Normale Ansicht

Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC

03. September 2026 um 16:22

La coopération économique entre Séoul et le continent africain souffle ses vingt bougies avec un virage technologique assumé. La 8e Conférence ministérielle de la Korea-Africa Economic Cooperation (KOAFEC) se tiendra à Séoul du 8 au 11 septembre 2026, avec pour fil conducteur l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques comme leviers de transformation pour l’Afrique.

Lancé en 2006, ce mécanisme de coopération demeure aujourd’hui le principal cadre d’échange économique liant la Corée au continent. Cette édition anniversaire rassemblera ministres africains, hauts responsables coréens, investisseurs, dirigeants privés et fondateurs de start-up, sous la présidence de la Première ministre coréenne Han Seong-sook. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, s’y rendra pour la première fois depuis sa prise de fonction, un an plus tôt.

Un bilan chiffré qui pèse lourd

Depuis sa création en 2007, le Fonds fiduciaire KOAFEC s’est hissé au rang de plus grand fonds bilatéral du Groupe de la Banque encore actif. Avec seulement 50 millions de dollars consacrés à la préparation de projets, il a servi de levier pour un portefeuille avoisinant six milliards de dollars et pour la mobilisation d’environ quatre milliards de dollars supplémentaires, dans des secteurs allant de l’énergie à l’agriculture en passant par le numérique. Le dispositif se targue également d’avoir soutenu plus de 1 300 jeunes pousses et porteurs de projets, avec des retombées estimées à plus de 1 200 entreprises accompagnées et 5 000 emplois générés.

Vers un plan d’action 2027-2028

La rencontre doit déboucher sur une Déclaration conjointe ainsi que sur le lancement d’un nouveau Plan d’action couvrant la période 2027-2028, articulé autour du numérique, de l’énergie, des infrastructures, du commerce et du capital humain.

Pour les start-up et PME tunisiennes et africaines positionnées sur le numérique ou l’IA, ce renouvellement de partenariat ouvre un accès potentiel à de nouveaux instruments de financement et à l’expertise technologique coréenne, un signal à suivre de près pour les écosystèmes d’innovation du continent.

L’article Afrique : l’IA et les infrastructures numériques au cœur de la 8e conférence de la KOAFEC est apparu en premier sur Managers.

Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA

03. September 2026 um 16:05

Les startups africaines de l’intelligence artificielle peuvent désormais candidater à l’Askya AI Growth Platform, un programme de six semaines lancé par Askya Investment Partners. Dix entreprises seront retenues pour bénéficier gratuitement d’un accompagnement destiné à renforcer leur produit, leur stratégie commerciale et leur capacité à changer d’échelle. Le programme ne prend aucune participation au capital des startups. À l’issue de celui-ci, Askya pourra toutefois investir jusqu’à 200 000 dollars dans la startup la plus prometteuse de la cohorte, sous forme d’investissement en capital.

Le dispositif s’adresse à des entreprises déjà au-delà du stade de l’idée. Askya recherche des startups disposant d’un produit opérationnel et ayant commencé à démontrer une demande commerciale, notamment avec des clients payants ou des projets pilotes. Les entreprises peuvent être situées n’importe où sur le continent africain et évoluer du stade MVP jusqu’à la série A.

L’accompagnement sera principalement à distance et combinera des sessions de coaching individuel, des ateliers et des masterclasses animés par des entrepreneurs et dirigeants ayant développé des entreprises de plus de 100 millions de dollars. Les startups auront également accès à des entreprises susceptibles de tester leurs solutions d’IA, ainsi qu’à des infrastructures cloud et de calcul, des ressources technologiques et différents partenaires spécialisés.

Le programme débutera le 26 octobre 2026 et se terminera le 4 décembre. Une présentation publique de la première cohorte est prévue les 28 et 29 octobre à Lagos, dans le cadre de Moonshot by TechCabal. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026, avec une sélection de dix startups annoncée le 15 octobre.

L’article Askya lance un programme de six semaines pour faire grandir les startups africaines de l’IA est apparu en premier sur Managers.

Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier

03. September 2026 um 14:44

Les transferts de fonds de la diaspora deviennent une source de capitaux de plus en plus importante pour l’immobilier africain. Selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa, les remises migratoires vers le continent ont atteint 96,4 milliards de dollars en 2024, contre environ 10 milliards au début des années 2000. Une partie de ces ressources est orientée vers l’achat de terrains, la construction de logements et l’acquisition de résidences secondaires.

Le phénomène est particulièrement visible dans les principaux pays bénéficiaires. L’Égypte a reçu environ 22,7 milliards de dollars en 2024, suivie du Nigeria avec 19,8 milliards, du Maroc avec près de 12 milliards, puis du Kenya et du Ghana.

Pour le secteur immobilier, ces flux représentent un réservoir de capitaux relativement important. Les membres de la diaspora disposent souvent de revenus en devises, ce qui leur donne une capacité d’investissement différente de celle des ménages dépendant uniquement des revenus locaux. Au Nigeria, par exemple, les transferts de fonds coexistent avec un marché immobilier estimé à 2 600 milliards de dollars, le plus important du continent selon LEAF Africa.

Le défi : orienter les capitaux vers la demande réelle

L’arrivée de ces capitaux ne règle toutefois pas le principal problème du marché africain : le manque de logements accessibles. Dans la plupart des pays du continent, le crédit hypothécaire reste peu développé, avec une pénétration inférieure à 5 % du PIB dans la majorité des marchés. Dans le même temps, une part importante de l’offre immobilière cible les ménages les plus aisés.

Pour les investisseurs, cette situation ouvre donc des opportunités au-delà du haut de gamme. Le logement intermédiaire et abordable, mais aussi les entrepôts logistiques, les commerces, les résidences étudiantes et les infrastructures liées à l’économie numérique figurent parmi les segments appelés à bénéficier de l’urbanisation du continent.

La diaspora pourrait ainsi jouer un rôle plus important dans le financement de cette transformation, à condition que les capitaux soient mieux connectés aux besoins locaux. Pour les promoteurs, l’enjeu sera de proposer des projets à la fois rentables, accessibles et sécurisés. Pour les investisseurs expatriés, la transparence foncière, la fiabilité des promoteurs et la gestion à distance resteront des critères déterminants.

Le potentiel est donc moins dans une simple hausse des prix que dans la capacité à transformer les flux de la diaspora en actifs répondant aux besoins réels des villes africaines.

L’article Diaspora africaine : quand les transferts de fonds deviennent un levier immobilier est apparu en premier sur Managers.

Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis

03. September 2026 um 12:34

La course aux véhicules autonomes s’intensifie aux États-Unis. Zoox, filiale d’Amazon, va lancer de nouveaux tests à Houston et San Diego, portant à 12 le nombre de marchés américains où l’entreprise est désormais présente.

Dans un premier temps, les essais seront réalisés avec des Toyota Highlander spécialement adaptés et accompagnés de conducteurs de sécurité. Ils doivent servir de transition avant le déploiement des robotaxis conçus directement pour fonctionner sans volant ni pédales.

Waymo accélère sur le terrain commercial

Face à Zoox, Waymo continue de privilégier une stratégie davantage orientée vers le déploiement commercial. La filiale d’Alphabet étend son service à Denver, San Diego et Tampa, où les premiers passagers peuvent progressivement accéder à des trajets entièrement autonomes. Avec ces nouvelles villes, Waymo porte à 14 le nombre de marchés couverts par son service de robotaxis aux États-Unis.

Zoox a pour sa part franchi une première étape commerciale en août en commençant à facturer ses trajets à Las Vegas. L’entreprise avait auparavant multiplié les courses gratuites à Las Vegas, San Francisco, Austin et Miami afin de tester son service et de recueillir des données avant son passage à une activité payante.

Waymo poursuit parallèlement son expansion au-delà du marché américain. L’entreprise prépare notamment des essais à Munich et vise un lancement commercial en Allemagne à l’horizon fin 2027.

La compétition ne se limite toutefois pas à ces deux acteurs. Tesla poursuit également le développement de son offre de conduite autonome, tandis que les constructeurs et les entreprises technologiques cherchent à résoudre un double défi : fiabiliser les systèmes et parvenir à exploiter des flottes autonomes à grande échelle de manière rentable.

L’article Robotaxis : Amazon et Alphabet font la course aux États-Unis est apparu en premier sur Managers.

New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans

03. September 2026 um 11:44

New York City impose, pour un an, un moratoire sur l’utilisation directe de l’IA générative par les élèves jusqu’à la 8th grade, soit environ 13-14 ans. La mesure concerne près de 600 000 élèves du plus grand système scolaire public des États-Unis et s’appliquera durant l’année scolaire 2026-2027.

L’objectif n’est pas de bannir l’intelligence artificielle de l’école, mais d’éviter que les plus jeunes prennent l’habitude de déléguer immédiatement leurs recherches, leurs réponses ou leur réflexion à une machine. La ville veut ainsi privilégier le développement de compétences comme le raisonnement, la créativité, la résolution de problèmes et l’apprentissage par l’erreur.

Le dispositif change toutefois au lycée. Les élèves bénéficieront de cours consacrés au fonctionnement de l’IA, à ses biais, à ses limites, à la protection des données et à ses risques. Jusqu’à 50 000 lycéens pourront également participer à cinq programmes pilotes utilisant des outils d’IA sélectionnés et encadrés par leurs enseignants.

New York accompagne cette mesure d’une politique visant à réduire le temps d’écran individuel. La ville recommande jusqu’à 30 minutes par jour pour les élèves de la 3e à la 5e année et 45 minutes pour ceux de la 6e à la 8e année. Le moratoire sera évalué au terme de cette première année. La ville devra ensuite décider de le maintenir, de le modifier ou de l’abandonner. Le message est donc moins un rejet de l’IA qu’une volonté de maîtriser son introduction : former d’abord les capacités humaines, puis apprendre à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil plutôt que comme un substitut à la réflexion.

L’article New York interdit l’IA générative à l’école jusqu’à 14 ans est apparu en premier sur Managers.

La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus

03. September 2026 um 10:39

L’industrie mécanique tunisienne franchit une nouvelle étape dans l’aéronautique. La Société Tunisienne de Mécanique de Précision (SMP Tunisie) vient d’obtenir son statut officiel de fournisseur qualifié Airbus, avec l’identifiant 337458 / 0000337458.

Une reconnaissance qui intervient au terme d’un parcours de qualification particulièrement long et exigeant, engagé dès la fin de l’année 2025.

Un processus de qualification sur plusieurs mois

Pour devenir fournisseur d’un constructeur comme Airbus l’entreprise a dû se soumettre à une série d’audits successifs, complétés par des évaluations techniques poussées destinées à vérifier sa conformité industrielle et la fiabilité de ses équipes. Ce travail de mise à niveau s’est appuyé sur un accompagnement de Mecachrome Tunisie. Cette collaboration a permis à SMP de structurer sa candidature et de répondre point par point aux exigences du cahier des charges d’Airbus.

Ce référencement fournisseur repose sur la validation concrète de deux compétences techniques jugées sensibles dans l’industrie aérospatiale. La première, c’est la méthode AITM1-0070 qui concerne le contrôle de la rugosité des surfaces usinées à l’aide d’un stylet métrologique ; elle garantit que les pièces livrées respectent les tolérances dimensionnelles imposées par Airbus. La seconde, référencée AIPS01-02-003 / AIPI01-02-003, concerne la maîtrise par SMP des opérations de perçage automatique, de fraisurage et d’ébavurage appliquées à la préparation des trous de fixation sur matériaux métalliques, une étape déterminante pour la solidité des assemblages aéronautiques.

Ce type de reconnaissance matérialise la capacité du tissu industriel tunisien à intégrer les chaînes de valeur des grands donneurs d’ordre mondiaux de l’aérospatiale. Pour les investisseurs et les PME de la mécanique de précision, cette homologation démontre qu’un accompagnement structuré et des investissements ciblés en qualité industrielle permettent d’accéder à des marchés à forte valeur ajoutée, encore largement sous-exploités par les acteurs locaux.

L’article La Société Tunisienne de Mécanique de Précision décroche son homologation Airbus est apparu en premier sur Managers.

L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial

03. September 2026 um 09:14

Le marché immobilier africain devrait progresser de 5,58 % par an entre 2025 et 2029, contre 2,69 % attendu à l’échelle mondiale. Le secteur pèse déjà environ 17 600 milliards de dollars, soit près de 2,7 % de la valeur immobilière mondiale, selon le rapport Real Estate Investment in Africa de LEAF Africa.

Cette croissance repose d’abord sur la transformation démographique du continent. L’Afrique s’urbanise rapidement : la proportion de sa population vivant en ville devrait atteindre environ 60,4 % en 2050, contre environ 45 % en 2025. Cette évolution devrait soutenir la demande de logements, mais aussi celle des bureaux, commerces, entrepôts, infrastructures logistiques et autres actifs urbains.

Le résidentiel reste largement dominant, avec une valeur estimée à 14 900 milliards de dollars. Mais le potentiel ne se limite plus au logement. Les entrepôts, les espaces commerciaux, les infrastructures numériques et notamment les centres de données gagnent progressivement en importance. Le rapport relève par exemple un taux moyen d’occupation des entrepôts modernes de 83 % sur le continent au premier semestre 2025, tandis que la capacité opérationnelle des data centers africains atteignait environ 450 MW à la mi-2025.

Le Nigeria domine actuellement le marché immobilier africain, avec une valeur estimée à 2 600 milliards de dollars. Il est suivi par l’Égypte, à 1 600 milliards, l’Éthiopie, à 1 300 milliards, et l’Afrique du Sud, à 1 200 milliards. Le Kenya et le Ghana suivent avec respectivement environ 773 milliards et 533 milliards de dollars. Cette hiérarchie reflète notamment le poids démographique des marchés, l’expansion des grandes métropoles et l’accélération des investissements urbains. Au Nigeria, le déficit de logements dépasse à lui seul 28 millions d’unités. Le Ghana affiche un déficit d’environ 1,8 million de logements et le Kenya autour de 2 millions.

Pour les promoteurs, cette pénurie représente donc un marché considérable. Mais elle révèle surtout un décalage : la demande la plus importante se situe dans le logement abordable et intermédiaire, alors qu’une partie importante des nouveaux projets se concentre sur le haut de gamme.

Le vrai risque 

C’est l’un des principaux paradoxes relevés par LEAF Africa. Le marché dispose de fondamentaux solides, mais une partie de l’offre immobilière reste trop chère par rapport aux revenus locaux. Le financement constitue un autre frein majeur. Dans la plupart des marchés africains, les prêts hypothécaires représentent moins de 5% du PIB. Au Kenya, par exemple, le crédit hypothécaire ne représente qu’environ 1,86 % du PIB. L’accès limité au financement réduit mécaniquement la capacité des ménages à acheter leur logement.

À cette faiblesse structurelle s’ajoutent l’inflation et les risques de change. Selon la Banque africaine de développement, l’inflation moyenne du continent avait atteint 18,7 % en 2024, avant de retomber à une projection de 13,8 % en 2025. Les coûts de construction restent eux aussi élevés : l’enquête internationale de Turner & Townsend estimait l’inflation des coûts de construction en Afrique à 6,6 %. Le financement en monnaie locale devient ainsi plus difficile et les variations de change peuvent rapidement modifier le coût réel d’un projet, son rendement et la capacité d’achat des ménages.

 

L’article L’immobilier africain va croître deux fois plus vite que le marché mondial est apparu en premier sur Managers.

Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW

03. September 2026 um 08:54

El Fahs, dans le gouvernorat de Zaghouan, s’apprête à accueillir un parc éolien terrestre de 75 MW. Le Japon a validé ce dossier début juillet 2026 dans le cadre de son mécanisme de crédits carbone, le Joint Crediting Mechanism (JCM), désigné côté tunisien sous l’appellation MCC, adossé à l’article 6 de l’Accord de Paris.

Deux industriels se partagent le développement du site : le japonais Eurus Energy Holdings Corporation, qui perçoit directement la subvention, et son partenaire norvégien Scatec. La production sera écoulée sur le marché local, un accord d’approvisionnement liant le futur parc à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Jusqu’ici, le mécanisme japonais en question n’avait financé que du solaire en Tunisie. Avec El Fahs, l’éolien fait désormais partie de ce portefeuille, aux côtés des quatre projets photovoltaïques déjà engagés. Côté climat, le calcul est déjà fait : selon le ministère japonais de l’Environnement, le parc devrait éviter le rejet d’environ 88 367 tonnes de CO₂ chaque année.

Un portefeuille tunisien qui s’étoffe

El Fahs vient compléter une liste déjà bien fournie : les centrales photovoltaïques jumelles de 50 MW de Tozeur et Sidi Bouzid tournent depuis avril 2026, un troisième site solaire de 100 MW est en cours de construction à Sidi Bouzid, et Gabès a vu son propre projet de 130 MW validé en février. Au niveau mondial, ce mécanisme fédère plus de 300 projets répartis dans 32 pays partenaires, signe d’une montée en puissance continue du dispositif japonais.

Ce cinquième projet confirme le statut de la Tunisie comme destination privilégiée du JCM japonais dans la région. Pour les développeurs locaux et les PME actives dans la maintenance électrique, la montée en puissance de ce portefeuille solaire et, désormais éolien, constitue un vivier de partenariats techniques appelé à se densifier.

L’article Zaghouan – El Fahs : le Japon finance un nouveau parc éolien terrestre de 75 MW est apparu en premier sur Managers.

❌