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Tunis Re double son capital: ce que vous devez savoir sur l’opération

14. September 2026 um 16:03

Tunis Re prépare une opération majeure sur son capital. La société tunisienne de réassurance va doubler son capital social, de 100 à 200 millions de dinars, avec l’objectif de renforcer sa capacité de souscription et de conserver une part plus importante des primes actuellement cédées aux rétrocessionnaires.

L’opération, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026 et visée par le Conseil du marché financier (CMF) le 1er septembre, comprend deux volets. Le premier porte sur l’émission de 15 millions d’actions nouvelles au prix de 8 dinars, soit une levée de 120 MDT. Le second prévoit l’attribution gratuite de 5 millions d’actions. La souscription est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026.

Pour Union Capital, cette opération ne répond pas à un besoin de sauvetage financier. Elle vise plutôt à donner à Tunis Re les moyens de franchir un nouveau palier. En 2025, le résultat technique de la société a plus que doublé pour atteindre 30,1 MDT, tandis que le résultat net a progressé de 26%, à 27 MDT. La tendance s’est poursuivie au premier semestre 2026, avec un résultat technique de 27,6 MDT (+23%) et un résultat net de 24,7 MDT (+41,7%).

Le principal enjeu est désormais la rétention des primes. Selon le business plan présenté dans le prospectus, le taux de rétention passerait d’environ 72% à 79% en 2030. En clair, Tunis Re chercherait à conserver davantage de primes dans son propre bilan plutôt que de les transférer aux rétrocessionnaires. Le chiffre d’affaires devrait, selon ces projections, passer de 243,2 MDT en 2025 à 405,5 MDT en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 10,8%.

L’international constitue également un axe important. En 2025, il représentait 58,3% du chiffre d’affaires de Tunis Re, contre 41,7% pour le marché tunisien. L’Afrique a notamment enregistré une croissance de 12,3%, tandis que le Maghreb progressait de 6%. Union Capital estime que le renforcement des fonds propres pourrait aussi contribuer à améliorer la notation de la société et à faciliter son retour sur certains marchés étrangers. Sur le plan financier, l’opération devrait porter les capitaux propres à environ 414,5 MDT fin 2026 et faire passer le ratio de solvabilité de 158% à 214%, selon les projections retenues. La couverture des provisions techniques par les placements atteindrait également 153,5%.

Pour les investisseurs, le prix de souscription de 8 dinars constitue le principal élément mis en avant par Union Capital. L’intermédiaire estime le cours théorique ex-droit à 10,095 dinars et la valorisation moyenne du titre à 11,05 dinars. Sur cette base, le prix d’émission présente une décote de 38% par rapport à cette estimation. Union Capital recommande ainsi de souscrire à l’opération.

Pour les actionnaires actuels, un point est particulièrement important: le ratio de souscription est fixé à trois actions nouvelles pour quatre anciennes. Les droits attachés aux actions existantes ont une valeur théorique estimée à 4,095 dinars par action ancienne. Selon Union Capital, un actionnaire qui ne souhaite pas participer doit donc envisager de céder ses droits plutôt que de les laisser expirer.

Le pari reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs. Union Capital pointe notamment le risque de change, la sinistralité, la notation de Tunis Re et les conditions d’accès aux marchés internationaux. En 2025, les pertes de change nettes ont notamment atteint 21,1 MDT, constituant une source importante de volatilité du résultat.

La réussite de l’opération dépendra donc moins de la seule injection de capitaux que de la capacité de Tunis Re à transformer ces fonds supplémentaires en plus de primes conservées, davantage d’activité internationale et une rentabilité durable des capitaux engagés. Il s’agit, en définitive, d’un pari sur le changement d’échelle de la société plutôt que sur son redressement financier.

Les projections et recommandations citées dans cet article sont celles d’Union Capital et ne constituent pas une garantie de performance future. La note précise elle-même que les investisseurs doivent évaluer l’opération au regard de leur propre stratégie et de leur situation financière.

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De 3,1 à 7,1 milliards de dollars : le pari fulgurant de l’Égyptien Kareem Amin sur l’IA commerciale

14. September 2026 um 13:55

La startup américaine Clay, cofondée par l’Égyptien Kareem Amin, vient de franchir un nouveau cap. Elle a levé 115 millions de dollars lors d’un tour de table de Series D mené par Wellington Management, portant sa valorisation à 7,1 milliards de dollars. En un peu plus d’un an, sa valeur a ainsi plus que doublé par rapport aux 3,1 milliards de dollars atteints lors de sa Series C en 2025.

Cette nouvelle opération intervient après une progression particulièrement rapide. En janvier 2026, Clay avait déjà atteint une valorisation de 5 milliards de dollars à l’occasion d’une opération permettant à ses salariés de céder une partie de leurs actions. La nouvelle levée marque donc une nouvelle accélération, moins de huit mois plus tard. Fondée en 2017 à New York par Kareem Amin et Nicolae Rusan, Clay s’est d’abord construite autour d’une idée différente : rendre la programmation et l’automatisation accessibles sans nécessiter de compétences avancées en code. La startup s’est ensuite repositionnée vers les équipes commerciales et marketing, en développant une plateforme destinée à automatiser la recherche de prospects, l’enrichissement des données et les campagnes de croissance.

Aujourd’hui, Clay revendique plus de 17 000 clients, dont Anthropic, Google, OpenAI, Stripe, ElevenLabs, Visa, Siemens et UPS. Selon l’entreprise, 80 % des sociétés figurant dans le classement Forbes AI50 utilisent sa plateforme. Le rythme de croissance des revenus explique en partie l’intérêt des investisseurs. Clay affirme avoir multiplié par quatre ses revenus en 2025. Son chiffre d’affaires annualisé devrait atteindre environ 200 millions de dollars au cours du trimestre en cours, puis environ 240 millions de dollars à la fin de son exercice fiscal, selon Kareem Amin et Varun Anand, autre cofondateur de l’entreprise.

Le modèle de Clay évolue parallèlement avec l’essor des agents d’intelligence artificielle. La plateforme ne se limite plus à fournir des données aux équipes commerciales : elle cherche désormais à automatiser une partie du travail de croissance, depuis l’identification des prospects jusqu’à la personnalisation des campagnes et au suivi des signaux commerciaux. Parmi ses utilisateurs figurent notamment Anthropic, qui exploite Clay pour rechercher automatiquement des prospects, Airbnb pour identifier des hôtes potentiels pour son activité Experiences et DoorDash pour repérer des entreprises susceptibles d’utiliser son programme de restauration destiné aux salariés.

Wellington Management, qui a mené ce nouveau tour, estime que le potentiel de Clay dépasse désormais celui d’un simple outil de vente. L’investisseur avait suivi la startup pendant plusieurs années avant de participer à cette opération. Kareem Amin, né en Égypte et ayant grandi en Arabie saoudite avant d’étudier le génie électrique à l’Université McGill au Canada, se retrouve ainsi à la tête d’une entreprise valorisée à plusieurs milliards de dollars dans l’un des segments les plus convoités de la tech : l’utilisation de l’IA pour automatiser et accélérer les fonctions commerciales.

Clay ne prévoit pas, à ce stade, une introduction en Bourse à court terme. Ses dirigeants disent toutefois gérer l’entreprise avec l’idée qu’elle pourrait un jour prendre cette direction.

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En Afrique, la livraison par drone ouvre un nouveau marché… Détails

14. September 2026 um 11:43

La livraison par drone gagne du terrain en Afrique et commence à dépasser le seul secteur de la santé. En Côte d’Ivoire, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape avec l’américain Zipline, en validant un partenariat public-privé portant sur le déploiement d’un réseau de 10 centres de stockage et de distribution de produits médicaux.

Le projet, signé en décembre 2025, sera déployé en deux phases. La première prévoit un centre pilote à Daloa et trois autres sites à Biankouma, San Pedro et Kouto. Six centres supplémentaires sont ensuite prévus dans plusieurs régions, dont le district d’Abidjan. Le dispositif doit notamment faciliter l’acheminement de produits sanguins et d’intrants médicaux vers des établissements difficiles d’accès. Le financement combine un don américain destiné aux infrastructures et une prise en charge des prestations par l’État ivoirien. Cette expérience illustre un modèle qui se développe déjà dans plusieurs pays africains : utiliser des drones pour transporter rapidement de petites quantités de marchandises lorsque le transport terrestre devient trop lent, difficile ou coûteux.

Le prochain marché pourrait être celui du colis commercial. Zipline avait déjà conclu en 2022 un partenariat avec Jumia pour tester la livraison de produits commandés en ligne par drone. Des essais avaient été menés au Ghana, avec l’objectif d’étendre ensuite le dispositif à la Côte d’Ivoire et au Nigeria. L’intérêt est particulièrement marqué pour le dernier kilomètre, qui reste l’un des points faibles de la chaîne logistique africaine. Routes difficiles, congestion urbaine et dispersion des clients peuvent rendre certaines livraisons coûteuses. Dans ce contexte, le drone peut compléter les moyens terrestres plutôt que les remplacer. Le marché potentiel est loin d’être négligeable. Selon Mobility Foresights, la livraison de colis par drone en Afrique pourrait passer de 280 millions de dollars en 2025 à 1,62 milliard de dollars en 2031, soit une croissance annuelle moyenne estimée à 33,4 %. Ces projections reposent notamment sur la progression du commerce électronique et les besoins croissants en solutions de livraison du dernier kilomètre.

Un marché encore sous contraintes

Le développement commercial des drones reste toutefois conditionné par plusieurs facteurs. Leur capacité de charge limite leur intérêt pour les marchandises lourdes, tandis que les conditions météorologiques peuvent perturber les opérations. À cela s’ajoutent les investissements nécessaires dans les appareils, les infrastructures, les logiciels et la maintenance. La réglementation constitue également un enjeu majeur, notamment pour les vols au-delà de la ligne de vue du pilote. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit à ce titre des exigences spécifiques en matière de sécurité, d’autorisation et de gestion de l’espace aérien. Le scénario le plus crédible n’est donc pas celui d’une disparition des camions ou des motos au profit des drones. Les deux modèles pourraient plutôt fonctionner ensemble : le transport terrestre pour les volumes importants et les drones pour certains trajets urgents, difficiles d’accès ou particulièrement sensibles au facteur temps. Pour les opérateurs logistiques et les acteurs du e-commerce, l’enjeu est désormais de déterminer où cette technologie apporte un véritable avantage économique. En Afrique, le drone pourrait ainsi passer progressivement du statut d’outil spécialisé à celui de maillon complémentaire de la chaîne logistique.

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Aéroports: la Libye veut investir en Tunisie

14. September 2026 um 10:14

La Libye se dit prête à investir directement dans le développement des infrastructures aéroportuaires tunisiennes. Mahmoud Al-Farjani, directeur général de l’Autorité nationale de développement libyenne, a déclaré que son organisme pourrait participer au développement de l’aéroport international Tunis-Carthage, dans le cadre d’un investissement de long terme avec le gouvernement tunisien.

Lors du Sommet économique libyo-français sur l’investissement et le développement, organisé les 10 et 11 septembre à Syrte, Ferjani a rappelé l’ampleur des déplacements de Libyens vers la Tunisie, estimant à plus de 3 millions par an le nombre de voyageurs libyens, notamment pour le tourisme médical, les loisirs et le transit. «Nous sommes prêts à entrer dans le projet en tant qu’investissement direct avec le gouvernement tunisien», a-t-il déclaré, en référence au développement de Tunis-Carthage.

Deux options sont envisagées par le responsable libyen. La première consiste à participer à la modernisation de l’aéroport actuel à travers un investissement de long terme. La seconde serait de construire un nouvel aéroport sur un autre site dans la capitale tunisienne, en fonction des choix des autorités tunisiennes. Pour justifier cette proposition, Ferjani met en avant l’expérience et les moyens de l’Autorité nationale de développement. Selon lui, l’organisme dispose à la fois de l’expertise technique et des capacités financières nécessaires pour mener ce type de projets, avec l’appui de partenaires internationaux.

Le responsable libyen souligne également la place des technologies européennes dans les infrastructures développées par son organisme, citant notamment des équipements français utilisés dans les systèmes liés aux aéroports. Pour la Libye, l’enjeu dépasse toutefois la seule logique d’investissement. Ferjani considère le développement des infrastructures tunisiennes comme un intérêt commun, compte tenu de l’importance des relations économiques et des flux de voyageurs entre les deux pays.

 

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Mélanie Lefebvre devient la nouvelle présidente des Conseillers du commerce extérieur de la France en Tunisie

14. September 2026 um 08:59

Mélanie Lefebvre prend la présidence du Comité Tunisie des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE). Elle succède à Alexandre Ratle à l’issue de la réunion du 10 septembre 2026. Déjà vice-présidente du Comité, elle apporte à cette fonction un parcours construit autour de la finance, du conseil stratégique, de la restructuration et de la gestion d’activités aéroportuaires.

Depuis novembre 2023, Mélanie Lefebvre est CEO de TAV Tunisie, où elle supervise les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir. Avant cette nomination, elle a passé plus de onze ans au sein du Groupe ADP, où elle a notamment occupé le poste de CFO de la Customer Division entre 2015 et 2021. À ce poste, son périmètre couvrait notamment les activités commerciales, le travel retail, le duty free, la restauration et les services des aéroports de Paris-Orly et Paris-Charles de Gaulle. Elle a également siégé aux conseils d’administration de plusieurs filiales du groupe.

Son parcours international s’est poursuivi au Chili, où elle a été CFO de l’aéroport de Santiago de 2021 à 2023. Elle y a dirigé une équipe de 25 personnes et travaillé notamment sur une restructuration de dette de 500 millions de dollars, la gestion de trésorerie et l’amélioration des processus. Avant le Groupe ADP, Mélanie Lefebvre a évolué dans le conseil financier et stratégique. Elle a notamment travaillé chez AlixPartners, Duff & Phelps et EY sur des missions liées à la performance, à la restructuration, aux opérations financières et à l’évaluation de projets.

Son parcours académique est lui aussi fortement orienté vers la finance et le droit des affaires. Elle est diplômée de l’ESSEC Business School, avec un MBA spécialisé en droit et finance, et détient également un master en droit des affaires de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Sa formation comprend par ailleurs un diplôme supérieur en comptabilité et études financières (DECF & DSCG). À la tête du Comité Tunisie, elle devra désormais poursuivre les travaux du réseau en faveur des entreprises et des échanges économiques entre la France et la Tunisie. Une mission qui s’inscrit dans la continuité de son expérience professionnelle, mais avec un nouveau périmètre: celui de la promotion et de l’accompagnement des relations économiques franco-tunisiennes.

Alexandre Ratle, qui quitte la présidence, reste membre du Comité. Il entend se consacrer davantage à ses responsabilités nationales et régionales en tant que vice-président du Comité national des CCE et président de la Commission Sud-Méditerranée, Proche et Moyen-Orient.

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Voici les 3 grands producteurs de bananes en Afrique

12. September 2026 um 12:33

Le groupe belge SIPEF va renforcer ses activités bananières en Côte d’Ivoire avec l’acquisition de Tiabam, une plantation située dans la région de Tiassalé. L’opération, annoncée le 7 septembre 2026, porte sur environ 450 hectares, dont 320 hectares actuellement en production. Elle devrait ajouter entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an aux capacités du groupe dans le pays. 

L’opération doit encore être finalisée plus tard en septembre. Elle permettra à SIPEF, à travers sa filiale Plantations J. Eglin, de porter à six le nombre de ses plantations dans le sud des Lagunes. La plantation de Tiabam est située à proximité de son domaine d’Akoudjé. Le site produit actuellement entre 12 000 et 14 000 tonnes de bananes par an. Plus de 70 % des volumes sont exportés vers l’Europe, tandis que le reste est commercialisé dans d’autres pays africains et sur le marché ivoirien. La plantation bénéficie par ailleurs des certifications GLOBALG.A.P. et Rainforest Alliance. Pour SIPEF, cette acquisition s’inscrit dans une stratégie d’augmentation de la productivité plutôt que dans une simple extension foncière. Le groupe indique vouloir optimiser les cultures et réaliser des investissements ciblés sur la nouvelle plantation. L’enjeu est également commercial. En Côte d’Ivoire, SIPEF exploite déjà 1 238 hectares de plantations bananières, qui ont produit 52 159 tonnes en 2025. Avec Tiabam, le groupe cherche donc à accroître sa base de production tout en renforçant son approvisionnement destiné aux marchés d’exportation.

Les trois grands producteurs africains

À l’échelle du continent, la production est particulièrement importante en Angola, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire. La FAO classe notamment l’Angola parmi les principaux pays africains producteurs de bananes et indique que la Tanzanie figure également parmi les grands producteurs mondiaux. Les données FAOSTAT couvrent la production, les superficies récoltées et les rendements jusqu’en 2024. L’Angola se distingue par une production importante destinée principalement à son marché intérieur. La Tanzanie dispose elle aussi d’une filière de grande ampleur, largement portée par les petits exploitants : le recensement agricole tanzanien fait état de plus de 241 000 hectares récoltés pour la banane. La Côte d’Ivoire, elle, se distingue davantage par son orientation vers l’exportation. C’est précisément cette dimension qui rend le marché ivoirien stratégique pour les groupes agro-industriels comme SIPEF. Cette différence est importante pour les investisseurs : produire beaucoup ne signifie pas nécessairement exporter beaucoup. La valeur économique de la filière dépend aussi de la productivité, des infrastructures de conditionnement, de la logistique et de l’accès aux marchés internationaux. La FAO souligne d’ailleurs que la chaîne de valeur mondiale de la banane est de plus en plus structurée autour des grands distributeurs et des relations directes avec les producteurs.

L’acquisition de Tiabam illustre ainsi un mouvement plus large dans l’agro-industrie africaine : les opérateurs cherchent à sécuriser leurs volumes, améliorer les rendements et renforcer leur présence sur les marchés d’exportation.

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L’Aéroport Enfidha-Hammamet ouvre deux nouvelles liaisons cargo vers ces deux pays européens

12. September 2026 um 11:57

L’Aéroport international Enfidha-Hammamet a lancé, le 11 septembre 2026, deux liaisons cargo quotidiennes vers Hahn, en Allemagne, et Wrocław, en Pologne. Les vols sont opérés par SprintAir Cargo, compagnie polonaise spécialisée dans le transport de fret aérien.

La liaison vers Hahn est assurée par un ATR 72-500, avec une capacité de chargement de 9 tonnes. Celle vers Wrocław est opérée avec un SAAB 340, pouvant transporter jusqu’à 3,5 tonnes de fret. Ces nouvelles dessertes renforcent les connexions aériennes de la Tunisie avec le marché européen et offrent aux entreprises une solution de transport adaptée aux marchandises nécessitant des délais d’acheminement plus courts.

Cette évolution intervient alors que le terminal cargo d’Enfidha-Hammamet a repris son activité en février 2026, après plusieurs années d’interruption. L’infrastructure dispose de zones dédiées à l’import et à l’export ainsi que de services destinés aux opérateurs et transitaires. L’aéroport dispose également de la certification européenne RA3, exigée pour les installations traitant du fret aérien à destination de l’Union européenne.

Avec ces deux nouvelles liaisons, Enfidha-Hammamet cherche ainsi à consolider sa place dans le transport de fret aérien et à renforcer les connexions logistiques entre la Tunisie et l’Europe.

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Momcozy veut changer la façon de la maternité

12. September 2026 um 09:01

Et si l’innovation dans la maternité ne se limitait pas à répondre aux besoins du bébé, mais à redonner du temps, du confort et de la liberté à la mère? C’est sur cette idée que Momcozy a construit son développement depuis 2018. La marque internationale spécialisée dans les solutions de maternité entend placer la femme au centre de son expérience, avec une ambition désormais clairement affichée en Tunisie.

Derrière Momcozy, il y a une conviction portée depuis sa création par sa fondatrice et CEO, Athena: devenir mère ne devrait pas signifier mettre son identité entre parenthèses. La marque résume cette philosophie par une formule: «Mom, and More». Une manière de considérer la maternité comme une dimension de la vie d’une femme, et non comme sa seule identité. Cette approche a conduit Momcozy à s’attaquer à un problème longtemps sous-estimé: la charge quotidienne supportée par les mères. Expression du lait, déplacements, travail, récupération post-partum, organisation familiale… autant de tâches qui s’ajoutent aux responsabilités professionnelles et personnelles. La marque a donc choisi de développer des produits destinés à simplifier ces moments, notamment des tire-laits mains libres et portables.

Transformer la technologie en liberté

L’innovation constitue l’un des principaux leviers de Momcozy. Avec son approche baptisée «CozyTech», la marque cherche à transformer des technologies avancées en produits simples à intégrer dans la vie quotidienne. Le tire-lait portable illustre particulièrement cette orientation: il permet aux femmes de poursuivre certaines activités tout en exprimant leur lait, sans être systématiquement immobilisées par un équipement traditionnel.« Chez Momcozy, la maternité n’efface pas l’identité d’une femme : elle l’enrichit et la transforme » indique l’équipe et d’ajouter « être mère constitue un rôle à part entière, qui peut naturellement coexister avec des projets personnels ou professionnels». La marque ne cherche donc pas à inciter les femmes à en faire davantage, mais à alléger les contraintes inutiles du quotidien pour leur offrir davantage de confort, de temps et de liberté, afin que chacune puisse vivre sa maternité à sa manière. Cette logique s’étend progressivement à un écosystème plus large: équipements pour l’allaitement, solutions de récupération post-partum, accessoires ergonomiques ou encore appareils destinés à faciliter les tâches liées au quotidien avec bébé. Momcozy défend également une vision fondée sur le «co-parenting», avec l’idée que la technologie peut contribuer à mieux répartir certaines responsabilités au sein de la famille. Le pari semble avoir trouvé son public. Selon la marque, Momcozy compte aujourd’hui plus de 5 millions de mamans dans le monde. Son site officiel la présente également comme l’une des marques les plus vendues en Amérique du Nord sur son segment.

La Tunisie, un marché qui prend une nouvelle dimension

L’expansion en Tunisie ne relève pas uniquement d’une logique commerciale. Pour Momcozy, le marché tunisien présente une combinaison particulière: une forte place accordée à la famille et une nouvelle génération de mamans davantage informées, connectées et attentives aux solutions susceptibles de faciliter leur quotidien. L’équipe de Momcozy considère ainsi la Tunisie comme un marché stratégique et comme un point d’entrée potentiel vers l’Afrique. «La Tunisie a rapidement démontré tout son potentiel», soulignent-ils. Et d’insister: «La confiance acquise auprès des familles tunisiennes a contribué à faire du pays un marché de référence pour la marque dans la région». L’ambition affichée ne se limite donc pas à commercialiser des produits. Momcozy souhaite développer autour de la maternité un écosystème associant innovation et accompagnement, notamment à travers des collaborations avec des consultantes en lactation et des professionnels de santé. Cette approche, que la marque désigne sous le terme «Medical Trust», vise à renforcer la confiance autour de l’utilisation de ses solutions. La question de la sécurité occupe, à son tour, une place centrale. La marque affirme sélectionner des matériaux adaptés aux usages concernés, notamment du silicone liquide de qualité alimentaire et des textiles hypoallergéniques, et indique que ses produits répondent, selon les catégories, à des standards et certifications internationaux tels que FDA, CE et OEKO-TEX®. La marque met également en avant la conception de produits destinés à un usage quotidien et durable. Au fond, le développement de Momcozy repose sur un changement de regard: la maternité n’est plus envisagée uniquement à travers les besoins du nourrisson, mais aussi à travers ceux de la maman qui s’en occupe. C’est cette proposition de valeur qui permet à la marque de passer du statut de fabricant de produits de maternité à celui d’acteur d’un marché en pleine évolution. En Tunisie, Momcozy s’est déjà imposée comme la marque numéro 1 de sa catégorie, une réussite qui conforte ses ambitions sur le marché tunisien et, plus largement, dans toute la région.

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Tunis Re veut doubler son capital pour rester dans la course à l’international

11. September 2026 um 17:15

Tunis Re veut doubler son capital pour renforcer ses fonds propres et poursuivre son développement à l’international. La Société Tunisienne de Réassurance prévoit de le porter de 100 à 200 millions de dinars, à travers une incorporation de réserves et une augmentation de capital en numéraire.

Cette opération répond notamment au durcissement des exigences financières sur plusieurs marchés étrangers. 58% du chiffre d’affaires de Tunis Re provient aujourd’hui de l’international. «Nous sommes obligés d’agir rapidement», a expliqué Lamia Ben Mahmoud, directrice générale de Tunis Re, lors de la communication financière de la société. Le problème est aussi lié à la dépréciation du dinar. Le capital actuel de 100 MD représente environ 34 millions de dollars, alors que certains marchés imposent désormais des niveaux de capital beaucoup plus élevés. En Égypte, par exemple, le capital minimum requis atteint 75 millions de dollars, avec des fonds propres de 125 millions de dollars. Tunis Re a dû quitter ce marché depuis 2024. En Jordanie, le capital minimum exigé s’élève à 141 millions de dollars. Certains marchés du Golfe imposent, de leur côté, des exigences de notation pouvant atteindre B+. Pour Tunis Re, le renforcement des fonds propres est donc devenu nécessaire pour préserver son accès à certains marchés et soutenir son développement. Créée en 1981, la société est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays, avec plus de 500 partenaires et plus de 90 entreprises de réassurance. Son activité internationale couvre principalement le Maghreb, l’Afrique et les pays arabes. Cette expansion permet à Tunis Re de dépasser les limites d’un marché tunisien dont le potentiel reste important, mais dont la taille demeure réduite. Le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie ne dépasse pas 2 % du PIB, selon les données présentées par la direction. La société reste toutefois confrontée à une forte concurrence internationale. Elle doit également composer avec sa notation B avec perspective stable attribuée par Fitch, affectée notamment par la dégradation de la notation souveraine tunisienne. Ce risque pays limite son accès à certains marchés exigeant des ratings plus élevés.

Une opération de 100 MD

Sur les 100 MD d’augmentation du capital, 25 MD proviendront d’une incorporation de réserves, avec l’émission de 5 millions d’actions gratuites, à raison d’une nouvelle action pour une ancienne. Les 75 MD restants seront levés en numéraire, à travers l’émission de 15 millions d’actions nouvelles, à raison de trois actions nouvelles pour quatre anciennes, au prix de 8 dinars par action, dont 5 dinars de valeur nominale et 3 dinars de prime d’émission. La souscription réservée aux anciens actionnaires et aux cessionnaires de droits préférentiels est prévue du 15 septembre au 2 octobre 2026. Une phase de redistribution suivra du 12 au 16 octobre, avant une éventuelle ouverture au public du 26 au 30 octobre, si l’opération n’est pas entièrement souscrite. Au-delà des exigences réglementaires, Tunis Re veut utiliser ces fonds propres supplémentaires pour augmenter sa capacité de rétention des risques. Le taux de rétention devrait ainsi passer de 72 % à 79 % à l’horizon 2030. Le plan prévoit également une croissance moyenne du chiffre d’affaires de 10,8 % par an, contre 243 MD en 2025, pour atteindre environ 405 MD en fin de période. Les placements devraient progresser de 610 à 915 MD, tandis que la marge de solvabilité moyenne est attendue à 198 %, contre un minimum réglementaire de 100%. Pour Tunis Re, le doublement du capital doit donc permettre de consolider sa solidité financière avant d’accélérer son développement. Dans un marché où les capacités de réassurance sont abondantes, la société veut surtout valoriser son expertise et renforcer sa position sur les marchés étrangers.

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Mohamed Amine Agrebi prend la direction d’une brigade de contrôle au CGA

11. September 2026 um 10:27

Mohamed Amine Agrebi vient d’être nommé directeur au sein de la Direction générale de la supervision documentaire du comité général des assurances (CGA). Il prend également la responsabilité d’une brigade de contrôle chargée de la surveillance prudentielle d’un portefeuille d’opérateurs du marché tunisien de l’assurance.

Cette nouvelle fonction place le contrôle de la solidité financière et du respect des règles prudentielles au cœur de ses responsabilités. Sa mission porte notamment sur le suivi des organismes d’assurance, l’analyse de leur solvabilité, ainsi que la vérification de leurs pratiques en matière de gouvernance et de conformité réglementaire.

Mohamed Amine Agrebi évolue au sein du CGA depuis janvier 2016 en tant que contrôleur des assurances. Au cours de ces dix dernières années, il a notamment participé à des contrôles sur pièces et sur place, évalué la solvabilité des organismes d’assurance à la fois de manière rétrospective et prospective, formulé des recommandations et suivi leur mise en œuvre.

Son parcours académique combine finance et assurance. Il est titulaire d’un master en ingénierie financière de l’Institut Supérieur de Gestion de Tunis et d’un master en assurances de l’Institut de Financement du Développement du Maghreb Arabe. Il a également achevé en juin 2026 un Executive MBA à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM au Canada.

Cette nomination intervient ainsi après une décennie d’expérience dans le contrôle prudentiel du secteur de l’assurance. Elle élargit désormais son rôle vers des responsabilités de direction et de supervision d’une équipe dédiée au suivi des acteurs du marché.

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