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Semmama à la COP17 : la fête, pendant que 80 % du pays s’aride

25. August 2026 um 18:11

Le Mont Semmama a été célébré mardi 25 août à Oulan-Bator, dans le cadre de la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir ». Mais derrière la mise en scène culturelle, la réalité tunisienne face à la désertification reste préoccupante.

L’événement, intitulé « Journée de Semmama… Résister à la désertification culturelle », a réuni poésie, chant et documentaire autour du parcours d’Adnen Helali, acteur de la société civile tunisienne à l’origine du projet de développement local du Jebel Semmama, comme le rapporte la TAP. Selon lui, la protection des parcours pastoraux passerait par le renforcement de la conscience environnementale et la préservation des savoirs traditionnels ; une approche qui, aussi légitime soit-elle, interroge sur sa capacité réelle à enrayer un phénomène dont l’ampleur dépasse largement le registre culturel.

Le programme a ainsi mêlé la présentation du recueil « Le vent garde nos traces », la projection du film « If the Rangelands Could Speak » de Lizzy Gable, et une œuvre d’artisanat collaborative. Une initiative baptisée « Green IYRP », lancée par le Centre culturel des arts et métiers de Jebel Semmama à Sbeïtla (Kasserine), propose par ailleurs de substituer au plastique des matériaux naturels comme le cuir, l’argile ou les fibres d’alfa. Elle revendique le soutien de 102 pays et 427 organisations ; un chiffre qui, s’il traduit un écho international, ne dit rien de sa traduction concrète sur le terrain, ajoute la même source.

Quid de l’objectif de neutralité de dégradation des terres ?

Car le constat dressé par le ministère de l’Environnement lui-même est sans appel : près de 80 % du territoire national est soumis à des conditions d’aridité, exposant le pays à une vulnérabilité accrue face au changement climatique. Face à cela, la Tunisie s’est fixé l’objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres d’ici 2030, avec une cible de restauration portant sur 2,2 millions d’hectares, un chantier colossal, dont l’échéance approche à grands pas sans que l’ampleur des moyens mobilisés soit précisée.

La Tunisie a pourtant ratifié la CNULCD dès les années 1990 et adopté un Plan d’action national dès 1998. Près de trois décennies plus tard, l’écart entre les engagements pris et les résultats tangibles sur un territoire aux quatre cinquièmes aride continue de poser question.

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Tunisie-Turquie : un déficit commercial toujours en faveur d’Ankara

25. August 2026 um 16:20

Les exportations turques vers la Tunisie ont dépassé 720 millions de dollars sur les sept premiers mois de 2026, ce qui constitue une hausse de 9,9 % sur un an, selon l’Assemblée des exportateurs turcs (TİM), citée par Anadolu. Rien qu’en juillet, elles ont atteint 101 millions de dollars, avec une progression limitée à 0,3 %.

Cette dynamique s’inscrit dans une relation commerciale historiquement favorable à Ankara. Selon le ministère turc du Commerce, les échanges bilatéraux ont atteint un sommet de 2,094 milliards de dollars en 2022, avant de refluer à 1,422 milliard en 2024, puis de remonter à 1,589 milliard en 2025. Sur la période, les exportations turques ont oscillé entre 1,114 et 1,598 milliard de dollars, contre seulement 266 à 496 millions pour les ventes tunisiennes vers la Turquie. En 2025, l’excédent turc s’élevait encore à 896 millions de dollars.

Côté turc, les machines et équipements mécaniques (124,7 millions de dollars), le fer et l’acier (114,4 millions) et le coton (111,6 millions) dominent les exportations vers la Tunisie, devant les véhicules automobiles et les matières plastiques.

Les ventes tunisiennes restent plus concentrées : les équipements électriques et électroniques arrivent en tête avec 105,1 millions de dollars, suivis des engrais (37 millions) et des véhicules et composants automobiles (24,7 millions), selon UN Comtrade.

Ces chiffres traduisent un déséquilibre persistant, la Tunisie exportant des volumes encore insuffisants pour combler l’écart avec ses achats. La hausse de 9,9% enregistrée en 2026 suggère que ce déficit devrait se maintenir à court terme.

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