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Export: transformer l’ouverture internationale en croissance durable

06. August 2026 um 15:08

La conquête de nouveaux marchés devient un enjeu stratégique pour les entreprises tunisiennes souhaitant accélérer leur développement. Le lancement du programme «Start Export by Cepex» en avril 2026 illustre cette volonté d’accompagner davantage les PME dans leur démarche d’internationalisation. Porté par le Centre de promotion des exportations (Cepex), ce dispositif vise à soutenir les entreprises disposant d’un potentiel exportateur dans la préparation de leur développement à l’étranger.

Cette initiative intervient alors que les entreprises tunisiennes cherchent à diversifier leurs débouchés et à renforcer leur présence sur de nouveaux marchés. L’objectif est de dépasser une logique d’exportation ponctuelle pour construire des stratégies commerciales durables à l’international.

L’Afrique représente une nouvelle frontière commerciale

Parmi les marchés ciblés par les entreprises tunisiennes, le continent africain occupe une place croissante. Plusieurs secteurs disposent d’opportunités de développement, notamment l’industrie, l’agroalimentaire, les services, la santé ou encore les technologies.

Le programme lancé par le Cepex vise à accompagner les entreprises dans cette démarche en les aidant à mieux structurer leur approche internationale. L’accompagnement porte notamment sur la préparation commerciale, l’identification des opportunités et l’adaptation des stratégies aux spécificités des marchés ciblés.

Cette évolution traduit un changement dans les stratégies d’expansion des entreprises tunisiennes. L’enjeu n’est plus seulement de trouver de nouveaux clients à l’étranger, mais de construire une présence durable sur des marchés à potentiel.

Bien se préparer pour accéder aux nouveaux marchés

L’accès à de nouveaux marchés nécessite toutefois une préparation importante. Les entreprises doivent renforcer leur connaissance des environnements économiques locaux, développer des réseaux de partenaires et adapter leurs offres aux besoins des différents territoires.

Les dispositifs d’accompagnement publics et privés jouent un rôle important dans cette phase de développement en facilitant l’accès à l’information et en réduisant les obstacles liés à l’internationalisation.

Pour les PME tunisiennes, l’ouverture internationale représente un levier majeur de croissance. En développant leur présence hors du marché national, elles peuvent renforcer leur compétitivité, diversifier leurs revenus et mieux s’intégrer dans les échanges régionaux et internationaux.

La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité des entreprises à transformer les opportunités identifiées en implantations commerciales solides et durables.

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PME: transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance

06. August 2026 um 14:08

Le financement des entreprises tunisiennes évolue progressivement vers de nouveaux modèles. Le 24 juillet 2026, l’Association tunisienne des investisseurs en capital (ATIC), en partenariat avec Wiki Startup, a organisé une session d’information consacrée aux mécanismes de levée de fonds et aux attentes des investisseurs. Cette rencontre visait à mieux préparer les entrepreneurs aux spécificités du capital-investissement et aux étapes nécessaires pour accéder à ce type de financement.

Cette initiative reflète une évolution des besoins des entreprises tunisiennes. Pour les PME et les jeunes entreprises innovantes, le recours aux fonds propres constitue une alternative complémentaire au financement bancaire classique, notamment lorsqu’il s’agit de financer une phase d’accélération, de développer une nouvelle activité ou de conquérir de nouveaux marchés.

Le capital-investissement devient un outil de croissance

Contrairement à un financement basé uniquement sur l’endettement, l’ouverture du capital permet aux entreprises d’obtenir des ressources financières tout en bénéficiant de l’accompagnement d’investisseurs spécialisés.

En Tunisie, plusieurs mécanismes ont été développés ces dernières années pour renforcer l’accès des entreprises innovantes aux fonds propres. Le programme Startup Invest, porté par Smart Capital, s’inscrit dans cette dynamique en facilitant l’intervention de fonds d’investissement auprès des startups tunisiennes.

L’objectif n’est pas seulement d’apporter des capitaux, mais également d’aider les entreprises à structurer leur développement. Les investisseurs accordent une attention particulière à la solidité du modèle économique, à la capacité de croissance et à la vision stratégique des dirigeants.

Préparer les entreprises à changer d’échelle

La levée de fonds représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour les entreprises qui souhaitent accélérer leur développement. Elle peut permettre de renforcer les équipes, investir dans l’innovation, améliorer la capacité de production ou développer une présence sur de nouveaux marchés.

Les initiatives menées par les acteurs du capital-investissement cherchent justement à rapprocher entrepreneurs et investisseurs afin de faciliter la compréhension des attentes de chacun.

Pour la Tunisie, le développement d’un écosystème de financement plus diversifié constitue un levier important pour accompagner l’émergence d’entreprises capables de se développer au-delà du marché local.

L’enjeu est désormais de transformer l’accès au capital en véritable moteur de croissance pour les PME tunisiennes et de favoriser l’apparition d’acteurs économiques plus compétitifs à l’échelle régionale et internationale.

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Deux chercheuses tunisiennes distinguées par la Harvard Medical School

06. August 2026 um 12:48

Une nouvelle reconnaissance internationale pour la recherche tunisienne. Dr Samarra Badrouchi et Dr Olfa Messaoud, deux enseignantes-chercheuses de l’Université de Tunis El Manar, viennent d’obtenir le master of medical sciences in clinical investigation de la Harvard Medical School. Selon un communiqué publié par l’UTM, cette distinction a été obtenue après leur sélection dans le cadre de la très compétitive bourse Hazem Ben Gacem.

Le parcours de Dr Samarra Badrouchi a été particulièrement remarqué. Assistante hospitalo-universitaire en néphrologie à la Faculté de médecine de Tunis et exerçant à l’hôpital Charles-Nicolle, elle a également reçu le Gordon Williams Gold Medal Award-Class of 2026, une récompense qui distingue les meilleurs parcours de cette promotion.

De son côté, Dr Olfa Messaoud, chercheuse au Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique de l’Institut Pasteur de Tunis, a également réussi ce programme de formation en recherche clinique. Son parcours s’inscrit dans un domaine en plein développement, où la génomique occupe une place croissante dans l’étude et la compréhension des maladies.

Au-delà de ces deux réussites individuelles, ces distinctions mettent en lumière la présence de chercheurs tunisiens dans des programmes scientifiques internationaux de référence. Elles illustrent aussi le rôle des institutions nationales, comme l’Université de Tunis El Manar et l’Institut Pasteur de Tunis, dans l’accompagnement de profils capables de porter la recherche tunisienne au-delà des frontières.

La formation en recherche clinique, au cœur du programme suivi à Harvard, constitue aujourd’hui un levier majeur pour développer des études médicales plus rigoureuses, améliorer la prise en charge des patients et renforcer les collaborations scientifiques internationales. Ces nouvelles distinctions rappellent que les compétences tunisiennes continuent de trouver leur place dans les grands réseaux mondiaux de la recherche médicale.

 
 

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Les 6 principes pour construire une carrière que l’on ne regrette pas, selon Bill Gurley

06. August 2026 um 12:15

Ne pas attendre le bon moment, apprendre en permanence et transformer les échecs en carburant: ce sont les principes défendus par Bill Gurley pour réussir dans un monde professionnel où les règles changent rapidement.

Bill Gurley connaît le risque. Pendant des années, l’investisseur américain a misé sur des entrepreneurs capables de voir plus loin que les autres. Ses paris précoces sur Uber, Zillow ou Nextdoor ont contribué à faire de Benchmark l’un des fonds de capital-risque les plus respectés de la Silicon Valley. Aujourd’hui, il transpose cette logique à un autre terrain: la construction d’une carrière.

Dans son livre «Runnin’ Down a Dream: How to Thrive in a Career You Actually Love», Gurley analyse les parcours de personnes qui ont réussi à imposer leur vision, malgré les obstacles, les changements de secteur ou les départs tardifs. Son constat est clair: les trajectoires exceptionnelles ne reposent pas uniquement sur le talent ou les opportunités, mais sur une manière particulière d’aborder sa propre évolution professionnelle. 

1. Ne pas laisser la peur du retard décider à sa place

«Il est trop tard», «le marché est déjà pris», «d’autres sont mieux positionnés»: pour Gurley, ces pensées empêchent beaucoup de personnes de passer à l’action.

L’investisseur s’appuie sur la notion de «regret de l’audace» développée par Daniel Pink: avec les années, les regrets les plus difficiles à porter ne sont pas toujours liés aux erreurs commises, mais aux initiatives jamais tentées.

Il cite l’exemple de Bert «Tito» Beveridge, créateur de Tito’s Handmade Vodka, qui a lancé son entreprise à 40 ans, après plusieurs expériences professionnelles. Un rappel que le changement de trajectoire n’est pas réservé aux débuts de carrière.

2. Faire de l’apprentissage un avantage compétitif

Pour Gurley, la différence entre un professionnel compétent et un profil exceptionnel se joue souvent après les heures de travail.

Les meilleurs continuent à apprendre lorsqu’ils n’y sont plus obligés: ils lisent, testent, observent leur secteur et cherchent constamment à améliorer leur pratique.

Son indicateur est simple: une personne est-elle prête à consacrer du temps libre à progresser dans son domaine? Si oui, elle a probablement trouvé un terrain où elle peut exceller.

3. Choisir une activité qui donne envie de devenir meilleur

La passion, selon Gurley, ne se limite pas au plaisir de faire quelque chose. Elle se mesure à la capacité à accepter l’effort nécessaire pour progresser.

Il compare cette discipline aux sportifs de haut niveau: les meilleurs ne se contentent pas de participer aux compétitions, ils travaillent chaque jour pour améliorer leurs performances.

Pour lui, une carrière solide commence donc par une question: est-ce un domaine dans lequel on souhaite continuer à apprendre pendant des années?

4. Développer les compétences qui semblent faibles au départ

Gurley refuse l’idée que certaines capacités seraient figées. Il cite son propre parcours pour expliquer comment il a amélioré son écriture et sa prise de parole grâce à la répétition.

Son conseil évolue selon l’âge professionnel: en début de carrière, il faut corriger ses lacunes. Ensuite, il devient plus pertinent de renforcer ses points forts pour construire une expertise distinctive.

5. Repenser la manière de trouver un mentor

Chercher uniquement l’accompagnement d’une personnalité mondiale n’est pas, selon Gurley, la stratégie la plus efficace.

Il distingue deux types de mentors: les figures inspirantes que l’on étudie à travers leurs contenus et les mentors accessibles que l’on peut réellement rencontrer.

Ces derniers, souvent moins connus, peuvent offrir des conseils très opérationnels et partager des expériences directement applicables.

6. Utiliser les erreurs comme un moteur de progression

Gurley ne cache pas ses propres occasions manquées. Il raconte notamment avoir rencontré les fondateurs de Google avant leur explosion mondiale sans investir dans l’entreprise.

Plutôt que de voir cette décision comme un échec définitif, il considère cette expérience comme une leçon stratégique: une opportunité perdue peut devenir un outil pour mieux reconnaître les suivantes.

Cette philosophie s’applique aussi à l’intelligence artificielle. Face aux inquiétudes sur l’avenir des métiers, Gurley invite les professionnels à adopter l’IA comme un levier plutôt qu’un obstacle.

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Kairouan: un méga-projet sanitaire à 450 millions de dinars entre dans une nouvelle phase

06. August 2026 um 11:02

À Kairouan, un nouveau chapitre s’ouvre pour le projet de l’hôpital universitaire Roi Salmane ben Abdelaziz. Après plusieurs mois consacrés aux études techniques et aux travaux préparatoires, le chantier doit entrer dès septembre prochain dans une nouvelle phase, avec une accélération annoncée du rythme d’exécution.

En visite de travail mercredi 5 août 2026 dans le gouvernorat de Kairouan, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé également de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a suivi l’avancement des travaux de cet important projet sanitaire.

Les études d’exécution et les travaux préparatoires ont été achevés au cours des derniers mois, après plusieurs contraintes techniques liées à l’ampleur du projet. Les entreprises tunisiennes et saoudiennes chargées de la réalisation se sont engagées à entamer les travaux en élévation à partir de septembre 2026, avec un rythme renforcé.

Le ministre a également demandé une réduction des délais de réalisation. Le calendrier initial prévoyait une durée de trois ans. Les entreprises et les bureaux d’études devront présenter une proposition actualisée afin d’accélérer la mise en exploitation de l’établissement.

Avec une capacité de 500 lits, ce futur hôpital universitaire représente un investissement majeur pour la région. Son coût est estimé à environ 450 millions de dinars. Le projet est suivi par les services centraux du ministère de la Santé.

Au-delà de son dimensionnement, l’établissement ambitionne de renforcer l’offre de soins à Kairouan et dans les régions voisines. Il devrait constituer un nouveau pôle hospitalier universitaire capable d’améliorer l’accès aux services médicaux spécialisés.

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L’Institut Pasteur de Tunis devient le centre africain de référence pour surveiller les menaces sanitaires dans l’environnement

06. August 2026 um 11:00

L’Institut Pasteur de Tunis prend une nouvelle place dans l’architecture sanitaire africaine. L’établissement tunisien a été sélectionné par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) comme hub régional de surveillance des eaux usées et de l’environnement (Wastewater and Environmental Surveillance – WES) pour l’Afrique du Nord. 

Cette désignation confie à la Tunisie un rôle stratégique dans la détection précoce des risques sanitaires. Le nouveau hub aura pour mission de renforcer les systèmes de surveillance environnementale dans la région, en développant des outils capables d’identifier plus rapidement la circulation de menaces biologiques et d’appuyer les décisions des autorités sanitaires.

La surveillance des eaux usées s’est imposée ces dernières années comme un outil essentiel de prévention. En analysant les traces biologiques présentes dans l’environnement, les scientifiques peuvent obtenir des signaux d’alerte avant une éventuelle augmentation des cas au sein de la population. Cette approche permet d’améliorer la préparation des systèmes de santé et de réduire les délais de réaction face aux crises sanitaires.

Cette reconnaissance par Africa CDC vient également confirmer l’expertise accumulée par l’Institut Pasteur de Tunis dans plusieurs domaines clés: surveillance environnementale, génomique, bio-informatique et santé publique. Elle renforce son positionnement comme acteur scientifique régional capable de produire et d’exploiter des données utiles à la sécurité sanitaire du continent.

Pour la Tunisie, cette nomination représente un levier supplémentaire pour développer la coopération scientifique africaine et attirer de nouveaux partenariats dans les domaines des biotechnologies, de la recherche et de l’innovation en santé. Elle s’inscrit dans une approche «One Health», qui relie la santé humaine, animale et environnementale afin de mieux anticiper les risques futurs.

Avec ce hub régional, l’Institut Pasteur de Tunis ne se limite plus à un rôle national de recherche et de surveillance: il devient un point d’appui pour construire un réseau africain plus performant face aux nouvelles menaces sanitaires.

 
 

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