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Une centrale solaire de 132 MW verra le jour à Gabès pour renforcer la transition énergétique

28. Juli 2026 um 18:36

Le projet de la centrale solaire photovoltaïque de Mahamla, dans la délégation de Menzel Habib (gouvernorat de Gabès), franchit une nouvelle étape. Les travaux de construction de cette infrastructure de 132 MW devraient débuter avant la fin de l’année 2027, pour une mise en service prévue en juin 2029. Doté d’un investissement de 340 millions de dinars, le projet vise à renforcer la production d’électricité renouvelable, créer des emplois et soutenir la sécurité énergétique de la Tunisie.

Un investissement de 340 millions de dinars

L’annonce a été faite mardi lors d’une journée d’information, selon un communiqué publié par le gouvernorat de Gabès. La future centrale photovoltaïque sera implantée dans la délégation de Menzel Habib et disposera d’une capacité installée de 132 MW.

Sa mise en production est programmée pour juin 2029, après un démarrage des travaux attendu avant la fin de l’année 2027.

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Le projet mobilisera un investissement estimé à 340 millions de dinars. Durant sa première phase de réalisation, il devrait générer environ 400 emplois directs et indirects, notamment au profit des ingénieurs, des cadres et des techniciens.

Cette centrale produira près de 302 GWh d’électricité par an, une capacité suffisante pour répondre aux besoins énergétiques d’environ 200.000 habitants.

Un appui à la transition énergétique

Au-delà de sa contribution à la production d’électricité, la centrale de Mahamla devrait permettre de réduire les émissions de dioxyde de carbone d’environ 120.000 tonnes par an. Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale de développement des énergies renouvelables, avec pour objectif de valoriser les ressources naturelles du pays et de renforcer la sécurité ainsi que l’indépendance énergétiques de la Tunisie.

La centrale de Mahamla s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique, qui vise à réduire la dépendance de la Tunisie aux énergies fossiles et à renforcer la sécurité d’approvisionnement en électricité.

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Le pays dispose d’un important potentiel solaire, mais le développement des projets d’énergies renouvelables reste confronté à plusieurs défis, notamment les délais de réalisation, les besoins de financement, les contraintes administratives et la modernisation des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité.

Le recours accru aux énergies renouvelables apparaît d’autant plus stratégique que la demande en électricité connaît une hausse continue, particulièrement durant les périodes de forte chaleur où les pics de consommation mettent le réseau sous pression.

En augmentant progressivement la capacité de production d’origine solaire et éolienne, la Tunisie entend limiter sa dépendance aux importations de gaz naturel, réduire son déficit énergétique et atteindre ses objectifs de décarbonation, tout en améliorant la résilience de son système électrique.

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Coupures, coûts et dépendance énergétique… Voici les propositions pour débloquer le potentiel solaire tunisien

28. Juli 2026 um 11:02

Le secteur des énergies renouvelables veut passer à une nouvelle vitesse en Tunisie. Réunis avec les autorités publiques, les professionnels ont mis sur la table une série de mesures pour faciliter l’investissement, réduire les coûts des installations solaires et sécuriser davantage le réseau électrique.

Le Groupement Professionnel des Énergies Renouvelables relevant de CONECT a présenté, lundi 27 juillet 2026, plusieurs propositions lors d’une réunion tenue au siège du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Une rencontre qui intervient dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes des entreprises face aux perturbations électriques et par la nécessité d’accélérer la transition énergétique.

Parmi les principales demandes formulées par les acteurs du secteur figure la réduction des droits et taxes douanières appliqués aux équipements solaires, notamment les panneaux photovoltaïques et les batteries de stockage. Pour les professionnels, cette baisse permettrait de rendre les solutions renouvelables plus accessibles aux ménages et aux entreprises, tout en stimulant un marché encore freiné par le coût initial des installations.

Autre priorité : accélérer le déploiement des compteurs intelligents. Ces équipements sont considérés comme un levier stratégique pour moderniser le réseau électrique, mieux gérer la consommation et faciliter l’intégration d’une production décentralisée issue des énergies renouvelables.

Les professionnels demandent également une simplification des procédures administratives et une évolution du cadre réglementaire afin de raccourcir les délais de réalisation des projets. Un point essentiel pour les investisseurs, alors que les lenteurs administratives restent parmi les principaux obstacles au développement des projets énergétiques privés.

La question du stockage de l’électricité a également occupé une place importante dans les discussions. Le Groupement plaide pour un recours plus large aux systèmes hybrides combinant production solaire, stockage par batteries et gestion intelligente de l’énergie. L’objectif : renforcer la stabilité du réseau, limiter l’impact des pics de consommation et réduire les risques liés aux périodes de forte demande.

Cette réunion a aussi permis d’aborder les conséquences économiques des récentes coupures électriques. Les représentants du secteur ont souligné l’impact direct de ces interruptions sur les entreprises, les industries et les services, appelant à des solutions durables plutôt qu’à des réponses ponctuelles.

Avec ces propositions, les professionnels des énergies renouvelables cherchent à repositionner le secteur comme un partenaire clé de la sécurité énergétique du pays. Pour les entreprises tunisiennes, l’enjeu dépasse désormais la simple transition écologique : il touche directement à la compétitivité, à la maîtrise des coûts énergétiques et à la capacité d’investir dans un environnement plus stable.

 
 

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