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Trend80 et IA: quand la nostalgie devient une affaire de données

14. September 2026 um 17:26

L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique inspirée des années 1980, avec coiffures, vêtements, décors et couleurs caractéristiques de cette époque. La tendance joue sur la nostalgie. Mais derrière une photo transformée en quelques secondes se pose une question beaucoup moins visible, celle des données que l’utilisateur transmet au service pour obtenir ce résultat. 

Pour Habib Soula, Software Engineer chez Value, c’est précisément là que se situe une partie du problème. L’usage de ces outils s’est tellement banalisé que l’utilisateur ne se demande pas toujours ce qui se passe derrière l’interface. Il rappelle, avec une pointe d’humour, qu’un service proposé gratuitement repose nécessairement sur un modèle économique. Les grands laboratoires d’IA disposent par ailleurs de volumes considérables de données pour développer et améliorer leurs modèles.

Son propos ne revient pas à considérer que toute utilisation de l’IA constitue une menace. Il invite plutôt à regarder de plus près ce que l’on accepte en utilisant ces services. Les paramètres de confidentialité ne sont pas accessoires. Ils déterminent notamment, selon les services et les fonctionnalités activées, la manière dont certaines conversations ou certains contenus peuvent être conservés ou utilisés.

Le #Trend80 permet de rendre cette question très concrète. Pour obtenir une image dans le style des années 1980, l’utilisateur transmet son visage à un outil. Or un visage n’est pas une donnée comme une autre. Il peut permettre d’identifier une personne et prendre une dimension particulière lorsqu’il s’agit de photos d’enfants ou de personnes qui n’ont pas donné leur accord.

Habib Soula insiste également sur une confusion fréquente entre supprimer une application ou un compte et faire disparaître automatiquement toutes les données associées. Ces deux opérations ne sont pas nécessairement équivalentes. La conservation et la suppression des données dépendent des règles propres à chaque service, de ses paramètres et de ses politiques de confidentialité. Autrement dit, désinstaller une application ne signifie pas forcément que les données déjà transmises au service disparaissent au même moment.

Il prend l’exemple de sa mère, qui utilise régulièrement l’IA. Son propre usage est différent. Il estime que près de 98% de ses interactions avec ces outils sont liées au développement, le reste concernant notamment la culture, la santé ou des questions du quotidien. Il raconte que, deux ans auparavant, sa mère avait demandé à ChatGPT d’analyser ses résultats médicaux. Aujourd’hui, l’existence de fonctionnalités de mémoire ou la conservation de certains échanges peut, selon les paramètres du service, permettre à l’outil de tenir compte d’éléments issus de conversations antérieures. Pour lui, cet exemple montre surtout que l’utilisateur peut progressivement constituer un historique beaucoup plus riche qu’il ne le pense. Une question isolée sur la santé, une photo, une information professionnelle ou une préférence personnelle peuvent, une fois mises bout à bout, dessiner un profil beaucoup plus précis de l’utilisateur.

Cette accumulation soulève aussi la question de la sécurité. Plus les utilisateurs confient de données aux plateformes, plus la protection de ces données devient stratégique. Le risque ne se limite donc pas à la manière dont une entreprise décide de traiter ou d’utiliser les informations qui lui sont confiées. Il concerne également leur exposition potentielle en cas de faille de sécurité ou de cyberattaque.

Les récentes affaires qui ont touché le secteur de l’IA alimentent d’ailleurs cette réflexion. Habib Soula évoque notamment les alertes lancées par certains chercheurs et anciens collaborateurs de grandes entreprises du secteur sur les risques liés au développement rapide de ces technologies. Il ne défend pas l’idée d’abandonner l’IA. Son propos porte davantage sur la nécessité de conserver des mécanismes de contrôle et un cadre de régulation à mesure que les capacités des modèles progressent.

Cette vigilance ne concerne d’ailleurs pas uniquement ChatGPT, Gemini ou les autres outils d’IA générative. Le même raisonnement peut être appliqué aux grandes plateformes numériques, notamment Meta et les réseaux sociaux. À chaque fois, l’utilisateur échange une partie de ses données contre un service, souvent sans mesurer précisément la valeur de ce qu’il transmet.

Quelques réflexes peuvent néanmoins limiter l’exposition. Avant d’envoyer la photo d’une autre personne à un outil d’IA, il est préférable d’obtenir son accord, avec une vigilance particulière pour les images d’enfants. Il est également utile de vérifier les autorisations accordées aux applications et de privilégier, lorsque c’est possible, l’accès à certaines photos plutôt qu’à l’ensemble de la galerie. Les paramètres liés à l’utilisation des conversations et des contenus doivent également être vérifiés régulièrement, car les options peuvent évoluer d’un service à l’autre.

Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir ce que l’IA peut produire. À mesure qu’elle devient un outil du quotidien, il faut aussi se demander ce que l’on lui donne pour parvenir à ce résultat. Le #Trend80 n’est qu’un exemple parmi d’autres. Une photo publiée pour quelques secondes de nostalgie peut aussi être, pour une plateforme, une nouvelle donnée à traiter. C’est cette asymétrie entre la simplicité apparente de l’usage et la complexité de ce qui se passe derrière l’écran qui mérite désormais davantage d’attention.

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Slim Ghribi prend la direction marketing de Power Brands Group

14. September 2026 um 16:21

Slim Ghribi a rejoint Power Brands Group en tant que directeur marketing, une arrivée annoncée par le responsable sur son compte LinkedIn. Il occupait auparavant le même poste chez Délice Danone.

Dans ses nouvelles fonctions, il intervient sur un portefeuille composé de 25 marques et de plus de 130 références, réparties sur six catégories de produits. Le périmètre couvre notamment les boissons gazeuses, les jus, les eaux minérales, les energy drinks, les chips et les cakes.

Cette nouvelle fonction intervient ainsi sur un portefeuille couvrant plusieurs segments de la grande consommation. Dans son annonce, Slim Ghribi indique que son travail portera notamment sur le développement des marques et leur croissance, en s’appuyant sur les consumer insights pour orienter les stratégies marketing et leur mise en œuvre sur le marché.

Son parcours comprend plusieurs expériences dans le marketing de l’agroalimentaire, dont son passage chez Délice Danone. Il a également exercé des fonctions marketing dans d’autres entreprises du secteur avant de rejoindre Power Brands Group.

Après deux mois dans son nouveau poste, Slim Ghribi a présenté cette prise de fonction comme une nouvelle étape professionnelle, en remerciant la direction générale du groupe ainsi que les équipes pour leur accueil.

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Afrique-Chine: le déficit commercial atteint 80 milliards de dollars en 8 mois

14. September 2026 um 12:34

Le commerce entre l’Afrique et la Chine continue de battre des records, sans pour autant réduire le déséquilibre qui caractérise cette relation. Entre janvier et août 2026, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 80,07 milliards de dollars, en progression de 34,48% sur un an, selon les données rapportées par l’Agence Ecofin.

Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son montant. Car dans le même temps, les exportations africaines vers la Chine ne reculent pas. Elles ont augmenté de 19%, pour atteindre 96,93 milliards de dollars. Ce qui s’est accéléré davantage, ce sont les ventes chinoises au continent, en hausse de 25,8%, à environ 177 milliards de dollars. Au total, les échanges bilatéraux ont atteint près de 274 milliards de dollars sur huit mois, en hausse de 23,3%.

Le paradoxe apparent est donc celui d’un commerce en forte expansion qui produit, dans le même mouvement, un déficit plus important. Mais ce n’est pas réellement un paradoxe. Les deux économies n’entrent pas dans l’échange avec la même structure productive.

Depuis plusieurs décennies, la Chine a construit une puissance industrielle capable de fournir à des marchés très différents des biens allant des équipements électriques aux véhicules, des machines aux produits électroniques. L’Afrique, elle, reste largement positionnée sur l’exportation de ressources naturelles et de produits peu transformés. Cette spécialisation explique en grande partie pourquoi une hausse des échanges ne produit pas mécaniquement un rapprochement des balances commerciales.

La question est d’autant plus importante que la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial parmi d’autres pour le continent. Elle est devenue un acteur majeur de ses infrastructures, de ses chaînes d’approvisionnement et de ses marchés de consommation. Les entreprises chinoises sont présentes dans les télécommunications, l’automobile, l’énergie, les équipements industriels ou encore les technologies numériques. Pour les économies africaines, cette présence permet d’accéder à des biens et à des équipements à des coûts souvent compétitifs. Elle exerce aussi une pression accrue sur les producteurs locaux.

Le déficit commercial ne doit donc pas être interprété isolément comme une perte. Une partie des importations chinoises correspond à des machines, des équipements ou des intrants susceptibles de soutenir l’investissement et la production africaine. Le problème apparaît lorsque ces importations de biens manufacturés ne s’accompagnent pas d’une progression suffisamment rapide des capacités africaines à exporter des produits transformés.

C’est précisément sur ce terrain que se joue la prochaine étape de la relation sino-africaine. Pékin a d’ailleurs élargi depuis mai 2026 l’accès préférentiel à son marché en supprimant les droits de douane sur certains produits provenant de 53 pays africains. Cette ouverture peut favoriser les exportations africaines, mais elle ne règle pas la question de l’offre.

Pour accroître durablement ses ventes sur le marché chinois, l’Afrique doit pouvoir produire davantage, mais surtout produire différemment. Transformer localement le cacao, le coton, les minerais ou les produits agricoles permettrait de capter une part plus importante de la valeur avant exportation. C’est aussi ce qui donnerait davantage de contenu industriel aux échanges avec la Chine.

 

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Crédits sur l’honneur: un nouveau mécanisme sans intérêts entre en vigueur le 1er octobre

14. September 2026 um 12:04

Le système bancaire tunisien s’apprête à mettre en œuvre, à partir du 1er octobre 2026, un nouveau mécanisme de “crédits sur l’honneur” destinés à faciliter l’accès au financement sans intérêts. Selon l’agence tap, le dispositif, prévu par la loi n°41 de 2024, est encadré par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et la circulaire n°8-2026 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publiée le 1er septembre 2026.

Ces crédits seront accordés sans intérêts, garanties, frais de dossier ni commissions bancaires. D’après la même source, le remboursement pourra s’étaler sur une période maximale de deux ans, avec une période de grâce pouvant atteindre six mois.

Le mécanisme prévoit un plafond de 5.000 dinars pour les particuliers, 10.000 dinars pour les PME et 25.000 dinars pour les sociétés communautaires. Les demandes devront être déposées exclusivement via une plateforme numérique dédiée.

Afin d’assurer l’alimentation de cette ligne de financement, les banques sont tenues d’affecter au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent aux crédits sur l’honneur.

En effet, la mesure intervient dans un contexte marqué par un niveau encore limité de bancarisation en Tunisie. Selon l’expert bancaire Mohamed Nkhili, le taux d’accès aux services bancaires se situe autour de 36 %.

Les données de la Banque mondiale pour 2024 indiquent, pour leur part, que 37 % des Tunisiens disposent d’un compte auprès d’une institution financière. Le taux est encore plus faible chez les femmes, à 29 %, et chez les personnes appartenant aux catégories de revenus les plus modestes, à 32 %.

Dans le même temps, la BCT recensait plus de 10,6 millions de comptes bancaires à fin 2024. Leur nombre n’a toutefois progressé que de 1,6 % en moyenne sur la période 2020-2024.

Pour Mohamed Nkhili, l’obligation de disposer d’un compte bancaire pour accéder au nouveau financement pourrait justement pousser une partie des personnes opérant essentiellement en espèces, notamment dans le secteur informel, à intégrer davantage le circuit bancaire.

Une portée limitée face à l’ampleur du défi

L’impact du dispositif sur l’inclusion financière reste toutefois sujet à débat. L’expert-comptable et spécialiste bancaire Sofiène Werimi estime que le mécanisme ne suffira pas, à lui seul, à réduire significativement l’exclusion financière.

Selon son estimation, les 8 % des bénéfices bancaires au titre de l’exercice 2025 représenteraient environ 120 millions de dinars, soit une enveloppe permettant de financer au maximum quelque 12.000 bénéficiaires, sur la base d’un montant moyen de 10.000 dinars.

À cette contrainte s’ajoutent les critères de solvabilité. Malgré l’absence de garanties et d’intérêts, les banques devront continuer à vérifier la capacité de remboursement des demandeurs.

Cette exigence pourrait écarter une partie des personnes précisément visées par le dispositif, notamment celles dont les revenus sont irréguliers ou qui exercent dans l’informel.

Le cas de Wassim Sebaï, 30 ans, employé dans une épicerie au Bardo, illustre cette difficulté. Souhaitant obtenir 3.500 dinars pour acheter une moto et se lancer dans la livraison afin de compléter ses revenus, il avait écarté la microfinance en raison du coût des crédits.

Il envisageait alors d’ouvrir un compte bancaire pour bénéficier du nouveau mécanisme sans intérêts. Mais son statut de travailleur journalier l’a finalement rendu inéligible au dispositif.

Le lancement des crédits sur l’honneur ouvre ainsi une nouvelle voie de financement à coût nul, mais leur capacité à toucher les populations les plus éloignées du système bancaire dépendra largement des critères d’éligibilité et de leur mise en œuvre effective.

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Classement: pourquoi le déficit tunisien s’alourdit malgré la hausse des exportations

14. September 2026 um 10:35

Les chiffres du commerce extérieur tunisien sur les 8 premiers mois de 2026 montrent une situation moins simple qu’un simple creusement du déficit. La Tunisie continue d’augmenter ses exportations, mais ses importations progressent plus rapidement. C’est cet écart qui pèse aujourd’hui sur la balance commerciale.

Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les exportations ont atteint 44,67 milliards de dinars entre janvier et août, en hausse de 8% sur un an. Les importations, elles, ont progressé de 12%, à 62,5 milliards de dinars. Le déficit s’établit ainsi à 17,8 milliards de dinars, contre 14,6 milliards sur la même période de 2025. Le taux de couverture recule parallèlement de 74% à 71%.

Le constat mérite d’être nuancé. La progression des exportations n’est pas négligeable. Elle est même soutenue dans plusieurs filières. Mais elle ne suffit pas à suivre le rythme des achats extérieurs. En d’autres termes, le problème n’est pas que la Tunisie n’exporte pas assez, mais que ses besoins d’importation augmentent plus vite que ses recettes d’exportation.

L’énergie reste le premier facteur de pression. Le déficit énergétique atteint 8,9 milliards de dinars, contre 7,2 milliards un an auparavant. Les importations de produits énergétiques ont augmenté de 29%. Dans le même temps, les exportations énergétiques ont progressé de 44%, notamment grâce à la hausse des ventes de produits raffinés. Cette amélioration du côté des exportations ne suffit toutefois pas à compenser le poids des approvisionnements énergétiques.

Et même en retirant l’énergie, le déficit commercial reste conséquent, à 8,9 milliards de dinars. Cela signifie que la question dépasse la seule facture énergétique. Elle renvoie plus largement à la structure des échanges et à la capacité de l’économie à transformer ses besoins d’importation en capacité productive et, à terme, en recettes d’exportation.

Les performances de certaines filières montrent pourtant que des marges existent. Les industries agroalimentaires enregistrent une hausse de 21%, portée notamment par l’huile d’olive, dont les exportations atteignent 3,77 milliards de dinars, contre 2,70 milliards un an auparavant. Les industries mécaniques et électriques progressent également de 8,5%.

Ces résultats sont importants parce qu’ils montrent que la Tunisie dispose encore de secteurs capables de générer davantage de recettes à l’extérieur. Mais cette dynamique reste inégale. Le textile, l’habillement et le cuir reculent de 4,8%, tandis que les exportations de mines, phosphates et dérivés diminuent de 12%.

Du côté des importations, la hausse concerne pratiquement tous les grands groupes de produits. Les achats de produits alimentaires augmentent de 17%, ceux des biens de consommation de 8%, des matières premières et demi-produits de 8% et des biens d’équipement de 6%.

Cette dernière évolution doit d’ailleurs être regardée avec prudence. Une hausse des importations de biens d’équipement n’est pas nécessairement un mauvais signal. Elle peut traduire des investissements, le renouvellement des équipements ou une augmentation des capacités de production. Le véritable enjeu est de savoir si ces importations contribuent ensuite à produire davantage, à substituer certaines importations ou à renforcer les exportations.

La géographie des échanges confirme, elle aussi, certaines constantes. L’Union européenne absorbe 70% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent notamment vers la France, l’Italie et l’Allemagne. Dans le même temps, la Tunisie cherche à développer d’autres débouchés. Les exportations vers l’Égypte et l’Arabie Saoudite progressent fortement, tandis que celles vers l’Algérie et le Maroc reculent.

Au fond, les chiffres des huit premiers mois ne racontent donc pas une histoire de faiblesse généralisée des exportations. Ils montrent plutôt une économie qui continue à vendre à l’extérieur, mais dont la facture des achats augmente encore plus vite. L’enjeu est désormais de renforcer les filières qui créent le plus de valeur à l’export, d’élargir les débouchés et de mieux transformer les importations nécessaires à la production en capacités supplémentaires d’exportation.

Avec un déficit de près de 17,9 milliards de dinars après seulement huit mois, la question n’est donc pas uniquement de savoir comment exporter davantage. Elle est aussi de savoir comment faire en sorte que la croissance des exportations rattrape durablement celle des importations.

Voici le top 5 des pays clients

  1. France

  2. Italie

  3. Allemagne

  4. Espagne

  5. Libye 

Top 5 des pays fournisseurs

  1. Chine

  2. Italie

  3. France

  4. Allemagne

  5. Algérie

Classement des secteurs par croissance des exportations

  1. Énergie : +44,3%

  2. Industries agro-alimentaires : +20,8%

  3. Industries mécaniques et électriques : +8,5%

  4. Textile, habillement et cuirs : -4,8%

  5. Mines, phosphates et dérivés : -12,0%

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SNCFT: le train Tunis-Annaba suspendu temporairement pour travaux en Algérie

14. September 2026 um 09:56

La liaison ferroviaire internationale entre Tunis et Annaba est temporairement interrompue. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé, dimanche soir, la suspension de la desserte prévue lundi 14 septembre 2026 au matin, en raison de travaux en cours sur le réseau ferroviaire algérien.

Les travaux concernent le tronçon reliant les gares de Ghardimaou et d’Annaba, selon la SNCFT. La société précise que la suspension restera en vigueur jusqu’à l’achèvement des travaux, sans avancer, à ce stade, de date précise pour la reprise du trafic. Les voyageurs seront informés progressivement du rétablissement de la circulation du train international.

Cette desserte constitue une liaison ferroviaire directe entre la Tunisie et l’est de l’Algérie. Dans le sens Tunis-Annaba, le train circule habituellement les lundis, mercredis et vendredis. Le départ de Tunis est programmé à 8h25, avec une arrivée à Annaba à 18h20.

Le parcours comprend notamment des arrêts à Béja, Jendouba et Ghardimaou côté tunisien, puis à Souk Ahras avant l’arrivée à Annaba. Dans le sens inverse, les départs d’Annaba sont habituellement programmés les dimanches, mardis et jeudis.

La suspension annoncée concerne donc la desserte prévue ce lundi. Pour les prochaines rotations, leur maintien dépendra de l’avancement des travaux sur le réseau algérien. À ce jour, la SNCFT n’a communiqué aucun calendrier de reprise et invite les voyageurs à suivre ses prochaines annonces.

Rappelons que cette liaison s’inscrit dans une relation économique soutenue entre les deux pays. En 2025, les échanges commerciaux tuniso-algériens ont atteint 8,3 milliards de dinars, contre 7,7 milliards en 2024 et 6,3 milliards en 2023. Par ailleurs, les exportations tunisiennes vers l’Algérie se sont établies à environ 1,8 milliard de dinars.

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