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Afrique-Chine: le déficit commercial atteint 80 milliards de dollars en 8 mois

14. September 2026 um 12:34

Le commerce entre l’Afrique et la Chine continue de battre des records, sans pour autant réduire le déséquilibre qui caractérise cette relation. Entre janvier et août 2026, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 80,07 milliards de dollars, en progression de 34,48% sur un an, selon les données rapportées par l’Agence Ecofin.

Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son montant. Car dans le même temps, les exportations africaines vers la Chine ne reculent pas. Elles ont augmenté de 19%, pour atteindre 96,93 milliards de dollars. Ce qui s’est accéléré davantage, ce sont les ventes chinoises au continent, en hausse de 25,8%, à environ 177 milliards de dollars. Au total, les échanges bilatéraux ont atteint près de 274 milliards de dollars sur huit mois, en hausse de 23,3%.

Le paradoxe apparent est donc celui d’un commerce en forte expansion qui produit, dans le même mouvement, un déficit plus important. Mais ce n’est pas réellement un paradoxe. Les deux économies n’entrent pas dans l’échange avec la même structure productive.

Depuis plusieurs décennies, la Chine a construit une puissance industrielle capable de fournir à des marchés très différents des biens allant des équipements électriques aux véhicules, des machines aux produits électroniques. L’Afrique, elle, reste largement positionnée sur l’exportation de ressources naturelles et de produits peu transformés. Cette spécialisation explique en grande partie pourquoi une hausse des échanges ne produit pas mécaniquement un rapprochement des balances commerciales.

La question est d’autant plus importante que la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial parmi d’autres pour le continent. Elle est devenue un acteur majeur de ses infrastructures, de ses chaînes d’approvisionnement et de ses marchés de consommation. Les entreprises chinoises sont présentes dans les télécommunications, l’automobile, l’énergie, les équipements industriels ou encore les technologies numériques. Pour les économies africaines, cette présence permet d’accéder à des biens et à des équipements à des coûts souvent compétitifs. Elle exerce aussi une pression accrue sur les producteurs locaux.

Le déficit commercial ne doit donc pas être interprété isolément comme une perte. Une partie des importations chinoises correspond à des machines, des équipements ou des intrants susceptibles de soutenir l’investissement et la production africaine. Le problème apparaît lorsque ces importations de biens manufacturés ne s’accompagnent pas d’une progression suffisamment rapide des capacités africaines à exporter des produits transformés.

C’est précisément sur ce terrain que se joue la prochaine étape de la relation sino-africaine. Pékin a d’ailleurs élargi depuis mai 2026 l’accès préférentiel à son marché en supprimant les droits de douane sur certains produits provenant de 53 pays africains. Cette ouverture peut favoriser les exportations africaines, mais elle ne règle pas la question de l’offre.

Pour accroître durablement ses ventes sur le marché chinois, l’Afrique doit pouvoir produire davantage, mais surtout produire différemment. Transformer localement le cacao, le coton, les minerais ou les produits agricoles permettrait de capter une part plus importante de la valeur avant exportation. C’est aussi ce qui donnerait davantage de contenu industriel aux échanges avec la Chine.

 

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En Afrique, la livraison par drone ouvre un nouveau marché… Détails

14. September 2026 um 11:43

La livraison par drone gagne du terrain en Afrique et commence à dépasser le seul secteur de la santé. En Côte d’Ivoire, le gouvernement vient de franchir une nouvelle étape avec l’américain Zipline, en validant un partenariat public-privé portant sur le déploiement d’un réseau de 10 centres de stockage et de distribution de produits médicaux.

Le projet, signé en décembre 2025, sera déployé en deux phases. La première prévoit un centre pilote à Daloa et trois autres sites à Biankouma, San Pedro et Kouto. Six centres supplémentaires sont ensuite prévus dans plusieurs régions, dont le district d’Abidjan. Le dispositif doit notamment faciliter l’acheminement de produits sanguins et d’intrants médicaux vers des établissements difficiles d’accès. Le financement combine un don américain destiné aux infrastructures et une prise en charge des prestations par l’État ivoirien. Cette expérience illustre un modèle qui se développe déjà dans plusieurs pays africains : utiliser des drones pour transporter rapidement de petites quantités de marchandises lorsque le transport terrestre devient trop lent, difficile ou coûteux.

Le prochain marché pourrait être celui du colis commercial. Zipline avait déjà conclu en 2022 un partenariat avec Jumia pour tester la livraison de produits commandés en ligne par drone. Des essais avaient été menés au Ghana, avec l’objectif d’étendre ensuite le dispositif à la Côte d’Ivoire et au Nigeria. L’intérêt est particulièrement marqué pour le dernier kilomètre, qui reste l’un des points faibles de la chaîne logistique africaine. Routes difficiles, congestion urbaine et dispersion des clients peuvent rendre certaines livraisons coûteuses. Dans ce contexte, le drone peut compléter les moyens terrestres plutôt que les remplacer. Le marché potentiel est loin d’être négligeable. Selon Mobility Foresights, la livraison de colis par drone en Afrique pourrait passer de 280 millions de dollars en 2025 à 1,62 milliard de dollars en 2031, soit une croissance annuelle moyenne estimée à 33,4 %. Ces projections reposent notamment sur la progression du commerce électronique et les besoins croissants en solutions de livraison du dernier kilomètre.

Un marché encore sous contraintes

Le développement commercial des drones reste toutefois conditionné par plusieurs facteurs. Leur capacité de charge limite leur intérêt pour les marchandises lourdes, tandis que les conditions météorologiques peuvent perturber les opérations. À cela s’ajoutent les investissements nécessaires dans les appareils, les infrastructures, les logiciels et la maintenance. La réglementation constitue également un enjeu majeur, notamment pour les vols au-delà de la ligne de vue du pilote. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prévoit à ce titre des exigences spécifiques en matière de sécurité, d’autorisation et de gestion de l’espace aérien. Le scénario le plus crédible n’est donc pas celui d’une disparition des camions ou des motos au profit des drones. Les deux modèles pourraient plutôt fonctionner ensemble : le transport terrestre pour les volumes importants et les drones pour certains trajets urgents, difficiles d’accès ou particulièrement sensibles au facteur temps. Pour les opérateurs logistiques et les acteurs du e-commerce, l’enjeu est désormais de déterminer où cette technologie apporte un véritable avantage économique. En Afrique, le drone pourrait ainsi passer progressivement du statut d’outil spécialisé à celui de maillon complémentaire de la chaîne logistique.

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Libye: 2,5 milliards de dollars pour un complexe sidérurgique à Benghazi

12. September 2026 um 13:02

Un projet industriel d’envergure devrait mobiliser environ 2,5 milliards de dollars d’investissement dans l’est de la Libye. Développé à Benghazi par la coentreprise turco-libyenne Tosyali Sulb Steel Industries, le complexe devrait démarrer sa production commerciale début 2028. Il s’agit d’un nouvel investissement du groupe sidérurgique turc Tosyali Holding, déjà présent en Turquie, en Algérie, au Sénégal, en Angola et en Espagne.

Le site sera principalement consacré à la production de fer de réduction directe (DRI), un intrant utilisé dans la fabrication de l’acier et pouvant être produit à partir de gaz naturel, avec une empreinte carbone inférieure à celle des procédés sidérurgiques traditionnels reposant sur le charbon. La capacité totale visée est de 8,1 millions de tonnes par an, dont environ 2,7 millions de tonnes pour la première phase.

Selon Ahmed Gadalla, président de Tosyali Sulb, près de 90 % de la production devraient être exportés, tandis que le complexe produira également des barres d’armature et des tubes destinés au marché libyen.

La localisation de Benghazi, sur la côte méditerranéenne, constitue un atout pour desservir les marchés européens et africains. Le projet s’inscrit également dans la transformation de la sidérurgie mondiale vers des procédés moins carbonés, alors que les exigences environnementales se renforcent notamment sur le marché européen.

Les accords d’approvisionnement en gaz nécessaires à la première phase ont été finalisés et une centrale électrique dédiée est en cours de construction pour répondre à une partie des besoins énergétiques du complexe. Le projet, annoncé pour la première fois en 2024, associe le sidérurgiste turc Tosyali Holding à la Libya United Steel Company for Iron and Steel Industry (SULB).

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Global Attractiveness Index (GAI): la Tunisie fait mieux que plusieurs poids lourds africains

11. September 2026 um 16:16

Avec un score de 22,8 points contre 17,1 l’année précédente, la Tunisie décroche la 105e place sur 146 économies dans l’édition 2026 du Global Attractiveness Index (GAI). Il s’agit d’un bond de douze rangs par rapport à sa 117e position de 2025.

Conçu par The European House – Ambrosetti et validé chaque année par un audit statistique de la Commission européenne, l’outil ausculte près de 150 économies mondiales à travers quatre grands piliers – ouverture, innovation, efficacité et dotations – auxquels s’ajoutent, depuis 2022, des indicateurs de dynamisme et de durabilité.

Un retard persistant face aux voisins maghrébins

Malgré cette avancée, l’écart avec les deux principales économies de la région reste marqué: le Maroc (84e, 28,7 points) et l’Algérie (85e, 28,6 points) devancent toujours largement la Tunisie, avec un fossé de vingt places. La Tunisie fait toutefois mieux que plusieurs poids lourds africains comme le Nigeria, le Ghana ou le Kenya, tout en restant derrière l’Égypte et Maurice.

Cette progression n’est pas isolée: la Tunisie avait déjà grimpé de 27 places dans l’Energy Transition Index du Forum économique mondial (62e en 2025, contre 89e l’année précédente), confirmant une dynamique d’amélioration progressive sur plusieurs baromètres internationaux de compétitivité.

Ce faisceau d’indices convergents constitue un argument commercial pour les autorités cherchant à attirer des capitaux à forte valeur ajoutée. Reste à transformer ces signaux statistiques en réformes concrètes – innovation, efficacité institutionnelle, cadre réglementaire – pour espérer combler l’écart persistant avec les économies maghrébines voisines.

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Pôles d’innovation 2026: la Tunisie absente du top 100, un seul pays africain représenté

11. September 2026 um 15:04

La Tunisie ne figure pas parmi les 100 principaux pôles d’innovation recensés en 2026 par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Dans ce classement qui mesure les concentrations géographiques d’inventeurs, de chercheurs et d’investissements en capital-risque, un seul cluster africain apparaît. Il s’agit du Caire, classé 86e à l’échelle mondiale.

Le constat est d’autant plus notable que le classement de l’OMPI ne cherche pas simplement à mesurer la capacité d’innovation d’un pays. Il identifie les territoires où se concentrent les activités qui alimentent les écosystèmes d’innovation, à partir notamment des demandes internationales de brevets, des publications scientifiques et des opérations de capital-risque. La présence ou l’absence d’un pays dans ce top 100 doit donc être lue à travers cette logique de concentration géographique.

À l’échelle mondiale, les écarts sont considérables. Le classement 2026 est dominé par Shenzhen-Hong Kong-Guangzhou, suivi de Tokyo-Yokohama et de San Jose-San Francisco. Séoul et Pékin complètent le top 5. La Chine compte à elle seule 25 clusters parmi les 100 premiers, devant les États-Unis avec 20.

Pour l’Afrique, la situation est beaucoup plus limitée. Le Caire est le seul cluster du continent à franchir le seuil du top 100, avec une 86e position. L’Égypte dispose ainsi d’un pôle suffisamment dense pour apparaître dans ce classement mondial, alors qu’aucun cluster tunisien n’y est recensé.

Cette absence ne signifie toutefois pas que la Tunisie est exclue du Global Innovation Index dans son ensemble. Le classement des clusters constitue un indicateur distinct, centré sur la concentration territoriale de l’innovation. Il ne doit donc pas être confondu avec le classement général des économies du GII.

Reste que le signal est intéressant pour la Tunisie. Dans une économie où plusieurs pôles universitaires, technologiques et industriels existent, aucun territoire ne rassemble encore suffisamment de brevets internationaux, de publications scientifiques et de financements privés pour apparaître parmi les 100 principaux clusters mondiaux recensés par l’OMPI.

 

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Next Wave Fund : Google et Kickstarter à la recherche des prochaines pépites tech africaines

11. September 2026 um 13:58

Le programme Next Wave Fund a ouvert les candidatures pour les jeunes entreprises technologiques africaines, avec une échéance fixée au 30 septembre.

Porté conjointement par Google et Kickstarter, le dispositif cible en priorité les projets liés au matériel, aux logiciels et au jeu vidéo, trois familles de produits jugées particulièrement adaptées au financement participatif.

Un accompagnement qui va au-delà du chèque

Au-delà des 10 000 dollars promis à chaque projet retenu sous forme d’engagement de financement, c’est tout un écosystème de soutien qui s’active autour des lauréats.

Grow with Google met à disposition ses coachs pour des ateliers pratiques, complétés par un accès gratuit au certificat professionnel Google AI, de quoi armer les fondateurs sur les compétences numériques les plus demandées du moment.

Kickstarter, de son côté, mobilise son équipe Design & Technology pour affiner le positionnement des campagnes avant leur lancement, et ouvre les portes de sa communauté d’entrepreneurs aux nouveaux inscrits.

Les projets qui tirent le mieux leur épingle du jeu pourront ensuite viser un accélérateur Google pour poursuivre leur croissance. Les candidatures doivent être déposées directement sur la plateforme Kickstarter dédiée à cette initiative.

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