.

Cette orientation a été annoncée lors d’une réunion du comité de pilotage du programme de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitation, tenue le 29 avril 2026. La rencontre s’est déroulée en présence des principaux acteurs publics, ainsi que des partenaires financiers internationaux, notamment l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement et l’Union européenne, qui contribuent au financement du programme. Dans le détail, la deuxième génération de ce programme (PRIQH2) prévoit l’aménagement de 160 quartiers pour un coût global estimé à 852 millions de dinars. L’objectif est de proposer des terrains viabilisés, dotés d’infrastructures de base, afin de permettre aux ménages de construire des logements dans un cadre légal et structuré. Plusieurs obstacles ont toutefois été relevés, notamment les demandes de financements complémentaires formulées par certaines municipalités et les lenteurs liées à la coordination entre les différents intervenants. Le ministre a ainsi appelé à une meilleure organisation, à l’accélération du traitement des dossiers fonciers et à la finalisation rapide des procédures de passation des marchés. Le programme accorde une attention particulière aux projets ayant un impact direct sur le quotidien des citoyens, dans une logique de réduction des inégalités régionales et de promotion du droit à un logement décent. Par ailleurs, la réunion a permis d’évaluer les résultats de la première phase du programme, afin d’en tirer des enseignements pour la mise en œuvre actuelle et les futurs projets inscrits dans le plan de développement 2026-2030.

WhatsApp va cesser de fonctionner sur certains téléphones : voici lesquels, pourquoi et à partir de quand

30. April 2026 um 14:52

WhatsApp ne sera plus accessible sur plusieurs anciens smartphones, une évolution progressive liée au renforcement des exigences techniques et sécuritaires de l’application de Meta Platforms. Sont concernés les appareils fonctionnant sous Android 4.4 (KitKat) ou versions antérieures, ainsi que les iPhone limités à iOS 12, comme les iPhone 5 et iPhone 5c ou encore certains anciens modèles Samsung Galaxy. Cette incompatibilité, déjà effective pour plusieurs appareils depuis 2024, continue de s’étendre en 2025 et 2026 à mesure que l’application met à jour ses standards techniques.

Cette décision s’explique par des enjeux de sécurité et de performance, les systèmes anciens ne recevant plus de mises à jour capables de garantir la protection des données et le bon fonctionnement des nouvelles fonctionnalités. L’application, qui intègre désormais des outils avancés comme le chiffrement renforcé et des services enrichis, nécessite des capacités techniques que ces téléphones ne peuvent plus assurer. Les utilisateurs concernés sont ainsi appelés à mettre à jour leur système ou à changer d’appareil pour continuer à utiliser le service dans des conditions normales.

La Tunisie et la Libye concluent un accord pour faciliter l’emploi et la mobilité

30. April 2026 um 14:00

La Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle a signé une nouvelle étape dans sa coopération avec la Libye en concluant un accord global visant à renforcer la formation professionnelle, l’emploi et la circulation des travailleurs entre les deux pays.

Signée le 29 avril 2026 par le ministre tunisien et son homologue libyen, cette note de compréhension couvre plusieurs axes : formation et formation continue, entrepreneuriat, reconnaissance mutuelle des diplômes et organisation de la mobilité de la main-d’œuvre. Les autorités tunisiennes ont insisté sur le caractère inédit de cet accord, présenté comme le premier à intégrer une approche globale incluant les technologies modernes et les transformations numériques du marché du travail. L’objectif est aussi de mieux structurer la mobilité des travailleurs, dans un cadre légal garantissant leurs droits et assurant un équilibre entre l’offre et la demande. Dans le détail, la coopération prévoit l’échange d’informations sur les opportunités d’emploi, l’organisation de formations conjointes, la mise en place de programmes de formation de formateurs ainsi que le jumelage d’établissements de formation. Une commission technique mixte sera chargée du suivi, avec l’élaboration de programmes annuels. Cet accord s’inscrit dans un contexte où les deux pays cherchent à renforcer leur coopération face aux défis du marché du travail et aux mutations économiques. À noter enfin que la partie libyenne a appelé à l’inscription obligatoire des travailleurs étrangers sur la plateforme numérique « Wafed », un système visant à organiser et suivre la main-d’œuvre étrangère en Libye via un dispositif électronique unifié.

“30 % de performance en plus” : l’entrepreneuriat inclusif s’impose en Tunisie

30. April 2026 um 12:07

«Les entreprises inclusives ont 30 % de plus de chances de performer et d’être résilientes face aux crises». Cette affirmation de Soukeina Bouraoui donne le ton. Elle a été prononcée lors de l’atelier de clôture du projet « Catalyser l’entrepreneuriat inclusif (CEIID) », organisé le 30 avril à Tunis par le Centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche.

Dans ce cadre, la responsable a insisté sur une transformation en profondeur du modèle entrepreneurial. Selon elle, l’entrepreneuriat inclusif consiste à réfléchir en amont pour bâtir des structures où chaque profil trouve sa place, en intégrant la diversité et l’égalité des chances comme des éléments structurants, et non secondaires. La présentation des résultats du projet, assurée par Nifel Mahjoub, coordinateur de projet, met en évidence un écart persistant dans l’écosystème entrepreneurial. «Une grande partie des personnes vulnérables reste exclue», explique-t-il, citant notamment les femmes, les populations rurales ou les personnes en situation de handicap, confrontées à des obstacles comme l’accès au financement ou le manque d’accompagnement. Pour y répondre, le projet a été structuré autour de deux axes principaux : renforcer les structures d’appui et accompagner directement les entreprises. Au total, 21 structures d’accompagnement ont été sélectionnées parmi près de 150 candidatures, avec un équilibre entre acteurs publics, privés et associatifs. Ces structures ont bénéficié de formations sur l’entrepreneuriat inclusif, la conception de business models et la transformation digitale, contribuant à la création d’un réseau national d’appui. Côté entreprises, 105 TPE et startup ont été retenues parmi 360 candidatures, réparties sur plusieurs régions. Parmi elles, 71 % sont dirigées par des femmes, un indicateur clé en matière d’inclusion. Les bénéficiaires ont suivi un parcours complet : développement de modèles économiques, éducation financière, leadership et digitalisation. Un programme de coaching personnalisé a permis à 90 entreprises de finaliser leur business model intégrant les dimensions inclusive et digitale, ainsi qu’une charte de diversité.

Financement et ouverture à l’international

Le projet a aussi intégré un appui financier ciblé. Six entreprises ont bénéficié de subventions sous forme d’équipements et de services, pour un montant global de 30 000 dollars. Par ailleurs, trois startups ont été sélectionnées pour participer à GITEX Africa, leur offrant une visibilité internationale, des opportunités de networking et un accès à de nouveaux marchés, notamment dans les domaines liés aux technologies et à l’intelligence artificielle. Dans cette optique, Bouraoui estime qu’il s’agit d’ «une réussite remarquable», malgré «des défis majeurs» et une durée d’exécution limitée à 12 mois, décrite comme «une véritable course contre la montre». Elle met en avant plusieurs acquis, notamment la mise en place d’une charte de l’entrepreneuriat inclusif, qu’elle considère comme «l’exercice le plus significatif» du projet. Cette charte, adaptable selon les profils d’entreprises, «dépasse la responsabilité sociétale classique» et pose les bases d’un nouveau référentiel.

Healthcare IT Forum 2026 : deux jours pour repenser la santé à l’ère du digital en Tunisie

Von: Managers
30. April 2026 um 09:36

La transformation digitale du système de santé tunisien s’impose progressivement comme une priorité stratégique. C’est dans cette optique que se tiendra le Healthcare IT Forum 2026, prévu du 5 au 6 mai, un événement dédié aux enjeux technologiques du secteur de la santé en Tunisie.

Organisé par Extra Com, sous l’égide du ministère de la santé et en collaboration avec son Centre informatique (CIMS), cet évènement est pensé comme le premier rendez-vous national de référence. Ce forum réunira, sur deux journées, les décideurs IT des hôpitaux publics, des cliniques privées ainsi que des industries pharmaceutiques. L’objectif est clair : créer un espace d’échange autour des grandes mutations numériques qui redéfinissent le secteur, notamment la cybersécurité, l’intelligence artificielle, le cloud, la gestion des données et les solutions métiers. Dès l’ouverture, le ton sera donné avec une keynote consacrée à l’intelligence artificielle en santé, animée par le Dr Riadh Chaker, qui abordera les opportunités réelles de cette technologie, mais aussi ses limites et les conditions de sa réussite. Le programme prévoit ensuite une série de panels et workshops axés sur des thématiques concrètes, telles que l’accélération du Healthcare IT en Tunisie à l’horizon 2030, l’interopérabilité des systèmes d’information entre les secteurs public et privé, ou encore l’intégration de l’IA dans la radiologie. La cybersécurité occupe également une place centrale dans les discussions. Plusieurs sessions aborderont la protection des systèmes hospitaliers, la sécurisation des données sensibles dans l’industrie pharmaceutique, ainsi que les nouveaux risques liés à la digitalisation des soins.

Des ateliers pratiques permettront aux participants de mieux appréhender les enjeux réglementaires et techniques, notamment en matière de gestion des données de santé. Au-delà des conférences, le forum mettra l’accent sur le partage d’expériences et les cas d’usage concrets. Des acteurs technologiques et institutionnels présenteront des solutions innovantes, allant de l’ERP intelligent à l’exploitation de l’IA dans les processus pharmaceutiques. Une attention particulière sera également portée aux startups, avec un panel dédié aux synergies possibles entre innovation et priorités nationales, ainsi qu’un “Healthcare Innovation Challenge” destiné à valoriser les initiatives émergentes. L’événement ambitionne aussi de renforcer les interactions entre les différents acteurs de l’écosystème. Il offre ainsi une opportunité de networking entre experts IT, professionnels de santé et fournisseurs de solutions, favorisant l’émergence de partenariats futurs.

Eau : la Tunisie, la Libye et l’Algérie s’accordent et adoptent la “Déclaration de Tripoli”

30. April 2026 um 09:22

La Tunisie, la Libye et l’Algérie ont décidé de renforcer leur coopération sur la gestion des eaux souterraines. Les trois pays ont adopté la “Déclaration de Tripoli” et lancé un mécanisme permanent de concertation.

La réunion s’est tenue à Tripoli. Elle a réuni le ministre tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, son homologue libyen, ainsi qu’un représentant de l’Algérie. L’objectif est clair : mieux gérer les nappes phréatiques partagées dans le Sahara. Un accord a été signé pour créer un cadre de coordination entre les trois pays. Ce mécanisme vise une gestion commune et durable de ces ressources. Il doit aider à faire face à la rareté de l’eau et au changement climatique. Plusieurs décisions ont été prises. Les pays ont validé le règlement de la nouvelle instance. Ils ont aussi fixé les contributions financières annuelles. La présidence actuelle revient à l’Algérie. La “Déclaration de Tripoli” confirme l’engagement des trois États. Ils veulent renforcer la coopération technique et scientifique. Ils comptent aussi échanger les données et développer des politiques communes pour protéger les ressources en eau. Le ministre tunisien a affirmé la volonté de la Tunisie de renforcer ce partenariat. L’objectif est d’assurer la sécurité hydrique et de soutenir le développement durable dans la région. En marge de la visite, une réunion a eu lieu entre la Tunisie et la Libye dans le domaine maritime. Les discussions ont porté sur la pêche et l’aquaculture. Les deux pays veulent accélérer la signature d’un accord de coopération. Ce rapprochement intervient dans un contexte difficile: L’eau devient de plus en plus rare dans la région. Les nappes souterraines sont donc essentielles pour l’avenir.

Derrière la croissance explosive: comment BTCEcosystem génère-t-il 6 800$ de revenus quotidiens?

30. April 2026 um 17:00

À mesure que l’intérêt pour le minage de bitcoins en ligne croît, la manière dont les utilisateurs abordent le marché des cryptomonnaies évolue progressivement. Plutôt que de se limiter à la pure spéculation sur les prix, de nombreux acteurs commencent à s’orienter vers des modèles fondés sur les infrastructures, où les rendements sont liés à l’activité réelle du réseau sous-jacent. Cette tendance est présente depuis un certain temps déjà, mais elle gagne en visibilité au regard des conditions actuelles du marché.

Le « cloud mining » (ou minage dans le cloud) constitue l’une des manifestations les plus directes de cette évolution. Au lieu d’acheter et d’exploiter eux-mêmes leur matériel de minage, les utilisateurs peuvent accéder à une puissance de calcul partagée via une plateforme dédiée. Pour bon nombre de personnes — en particulier celles dépourvues d’expérience technique —, cette approche a pour simple effet de faciliter la participation et de la rendre moins chronophage.

Intégration mondiale des infrastructures et de l’énergie

btcecosystem est exploité par ADAPT ECOSYSTEM PTY LTD, une société constituée en Australie et régie par le cadre réglementaire de l’Australian Securities and Investments Commission. Fondée en octobre 2022, la plateforme se consacre au développement d’infrastructures de minage alimentées par des sources d’énergie renouvelables. Ses activités sont réparties sur plusieurs régions. Au Texas, l’activité de minage bénéficie d’un réseau électrique stable et mature, capable de répondre à une demande continue. Au Canada, l’énergie hydroélectrique est utilisée pour optimiser l’efficacité tout en maintenant les coûts opérationnels à un niveau relativement bas. En Australie, les énergies solaire et éolienne sont progressivement intégrées afin de soutenir le développement à long terme des opérations de minage. Cette configuration multirégionale permet de maintenir une puissance de calcul plus stable et de réduire la dépendance vis-à-vis d’une source d’énergie unique. Elle reflète également une tendance plus large au sein du secteur, où l’efficacité énergétique devient un facteur de plus en plus déterminant.

Modèle d’extraction et accessibilité

D’un point de vue technique, btcecosystem utilise des systèmes basés sur des ASIC et des GPU pour participer à la validation du réseau blockchain. Les récompenses de minage sont générées par une activité réseau réelle, et leur distribution dépend du niveau de puissance de calcul apporté. Les utilisateurs n’ont pas besoin de gérer directement le matériel. Une fois connectés, ils peuvent accéder à la puissance de calcul sans avoir à se soucier de l’installation ou de la maintenance. Ce type de modèle s’est généralisé ces dernières années, notamment auprès des utilisateurs à la recherche de moyens plus simples de participer via des services de cloud mining. Tout le monde ne souhaite pas faire du trading actif. Certains utilisateurs privilégient une approche plus stable pour interagir avec le réseau, plutôt que de se concentrer uniquement sur les fluctuations de prix à court terme.

Structure de revenus stable

La plateforme propose une participation basée sur des contrats avec un règlement quotidien, permettant aux utilisateurs de s’engager à différents niveaux en fonction de leur capital.

Les structures contractuelles types comprennent :

  • Un contrat de 5 jours, d’un montant de 500 $, génère environ 6,5 $ de rendements quotidiens, les gains étant réglés toutes les 24 heures.

  • Un plan de 1 500 $ sur 10 jours rapporte environ 22,8 $ par jour, selon les termes du contrat.

  • Une option de niveau intermédiaire inclut un contrat de 5 000 $ sur 15 jours, générant environ 78,5 $ par jour.

  • Un contrat de 20 jours, d’un montant de 9 000 $, génère environ 152,10 $ par jour dans des conditions similaires.

  • À un niveau supérieur, un contrat de 30 000 $ sur 30 jours rapporte environ 528 $ par jour.

Plutôt que de présenter un modèle unique et figé, ces structures illustrent la manière dont la participation peut s’adapter en fonction des préférences de l’utilisateur.

Contexte et perspectives du secteur

Avec le développement du secteur du minage en nuage, les attentes en matière de transparence et de stabilité des infrastructures augmentent. Les utilisateurs sont également plus attentifs à la provenance de l’énergie, d’autant plus que le développement durable est un sujet de plus en plus débattu.

Le minage vert n’est pas nouveau, mais il suscite un intérêt croissant. Les plateformes intégrant les énergies renouvelables s’intègrent progressivement à ce débat. BTCEcosystem se positionne dans cette tendance en combinant une infrastructure de minage distribuée et les énergies renouvelables. Le marché est susceptible d’évoluer, mais l’intérêt pour une participation au minage simplifiée ne semble pas faiblir.

Smart Tunisie annonce un dividende de 1 dinar par action

30. April 2026 um 08:57

Smart Tunisie va distribuer un dividende de 1 dinar par action au titre de l’exercice 2025. La décision a été prise lors de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 29 avril 2026.

Le montant global de cette distribution s’élève à 10 123 443 dinars. Il sera prélevé sur les résultats reportés de la société, traduisant une capacité à mobiliser ses réserves pour rémunérer ses actionnaires. La date de détachement du dividende a été fixée au 10 juin 2026.

La Chambre de commerce et d’industrie Tuniso-Suisse organise un forum sur le climat des affaires en Tunisie

30. April 2026 um 08:24

La Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse (CCITNCH) a organisé, le mardi 28 avril 2026 à l’Hôtel Four Seasons Gammarth, un forum intitulé « Climat des affaires en Tunisie : Perspectives et leviers de transformation », réunissant décideurs institutionnels, acteurs économiques et représentants diplomatiques autour des enjeux de l’attractivité et de la compétitivité de la Tunisie. Un rendez-vous ancré dans la continuité.
Cet événement s’est inscrit dans la continuité du forum organisé par la CCITNCH le 27 juin 2025 sur les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie. La Chambre a approfondi cette année la réflexion en élargissant le prisme d’analyse à la diplomatie économique et aux leviers susceptibles de transformer durablement l’environnement des affaires tunisien.
Un programme articulé autour d’un panel-débat :
L’événement s’est tenu de 18h00 à 21h30, avec deux sessions modérées par Anis Wahabi:
• Diplomatie économique et attractivité des IDE : Amb. Mourad Belhassen, Directeur Général de la diplomatie économique au Ministère des Affaires Étrangères, Jalel Tebib, Directeur Général de la FIPA, et Mohamed Ben Abid, directeur général du climat des affaires au MEP, ont échangé sur les priorités de la diplomatie économique tunisienne et les orientations relatives à la loi sur l’investissement.
• Transformations économiques et compétitivité : Hela Ben Hassine, consultante, et Adel Chaabane, représentant de l’ICC, ont débattu des leviers économiques nécessaires pour améliorer la compétitivité de la Tunisie et stimuler les flux d’IDE. Les sessions ont été suivies d’une séance de questions-réponses, puis d’un cocktail dinatoire.
Informations pratiques: Mardi 28 avril 2026 – 18h00 – 21h30 – Hôtel Four Seasons Gammarth, Tunis

 

 

À propos de la CCITNCH :
• La Chambre de Commerce et d’Industrie Tuniso-Suisse est une institution dédiée au
développement des échanges bilatéraux sur le plan économique entre la Tunisie et la Suisse,
dont les relations célèbrent cette année leur 70ème anniversaire.

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219,2 MDT de transactions de blocs sur Poulina Group Holding à la Bourse de Tunis

29. April 2026 um 17:09

Deux transactions de blocs d’un montant total de 219,2 millions de dinars ont été réalisées sur le titre Poulina Group Holding à la Bourse de Tunis, selon les données publiées par MAC SA.

L’opération a eu lieu le 23 avril 2026 et a concerné un volume global de 8,4 millions d’actions de l’entreprise Poulina Group Holding, réparties en deux transactions distinctes de 4,2 millions d’actions chacune. Les échanges ont été exécutés à des cours légèrement différents. La première transaction a été conclue à 26 dinars l’action, tandis que la seconde a été réalisée à 26,200 dinars.

L’Algérie lance une centrale à gaz de 1,38 milliard de dollars et vise des exportations d’électricité vers la Tunisie

29. April 2026 um 14:57

L’Algérie vient de lancer un nouveau projet énergétique majeur à proximité de la frontière tunisienne. Le 27 avril 2026, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a officiellement donné le coup d’envoi des travaux d’une centrale électrique à gaz à cycle combiné. Ce projet est installé dans la région de Tébessa, pour un investissement estimé à près de 184 milliards de dinars (environ 1,38 milliard de dollars).

Selon plusieurs sources, cette centrale pourrait également, à terme, contribuer à des exportations d’électricité vers le marché tunisien, renforçant ainsi les interconnexions énergétiques régionales. La réalisation de l’infrastructure a été confiée au groupe chinois China National Electric Engineering Co, en partenariat avec Sonelgaz-Production de l’électricité, acteur public clé du secteur énergétique algérien. Le chantier devrait s’étaler sur une période de 48 mois, pour une mise en service attendue à l’horizon 2030. D’une capacité de 1 406 mégawatts, cette centrale deviendra la deuxième plus importante du pays après celle de Jijel. Elle reposera sur la technologie du cycle combiné, qui permet de produire de l’électricité à partir de turbines à gaz et à vapeur, en récupérant la chaleur résiduelle. Ce procédé améliore significativement le rendement énergétique et permet de réduire la consommation de combustible d’environ 30 %, selon plusieurs sources.

Job Fair UCG 2026 : le marché du travail change plus vite que les diplômes

29. April 2026 um 12:32

Les compétences humaines sont en train de devenir le véritable facteur décisif dans un monde du travail en pleine rupture. C’est autour de cette idée que s’est ouvert, ce mercredi 29 avril, le Job Fair UCG 2026, organisé par le groupe Université Centrale. L’événement réunit plus de 1 350 étudiants et une soixantaine d’entreprises. L’objectif est de comprendre et anticiper les mutations rapides du marché du travail et repenser les compétences de demain.

Selon Houbeb Ajmi, directrice générale du groupe Université Centrale, les mutations actuelles ne sont pas théoriques mais déjà visibles : intelligence artificielle, recomposition géopolitique, évolution des modèles économiques et changement des attentes des nouvelles générations.

 «Ce ne sont pas les technologies qui feront la différence, mais les talents» souligne Ajmi. Elle insiste sur la capacité des jeunes à s’adapter, à rester curieux et à créer de la valeur dans un environnement instable. L’université, à travers son écosystème de formation, se positionne ainsi comme un pont entre disciplines et métiers pour répondre à cette complexité croissante.

Une rupture structurelle du marché du travail

Le premier panel a ensuite approfondi ces enjeux. D’emblée, Khaled Abdeljaoued, digital division lead OneTech group, a posé le constat d’un changement de paradigme : le monde du travail n’est plus structuré autour de postes stables mais de trajectoires évolutives. La relation entre entreprise et employé devient plus dynamique, influencée par des cycles de transformation de plus en plus rapides.

Selon lui, même les secteurs traditionnellement considérés comme stables sont désormais touchés par des ruptures profondes. L’accélération technologique et l’intelligence artificielle transforment les métiers, parfois plus vite que les formations elles-mêmes. Dans ce contexte, il devient difficile de projeter des carrières linéaires.

Face à cette instabilité, une compétence ressort comme essentielle : l’adaptabilité. « Elle ne se limite plus à s’ajuster, mais implique d’apprendre, désapprendre et réapprendre en continu » indique Abdeljaoued. Cette agilité cognitive est présentée comme indispensable pour évoluer dans un environnement où les outils, les métiers et les besoins changent rapidement.

Wafa Laamiri, CEO CRIT Tunisia,  a ensuite élargi la réflexion en soulignant que la transformation actuelle dépasse la seule dimension technologique. Elle est aussi économique, démographique et organisationnelle. Pour elle, la vitesse du changement est la principale caractéristique de cette nouvelle ère.

Dans cette optique, plusieurs compétences deviennent déterminantes. D’abord, l’adaptabilité, considérée comme une qualité centrale pour tous les acteurs du marché du travail, qu’ils soient étudiants ou entreprises. Ensuite, le jugement contextuel, indispensable dans un environnement où les outils d’intelligence artificielle et les données ne sont pas toujours fiables à 100 %.

Elle a également insisté sur le leadership éthique, dans un monde où les technologies posent de nouvelles questions de responsabilité, ainsi que sur l’intelligence relationnelle, qui reste essentielle malgré la digitalisation croissante des échanges. Au-delà des compétences techniques, les intervenants soulignent que les entreprises accordent désormais une importance croissante aux

Concessions énergétiques: voici les réserves de l’OTE

29. April 2026 um 12:01

À la veille de la séance plénière prévue le 28 avril 2026 au parlement, consacrée à l’examen de 5 projets de concessions de centrales photovoltaïques, l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) tire la sonnette d’alarme. Celui-ci porte sur plusieurs conventions de concession concernant des centrales situées à El Khobna, Mezzouna (Sidi Bouzid), El Ksar, Segdoud et Menzel El Habib. Ces projets sont prévus pour une durée “de concession”, de 20 ans, prorogeable 5 ans. Et ce, selon l’accord des parties. Dans une note intitulée “Projets de loi sur les concessions d’énergie renouvelable: transition annoncée, souveraineté menacée”, l’OTE remet en question les objectifs avancés par les autorités. L’organisme exprime des réserves sur ces projets, estimant qu’ils pourraient affecter la souveraineté nationale ainsi que l’équilibre financier du pays.

Dans un contexte marqué par une forte pression énergétique, “le déficit du secteur s’est établi à environ 11 milliards de dinars en 2025. Il se répartit entre 7,1 milliards liés aux importations de produits pétroliers et 4,2 milliards pour le gaz naturel”, communique l’OTE. Dans ce cadre, les énergies renouvelables apparaissent comme un levier essentiel pour réduire la dépendance énergétique et sécuriser l’approvisionnement national. Alors que l’exécutif met en avant l’indépendance énergétique, la réduction des coûts et l’amélioration de la situation financière de la Steg, l’Observatoire estime que ces contrats profiteraient davantage aux investisseurs étrangers qu’à l’intérêt national. 

L’OTE souligne également un point sensible du dispositif contractuel! Bien que les projets soient réalisés sur le territoire tunisien et soumis au droit national, les litiges seraient arbitrés à Genève selon les règles de la Chambre de commerce internationale. Selon l’Observatoire, cela implique l’intervention d’arbitres étrangers interprétant le droit tunisien, avec des procédures coûteuses et potentiellement déséquilibrées pour l’État.

L’organisme estime, par ailleurs, que ces contrats ne sont pas suffisamment orientés vers la défense des intérêts nationaux. Ils seraient, selon lui, davantage structurés en faveur des financeurs et des opérateurs des projets. L’État, à travers la Steg, se retrouverait ainsi exposé à l’ensemble des risques et des coûts supplémentaires, sans bénéfices réels en matière de souveraineté énergétique. Ce qui pourrait accroître son endettement. Sur le plan contractuel, les accords garantiraient les profits des opérateurs étrangers sans transfert de technologie ni obligation de contenu local, limitant ainsi les retombées sur l’emploi et l’industrie nationale.

L’Observatoire pointe également le transfert du risque de change vers la Steg, ainsi que les effets du rapatriement des devises sur une période de plus de 20 ans, susceptibles de fragiliser les équilibres macroéconomiques du pays. Il évoque enfin des impacts environnementaux possibles sur les écosystèmes naturels et pastoraux.

Face à ces constats, l’OTE appelle les députés à rejeter les projets de concessions dans leur forme actuelle. Il recommande l’organisation d’auditions publiques afin de repenser la stratégie nationale de transition énergétique, avec une implication plus forte des acteurs locaux et du tissu industriel. De surcroit, l’Observatoire propose une révision du cadre légal de 2015, afin que la politique énergétique soit soumise aux mêmes mécanismes d’approbation que les plans de développement. L’objectif serait, selon lui, de “faire de la transition énergétique une occasion pour renforcer les capacités technologiques et industrielles
internes sur ce domaine, en engageant les acteurs économiques locaux ainsi que les chercheurs. “

 

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