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Injustices économiques et sociales – La Tunisie au cœur des débats sur les réparations à Accra 

29. August 2025 um 09:08

À la suite de la révolution de 2011, la Tunisie a élargi son processus de justice transitionnelle pour inclure les injustices économiques et sociales, une démarche encore peu fréquente dans d’autres pays. C’est ce que les panélistes ont rappelé lors de la session The road to reparations: lessons from Tunisia and continental perspectives, organisée dans le cadre de la 5e conférence africaine sur la dette et le développement à Accra.

Modérée par Nada Trigui de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE), la discussion a montré comment ce choix a permis d’aborder les causes profondes de la révolte, au-delà des violations politiques et civiles généralement au centre des processus de justice transitionnelle. Auditions publiques, enquêtes et consultations ont conduit à la mise en place de réparations individuelles, collectives et institutionnelles, ainsi qu’à la création du Fonds de la dignité.

 

 

Deux mémorandums ont également été émis par l’Instance Vérité et Dignité (IVD), l’un adressé à l’ancien colonisateur et l’autre aux institutions financières internationales.

Lors de son intervention, Ameni Sik Ali est revenue sur le mémorandum élaboré en 2019 par l’Instance Vérité et Dignité dans le cadre de la justice transitionnelle en Tunisie. Ce document, adressé notamment au FMI et à la Banque mondiale, met en cause les impacts des programmes d’ajustement structurel imposés au pays depuis les années 1980. Il les accuse d’avoir aggravé les inégalités sociales, provoqué des crises économiques et contribué à des dommages environnementaux.

Selon Ameni Sik Ali, ce texte est unique, car il place, pour la première fois, des institutions financières internationales devant leurs responsabilités dans un processus de justice transitionnelle. Le mémorandum s’appuie sur une base juridique solide, en citant notamment des résolutions onusiennes, et demande des réparations non seulement financières mais aussi morales et symboliques pour les victimes. « La justice ne peut être seulement juridique, elle doit être aussi politique et morale », a-t-elle souligné.

Afshin Nazir, policy researcher and advocacy officer, a présenté les résultats de la Commission d’enquête des peuples africains, qui a dénoncé les effets des politiques du FMI et de la Banque mondiale. Quant à Chioneso Samantha Kanoyangwa, chercheuse zimbabwéenne et coordinatrice du Réseau africain de justice souveraine, elle a insisté sur les mécanismes qui permettent aux créanciers d’échapper à leurs responsabilités.

Les intervenantes ont conclu en appelant à s’inspirer de l’expérience tunisienne pour tracer une voie continentale vers des réparations qui ne soient pas seulement symboliques, mais de véritables leviers de justice économique et sociale.

De notre envoyée spéciale à Accra, Ameni Mejri

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