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Transition énergétique: la Tunisie mieux classée que ses voisins, mais…

17. September 2026 um 11:35

La Tunisie se classe 62e sur 120 pays dans l’Energy Transition Index (ETI) 2026 du Forum économique mondial. Avec un score de 56 points, elle devance le Maroc, l’Égypte et l’Algérie. Mais ce classement ne doit pas être lu comme une garantie. La transition énergétique tunisienne reste confrontée à plusieurs difficultés, notamment sur le plan financier et réglementaire.

L’ETI mesure deux aspects. Le premier concerne la performance actuelle du système énergétique. Le second évalue la capacité d’un pays à préparer et à réussir sa transition énergétique.

Sur le premier volet, la Tunisie obtient un score de 62,4 points. Elle fait mieux que le Maroc, qui affiche 58,4 points. En revanche, elle reste derrière l’Égypte, à 65,4 points, et l’Algérie, à 66 points.

Cette situation s’explique en partie par le poids des ressources fossiles dans les systèmes énergétiques de certains pays. L’Algérie et l’Égypte disposent notamment de ressources énergétiques qui peuvent soutenir leur performance actuelle.

Mais lorsqu’il s’agit de préparer l’avenir, la situation est différente.

Pour la préparation à la transition, la Tunisie obtient 46,3 points. Le Maroc fait légèrement mieux avec 48,6 points. L’écart est plus important avec l’Égypte, qui obtient 33,3 points, et l’Algérie, avec seulement 27,6 points.

Autrement dit, la Tunisie affiche aujourd’hui une meilleure capacité à préparer sa transition que plusieurs pays voisins. Elle reste toutefois derrière le Maroc sur cet indicateur.

Cette différence est importante. La transition énergétique ne dépend pas uniquement de la production d’électricité ou de la disponibilité de l’énergie. Elle repose aussi sur les investissements, les infrastructures, les politiques publiques, l’innovation et la capacité des entreprises à accompagner ces changements.

À l’échelle régionale, la Tunisie reste toutefois au-dessus de la moyenne. Le score moyen de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Pakistan est de 52,93 points, contre 56 points pour la Tunisie.

Des contraintes qui pèsent sur la transition

Le classement met aussi en évidence les difficultés rencontrées par la région. Le score global de l’ETI a reculé de 0,9 % et la préparation à la transition de 1,8 %.

Le Forum économique mondial évoque notamment les contraintes financières et les problèmes liés à la sécurité énergétique. Dans plusieurs pays, ces urgences peuvent prendre le dessus sur les investissements de long terme nécessaires à la transition.

Le rapport souligne également les difficultés de mise en œuvre. Les objectifs peuvent être annoncés, mais leur réalisation demande des financements, des infrastructures et un cadre réglementaire stable.

Pour la Tunisie, c’est donc sur ce passage des objectifs aux projets concrets que se joue une partie importante de la transition. Le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la modernisation des réseaux et la réduction de la dépendance aux importations d’énergie nécessitent des investissements importants.

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Forbes 2026 : Masmoudi et Gam, les Tunisiennes qui comptent dans la santé régionale

17. September 2026 um 08:42

Forbes Middle East a publié, le 15 septembre 2026, son classement annuel des leaders de la santé. Et on retiendra que deux femmes dirigeantes basées en Tunisie y figurent, en l’occurrence Sara Masmoudi, CEO de Kilani Group, et Olfa Gam, CEO de Cytopharma.

Le palmarès se divise en deux volets : 100 dirigeants d’organisations du secteur et 50 fondateurs et actionnaires. Sara Masmoudi se classe 41e parmi les executives, dans une liste emmenée par Nasser Al Huqbani (Health Holding Company, Arabie saoudite). Quant à Olfa Gam, binationale tunisienne et belge, elle occupe la 49e place parmi les fondateurs et actionnaires à la tête de Cytopharma, société spécialisée depuis 2011 dans les médicaments génériques cytotoxiques.

 

Lire aussi – Forbes Middle East Healthcare : Sara Masmoudi et Olfa Gam, femmes phares de l’industrie régionale de la santé

 

Forbes souligne la dynamique récente de Cytopharma : lancement du programme de digitalisation CytoIdra 4.0, mise sur le marché d’un nouveau produit en Espagne, hausse de 30 % des capacités de production en vue d’une implantation en Allemagne et construction de nouvelles installations en Arabie saoudite. Olfa Gam préside également Tunisia Health Alliance et siège aux conseils d’administration de Julphar et d’Orchidia Pharmaceuticals.

A noter que sur l’ensemble des 150 noms retenus, le Golfe domine largement. Ainsi, les Émirats arabes unis comptent 75 représentants, suivis de l’Arabie saoudite (40) et de l’Égypte (14). Forbes explique baser son classement sur la taille des entreprises, l’impact des dirigeants, leurs réalisations et innovations en 2025-2026, leur expérience et la diversification de leurs activités.

Il faut toutefois souligner que dans ce paysage, dominé de la tête aux pieds par les acteurs du Golfe, la présence de Sara Masmoudi et d’Olfa Gam confère une reconnaissance régionale à l’industrie pharmaceutique tunisienne.

 

Lire également – Sara Masmoudi et Olfa Gam, figures de proue de la santé au Moyen-Orient en 2024

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Forbes 2026 : le patron de l’ONTT Mohamed Mehdi Haloui au 40e rang des leaders du tourisme au Moyen-Orient

17. September 2026 um 08:24

Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Mohamed Mehdi Haloui, figure à la 40e place du classement des « 100 leaders du voyage et du tourisme au Moyen-Orient en 2026 », publié par Forbes Middle East. Il est classé dans la catégorie « Public Sector ».

Notons au passage que c’est la deuxième année consécutive que le responsable tunisien figure dans ce classement consacré aux dirigeants qui pilotent les principaux acteurs et projets du secteur touristique dans la région. En effet, il occupait la 43e place en 2025.

Nommé à la tête de l’ONTT en 2025, Mehdi Haloui est chargé de la promotion et du développement de la destination Tunisie. Pour justifier sa présence dans son classement, Forbes rappelle entre autres que la Tunisie a enregistré 2,8 milliards de dollars de recettes touristiques en 2025. Ce qui constitue une hausse de 6,5 % sur un an. Tandis que le nombre de visiteurs non résidents a atteint 11,3 millions, en progression de 10,4 %.

Ceci étant, en termes de nombre de pays, la Tunisie n’est représentée que par un seul dirigeant dans le Top 100 2026, à l’inverse des Émirats arabes unis qui en comptent 56, de l’Arabie saoudite (18) et de l’Égypte (8).

Par ailleurs, les hôtels et complexes hôteliers constituent la moitié des entrées dans le classement Forbes, avec 50 dirigeants. Tandis que le secteur public y compte 14 représentants.

Ainsi, à la première place du classement figure Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, président-directeur général d’Emirates Airlines & Group, devant Hamad Al Khater, PDG du groupe Qatar Airways, et Ageel Alshaibani, PDG de l’Autorité saoudienne du tourisme.

Du point de vue méthodologique, pour établir son classement, Forbes prend essentiellement en compte l’influence des dirigeants sur le secteur et l’économie, leur rôle exécutif, leurs réalisations et initiatives en 2025-2026, ainsi que leur expérience et leur parcours.

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