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Industrie : Les investissements déclarés progressent de 18% et près de 13.000 emplois annoncés

09. September 2026 um 08:35

Les investissements industriels déclarés ont progressé de 18% durant les quatre premiers mois de 2026, selon les données de l’APII. La période a enregistré 745 projets déclarés pour un montant global de 754,6 millions de dinars et un potentiel de 12.934 emplois. Ces chiffres viennent préciser l’annonce faite mardi par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, qui avait évoqué une hausse de 18% des investissements industriels et environ 13.000 emplois supplémentaires.

754,6 millions de dinars d’investissements déclarés

Intervenant le 8 septembre lors de la cinquième réunion ministérielle du COMESA consacrée à l’industrie, organisée en Zambie par visioconférence, Slah Zouari a présenté la hausse des investissements industriels comme un indicateur du dynamisme du secteur et de son rôle dans la création d’emplois. Il avait toutefois indiqué seulement que cette progression concernait « les premiers mois » de 2026, sans préciser la période ni le montant correspondant.

Les données de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation permettent désormais de préciser ce point : sur les quatre premiers mois de l’année, 745 projets industriels ont été déclarés, représentant 754,6 millions de dinars d’investissements. La hausse de 18% concerne donc les investissements déclarés par rapport à la même période de 2025.

Près de 13.000 emplois potentiels

L’autre chiffre avancé par le ministre, celui d’environ 13.000 emplois supplémentaires, correspond également aux données de l’APII. L’agence recense exactement 12.934 emplois potentiels associés aux projets industriels déclarés durant les quatre premiers mois de 2026.

Ces 12.934 emplois correspondent à un potentiel d’emplois lié aux projets déclarés. Ils ne doivent donc pas être interprétés comme 13.000 recrutements déjà effectués ou comme des postes effectivement occupés.

Les industries agroalimentaires en tête

La progression est particulièrement marquée dans les industries agroalimentaires, dont les investissements déclarés ont augmenté de 59,7%, à 312,9 millions de dinars.

Les industries diverses enregistrent pour leur part une hausse de 90,4%, portant leurs investissements à 128,5 millions de dinars. Les industries mécaniques et électriques, importantes pour l’activité exportatrice, affichent une progression plus modérée de 9,6%, à 217,5 millions de dinars.

Ces secteurs figurent également parmi les activités que Slah Zouari a présentées comme porteuses pour la diversification de la base productive, l’augmentation de la valeur ajoutée et le renforcement de la compétitivité tunisienne.

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Tunisie-Pays-Bas : Tunis veut attirer davantage d’investissements néerlandais

02. September 2026 um 19:45

La coopération économique entre la Tunisie et les Pays-Bas s’appuie aujourd’hui sur 101 entreprises opérant dans le pays et générant environ 20.000 emplois. Ces chiffres ont été mis en avant, mercredi, lors de l’accueil de la nouvelle ambassadrice des Pays-Bas en Tunisie, Dewi van de Weerd, par le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Tunis souhaite désormais attirer davantage d’investissements néerlandais, notamment dans les énergies renouvelables et l’environnement.

101 entreprises présentes en Tunisie

Selon les données présentées lors de cette rencontre, 101 entreprises économiques opèrent actuellement en Tunisie sous la forme d’investissements directs ou conjoints. Elles génèrent environ 20.000 postes d’emploi, illustrant le poids déjà important de la présence économique néerlandaise dans le pays.

Ces chiffres ont été évoqués à l’occasion de la réception de Dewi van de Weerd, qui a remis une copie de ses lettres de créance en sa qualité de nouvelle ambassadrice du Royaume des Pays-Bas en Tunisie.

Des échanges commerciaux contrastés

Les relations économiques entre la Tunisie et les Pays-Bas ne se limitent pas aux investissements. Sur le plan commercial, les exportations tunisiennes vers le marché néerlandais avaient progressé de 3,2% en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique.

La tendance apparaît toutefois moins favorable depuis le début de 2026. Les exportations tunisiennes vers les Pays-Bas ont reculé de 15,9% au premier trimestre, avant d’afficher une baisse de 11,3% sur les cinq premiers mois de l’année.

Cette évolution intervient dans un contexte où l’Union européenne demeure de loin le principal partenaire commercial de la Tunisie. En 2025, près de 70% des exportations tunisiennes étaient destinées au marché européen.

Le renforcement du partenariat tuniso-néerlandais pourrait ainsi passer non seulement par une augmentation des investissements, mais également par une diversification des échanges commerciaux et des projets communs, notamment dans les énergies renouvelables, l’environnement, l’agriculture et la gestion de l’eau.

Tunis veut attirer davantage d’investissements

Mohamed Ali Nafti a salué l’évolution des relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’eau, l’environnement, le développement durable, l’emploi et les programmes d’insertion des jeunes et des femmes.

La Tunisie aspire désormais à renforcer le flux des investissements néerlandais vers des secteurs considérés comme prioritaires. Les énergies renouvelables et l’environnement figurent notamment parmi les domaines mis en avant par les autorités tunisiennes.

Les deux pays avaient déjà souligné, ces dernières années, leur volonté de développer davantage leur coopération dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau, l’emploi et le développement durable. En juillet dernier, Mohamed Ali Nafti avait également évoqué la préparation de nouveaux projets de coopération avec les Pays-Bas.

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A Tunis, de nouveaux hôtels arrivent en dépit des défis de l’investissement

Tunis-Capitale continue d’attirer les grandes enseignes hôtelières, mais les chantiers à l’arrêt, certains depuis plusieurs années, rappellent les défis de l’investissement et la rigidité de la législation.

Tunis confirme son attractivité pour les grandes chaînes hôtelières internationales. Hilton, Accor, Marriott ou encore Radisson misent sur la capitale tunisienne, convaincus par le potentiel d’un marché porté par le tourisme d’affaires, les événements internationaux, le développement des quartiers du Lac et des Jardins de Carthage ainsi que la stabilité de la destination en termes d’arrivées de visiteurs de l’étranger.

Cette dynamique se traduit par plusieurs projets d’hôtels qui devraient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme au cours des prochaines années. Mais derrière ces annonces porteuses d’optimisme, la réalité des investissements demeure plus contrastée. Plusieurs projets emblématiques restent à l’arrêt, illustrant les difficultés administratives, juridiques ou financières auxquelles se heurtent les investisseurs.

5 projets portés par des enseignes internationales

Parmi les réalisations les plus avancées figure le Hilton Garden Inn des Jardins de Carthage. L’établissement de 170 chambres est annoncé pour une ouverture en janvier 2027. Il sera dirigé par Belhassen Tebourbi.

Le groupe Accor poursuit également son développement avec un Novotel actuellement en construction sur la route touristique de Gammarth. Le groupe prévoit également l’arrivée de l’enseigne Pullman aux Berges du Lac 2, rue de la Feuille d’Érable. Le contrat de franchise a été signé et l’ouverture est envisagée à l’horizon 2029-2030.

Du côté du groupe Marriott, un hôtel sous l’enseigne W Hotels est projeté dans la zone dite « Lac 0 ». Si le contrat de marque a été conclu, les travaux n’ont pas encore démarré.

Le groupe GNC poursuit, pour sa part, les travaux de son futur Radisson au Kram à un rythme peu soutenu et avec un retard conséquent sur le planning prévu. Aucune date d’ouverture est actuellement envisagée.

Ces investissements témoignent de l’intérêt renouvelé des opérateurs internationaux pour Tunis, une destination qui cherche à renforcer son offre hôtelière afin d’accompagner le développement du tourisme d’affaires, des congrès et d’une clientèle internationale à plus forte valeur ajoutée.

Des projets toujours bloqués

À côté de ces perspectives encourageantes, plusieurs dossiers restent toutefois figés depuis plusieurs années.

À Gammarth, le chantier du futur Dar Ismail (sur le site de l’ancien Kahena) est à l’arrêt, tout comme celui du projet La Cigale/Dar Naouar, porté par le groupe Majda, qui n’a toujours pas démarré.

Le projet de conversion de l’hôtel Le Palace sous enseigne Hilton demeure suspendu en raison de procédures juridiques frappant le groupe Alliance.

Aux Berges du Lac 2, le projet hôtelier développé par la société Tredco, comprenant 146 chambres et 19 suites, est interrompu depuis 2023, laissant un chantier inachevé.

Autre dossier emblématique, celui de la reconstruction de l’Hôtel du Lac, portée par la Lafico. Après l’entame des travaux de démolition, le chantier est aujourd’hui totalement interrompu.

À Sidi Bou Saïd, le mythique Hôtel Amilcar, loué par la CTDT auprès de l’UGTT, attend toujours sa renaissance. Le projet de reconstruction, qui devait aboutir à une réouverture sous l’enseigne Ritz-Carlton avec 129 suites, annoncée à l’époque pour 2014, reste lui aussi à l’arrêt.

Entre attractivité et réalités du terrain

La multiplication des signatures de contrats avec de grandes enseignes internationales confirme que Tunis conserve un réel pouvoir d’attraction auprès des investisseurs et des groupes hôteliers mondiaux. La capitale bénéficie d’atouts reconnus : une position stratégique en Méditerranée, une demande soutenue en hébergement d’affaires et une montée en gamme progressive de son offre touristique.

Toutefois, le passage de l’annonce à la réalisation demeure un exercice complexe. Les délais administratifs, les contraintes foncières, les procédures juridiques, les difficultés de financement ou encore les changements de conjoncture rallongent considérablement les calendriers d’exécution.

Si les nouveaux projets traduisent une confiance retrouvée dans le potentiel hôtelier de Tunis, ils rappellent également qu’au-delà des effets d’annonce, la réussite d’un investissement repose avant tout sur la capacité à lever les obstacles qui retardent la concrétisation des chantiers. C’est à cette condition que la capitale pourra pleinement transformer ses ambitions en nouvelles capacités d’accueil et consolider son positionnement parmi les grandes destinations urbaines de la Méditerranée.

©Destination Tunisie

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