❌

Normale Ansicht

Loi 52 : La Tunisie veut distinguer consommateurs et trafiquants

23. September 2026 um 15:37

La réforme de la loi n°52 relative aux stupéfiants se précise à l’Assemblée des représentants du peuple. Après plusieurs mois d’auditions, la commission de la législation générale poursuit l’examen d’une proposition de réforme qui pourrait modifier l’approche tunisienne en matière de consommation, de traitement des addictions et de lutte contre le trafic.

Le rapporteur de la commission, Yasser Ghorari, a indiqué que plusieurs auditions avaient été organisées avec des médecins, psychologues, sociologues, pharmaciens, sécuritaires, représentants du ministère de la Justice et universitaires. L’objectif est de confronter les différents points de vue avant de poursuivre l’élaboration du texte, rapporte Mosaique fm.

Une distinction entre consommation et trafic

Parmi les principales pistes évoquées figure une distinction plus nette entre les consommateurs et les trafiquants.

La réflexion engagée au sein de la commission prévoit notamment un éventuel allègement de la réponse pénale envers les consommateurs, parallèlement à un renforcement des sanctions contre les réseaux de promotion et de trafic.

Yasser Ghorari estime que plus de vingt ans après l’adoption de la loi n°52, une évaluation de ses effets et une évolution de l’approche sont nécessaires. Selon lui, la seule réponse pénale ne permet pas, à elle seule, de traiter la question de l’addiction.

La réforme envisagée chercherait ainsi à différencier davantage la personne confrontée à une addiction des acteurs impliqués dans les réseaux de trafic.

L’accès aux soins au cœur de la réflexion

La prise en charge des personnes dépendantes constitue un autre volet important des pistes présentées par le rapporteur.

Il plaide pour faciliter l’accès aux soins sans que les personnes concernées craignent des conséquences pénales ou professionnelles, tout en assurant la confidentialité de leurs données.

La commission envisage également de renforcer les structures consacrées à la prévention et au traitement des addictions. Le nombre de centres spécialisés reste, selon Yasser Ghorari, limité.

Cette dimension sanitaire constituerait l’un des changements importants par rapport à une approche reposant principalement sur la sanction.

Un texte déjà examiné par l’Assemblée

La révision de la loi n°52 n’est pas au stade d’une simple intention. Une proposition de loi portant modification du texte de 1992 a été déposée à l’ARP en février 2025 et son examen s’est poursuivi en 2026.

La commission de la législation générale a notamment auditionné des universitaires en avril, puis des représentants du ministère de l’Intérieur en juin. Ces derniers avaient alors souligné l’évolution et l’augmentation du phénomène de consommation et de trafic de stupéfiants.

Le ministère de l’Intérieur avait par ailleurs annoncé, le 13 septembre, travailler à une révision de la loi n°52 afin d’adapter les moyens de lutte contre les réseaux de criminalité organisée et l’évolution des méthodes de trafic.

Prévention, soins et lutte contre les réseaux

La réforme actuellement discutée ne se limiterait donc pas à modifier les sanctions. Elle pourrait également intégrer davantage la prévention, le traitement des addictions et l’accompagnement des personnes dépendantes, tout en renforçant l’arsenal contre les réseaux de trafic.

La proposition reste toutefois en cours d’examen. Les orientations évoquées par la commission constituent à ce stade des pistes de réforme et ne préjugent pas du contenu définitif de la loi qui pourrait être adoptée.

Lire aussi :

L’article Loi 52 : La Tunisie veut distinguer consommateurs et trafiquants est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Face au déficit énergétique, le gouvernement mise sur les renouvelables et la maîtrise de la demande

23. September 2026 um 14:34

La transition énergétique s’impose désormais comme une priorité stratégique pour la Tunisie, confrontée à un déficit énergétique structurel et à une forte dépendance aux importations. Le gouvernement entend agir sur deux fronts : accélérer le développement des énergies renouvelables et réduire la consommation grâce à l’efficacité énergétique.

Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchene, a exposé cette orientation mercredi 23 septembre à Tunis, à l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, organisée les 23 et 24 septembre.

Deux leviers pour réduire la dépendance

Selon Wael Chouchene, la transformation du système énergétique tunisien repose sur deux piliers complémentaires : le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de la demande.

L’objectif dépasse ainsi la seule augmentation des capacités de production. Le gouvernement veut également agir sur l’efficacité énergétique afin de limiter la consommation et, à terme, de réduire la pression exercée par les importations d’énergie.

Cette transformation est présentée comme un enjeu économique autant qu’énergétique. Le secrétaire d’État estime qu’elle doit permettre de renforcer l’attractivité de la Tunisie, d’améliorer la compétitivité de l’industrie et de favoriser la création de compétences, de valeur ajoutée et d’emplois dans les régions.

Des investissements lourds à mobiliser

Le passage à un système énergétique davantage fondé sur les renouvelables nécessite toutefois des investissements importants. Ils concernent non seulement les capacités de production, mais aussi les réseaux, les infrastructures, le stockage et les nouvelles technologies.

Wael Chouchene a insisté sur la nécessité de mobiliser les pouvoirs publics, les entreprises, les institutions financières et les partenaires techniques. Il a également appelé à des cadres réglementaires clairs, à des mécanismes de financement adaptés et à une visibilité suffisante pour permettre des investissements de long terme.

L’enjeu est donc désormais de transformer les orientations annoncées en projets capables de modifier progressivement la structure du système énergétique tunisien.

Produire davantage et diversifier les sources

La sécurité énergétique ne peut, selon Rania Marzougui, administratrice déléguée de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et chargée de la Direction générale des hydrocarbures au ministère de l’Industrie, reposer sur une seule source.

Elle passe également par la diversification du bouquet énergétique, le développement de la production nationale, l’efficacité énergétique et le renforcement des infrastructures.

Cette approche maintient un rôle important pour les hydrocarbures et la production nationale, tout en accompagnant le développement des énergies renouvelables. L’ETAP doit notamment continuer à jouer un rôle dans le développement des ressources nationales, tandis que la Direction générale des hydrocarbures entend améliorer le cadre destiné aux investisseurs.

La Tunisie veut aussi jouer régional

L’Ifriqiya Energy Hub entend enfin inscrire cette transformation dans une dimension régionale. La position de la Tunisie, à proximité de l’Algérie, de la Libye et du marché européen, est présentée comme un atout pour développer les coopérations énergétiques.

Les discussions de cette deuxième édition portent notamment sur les interconnexions électriques, les projets d’énergies renouvelables, la recherche et l’exploration ainsi que la coopération avec les pays africains et arabes.

L’ambition affichée est désormais de rapprocher sécurité énergétique, transition énergétique et coopération régionale, avec un objectif central : transformer les investissements et les partenariats en projets concrets.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Face au déficit énergétique, le gouvernement mise sur les renouvelables et la maîtrise de la demande est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Le ministère de la Défense veut passer à une production militaire nationale

23. September 2026 um 14:08

La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’équipements militaires. Le ministre de la Défense nationale, Khaled Souihli, a annoncé mardi 22 septembre l’ambition d’établir une stratégie nationale de fabrication militaire, en s’appuyant sur les compétences tunisiennes et le tissu industriel local.

Cette annonce a été faite à l’ouverture du premier séminaire organisé par le Centre de recherches militaires sur le développement technologique et la production de défense, au Centre national de cartographie et de télédétection. La rencontre a réuni des représentants d’entreprises industrielles tunisiennes, des compétences nationales ainsi que des experts civils et militaires.

Réduire le recours aux importations

L’objectif affiché par le ministre est de passer d’une dépendance à l’importation des équipements militaires à une capacité accrue de fabrication locale.

Selon la Radio nationale, Khaled Souihli a insisté sur le rôle du partenariat entre les secteurs public et privé, ainsi que sur l’ouverture aux institutions de recherche et aux pôles technologiques nationaux. Cette démarche doit contribuer à établir une stratégie nationale de fabrication militaire fondée sur les capacités propres du pays, les ressources humaines locales et le tissu industriel tunisien.

Le ministre a également souligné que les entreprises tunisiennes disposent déjà de capacités dans la conception, le développement, la fabrication et l’intégration, avec des niveaux avancés de qualité et de spécialisation. Ces compétences pourraient être mobilisées dans des secteurs liés à la défense, sous réserve de réunir les conditions techniques, institutionnelles et sécuritaires nécessaires.

De projets ponctuels à une stratégie nationale

Le changement de cap annoncé se situe surtout dans l’ambition affichée par le ministère.

Khaled Souihli a indiqué que l’institution militaire souhaite dépasser le stade des projets individuels pour construire une « souveraineté industrielle de défense nationale durable », reposant sur l’accumulation technologique et un partenariat stratégique entre l’armée, l’université, les centres de recherche et l’industrie nationale.

Le séminaire a également donné lieu à une exposition présentant des échantillons de produits industriels et des projets d’innovation technologique issus d’entreprises tunisiennes.

À ce stade, le ministère n’a toutefois pas détaillé de calendrier, de volume de production ou de liste d’équipements qui seraient concernés. L’annonce marque donc avant tout la volonté de structurer une filière industrielle de défense nationale, plutôt que le lancement d’un programme de production précisément défini.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Le ministère de la Défense veut passer à une production militaire nationale est apparu en premier sur webdo.

Béchir Akremi condamné à 15 ans de prison dans une affaire de falsification

23. September 2026 um 13:56

L’ancien procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis, Béchir Akremi, a été condamné à 15 ans de prison dans une nouvelle affaire portant notamment sur des faits de falsification.

Le verdict a été rendu dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026 par la quatrième chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis. Les poursuites concernent des faits de « falsification », de détention et d’usage de documents falsifiés, rapporte Mosaique fm.

Cette nouvelle condamnation s’ajoute à plusieurs décisions judiciaires déjà prononcées à l’encontre de l’ancien procureur dans des affaires distinctes.

29 ans dans deux affaires liées au dossier Belaïd

En juillet dernier, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis avait porté à 29 ans de prison la peine globale prononcée contre Béchir Akremi dans deux dossiers liés au traitement judiciaire de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd.

En première instance, le 4 mars 2026, il avait été condamné à un total de 23 ans de prison dans ces deux affaires. La peine avait ensuite été portée à 29 ans en appel, le 13 juillet.

Ces procédures portaient sur des faits liés au traitement judiciaire du dossier Belaïd et non sur l’assassinat lui-même. Les condamnations concernaient notamment des faits reprochés à Béchir Akremi dans le cadre de l’exercice de ses fonctions et des faits de falsification.

Lire aussi :

L’article Béchir Akremi condamné à 15 ans de prison dans une affaire de falsification est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : Les avoirs de trois personnes gelés pour six mois renouvelables

23. September 2026 um 13:02

Trois décisions de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT), datées du 16 septembre 2026 et publiées au Journal officiel, prévoient le gel des avoirs et ressources économiques de trois personnes pour une durée de six mois, renouvelable.

Trois décisions publiées au JORT

Les décisions concernent Mohamed Yassine Achour Chouchane, Abdelghani Rouaimia et Moez Mahjoubi. Elles ont été prises par la CNLCT le 16 septembre et figurent dans le numéro 94 du Journal officiel de la République tunisienne, publié le 22 septembre 2026.

Pour chacun des trois intéressés, le dispositif prévoit le gel des avoirs et des ressources économiques pendant six mois, avec possibilité de renouvellement.

Les trois personnes sont de nationalité tunisienne. Mohamed Yassine Achour Chouchane est né en 1999, Abdelghani Rouaimia en 1990 et Moez Mahjoubi en 1985, selon les décisions reprises par La Presse.

Une mesure relevant du dispositif antiterroriste

Ces décisions s’inscrivent dans les prérogatives de la Commission nationale de lutte contre le terrorisme et dans le cadre de la législation tunisienne relative à la lutte contre le terrorisme et à la prévention du blanchiment d’argent.

Le gel des avoirs constitue une mesure juridique distincte d’une condamnation pénale. L’inscription d’une personne dans une décision de gel ne signifie donc pas, à elle seule, que sa responsabilité pénale est établie. Toute éventuelle responsabilité pénale relève des procédures et des autorités judiciaires compétentes.

La durée initiale de six mois constitue ainsi la période d’application prévue par les décisions, avec une possibilité de renouvellement conformément au dispositif légal.

Lire aussi :

L’article Tunisie : Les avoirs de trois personnes gelés pour six mois renouvelables est apparu en premier sur webdo.

Espérance ST : Accord trouvé avec Pablo Franco pour succéder à Reghecampf

23. September 2026 um 11:50

L’Espérance sportive de Tunis aurait trouvé un accord avec l’entraîneur espagnol Pablo Franco pour prendre en main l’équipe première. Le technicien, champion du Maroc 2025-2026 avec le Maghreb de Fès, est attendu à Tunis dans les prochaines 24 heures pour signer son contrat.

Un accord en attendant la signature

Après avoir engagé des discussions avec plusieurs techniciens, la direction de l’Espérance a arrêté son choix sur Pablo Franco, d’après les informations rapportées mercredi par Mosaïque FM. La veille, le club avait déjà entamé des négociations avec l’entraîneur espagnol, parmi plusieurs pistes étudiées pour assurer la succession de Laurențiu Reghecampf.

L’arrivée de Franco n’est toutefois pas encore officialisée. Le technicien est attendu à Tunis dans les prochaines 24 heures afin de finaliser les derniers détails et signer son contrat. Il pourra ensuite entamer officiellement sa mission avec le club de Bab Souika.

Champion du Maroc avec le Maghreb de Fès

Pablo Franco arrive avec un titre national remporté au Maroc. La saison dernière, l’Espagnol a conduit le Maghreb de Fès au championnat marocain 2025-2026, une performance qui avait notamment retenu l’attention de la direction espérantiste lors de sa recherche d’un nouvel entraîneur.

La nomination de Franco intervient dans un contexte de changement sur le banc espérantiste. Laurențiu Reghecampf n’a pas accompagné l’équipe lors du début du stage à Aïn Draham. Mosaïque FM a par ailleurs rapporté que le technicien roumain doit être présenté jeudi 24 septembre comme nouvel entraîneur du Steaua Bucarest.

L’Espérance se prépare donc à tourner la page Reghecampf avec Pablo Franco, sous réserve de la signature et de l’officialisation de son contrat.

Lire aussi :

L’article Espérance ST : Accord trouvé avec Pablo Franco pour succéder à Reghecampf est apparu en premier sur webdo.

Rentrée scolaire : Ooredoo Fintech accompagne 400 enfants en Tunisie

23. September 2026 um 11:33

À l’occasion de la rentrée scolaire, Ooredoo Fintech Tunisie a pris en charge les frais de scolarité de 400 enfants orphelins, dans le cadre d’une initiative menée avec l’Association Rose de l’Espoir.

Une délégation de l’entreprise, conduite par son Country Head, Mustapha Ben Ghachem, s’est rendue le 11 septembre auprès de l’association afin de rencontrer les enfants bénéficiaires. Une activité a également été organisée pour marquer le début de la nouvelle année scolaire.

400 enfants accompagnés

Cette initiative vise à apporter un soutien concret aux familles et aux enfants accompagnés par l’Association Rose de l’Espoir à l’occasion de la rentrée.

Pour Ooredoo Fintech, cette action s’inscrit dans une démarche d’engagement auprès des communautés locales, au-delà de ses activités dans les services financiers numériques.

« Soutenir l’éducation des enfants est l’une des façons dont nous pouvons contribuer » à leur offrir davantage d’opportunités, a déclaré Mustapha Ben Ghachem, soulignant la volonté de l’entreprise d’accompagner 400 enfants pour cette rentrée scolaire.

De son côté, Seifeddine Chibani, président de l’Association Rose de l’Espoir, a salué cette contribution, estimant qu’elle renforce la capacité de l’association à poursuivre son accompagnement des enfants.

Une action autour de l’éducation

L’initiative intervient dans le cadre des actions sociales menées par Ooredoo Fintech en Tunisie, avec un accent mis ici sur l’accès à l’éducation.

Présente sur le marché tunisien à travers ses services financiers numériques, l’entreprise indique vouloir également développer des initiatives en faveur de l’inclusion et de l’accompagnement des communautés locales.

Cette opération avec l’Association Rose de l’Espoir vient ainsi compléter les activités de l’entreprise autour de sa marque grand public walletii by Ooredoo.

Lire aussi :

L’article Rentrée scolaire : Ooredoo Fintech accompagne 400 enfants en Tunisie est apparu en premier sur webdo.

Grève des transporteurs : Agil rassure sur les stocks de carburant

23. September 2026 um 10:30

Alors que la grève des transporteurs de carburants a débuté ce mercredi 23 septembre, le président-directeur général d’Agil, Khaled Battin, assure que l’approvisionnement des stations se poursuit normalement. Il affirme notamment que les dépôts de Radès et de Skhira disposent d’un stock couvrant environ un mois de consommation.

Un stock couvrant un mois

Intervenant mercredi sur les ondes de Mosaique fm, Khaled Battin a indiqué que le mouvement de grève des travailleurs du transport des carburants n’avait pas, à ce stade, perturbé le fonctionnement des stations-service.

Selon le PDG d’Agil, plusieurs chauffeurs ont continué à travailler normalement et à assurer l’approvisionnement des stations en carburants malgré l’appel à la grève.

Il a également affirmé que les opérations se déroulaient normalement dans les dépôts de Radès et de Skhira, précisant que les stocks disponibles permettent de couvrir les besoins d’environ un mois.

Deux arrivages de carburants

Khaled Battin a par ailleurs souligné que ces réserves sont soutenues par un approvisionnement continu. Il a notamment indiqué qu’un navire chargé d’essence était arrivé la veille, tandis qu’un autre, transportant du gasoil, devait arriver mercredi.

Ces arrivages doivent contribuer à maintenir l’approvisionnement du marché alors que les transporteurs de carburants observent leur mouvement de grève les 23 et 24 septembre.

Agil assure que les stations restent approvisionnées

Le PDG d’Agil a également déclaré qu’aucune file d’attente n’était enregistrée dans les stations-service au moment de son intervention.

Cette affirmation doit toutefois être comprise comme un état de la situation présenté par Agil mercredi matin, alors que la situation peut varier d’une station à l’autre et évoluer au cours de la journée.

L’entreprise assure ainsi que la disponibilité des stocks et la poursuite d’une partie des opérations de transport permettent, pour le moment, de maintenir l’approvisionnement malgré le mouvement social.

Lire aussi :

L’article Grève des transporteurs : Agil rassure sur les stocks de carburant est apparu en premier sur webdo.

Tunisie : 698 MD de financements pour l’eau potable et le Groupe chimique

23. September 2026 um 10:02

La Tunisie a signé deux accords de garantie avec la Banque africaine de développement (BAD) pour des financements destinés à la SONEDE et au Groupe chimique tunisien. Les deux opérations représentent au total 698 millions de dinars, avec 377 MD consacrés au réseau d’eau potable du Grand Tunis et 321 MD à la mise à niveau environnementale des unités du GCT.

377 MD pour le réseau d’eau du Grand Tunis

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, et Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du bureau de la BAD en Tunisie, ont signé mardi 22 septembre les deux accords de garantie entre la République tunisienne et la banque.

Le premier financement, d’un montant de 111,5 millions d’euros, soit environ 377 millions de dinars, bénéficiera à la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

Il contribuera au projet d’amélioration des performances techniques et énergétiques du réseau d’eau potable du Grand Tunis. L’objectif est notamment d’améliorer l’efficacité du réseau et de renforcer la sécurité de l’approvisionnement en eau.

La BAD avait déjà approuvé ce financement avant la signature de l’accord de garantie. Le coût global du projet est estimé à 151,1 millions d’euros, avec notamment une contribution de 30 millions d’euros de l’Union européenne et de 9,6 millions d’euros de la SONEDE.

321 MD pour moderniser le Groupe chimique

Le deuxième accord porte sur un financement de 110 millions de dollars, soit environ 321 millions de dinars, destiné au Groupe chimique tunisien.

Cette enveloppe doit contribuer à la mise à niveau environnementale et à la modernisation des unités de production du groupe. Le projet vise notamment à réduire la pollution et à améliorer les performances environnementales et énergétiques des installations.

Les interventions concernent notamment les sites du GCT à Gabès, Skhira et M’Dhilla, avec des investissements destinés à améliorer les performances opérationnelles et à réduire l’impact environnemental des activités industrielles.

Deux projets liés aux priorités nationales

Lors de la cérémonie de signature, Samir Abdelhafidh a indiqué que les deux projets s’inscrivent dans les priorités du Plan de développement 2026-2030, notamment en matière de sécurité hydrique et énergétique, de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement.

Le ministre a également souligné l’importance du soutien aux entreprises publiques stratégiques afin d’améliorer leur efficacité et leur capacité à remplir leurs missions économiques et sociales.

De son côté, Malinne Blomberg a réaffirmé la volonté de la BAD de poursuivre son appui à la Tunisie. Elle a notamment mis en avant les objectifs des deux projets en matière de sécurité hydrique et alimentaire, de réduction de la pollution, d’efficacité énergétique et d’amélioration des conditions de vie.

Les deux financements représentent ainsi près de 700 millions de dinars, mais leur signature du 22 septembre constitue une étape dans la mise en œuvre de financements dont les approbations par la BAD étaient intervenues antérieurement.

Lire aussi :

L’article Tunisie : 698 MD de financements pour l’eau potable et le Groupe chimique est apparu en premier sur webdo.

Migration : Plus de 5000 retours volontaires depuis la Tunisie en 2026

23. September 2026 um 09:31

La Tunisie a enregistré 5077 retours volontaires de migrants en situation irrégulière depuis le début de l’année 2026, selon les chiffres communiqués par le ministère des Affaires étrangères à l’issue d’une rencontre entre Mohamed Ali Nafti et la directrice générale de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, mardi 22 septembre à New York.

Ce chiffre porte à 25.351 le nombre total de migrants ayant bénéficié du mécanisme de retour volontaire et de réintégration depuis sa mise en place, précise le ministère. Ce bilan ne comprend pas les retours volontaires effectués à bord de vols commerciaux réguliers.

5077 retours depuis janvier

Au cours de leur entretien, Mohamed Ali Nafti et Amy Pope ont examiné les résultats de la coopération entre la Tunisie et l’OIM, notamment dans le cadre du mécanisme de retour volontaire et de réintégration.

Selon les données présentées par le ministère, 5077 migrants en situation irrégulière ont ainsi quitté volontairement la Tunisie depuis le 1er janvier 2026. Le cumul atteint désormais 25.351 bénéficiaires depuis le lancement de ce dispositif.

Les deux parties ont souligné la nécessité de poursuivre la coordination afin d’accélérer les opérations de retour volontaire et de favoriser une réintégration durable des personnes retournées dans leurs pays d’origine.

Tunis réaffirme sa position sur la migration

À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a réaffirmé la position constante de la Tunisie, qui refuse que son territoire soit une terre d’installation ou de transit. Selon le ministre, la gestion des questions migratoires doit s’inscrire dans une approche globale fondée notamment sur la responsabilité partagée, le respect de la souveraineté des États, de la dignité humaine et des droits de l’Homme.

Le ministre a également souligné la nécessité d’intensifier l’action internationale contre les causes profondes de la migration irrégulière et de lutter contre les réseaux de traite des êtres humains.

Il a par ailleurs appelé à développer des solutions permettant de mieux articuler la lutte contre la migration irrégulière et le renforcement des voies de migration régulière, conformément aux objectifs du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La coopération Tunisie-OIM au centre des échanges

Amy Pope s’est, de son côté, félicitée du niveau de coopération entre l’OIM et la Tunisie. Elle a notamment souligné l’importance des programmes de développement ainsi que du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains, présenté comme un moyen de s’attaquer aux causes profondes du phénomène migratoire.

Les deux responsables ont également passé en revue plusieurs programmes mis en œuvre par l’OIM au profit des compétences tunisiennes résidant à l’étranger, afin de leur permettre de contribuer aux efforts de développement dans leur pays d’origine.

La rencontre s’est tenue en marge de la participation de Mohamed Ali Nafti aux travaux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Lire aussi :

L’article Migration : Plus de 5000 retours volontaires depuis la Tunisie en 2026 est apparu en premier sur webdo.

Tunisie – Météo : Pluies orageuses et parfois abondantes dans plusieurs régions ce mercredi

23. September 2026 um 08:55

Des pluies éparses et temporairement orageuses sont attendues ce mercredi 23 septembre sur plusieurs régions de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), les précipitations concerneront d’abord les régions côtières de l’Est avant de s’étendre localement à d’autres zones du pays au cours de l’après-midi.

Une situation pluvieuse qui s’étend

Le ciel sera parfois très nuageux sur les régions concernées, avec des pluies éparses pouvant prendre un caractère orageux. L’INM prévoit leur extension, dans l’après-midi, au Nord ainsi qu’aux régions du Centre-Ouest, du Sud et de l’Extrême-Sud.

Dans certaines zones du Sud et de l’Extrême-Sud, les précipitations pourront être parfois abondantes. La carte de vigilance de l’INM signale notamment des cellules orageuses locales accompagnées de pluies parfois intenses sur l’Extrême-Sud, avant leur déplacement vers les régions de l’Est.

La vigilance concerne notamment Tataouine, où l’INM a actualisé mercredi matin son suivi pour les risques de pluie-inondation et d’orages.

Des températures jusqu’à 33 degrés

Les températures maximales resteront comprises généralement entre 27 et 33°C, tandis qu’elles se situeront autour de 24°C sur les hauteurs de l’Ouest.

Le vent soufflera de secteur nord sur le Nord et de secteur est sur le Centre et le Sud. Il sera relativement fort près des côtes et faible à modéré ailleurs. La mer sera moutonneuse à localement agitée sur les côtes Est.

Lire aussi :

L’article Tunisie – Météo : Pluies orageuses et parfois abondantes dans plusieurs régions ce mercredi est apparu en premier sur webdo.

❌