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Concert à Tunis du guitariste espagnol Dani de Morón

05. Oktober 2026 um 12:53

Le musicien espagnol Dani de Morón, l’un des guitaristes flamencos les plus reconnus et influents de sa génération, donnera un concert le samedi 10 octobre 2026, à 15h00, au Théâtre des Jeunes Créateurs, à la Cité de la culture de Tunis, et ce dans le cadre des Journées musicales de Carthage, qui se tiennent du 3 au 10 octobre, véritable espace de rencontre entre les scènes musicales tunisienne, méditerranéenne, arabe, africaine et européenne.  

Originaire de Morón de la Frontera, l’un des hauts lieux de la tradition de la guitare flamenca, Dani de Morón s’est formé dans l’entourage de la grande maîtresse du baile Matilde Coral. Il a depuis développé une remarquable carrière aux côtés de grandes figures du flamenco telles que José Mercé, Antonio Canales, Concha Buika et Patricia Guerrero, et a notamment accompagné Paco de Lucía lors de sa tournée Cositas Buenas, une expérience qui a contribué à renforcer sa projection internationale.

Lauréat de deux Giraldillos de la Bienal de Flamenco de Sevilla et nommé aux Latin Grammy Awards 2018 dans la catégorie «Meilleur album de flamenco», Dani de Morón développe un langage musical personnel, à la croisée de la tradition flamenca, du jazz et des musiques du monde.

Son concert à Tunis sera l’occasion de découvrir une guitare flamenca à la fois profondément enracinée dans sa tradition et ouverte à de nouveaux horizons musicaux.

Ce concert, organisé avec le soutien de l’ambassade d’Espagne et de la délégation de l’Union européenne en Tunisie, vise à  renforcer les échanges culturels et les liens entre les scènes européennes et tunisiennes.

I. B.

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Espagne – Crise du logement : Sanchez convoque des élections anticipées le 29 novembre

05. Oktober 2026 um 09:20

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, vient d’annoncer la tenue d’élections législatives anticipées le dimanche 29 novembre, trois jours après le rejet par le Parlement des mesures de son gouvernement pour répondre à la crise du logement. Un Conseil des ministres extraordinaire doit se réunir dès ce matin pour dissoudre les chambres.

Dans une allocution solennelle depuis le palais de la Moncloa, le dirigeant socialiste a appelé les Espagnols à lui donner « une majorité bien plus large, progressiste », afin de mener les réformes en suspens, de « faire plier les élites » et de poursuivre la transformation du pays. Le scrutin était initialement prévu à la mi-2027, selon RFI.

Le revers de vendredi 2 octobre a ravivé les doutes sur la capacité du gouvernement minoritaire de Pedro Sanchez à se maintenir jusqu’à l’échéance normale de la législature. Au pouvoir depuis huit ans, le chef du gouvernement est par ailleurs fragilisé par des scandales de corruption touchant son entourage proche, dont son épouse et son frère, ainsi que des collaborateurs clés du Parti socialiste.

Lire aussi – Espagne : la crise du logement ravive la contestation à Madrid

Les sondages les plus récents placent le Parti populaire (PP), principale formation conservatrice d’opposition, devant les socialistes. Le PP réclamait régulièrement des élections anticipées depuis plusieurs mois. Eh bien, c’est maintenant chose faite. Mais malin qui saura prédire avec certitude le prochain vainqueur de ces élections.

Pour revenir à la crise du logement, celle-ci s’est brutalement aggravée ces dernières semaines avec l’expulsion à Madrid de Maricarmen Abascal, 87 ans, devenue un symbole. Contrainte de quitter l’appartement où elle vivait depuis sept décennies après son rachat par une société d’investissement qui voulait augmenter son loyer de 275 %, elle a déclenché une vague de manifestations et l’installation d’un campement de militants en plein cœur de la capitale. Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Madrid et dans plusieurs autres grandes villes du pays pour réclamer un “logement digne“.

Comme dans de nombreux pays européens, la pénurie de logements abordables est l’un des principaux problèmes sociaux de l’Espagne. Les plateformes de location touristique, comme Airbnb, et les fonds d’investissement sont accusés de faire flamber les prix en rachetant des biens et en réduisant l’offre pour les résidents.

Par ailleurs et sur le plan international, si Pedro Sanchez perdait ces élections, ce serait un coup dur pour les Palestiniens et les Iraniens et par ricochet une bonne nouvelle pour Donald Trump et les Israéliens. Mais on n’en est pas là.

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