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Les diplômés-chômeurs réclament l’application de la loi n°18

12. August 2026 um 15:57

Les diplômés de l’enseignement supérieur au chômage de longue durée se mobilisent ce mercredi 12 août 2026 devant le Théâtre municipal de Tunis. Venus des 24 gouvernorats du pays, ils réclament l’application de la loi n°18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des diplômés chômeurs de longue durée dans la fonction publique.

Les manifestants dénoncent une nouvelle fois le retard enregistré dans la mise en œuvre de ce texte et appellent les autorités à réexaminer leur situation. Ils demandent notamment la concrétisation des dispositions prévues par la loi et leur intégration dans le secteur public.

Ce rassemblement s’inscrit dans le prolongement d’une série de mobilisations organisées par les diplômés chômeurs, dont les revendications restent, à ce jour, sans réponse. En effet, il y a plus d’un mois, ces derniers avaient déjà manifesté pour réclamer l’application de la loi n°18 de 2025 et la mise en place d’un mécanisme leur permettant d’accéder à la fonction publique.

La loi prévoit un dispositif exceptionnel de recrutement dans le secteur public au profit des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés au chômage de longue durée. Ce mécanisme doit notamment s’appuyer sur une plateforme numérique destinée à permettre l’inscription des candidats et l’établissement d’un classement selon plusieurs critères.

En reprenant leur sit-in sur l’avenue Habib-Bourguiba, les diplômés chômeurs adressent un nouveau message aux autorités : après plusieurs mois d’attente, ils refusent que la loi n°18 demeure un texte adopté, mais dépourvu d’effets concrets sur leur situation.

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After the Peak : féminicides entre recul provisoire et réalités persistantes

12. August 2026 um 09:53

A la veille de la célébration du 13 août 2026, qui coincide avec la Journée nationale de la femme tunisienne, il est important de s’attarder sur le nombre des cas de violence contre la femme tunisienne chaque jour, que ce soit dans la rue, que dans sa maison, ou encore dans sa vie professionnelle et personnelle.

L’Observatoire de terrain pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes en Tunisie a publié des données qui montrent une nette tendance à la hausse des féminicides en Tunisie entre 2020 et 2023. En effet, leur nombre est passé de 26 cas en 2020 à 49 en 2023. Soit le niveau le plus élevé de la période présentée. Avant d’amorcer une baisse en 2024 et 2025, puis d’atteindre  10 cas en 2026, selon les chiffres affichés. Cela signifie que le phénomène a atteint son pic en 2023 avant d’entrer dans une phase de recul relatif.

Il est toutefois prématuré de considérer cette évolution comme une amélioration durable, car les chiffres restent supérieurs au niveau de 2020 durant la plupart des années précédentes, et l’année 2026 semble incomplète ou “provisoire”, comme l’indique le tableau de bord.

La comparaison entre les cas de “violence conjugale” et le nombre total d’affaires de meurtre montre également que la violence au sein du couple constitue une composante importante du problème. Cela laisse penser que le phénomène ne correspond pas à des événements isolés, mais qu’il est lié à des formes plus larges de violence familiale et sociale.

Le pic enregistré en 2023, après la hausse observée au cours des années précédentes, souligne la nécessité d’analyser le lien entre les mécanismes de protection juridique, les dispositifs de signalement, les interventions sociales et les services destinés aux victimes.

En effet, la baisse des chiffres entre 2024 et 2026 peut traduire une amélioration partielle de la prévention, mais aussi une évolution des modalités d’enregistrement ou de signalement, et ne signifie pas nécessairement une diminution définitive du danger.

Rien ne suffit à remplacer une vie perdue, il est temps que la loi, les services et la société agissent pour que chaque femme marche libre et protégée..

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Ridha Chkoundali : « Rassembler plutôt qu’exclure »

12. August 2026 um 09:40

L’expert en économie Ridha Chkoundali a dressé un diagnostic de la situation actuelle qui ne peut se limiter aux indicateurs économiques et aux données techniques.

Ridha Chkoundali estime que l’économie politique constitue une dimension essentielle pour comprendre les difficultés du pays et identifier les conditions de sa relance.

Il souligne que la Tunisie a besoin de rassembler toutes ses forces, à l’intérieur comme à l’étranger, sans exclure aucune sensibilité politique ou idéologique. Tout en insistant sur la nécessité de “rassembler plutôt qu’exclure”.  Le pays doit pouvoir compter sur les compétences de la gauche comme de la droite, des islamistes comme des laïcs, ainsi que sur l’ensemble de ses forces vives.

Ridha Chkoundali met, par ailleurs, en garde contre la transformation du conflit politique en une lutte visant à éliminer certains courants ou adversaires. Il rappelle que l’État ne peut être construit selon une logique d’exclusion, de vainqueur et de vaincu, mais plutôt à travers la réconciliation nationale, le dialogue et des institutions capables d’intégrer toutes les composantes de la société.

Ridha Chkoundali insiste également sur la nécessité de garantir les mêmes droits et les mêmes devoirs à tous les citoyens, dans le respect de la loi et de la Constitution. Il précise entre autres : “Les infractions doivent être traitées par une justice indépendante et impartiale, et non par les campagnes de diffamation, les accusations de trahison ou les règlements de comptes politiques.”

Enfin, il affirme haut et fort que la justice indépendante et la stabilité institutionnelle sont indispensables non seulement à la protection des libertés, mais aussi à l’amélioration du climat des affaires. Pour attirer les investisseurs, la Tunisie doit offrir un cadre fondé sur l’État de droit, la sécurité juridique et l’égalité devant la loi.

Enfin, Ridha Chkoundali conclut que la Tunisie ne pourra construire une économie forte, un État juste et une société cohésive qu’en choisissant le rassemblement, l’inclusion et la confiance plutôt que l’exclusion et la confrontation.

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