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Huile d’olive : Plus de 4 milliards de dinars d’exportations en neuf mois

13. Oktober 2026 um 12:12

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont généré 4,005 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 2,915 milliards un an auparavant. Cette progression de 37,4% contribue à la hausse des exportations agroalimentaires, mais ne permet pas, à elle seule, de conclure à une augmentation des volumes vendus.

L’huile d’olive tire les exportations agroalimentaires

Les recettes des exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 4005,7 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la même période de 2025, selon les données publiées le 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette hausse de 37,4% intervient dans un contexte de progression des exportations agroalimentaires, qui ont augmenté de 20,3% sur la période, portées notamment par les ventes d’huile d’olive. À l’échelle nationale, les exportations tunisiennes ont atteint 50,4 milliards de dinars, en hausse de 8,6% sur un an.

La valeur ne suffit pas à mesurer les volumes

La progression des recettes ne traduit pas nécessairement une augmentation équivalente des quantités exportées. L’évolution de la valeur dépend également des prix pratiqués sur les marchés internationaux, de la composition des ventes et de la demande des pays importateurs.

Pour mesurer précisément la performance commerciale de la filière, il convient donc de distinguer les recettes en dinars des volumes exportés en tonnes. Les statistiques de l’INS utilisées ici portent sur la valeur des échanges aux prix courants.

Un enjeu de valeur ajoutée pour la filière

Au-delà des recettes générées, le développement des exportations conditionnées et commercialisées sous des marques tunisiennes constitue un levier potentiel de création de valeur ajoutée. La promotion de l’huile d’olive biologique et des certifications de qualité peut également contribuer à renforcer le positionnement de la filière sur les marchés extérieurs.

L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à accroître les recettes d’exportation, mais aussi à améliorer la valorisation commerciale de l’huile d’olive tunisienne.

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Huile d’olive tunisienne: Euklydia, premier cabinet IA à mettre l’IA au service d’une identité nationale

13. Oktober 2026 um 09:20

Le modèle d’IA tunisien développé par Euklydia aide les exportateurs d’huile d’olive à passer du vrac au conditionné, à conquérir de nouveaux marchés et à améliorer leurs marges.

Selon les dernières statistiques de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), la Tunisie a exporté 381 200 tonnes d’huile d’olive entre novembre 2025 et fin août 2026, pour une valeur de 4 780,4 millions de dinars, vers plus de 82 pays. Derrière ce record, une réalité; l’huile conditionnée ne représente que 14,5 % des volumes exportés, contre 85,5 % pour le vrac.

Plus de huit litres sur dix quittent nos ports en citernes, sans étiquette et sans nom. L’Espagne (31,9 %) et l’Italie (19,8 %), nos principaux concurrents sur le marché mondial, en sont les premiers acheteurs. Notre huile y est conditionnée puis vendue sous leurs marques. L’écart de valeur est net. Sur le segment biologique, le kilogramme se vend en moyenne 12,96 dinars en vrac contre 16,74 dinars conditionné, soit près de 30 % de plus. Au total, le conditionné ne génère que 19,3 % des recettes d’exportation. “Chaque litre exporté en vrac, c’est une double perte : une marge qui nous échappe et un nom que le monde ne connaîtra jamais. Mettre l’intelligence artificielle au service de notre huile d’olive n’est pas un simple choix technologique, c’est un acte d’intelligence économique nationale”, affirme Dr Oumeima Laifa, CEO d’Euklydia.

Pourquoi le vrac reste la norme

Passer au conditionné n’est pas une simple décision industrielle. Les informations utiles existent, mais elles sont dispersées, difficiles à croiser et rarement traduites en décisions concrètes. Faute de visibilité, beaucoup d’exportateurs préfèrent la sécurité du vrac, au prix d’une marge réduite et d’une dépendance aux acheteurs étrangers.

La réponse d’Euklydia

Euklydia est le premier cabinet IA à traiter cet enjeu non comme un problème technique, mais comme une question d’identité nationale. Son modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, alliant connaissance globale des marchés et gouvernance locale. Euklydia aborde cet enjeu avec une idée simple : le passage du vrac au conditionné dépend d’abord de la qualité des décisions prises par l’exportateur. Son approche d’intelligence artificielle aide à transformer des informations dispersées sur les marchés, les prix, la concurrence, les consommateurs et les contraintes d’accès en une feuille de route exploitable. Concrètement, Euklydia aide l’exportateur à répondre à quatre questions clés:

  • Où vendre ? Identifier les marchés où une huile tunisienne conditionnée présente le meilleur potentiel, au-delà des seuls volumes d’importation.

  • À quel prix ? Comparer le prix cible aux coûts de conditionnement, de transport et de distribution afin d’évaluer la marge réellement atteignable.

  • Avec quel positionnement ? Comprendre les attentes du marché pour ajuster la gamme, le format, le packaging et le discours de marque.

  • Avec quels risques ? Anticiper les contraintes réglementaires, commerciales et concurrentielles avant d’engager des ressources.

L’objectif n’est donc pas de produire un simple tableau de données. Il est d’aider l’exportateur à passer de l’incertitude à une décision claire : quel marché prioriser, quelle offre proposer, à quel prix et avec quelles étapes pour tester le marché. Cette démarche suit la logique d’Euklydia : Précision → Optimisation → Opération → Growth → Preuve.

D’abord comprendre avec précision. Ensuite optimiser le scénario économique. Puis transformer l’analyse en action. Mesurer les résultats obtenus et utiliser cette preuve pour améliorer la décision suivante. L’exportateur reste maître de ses choix. Euklydia lui apporte davantage de visibilité pour décider, de structure pour agir et de mesure pour savoir ce qui fonctionne réellement. Les cas d’usage menés à ce jour se sont révélés concluants. 

Ce que gagnent les exportateurs

  • Plus de marge : capter la valeur ajoutée du conditionné au lieu de la céder aux acheteurs étrangers.

  • Moins de dépendance: réduire l’exposition aux quelques acheteurs de vrac qui dictent les prix.

  • Une marque durable: bâtir une notoriété internationale portée par l’origine Tunisie.

  • La souveraineté de leurs données : leurs informations stratégiques restent en Tunisie.

Une ambition qui dépasse l’huile d’olive

“L’huile d’olive, c’est notre nationalité dans une bouteille. Avec une IA tunisienne, la Tunisie peut gagner un double pari : celui de son identité et celui de sa souveraineté technologique. Demain, d’autres produits qui portent l’image du pays pourront suivre le même chemin”, conclut Dr Oumeima Laifa.

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