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Algérie – Émirats : Tebboune maintient la rupture et dénonce une volonté de domination

05. Oktober 2026 um 11:50

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune assume la rupture des relations avec Abou Dhabi : les choses, dit-il, ont dépassé les limites.

Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Algérie restait attachée à sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Il souligne que cette décision est intervenue après que les choses eurent dépassé les limites. Le chef de l’État a accusé le gouvernement émirati de chercher à prendre le contrôle de l’Algérie. « La société pétrolière émiratie, c’est nous qui l’avons fondée, et aujourd’hui Abou Dhabi cherche à exercer la tyrannie pour nous dominer » a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Nous accueillons ceux qui travaillent dans le respect des lois, mais celui qui tente d’exercer la tyrannie se trompe. »

Insistant sur l’importance de la souveraineté nationale, il a indiqué que l’Algérie était une « terre pure pour laquelle des millions de martyrs se sont sacrifiés. Et je n’ai pas le droit de la vendre à qui que ce soit ». Cette décision avait été annoncée le 10 septembre dernier. L’Algérie avait alors accordé à l’ambassadeur émirati un délai de 48 heures pour quitter le pays et décidé de fermer son espace aérien aux avions émiratis, à l’exception des vols commerciaux, jusqu’à la fin de 2026. Elle avait présenté cette décision comme le résultat de l’épuisement de tous les moyens de préserver les relations, accusant Abou Dhabi d’une série d’« actes provocateurs et hostiles ».

Abordant un autre sujet, Abdelmadjid Tebboune a évoqué les droits du peuple sahraoui, affirmant que nul ne peut le contraindre à y renoncer. Selon lui, le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à trouver une solution satisfaisant le Front Polisario et le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie étant des pays observateurs dans ce dossier. Il a précisé que l’Algérie donnait son avis lorsqu’elle était consultée par les amis américains; mais que la décision finale revenait aux Sahraouis, qui négocient avec le Maroc au sujet de leurs droits.

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Gazoduc Nigeria – Maroc : Alger met en avant les contraintes du projet

05. Oktober 2026 um 11:22

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune s’est exprimé dimanche 4 octobre sur le projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc. Sans le citer explicitement, il a souligné les difficultés liées à son tracé à travers plusieurs pays et défendu en parallèle le gazoduc transsaharien porté par Alger.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a commenté pour la première fois, directement, le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, actuellement à l’étude. Et ce, en mettant en avant les contraintes liées à son tracé et à la traversée de plusieurs pays africains. Lors d’une rencontre périodique avec la presse algérienne dimanche 4 octobre, il n’a pas nommé explicitement ledit projet. Mais ses propos ont été interprétés comme une référence à ce gazoduc, également appelé « Gazoduc atlantique ».

Selon Attaqa, A. Tebboune a estimé que les projets destinés à constituer une alternative au gazoduc transsaharien étaient confrontés à des « obstacles logiques » susceptibles de compliquer leur réalisation. Le président algérien a notamment insisté sur la longueur et la complexité du tracé du projet ouest-africain, affirmant que celui-ci devait traverser 14 pays, chacun pouvant réclamer une part du gaz au titre du droit de transit. Cette présentation doit toutefois être nuancée. Les données disponibles sur le projet Nigeria-Maroc font état d’un tracé traversant 13 pays, depuis le Nigeria jusqu’au Maroc, en passant notamment par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie.

Le gazoduc Nigeria-Maroc doit suivre la façade atlantique de l’Afrique et relier progressivement le Nigeria au Maroc, avec une perspective de connexion aux marchés européens. Le projet est porté par le Nigeria et le Maroc et bénéficie d’un intérêt de plusieurs institutions et partenaires internationaux.

Quant au gazoduc transsaharien, il mise sur un axe plus direct à travers le Nigeria, le Niger et l’Algérie. Alger cherche à accélérer ce projet alors que son rôle de fournisseur de gaz de l’Europe reste stratégique.

Alger avance notamment sur le SoutH2 Corridor, destiné à acheminer de l’hydrogène vert produit en Algérie vers l’Europe via la Tunisie, l’Italie et l’Autriche jusqu’à l’Allemagne. Les ministres de l’Énergie des cinq pays ont signé le 1er octobre à Alger une déclaration ministérielle destinée à renforcer la coopération autour de ce corridor.

Pour Alger, ces différents projets participent à une stratégie visant à consolider sa position de plateforme énergétique entre l’Afrique et l’Europe, en combinant les exportations traditionnelles de gaz avec de nouvelles filières liées aux énergies renouvelables et à l’hydrogène.

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