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Pour Moody’s, la position extérieure de la Tunisie est stable mais stagnante   

26. Juli 2026 um 13:00

Dans une «revue périodique» de sa lecture du crédit tunisien à l’issue d’un comité de notation, l’agence de notation Moody’s maintient la note (Caa1, incluant la Banque Centrale de Tunisie) et la perspective stable, «mais le message d’ensemble est celui d’une stabilisation prudente plutôt que d’une amélioration structurelle», note Moktar Lamari dans son blog E4T.

L’économiste ajoute : «Moody’s reconnaît que les besoins de financement externes se sont allégés et sont mieux couverts par des réserves de change jugées modérées mais résilientes, malgré le poids des remboursements d’eurobonds» d’un montant de 700 millions d’euros échus le 15 juillet 2026.

«L’agence relève une résilience de la position extérieure tunisienne face à la hausse des prix pétroliers : malgré une facture énergétique en hausse de 38% sur un an (janvier-mai 2026), les réserves de change sont restées globalement stables, couvrant 3,3 mois d’importations en juin 2026» ; et ce grâce, notamment, aux exportations agricoles solides et à la croissance soutenue des transferts de la diaspora, qui ont amorti le choc sur le compte courant.

Tout en relevant que les investissements directs étrangers ont progressé de 14% en glissement annuel au premier trimestre 2026, Moody’s estime que 2026 marque une pause dans la consolidation budgétaire, sous l’effet d’une masse salariale publique croissante et de la hausse des prix énergétiques qui va aussi peser sur la facture de subvention, représentant déjà 20% des dépenses publiques (6,8% du PIB) en 2025.

I. B.

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A Carthage, la République se raconte en musique

26. Juli 2026 um 08:41

Vendredi soir, 24 juillet 2026, le Festival international de Carthage a transformé son mythique amphithéâtre en une scène de célébration de l’identité tunisienne. À l’occasion de la Fête de la République, la septième soirée de cette 60ᵉ édition a proposé un spectacle où patrimoine musical, mémoire nationale et création contemporaine se sont entremêlés devant un public nombreux.

Djamal Guettala

Sous la direction de Youssef Belhani, la Troupe nationale de musique a réuni plusieurs figures de la chanson tunisienne, appartenant à différentes générations, sous le titre « La patrie des amants ». En présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, le concert a rendu hommage aux grandes voix qui ont façonné le patrimoine musical du pays tout en mettant en lumière les artistes qui en assurent aujourd’hui la continuité.

La culture comme vecteur de l’identité nationale

La soirée a débuté par une annonce hautement symbolique : l’inscription de Sidi Bou Saïd sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. La projection d’un film retraçant cette reconnaissance internationale a suscité une vive émotion dans les gradins. Pour de nombreux spectateurs, cette distinction est venue renforcer le caractère exceptionnel d’une soirée consacrée à la culture comme vecteur de l’identité nationale.

Le répertoire proposé a ensuite fait voyager le public à travers plusieurs décennies de la chanson tunisienne. Des œuvres de Saliha, Oulaya ou encore Soulef ont retrouvé une nouvelle jeunesse grâce aux interprétations d’Alia Belaïd, Molka Cherni, Chahrazed Hlel, Ghazi Ayadi, Mariem Noureddine et Sofien Zaidi. Sans céder à la nostalgie, chacun des artistes a apporté sa sensibilité à ces mélodies devenues des repères de la mémoire collective.

Au fil des prestations, les spectateurs ont accompagné les artistes en reprenant de nombreux refrains, transformant progressivement l’amphithéâtre romain en une immense chorale populaire. Cette communion entre la scène et le public a constitué l’un des temps forts de la soirée.

Faire dialoguer patrimoine et création contemporaine

Le final de Sofien Zaidi, construit autour d’un medley de chansons populaires tunisiennes, a donné à la célébration une dimension particulièrement festive. Les applaudissements nourris et les chants du public ont prolongé l’émotion jusqu’aux dernières notes.

Plus qu’un simple concert, cette soirée a illustré la vocation du Festival international de Carthage : faire dialoguer patrimoine et création, transmettre un héritage culturel vivant et rappeler que la musique demeure l’un des langages les plus puissants pour raconter l’histoire et l’identité d’une nation.

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