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Chez Alkimia, les coûts de production étouffent l’activité : chiffre d’affaires en chute de 39 %

27. Juli 2026 um 14:48

La crise de compétitivité continue de peser lourdement sur Alkimia. Au premier semestre 2026, le fabricant tunisien de produits chimiques a vu son chiffre d’affaires reculer de 39 % par rapport à la même période de 2025, conséquence directe de coûts de production devenus trop élevés pour rester compétitif sur les marchés.

Les indicateurs d’activité publiés dans le site de la Bourse de Tunis montrent une dégradation de la production. Celle du tripolyphosphate de sodium (STPP) s’est limitée à 6 450 tonnes à fin juin 2026, contre 8 790 tonnes un an plus tôt, soit une baisse de plus de 55 %. En cause, selon la société, le prix élevé de l’acide phosphorique, sa principale matière première, fourni par le Groupe Chimique Tunisien.

La situation est encore plus critique pour l’unité de MAP cristallisé. À l’arrêt depuis octobre 2025, elle n’a enregistré aucune production durant les six premiers mois de 2026. Un an auparavant, cette activité avait généré 5 692 tonnes. Alkimia explique cette suspension par l’envolée des prix de l’acide phosphorique et de l’ammoniac, qui rend la fabrication économiquement non viable.

Cette contraction de l’activité s’est naturellement répercutée sur les ventes. Avec des coûts de fabrication jugés incompatibles avec les prix du marché, l’entreprise a vendu moins de volumes, ce qui explique l’essentiel du recul de son chiffre d’affaires semestriel.

Dans ce contexte difficile, Alkimia poursuit néanmoins certains investissements destinés à améliorer son efficacité industrielle. La société a notamment mis en service, en janvier 2026, un nouveau moteur à gaz de cogénération de 4 MW, installé par Clarke Energy dans le cadre d’un contrat d’exploitation portant sur 60 000 heures de fonctionnement.

 

 

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Fincart lève 2,8 millions de dollars pour accélérer le commerce en ligne en Afrique

27. Juli 2026 um 14:04

La startup égyptienne Fincart a levé 2,8 millions de dollars lors d’un tour de table en seed pour développer sa plateforme de gestion des opérations e-commerce et préparer son expansion au Moyen-Orient et en Afrique. L’opération a été menée par Launch Africa et Antler MENA, avec la participation de plusieurs fonds régionaux, dont Yango Ventures, Five35 Ventures, Bluestream Capital, Hi2 Global et Kalahari Venture Labs.

Fondée en Égypte, Fincart s’attaque à un problème central pour les vendeurs en ligne : la complexité des opérations après l’achat. Livraison, suivi des commandes, retours, paiements à la réception ou encore coordination avec les transporteurs restent des points de friction majeurs pour les marques qui veulent grandir rapidement sur les marchés africains.

La startup développe une plateforme qui permet aux entreprises e-commerce de piloter ces opérations depuis une seule interface. Son outil connecte les marques aux services de livraison, automatise le suivi des commandes et fournit des données pour améliorer les performances logistiques.

Contrairement aux marketplaces qui cherchent à attirer directement les consommateurs, Fincart se positionne comme une infrastructure pour les entreprises qui vendent déjà en ligne. Son objectif : réduire les pertes liées aux livraisons échouées, améliorer l’expérience client et permettre aux marques de gérer davantage de commandes sans multiplier les outils. La startup revendique un réseau de plus de 40 partenaires de livraison et accompagne des entreprises opérant dans plusieurs secteurs. Avec ce nouveau financement, elle prévoit de renforcer ses solutions basées sur l’intelligence artificielle, développer ses équipes et accélérer son implantation dans de nouveaux marchés.

 
 

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Ala Rezgui nommé General Manager Retail d’Al Mardawi Group pour le Maroc et la Palestine

27. Juli 2026 um 12:32

Ala Rezgui change de dimension. Le manager tunisien vient d’être nommé General Manager – Retail Division d’Al Mardawi Group, avec un périmètre couvrant le Maroc et la Palestine. Une nouvelle étape pour Ala qui a construit son parcours entre développement de marques, performance commerciale et pilotage de réseaux de magasins.

Depuis Casablanca, il aura désormais la responsabilité de définir la stratégie retail du groupe, d’accompagner la croissance des enseignes, de piloter la performance opérationnelle et de superviser les équipes sur les deux marchés. Son rôle couvrira également des sujets clés pour un réseau de distribution : rentabilité, gestion des budgets, optimisation des stocks, stratégie merchandising, expérience client et développement de nouveaux points de vente.

Cette nomination vient couronner un parcours de plus de quinze ans dans l’univers du commerce organisé, commencé sur le terrain avant de progressivement évoluer vers des fonctions de direction.

Son dernier poste en Tunisie l’a placé au cœur des enjeux d’une marque internationale. Entre 2021 et 2026, Ala Rezgui a dirigé l’exploitation de KIKO Milano au sein du groupe UTIC, en charge du développement commercial, de la performance des magasins et de l’accompagnement des équipes. Il avait auparavant occupé la fonction de Brand Manager de la marque, avec un rôle axé sur la stratégie commerciale, le positionnement et le suivi des indicateurs de performance.

Avant KIKO Milano, il a piloté plusieurs marques de mode et de beauté. Chez HBG Holding, il a géré les marques Etam et Maison 123, en supervisant notamment les achats, les plans commerciaux et la stratégie de développement. Une expérience qui lui a permis de renforcer son expertise sur des segments où la compréhension du consommateur et la capacité à transformer une vision de marque en résultats commerciaux sont déterminantes.

Mais c’est surtout dans les magasins que son parcours s’est construit. Chez LC Waikiki, il a évolué de manager de magasin à responsable régional, avec notamment la gestion d’ouvertures de points de vente et le pilotage des performances commerciales. Il a également fait ses premières armes chez Zara et Hamadi Abid, où il a développé une solide connaissance du merchandising, de la gestion des équipes et de l’optimisation des réseaux.

Avec ce nouveau poste, Ala Rezgui passe désormais du pilotage d’enseignes en Tunisie à une responsabilité régionale. Un changement d’échelle qui illustre aussi l’évolution du métier de dirigeant retail : les groupes recherchent aujourd’hui des profils capables de combiner proximité terrain, maîtrise des données et capacité à conduire des stratégies de croissance sur plusieurs marchés.

 

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Huile d’olive tunisienne : 4,4 milliards de dinars à l’export, mais…

27. Juli 2026 um 11:54

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive accélèrent fortement. En huit mois, les volumes expédiés ont augmenté de 56,7% pour atteindre 352 mille tonnes, générant plus de 4,3 milliards de dinars de recettes. Mais derrière cette performance, un constat persiste : la Tunisie vend encore l’essentiel de sa production en vrac et capte une part limitée de la valeur créée.

En effet, 86,3% des volumes exportés sont vendus en vrac, tandis que l’huile conditionnée ne représente que 13,7% des quantités, une proportion quasiment inchangée par rapport à la campagne précédente. En termes de revenus, les exportations conditionnées ne génèrent que 18,2% des recettes totales.

Cette situation illustre l’un des grands enjeux économiques du secteur : réussir à transformer une réputation de qualité en avantage commercial durable. L’huile d’olive tunisienne bénéficie pourtant d’un positionnement solide sur les marchés internationaux, avec une domination de l’extra vierge qui représente 83,4% des volumes exportés.

Le prix moyen a également progressé. En juin 2026, le kilogramme d’huile d’olive tunisienne s’est vendu en moyenne à 13,68 dinars, contre 13,26 dinars un an auparavant, soit une hausse de 3,1%.

L’Europe reste le principal débouché avec 56,8% des volumes exportés, devant l’Amérique du Nord (24,2%). L’Espagne est devenue le premier acheteur avec 32,4% des quantités exportées, suivie de l’Italie (19,7%) et des États-Unis (19,4%).

Sur le segment biologique, la dynamique est également positive : 47,3 mille tonnes ont été exportées pour une valeur de 622,4 millions de dinars. Mais là encore, le conditionnement reste limité, avec seulement 6% des volumes exportés sous forme conditionnée.

Pour les entreprises tunisiennes du secteur, le prochain défi ne sera donc pas seulement d’augmenter les volumes exportés. Il sera surtout de capter davantage de valeur : développer des marques tunisiennes reconnues, renforcer le conditionnement local et réduire la dépendance au vrac. Car le véritable potentiel de l’huile d’olive tunisienne ne se mesure plus uniquement en tonnes exportées, mais en capacité à vendre une origine, une image et une valeur ajoutée.

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Sidi Bou Saïd obtient la consécration mondiale… Il rejoint le patrimoine de l’UNESCO

27. Juli 2026 um 09:54

Sidi Bou Saïd, ce célèbre village tunisien, connu pour son architecture blanche et bleue, son héritage culturel et son influence artistique en Méditerranée, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cette reconnaissance internationale vient couronner la valeur exceptionnelle d’un site qui dépasse son image de carte postale. Sidi Bou Saïd est distingué pour son identité architecturale préservée, son organisation urbaine traditionnelle et son rôle historique comme lieu de rencontre entre cultures, spiritualité et création artistique.

La candidature tunisienne, portée sous le thème « Village de Sidi Bou Saïd : centre d’inspiration culturelle et spirituelle en Méditerranée », met en avant un patrimoine vivant façonné au fil des siècles. Le village a notamment attiré de nombreux artistes, écrivains et intellectuels séduits par son atmosphère particulière et sa position dominant le golfe de Tunis.

Cette inscription représente un nouvel atout pour le rayonnement international de la Tunisie. Le classement UNESCO peut renforcer l’attractivité du pays auprès d’un tourisme culturel à plus forte valeur ajoutée, encourager la valorisation des métiers liés au patrimoine et soutenir l’économie locale autour de l’artisanat, de la création et des expériences culturelles.

Avec cette reconnaissance, Sidi Bou Saïd rejoint les sites tunisiens déjà inscrits au patrimoine mondial et confirme la place de la Tunisie parmi les destinations méditerranéennes à fort capital culturel. Un village longtemps admiré devient désormais un patrimoine reconnu par le monde entier.

 
 

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Le taux du dollar affiché par Google est faux : ce qui s’est réellement passé

27. Juli 2026 um 09:07

L’affichage d’un dollar à 3,96 dinars tunisiens sur Google a provoqué une vague d’inquiétude et de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux ce week-end. Pourtant, ce taux est erroné et ne reflète pas la réalité du marché des changes.

L’anomalie est apparue sur Google Search et Google Finance, où le taux de change USD/TND a brusquement été affiché à 3,96 dinars, soit près de 34 % de plus que son niveau habituel. Un mouvement d’une telle ampleur aurait immédiatement été confirmé par la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les marchés financiers. Or, aucune annonce officielle n’a été faite.

Les plateformes spécialisées dans les devises, notamment Wise, XE et Exchange-Rates.org, continuaient au même moment d’afficher un dollar autour de 2,95 dinars, un niveau cohérent avec les données observées ces dernières semaines.

Tout porte donc à croire qu’il s’agit d’un problème technique lié aux données utilisées par Google. Le géant américain ne calcule pas lui-même les taux de change : il les récupère auprès de fournisseurs externes. Une erreur dans ces flux peut ainsi entraîner l’affichage temporaire d’une valeur incorrecte.

En cas de doute, les références restent la Banque centrale de Tunisie, les banques commerciales et les fournisseurs spécialisés en données financières.

En clair, le dollar n’a jamais atteint 3,96 dinars. Il s’agissait d’un affichage erroné qui a rapidement alimenté une panique injustifiée.

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