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Budget 2027 : Le CNRD veut accélérer les projets publics sans sacrifier le rôle social de l’État

12. Oktober 2026 um 20:37

Rationalisation des dépenses, accélération des projets publics et réforme des subventions : la commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts (CNRD) appelle à concilier maîtrise des équilibres financiers et protection du pouvoir d’achat, alors que se poursuit l’examen du budget de l’État pour 2027.

La préparation du budget 2027 met en évidence un défi central pour les finances publiques tunisiennes : dégager des marges pour l’investissement tout en maîtrisant les dépenses et en préservant les mécanismes de solidarité. Réunie lundi 12 octobre, la commission des finances et du budget du CNRD a examiné l’exécution du budget de l’État au premier semestre 2026 ainsi que les grandes orientations du prochain exercice.

Les membres de la commission ont insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques et d’accélérer la réalisation des projets en cours. Ils ont notamment appelé à surmonter les obstacles administratifs et financiers qui retardent les investissements publics, avec pour objectifs de soutenir l’activité économique, de créer des emplois et d’améliorer les infrastructures et les services dans les régions.

L’investissement confronté aux contraintes budgétaires

Le suivi de l’exécution budgétaire constitue un enjeu majeur de cet examen. La commission s’est penchée sur l’évolution des ressources et des dépenses de l’État, ainsi que sur la contribution de secteurs productifs — agriculture, tourisme, industrie et énergie — à la croissance et au renforcement de la production nationale.

La question de l’investissement se pose dans un contexte de fortes contraintes financières. Les dépenses de compensation, notamment celles consacrées aux carburants, aux produits de base et aux céréales, pèsent sur les ressources disponibles, tandis que le service de la dette réduit les marges de manœuvre budgétaires.

Selon les données d’exécution budgétaire à fin juin 2026, les subventions aux hydrocarbures ont atteint 2,427 milliards de dinars au premier semestre, dépassant les dépenses d’investissement, qui se sont établies à 1,665 milliard. Ces chiffres illustrent la concurrence entre certaines dépenses de soutien et le financement des projets publics.

Réformer les subventions sans fragiliser le pouvoir d’achat

Pour le budget 2027, la commission appelle à une réforme du système de compensation et à un meilleur ciblage des aides, afin que les subventions bénéficient davantage aux personnes qui en ont besoin. Elle souligne toutefois que cette évolution doit préserver le pouvoir d’achat et le rôle social de l’État.

La commission souhaite également que les ressources publiques soient davantage orientées vers les priorités nationales, notamment la santé, les affaires sociales et l’investissement.

À ce stade, les déclarations de la commission relèvent d’orientations et de recommandations formulées dans le cadre de l’examen du budget. Elles ne constituent pas des mesures déjà adoptées ni des engagements chiffrés du projet de loi de finances pour 2027.

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Drogues en Tunisie : 1515 arrestations et 3 kg de cocaïne saisis en septembre

12. Oktober 2026 um 19:40

Les unités de la Garde nationale ont procédé à 1515 arrestations en septembre 2026 dans le cadre de la lutte contre les stupéfiants. Leur bilan fait état de saisies de cocaïne, de cannabis et de 25.000 comprimés stupéfiants, selon la Direction générale de la Garde nationale.

La lutte contre le trafic de stupéfiants a donné lieu à une série d’opérations au cours du mois de septembre. Dans un bilan vidéo publié lundi 12 octobre sur sa page officielle, la Direction générale de la Garde nationale a annoncé l’arrestation de 1515 personnes et la saisie de plusieurs produits stupéfiants.

Les saisies comprennent 110 plaquettes de cannabis, trois kilogrammes de cocaïne, 25.000 comprimés stupéfiants ainsi que 338 morceaux de cannabis de différentes tailles.

Deux individus particulièrement recherchés interpellés

Parmi les personnes arrêtées figure un individu faisant l’objet de 52 mandats de recherche, selon le bilan communiqué par la Garde nationale.

Les unités ont également interpellé un homme évadé de prison depuis les événements de la Révolution. Celui-ci faisait l’objet de cinq avis de recherche et avait été condamné à 30 ans de prison pour trafic de stupéfiants.

Ces deux cas illustrent les profils particuliers signalés par les autorités dans le cadre de leurs opérations.

La révision de la loi sur les stupéfiants envisagée

Ce bilan intervient alors que la Tunisie envisage de réviser la loi n° 92-52 du 18 mai 1992 relative aux stupéfiants afin de renforcer les moyens de lutte contre le trafic et de mieux cibler les réseaux criminels organisés.

En septembre, Mohamed Ali Chouaïbi, chef du service de lutte contre les stupéfiants à la direction de la police judiciaire d’El Gorjani, avait évoqué l’expansion des activités de ces réseaux aux niveaux local, régional et international, notamment grâce aux nouvelles technologies de communication.

En parallèle, le ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a lancé en septembre la première phase d’une campagne nationale de communication consacrée à la prévention des risques liés aux drogues. Cette initiative associe plusieurs ministères, les médias publics ainsi que des organisations et associations partenaires.

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Automobile : La Corée du Sud prospecte les fournisseurs tunisiens

12. Oktober 2026 um 19:04

Une délégation sud-coréenne spécialisée dans les composants automobiles et les technologies industrielles est en Tunisie pour explorer de nouvelles possibilités de coopération. Après une rencontre avec le ministre de l’Économie, des visites d’entreprises sont prévues pour évaluer les capacités des industriels locaux et les perspectives de sous-traitance.

La coopération automobile entre la Tunisie et la Corée du Sud entre dans une phase de prospection industrielle. Réunis lundi 12 octobre à Tunis, des responsables d’entreprises sud-coréennes, de centres de recherche et d’innovation et de structures technologiques ont échangé avec le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, sur les possibilités de renforcer les partenariats entre les deux pays.

La mission s’inscrit dans les Journées de la coopération industrielle tuniso-coréenne, organisées avec la participation de Hyundai Tunisie et de la Chambre de commerce tuniso-coréenne. Plusieurs visites d’entreprises tunisiennes sont prévues mardi 13 octobre afin d’examiner les capacités de production et les possibilités de collaboration.

Des fournisseurs locaux dans le viseur

L’enjeu est de rapprocher les entreprises sud-coréennes des fabricants tunisiens de composants automobiles. Les échanges portent sur les équipements et composants, l’électronique embarquée, la mécatronique, les technologies industrielles, les solutions logicielles et la recherche-développement.

Pour la Tunisie, cette démarche représente une possibilité de renforcer l’intégration de ses industriels aux chaînes de valeur internationales. Le ministre Samir Abdelhafidh a notamment mis en avant les compétences de la main-d’œuvre tunisienne, la position géographique du pays et l’expertise acquise dans la fabrication de composants automobiles.

La délégation sud-coréenne a, de son côté, présenté la Tunisie comme une plateforme susceptible de faciliter le développement de ses activités vers les marchés africains et européens. Elle a exprimé son intérêt pour des partenariats à long terme, associant production industrielle et innovation technologique.

De la prospection aux projets concrets

La présence d’acteurs industriels et technologiques donne à cette mission une portée qui dépasse les seuls échanges institutionnels. Les visites d’usines doivent permettre d’apprécier les capacités des fournisseurs tunisiens et d’identifier d’éventuelles pistes de coopération.

L’enjeu sera donc de transformer les contacts entre industriels en commandes, en partenariats technologiques ou en investissements mesurables.

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Tunisie : Deux millions de motos, mais seulement 20.000 immatriculées

12. Oktober 2026 um 18:20

Environ deux millions de motos circuleraient en Tunisie, mais seules 20.000 disposeraient d’une immatriculation officielle, selon les chiffres de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) rapportés par l’agence TAP. Dans ce contexte, les demandes d’assurance progressent fortement, avec 40.877 demandes attendues en 2026, selon la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances (FTUSA).

Le contraste est saisissant. Alors que le parc des motos en circulation en Tunisie est estimé à environ deux millions de véhicules, le nombre de deux-roues officiellement immatriculés ne dépasserait pas 20.000, selon les données de l’ONSR citées lundi par la TAP. Cet écart met en évidence l’ampleur du défi administratif et réglementaire que représente le suivi de ces véhicules.

La question ne se limite pas à l’immatriculation. L’assurance constitue également un enjeu majeur, dans un contexte où les autorités cherchent à encourager les propriétaires de motos à respecter leurs obligations et à renforcer la sécurité routière.

Les demandes d’assurance en hausse de 50,3%

Les chiffres communiqués par la FTUSA témoignent d’une progression du recours au dispositif de répartition des demandes d’assurance. À fin septembre 2026, celui-ci avait traité 30.658 demandes, contre 20.398 pour l’ensemble de l’année 2025, soit une augmentation de 50,3%.

Le directeur général par intérim de la Fédération, Imed Hamdi, prévoit que le total atteindra 40.877 demandes à fin décembre, ce qui représenterait presque le double du volume enregistré en 2025.

Cette évolution doit toutefois être interprétée avec prudence : les chiffres portent sur les demandes réparties entre les compagnies d’assurance et ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer combien de contrats ont effectivement été conclus ni quelle proportion du parc est assurée.

Un dispositif élargi et des contrôles renforcés

La FTUSA explique cette progression notamment par l’élargissement du mécanisme de répartition aux motos de 50 à 125 cm³, alors qu’il concernait auparavant les véhicules de moins de 50 cm³.

Imed Hamdi évoque également les campagnes de contrôle menées en coordination avec les autorités sécuritaires pour vérifier la souscription à l’assurance et le port du casque.

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Commerce extérieur : Le déficit tunisien franchit les 20 milliards de dinars

12. Oktober 2026 um 18:00

Le déficit commercial de la Tunisie a atteint 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 16,727 milliards un an auparavant. La hausse plus rapide des importations et l’aggravation du déficit énergétique accentuent le déséquilibre des échanges extérieurs, malgré la progression des exportations.

Le commerce extérieur tunisien continue de se dégrader. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (INS), publiées le 12 octobre, le déficit commercial s’est creusé de 4,270 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de 2026. Dans le même temps, le taux de couverture des importations par les exportations a perdu 2,9 points, passant de 73,5% à 70,6%.

Des importations qui progressent plus vite que les exportations

Entre janvier et septembre, les exportations tunisiennes ont atteint 50,400 milliards de dinars, en hausse de 8,6% par rapport à la même période de 2025. Les importations ont, elles, progressé de 13,1%, pour s’établir à 71,397 milliards de dinars.

L’écart entre ces deux rythmes explique une grande partie de la dégradation du solde commercial. En valeur, les exportations ont augmenté d’environ 3,980 milliards de dinars en un an, tandis que les importations ont progressé de 8,250 milliards.

La hausse des achats extérieurs concerne toutes les catégories de produits. Les importations énergétiques ont augmenté de 32%, celles des produits alimentaires de 16,3%, tandis que les matières premières et demi-produits ont progressé de 9,6%. Les biens de consommation et les biens d’équipement ont enregistré des hausses respectives de 9,5% et de 6,3%.

L’énergie absorbe près de la moitié du déficit

La balance énergétique constitue le principal point de fragilité des échanges extérieurs. Son déficit a atteint 10,480 milliards de dinars à fin septembre, contre 8,106 milliards durant les neuf premiers mois de 2025, soit une aggravation de 29,2%.

À elle seule, cette composante représente près de la moitié du déficit commercial total. Hors énergie, le déficit s’établit à 10,517 milliards de dinars. Les matières premières et demi-produits contribuent également au déséquilibre, avec un solde négatif de 5,242 milliards de dinars, devant les biens d’équipement (3,423 milliards) et les biens de consommation (2,772 milliards).

L’agroalimentaire soutient les exportations

Du côté des exportations, les industries agroalimentaires affichent une progression de 20,3%, portée notamment par la hausse des ventes d’huile d’olive. Les industries mécaniques et électriques avancent de 9,9%. Les exportations énergétiques augmentent également de 43,1%, sous l’effet de la progression des ventes de produits raffinés.

Cette dynamique reste toutefois contrastée. Les exportations des mines, des phosphates et de leurs dérivés ont reculé de 16,5%, tandis que celles du textile, de l’habillement et du cuir ont diminué de 4,7%.

Le secteur alimentaire demeure néanmoins un point positif : il dégage un excédent commercial de 919 millions de dinars environ.

A fin septembre, la progression des exportations ne suffit donc pas à compenser celle des importations. Le creusement du déficit énergétique et le recul du taux de couverture illustrent la persistance du déséquilibre commercial tunisien.

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Tuberculose de l’olivier en Tunisie : Comment cette maladie bactérienne menace les oliveraies

12. Oktober 2026 um 13:46

La tuberculose de l’olivier suscite des inquiétudes dans le secteur agricole tunisien, notamment dans le gouvernorat de Mahdia. Le président du Syndicat tunisien des agriculteurs, El Midani Dhaoui, a alerté lundi sur les risques de propagation de cette maladie, tout en rappelant qu’elle n’est pas nouvelle. Favorisée par l’humidité, elle peut affaiblir les arbres et compromettre leur productivité lorsqu’elle se développe de manière importante.

Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la tuberculose de l’olivier n’est pas une maladie humaine. Il s’agit d’une maladie bactérienne, généralement causée par Pseudomonas savastanoi pv. savastanoi, connue également sous le nom de rogne de l’olivier. Elle touche principalement les parties ligneuses de l’arbre et se manifeste par l’apparition de nodules ou d’excroissances de forme irrégulière sur les rameaux et les branches, parfois sur le tronc.

Des excroissances sur les branches qui peuvent affaiblir les arbres

Ces excroissances, d’abord verdâtres, peuvent devenir brunes et prendre un aspect rugueux en vieillissant. La bactérie pénètre notamment dans les tissus de l’arbre par des blessures provoquées par la taille, la récolte, la grêle ou d’autres dommages mécaniques.

L’humidité et la pluie favorisent la propagation de la bactérie, qui peut se transmettre par les éclaboussures d’eau et les outils agricoles contaminés. Les plaies de taille constituent ainsi des portes d’entrée pour l’infection, particulièrement lorsque les interventions sont réalisées par temps humide. La maladie peut toucher différentes parties de l’arbre et réduire sa vigueur ainsi que sa capacité de production. Dans les cas sévères, le dépérissement de rameaux peut nécessiter des interventions importantes sur les branches atteintes.

En Tunisie, Midani Dhaoui a indiqué que la maladie avait commencé à se propager dans les oliveraies de Mahdia, en évoquant notamment le facteur de l’humidité. Il a également signalé une présence plus limitée dans des oliveraies d’autres régions. Ces déclarations soulignent l’importance de la surveillance phytosanitaire, sans toutefois fournir de données chiffrées sur les superficies touchées ni sur l’ampleur des pertes déjà enregistrées.

Lire aussi : Huile d’olive : Moins d’olives, des prix en hausse en Tunisie ?

Face à cette maladie, la prévention repose notamment sur la surveillance régulière des arbres et l’identification des branches présentant des excroissances suspectes. Les recommandations phytosanitaires préconisent d’éliminer les parties atteintes, d’effectuer la taille par temps sec et de désinfecter les outils entre les interventions afin de limiter la transmission de la bactérie.

La gestion des blessures infligées aux arbres pendant la récolte et la taille constitue également un levier important. Les traitements préventifs à base de cuivre peuvent être envisagés selon les recommandations des services agricoles et la réglementation applicable, mais ils ne remplacent pas les mesures d’hygiène et de gestion des parties infectées.

Prévention et surveillance pour limiter la propagation

El Midani Dhaoui a appelé les services régionaux de la production agricole à organiser des journées d’information afin de sensibiliser les agriculteurs aux symptômes de la maladie et aux moyens de prévention. Il a également plaidé pour une mobilisation collective afin d’éviter une propagation plus importante dans les oliveraies.

Sur le plan de la production, le responsable syndical a par ailleurs évoqué un recul de 50 % de la récolte d’olives, qu’il attribue à la prolongation de la campagne de cueillette jusqu’en avril. Ce chiffre constitue une déclaration du responsable et ne doit pas être interprété comme une estimation nationale officiellement confirmée. Il n’établit pas non plus de lien direct entre cette baisse annoncée et la tuberculose de l’olivier.

Alors que la campagne oléicole représente un enjeu économique majeur pour la Tunisie, l’évolution de la maladie devra être suivie à travers des observations de terrain et des données des services phytosanitaires, afin de mesurer son extension réelle et ses conséquences sur les prochaines récoltes.

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61 Marocains arrêtés en Algérie : Tunis au cœur de l’itinéraire présumé

12. Oktober 2026 um 13:09

Les autorités algériennes ont annoncé, dimanche 11 octobre 2026, l’arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés d’avoir préparé des actes de sabotage en Algérie. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects seraient entrés dans le pays en passant par la Tunisie, avant de rejoindre la ville d’Oran. L’affaire soulève des questions sur les conditions de leur déplacement et les accusations portées contre eux.

D’après le communiqué de la DGSN, repris par plusieurs médias algériens et internationaux, les arrestations ont eu lieu au début du mois d’octobre à Oran, dans le cadre du démantèlement présumé d’un réseau criminel organisé.

Un itinéraire passant par Tunis et la région d’El Kala

Les suspects seraient arrivés par avion à Tunis avant de rejoindre la région d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf, à proximité de la frontière tunisienne. Ils auraient ensuite emprunté des sentiers montagneux et des passages forestiers isolés pour pénétrer sur le territoire algérien, avant de se rendre par voie terrestre à Oran.

Parmi les 61 personnes interpellées figurerait un ancien militaire de l’armée marocaine. Les autorités algériennes ont également annoncé la saisie de passeports marocains et de sommes d’argent en dirhams marocains et en euros.

Lire aussi : Comment l’Algérie veut se positionner sur deux secteurs hautement stratégiques pour la Tunisie

Selon la version officielle algérienne, les personnes arrêtées auraient préparé des actions susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics. Toutefois, le communiqué relayé par les médias ne précise pas la nature des actes envisagés, les cibles potentielles ni les éléments matériels permettant d’étayer ces accusations.

Les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran, selon les autorités algériennes. Les accusations annoncées ne constituent pas, à ce stade, une preuve de culpabilité.

Des accusations de sabotage sans précisions sur les projets visés

Cette affaire intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre Alger et Rabat. Les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021, tandis que leur frontière terrestre commune demeure fermée depuis 1994.

À ce stade, les informations disponibles font état de 61 ressortissants marocains, sans confirmation spécifique de l’arrestation de femmes marocaines ni d’éléments établissant leur éventuelle appartenance à un service de renseignement.

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Douane tunisienne : Les saisies de cocaïne dépassent déjà le bilan de toute l’année 2025

12. Oktober 2026 um 12:35

La Douane tunisienne a saisi plus de 101 kilogrammes de cocaïne entre janvier et septembre 2026, contre 94 kilogrammes sur l’ensemble de l’année précédente. Sur la même période, la valeur des marchandises de contrebande interceptées a dépassé 190 millions de dinars, hors moyens de transport.

Neuf mois pour dépasser le total annuel

Les saisies de cocaïne enregistrées par les services douaniers tunisiens ont déjà dépassé le bilan de toute l’année 2025. Selon Chokri Jebri, porte-parole de la Douane tunisienne, plus de 101 kilogrammes ont été interceptés au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 94 kilogrammes sur l’ensemble de l’année précédente.

Ces chiffres, communiqués lors d’une intervention sur les ondes de Mosaïque FM, donnent la mesure des saisies réalisées depuis le début de l’année. Ils s’inscrivent dans un bilan plus large de la lutte contre les stupéfiants : les services douaniers ont également intercepté plus de 153 kilogrammes de cannabis et plus de 291.000 comprimés stupéfiants sur les neuf premiers mois de 2026.

À titre de comparaison, le bilan officiel du premier semestre faisait état de 78,4 kilogrammes de cocaïne saisis. Le total annoncé pour les neuf premiers mois traduit donc une progression des quantités interceptées au troisième trimestre.

Plus de 190 millions de dinars de marchandises saisies

Au-delà des stupéfiants, la valeur des marchandises de contrebande saisies par la Douane a dépassé 190 millions de dinars entre janvier et septembre 2026, sans compter les moyens de transport utilisés. Pour l’ensemble de 2025, ce montant s’élevait à environ 240 millions de dinars.

Le bilan comprend notamment plus de 59 tonnes de café, plus de 90 tonnes de bananes introduites en contrebande et plus de 459 tonnes de produits alimentaires. Les agents ont également saisi plus de 13 kilogrammes d’or, plus d’un million d’euros en devises, plus de 27.000 unités de médicaments et plus de 160.000 produits cosmétiques.

L’intelligence artificielle annoncée pour fin novembre

La Douane prévoit par ailleurs de renforcer ses outils de contrôle grâce à l’intelligence artificielle. Selon Chokri Jebri, le déploiement de ce dispositif d’aide au ciblage des déclarations douanières et des cargaisons suspectes doit débuter à la fin du mois de novembre 2026.

Le système doit analyser les données afin de mieux repérer les risques de fraude et les documents falsifiés, tout en accélérant les procédures pour les opérateurs en règle. Les premiers essais auraient permis d’améliorer la précision du ciblage de 20 à 25%, selon le porte-parole.

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Sécurité alimentaire : 1120 tonnes de denrées détruites et 125 établissements fermés en Tunisie

12. Oktober 2026 um 12:18

Depuis le début de l’année 2026, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a fait saisir et détruire 1120 tonnes de denrées impropres à la consommation. Plus de 34.000 opérations de contrôle et 6000 analyses en laboratoire ont également donné lieu à 1347 procès-verbaux, 2070 avertissements écrits et la fermeture de 125 établissements.

Ces chiffres ont été présentés lors de la troisième réunion du conseil d’établissement de l’Instance pour 2026. Ils dressent un bilan des contrôles menés sur les établissements alimentaires ouverts au public, ainsi que des interventions portant sur les importations, les exportations et la qualité de l’eau potable.

Plus de 34.000 contrôles et 125 fermetures

Les opérations de contrôle ont abouti à la saisie et à la destruction de 1120 tonnes de produits alimentaires jugés impropres à la consommation. Les agents de l’INSSPA ont également dressé 1347 procès-verbaux à l’encontre des contrevenants et adressé 2070 avertissements écrits.

En parallèle, 125 établissements ne respectant pas les conditions essentielles de sécurité sanitaire des aliments ont fait l’objet d’une fermeture.

134 tonnes d’importations refusées

Le contrôle aux frontières constitue un autre volet de l’activité de l’Instance. Ses services ont traité 1233 dossiers d’importation de produits alimentaires, permettant l’entrée de plus de 50.000 tonnes de marchandises. En revanche, 134 tonnes de produits ne répondant pas aux normes en vigueur ont été refusées.

À l’exportation, les services de contrôle ont réalisé 13.193 opérations portant sur 10.564 expéditions et analysé 2629 échantillons. Ces interventions ont donné lieu à la délivrance de 10.237 certificats de contrôle de la qualité et de 642 certificats de conformité. Quarante-neuf cas de refus ont également été enregistrés au moment de l’expédition.

La qualité de l’eau également surveillée

Le bilan couvre aussi le contrôle de l’eau potable. L’INSSPA a effectué 17.294 mesures du chlore résiduel afin de vérifier l’efficacité de la désinfection, ainsi que 767 analyses bactériologiques et 434 analyses physicochimiques.

Des recherches portant notamment sur les métaux lourds, le plomb et les substances radioactives ont également été menées pour vérifier la conformité de l’eau aux exigences sanitaires.

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Lassaâd Yaâkoubi renvoyé devant la Chambre criminelle de Ben Arous

12. Oktober 2026 um 12:03

L’ancien secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassaâd Yaâkoubi, a été renvoyé devant la Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Ben Arous. La décision de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis marque une nouvelle étape dans une affaire portant sur des soupçons de spéculation et de monopole.

Lassaâd Yaâkoubi et un autre prévenu font l’objet d’un mandat de dépôt depuis le 10 octobre 2025. À cette date, le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Ben Arous avait ordonné leur incarcération dans le cadre de l’enquête.

Une affaire liée au stockage de pommes de terre

Les premiers éléments rapportés lors de l’ouverture du dossier faisaient état de la saisie d’une importante quantité de pommes de terre entreposées dans un dépôt appartenant aux deux suspects. L’opération avait été menée par la brigade centrale de la Garde nationale de l’Aouina, sur autorisation du ministère public.

Après leur garde à vue, les deux hommes avaient été présentés au parquet de Ben Arous. Une enquête préliminaire avait alors été ouverte pour des soupçons de spéculation et de pratiques monopolistiques, avant la saisine du juge d’instruction.

Le renvoi devant la Chambre criminelle ouvre la voie à l’examen de l’affaire par la juridiction de jugement.

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